Archives pour la catégorie TRAPARD

LA BANDE-ANNONCE : LES DÉBILES DE L’ESPACE (1985)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : LES DÉBILES DE L'ESPACE (1985) dans CINÉMA 17080709211615263615205005Voici la bande-annonce en version anglaise des DÉBILES DE L’ESPACE ou MORONS FROM OUTER-SPACE en version originale. Je n’en ai trouvé aucune en version française sur YouTube ou ailleurs. Apparemment, cette bande-annonce-ci est issue d’une diffusion câblée de la chaîne américaine HBO Vidéo, d’où le côté humoristique très présent, mais l’humour absurde anglais semble avoir été gommé pour le public américain.

En effet, LES DÉBILES DE L’ESPACE est avant tout un produit EMI, basé sur l’humour des deux comédiens anglais, Griff Rhys Jones et Mel Smith. Entre le non-sens des Monty Python et l’humour parodique du trio américain ZAZ (Zucker & Abrahams), celui de Rhys Jones & Smith est absurde, hilarant et un de leur gag semble toujours en cacher un autre. Quelques exemples de gags hilarants : l’astronaute qui vomit dans son casque, le zombie-extraterrestre dragueur (présent dans la bande-annonce), les passages qui parodient le personnage tenu par François Truffaut dans RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE ou le grand chef indien dans VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU.

L’humour british des deux compères égratigne un peu tout sur son passage, mais il n’a jamais été vraiment connu en France, bien qu’il soit épisodiquement apparu à la fin des années 80 dans MONDO DINGO. Cette émission de Stéphane Collaro qui remplaça COCORICOCOBOY (1984-1987) et PAS SI FOLLES LES BÊTES (1987-1988) était un patchwork de sketchs anglais, allemands, espagnols, italiens, québécois, belges et des extraits du COLLAROSHOW. Je pense que l’émission fonctionnerait mieux aujourd’hui, mais pour l’époque je trouvais un peu indigeste ce mélange des genres. Néanmoins, il y avait de bons gags souvent absurdes, mais ça n’a pas forcément lancé la carrière de nos deux compères, outre-manche.

Au-delà du scénario de Griff Rhys Jones et Mel Smith, c’est le cinéaste Mike Hodges qui réalisa LES DÉBILES DE L’ESPACE en 1985. Plus connu pour l’énorme buzz que fut FLASH GORDON en 1980, Hodges eu un petit succès dans les années 80 avec les sorties VHS de rééditions de ses polars avec Michael Caine (GET CARTER et PULP), mais surtout avec le thriller ultra-violent L’IRLANDAIS (1987) avec Mickey Rourke, puis avec BLACK RAINBOW (1989) avec Rosanna Arquette. Mais aujourd’hui, en dehors de la présence et du succès de ses têtes d’affiche, ce sont surtout FLASH GORDON et LES DÉBILES DE L’ESPACE qui sortent du lot, pour leur côté SF indémodable.

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LE CINOCHE DE TRAPARD : LA CHASSE AUX MORTS-VIVANTS (1984)

C’est un nanar post-apocalyptique, comme il en pleuvait dans les 80′s, que Trapard vous présente aujourd’hui avec cette CHASSE AUX MORTS-VIVANTS aux titres multiples. Attention aux radiations mortelles…

LE CINOCHE DE TRAPARD : LA CHASSE AUX MORTS-VIVANTS (1984) dans CINÉMA 17080508393615263615201002Pas aisé de prendre ses repères avec un film qui eut autant de titres d’exploitation en VHS. Rien que le titre français faussement mensonger tentait de vendre un post-nuke en guise de film de zombies, un genre qui eut un court déclin en Italie au milieu des années 80. Mais le scénario du film de Romolo Guerrieri traitant des victimes de la radioactivité peut expliquer cela.

17080508403515263615201003 dans LE CINOCHE DE TRAPARDLe titre original est L’ULTIMO GUERRIERO, mais il a circulé avec comme autres titres, THE LAST EXECUTIONER ou encore FINAL EXECUTOR. Mais tout ce charivari était là pour cacher un nanar post-apocalyptique italien musclé et tourné en pleine vogue du genre en Italie (1983-1984), tout en reprenant la thématique des CHASSES DU COMTE ZAROFF et surtout du film australien LES TRAQUÉS DE L’AN 2000 (1982, Turkey Shoot), qui bénéficia d’une publicité sulfureuse en Europe à sa sortie.

L’intrigue : Après l’holocauste nucléaire, les survivants sèment la terreur sur la planète et poursuivent les contaminés comme du vulgaire gibier. Cependant parmi ces survivants, Jim, un ancien policier et Alan, dont la femme fut violée et tuée, ont décidé de se venger et de rétablir l’ordre sur terre. Ils s’attaquent alors aux premiers auteurs du crime: Erasmus et sa femme Hydra…

Tout nanar qui comme Ulysse, a fait un long voyage dans le temps, LA CHASSE AUX MORTS-VIVANTS se laisse tout de même apprécier pour ses scènes d’action et l’imagination des scénaristes et des décorateurs. Les films post-17080508422615263615201005 dans SCIENCE-FICTIONapocalyptiques italiens des années 80 possédaient très souvent ce charme des films futuristes peu crédibles. Leur action se déroulant sur une Terre dévastée par une apocalypse nucléaire, les réalisateurs et décorateurs de ces films, tels des créateurs de science-fiction ou de space-opera frustrés, ne pouvaient s’empêcher de créer des costumes futuristes raffinés, originaux et toujours propres. Mais surtout, tout un arsenal de gadgets et de machineries informatisées et guidées à l’aide de télévisions de surveillance, totalement improbables dans un monde réduits en cendres. Pensez par exemple à la moto-ordinateur ultra-sophistiquée du CHEVALIER DU MONDE PERDU (1982, lui-même dérivé futuriste de TIMERIDER, LE CAVALIER DES TEMPS PERDUS), aux jeux télévisés de ENDGAME, LE GLADIATEUR DU FUTUR (1983, dérivé du PRIX DU DANGER). Dans LA CHASSE AUX MORTS-VIVANTS, la belle et sadique Hydra est guidée dans sa chasse par une machinerie électronique de haute-technologie (très kitsch malgré tout) et elle est entourée de deux grands et beaux dobermans épargnés apparemment par l’apocalypse. Deux chiens de race qui font immanquablement penser aux immenses dogues du Comte Zaroff dans le film de 1932.

Enfin, un pécher mignon pour les fans de westerns américains et des bisseries italiennes : l’intervention de Woody Strode dans un rôle secondaire. L’acteur américain était déjà bien âgé en cette année 1984, mais toujours très fort en présence. Son jeu sobre m’a rappelé celui qu’il tenait dans un autre post-nuke, mais américain celui-là : RAVAGERS (1979) de Richard Compton, un autre mal apprécié et oublié tout comme celui de Guerrieri.

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L’AFFICHE : LA GUERRE DES MONDES, LE PROCHAIN SIÈCLE (1981)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : LA GUERRE DES MONDES, LE PROCHAIN SIÈCLE (1981) dans CINÉMA 17072712461515263615173687

Les affiches de films polonais sont toujours très étonnantes, souvent créatives et artistiques. Celle-ci est un peu différente, bien que très parlante, si on peut dire ça comme ça, puisqu’elle semble exprimer une problématique concernant la liberté d’expression. C’est l’affiche américaine du film polonais de Piotr Szulkin, LA GUERRE DES MONDES, LE PROCHAIN SIÈCLE (1981, Wojna światów – Następne stulecie).

L’intrigue : Iron Idem, journaliste à la télévision, voit sa vie basculer le 28 décembre 2000, le douzième jour depuis le débarquement des Martiens sur la Terre. Journaliste indépendant jusqu’alors il se voit contraint de diffuser des informations dictées par les responsables de la chaîne de télévision qui eux-mêmes ne font qu’appliquer avec zèle les directives des dirigeants qui ont de suite pactisé avec les envahisseurs. Pour le convaincre de collaborer, ils n’hésitent pas à utiliser la manière forte en enlevant son épouse et saccageant son domicile sous l’œil bienveillant des occupants qui ne veulent d’ailleurs qu’amour et… du sang humain…

Ce film de Piotr Szulkin est le second volet d’un triptyque de science-fiction apocalyptique commencé avec LE GOLEM (1979, Golem) et conclu avec AREU, AREU, GLOIRE AUX HÉROS (1986, Ga, ga – Chwała bohaterom). LA GUERRE DES MONDES, LE PROCHAIN SIÈCLE décortique les différentes manières pour un système dépendant d’un colonisateur, de manipuler les masses que ce soit par les médias ou par différentes techniques de manipulations dissuasives. La référence au mouvement Solidarność de Lech Wałęsa face à la politique pro-soviétique du général Jaruzelski en ces débuts d’années 80 semble évidente, bien que l’équipe technique du film aie revendiqué avoir voulu tourner un pur sujet de science-fiction dans un simple but d’exploitation à un niveau concurrentiel international.

Néanmoins, LA GUERRE DES MONDES, LE PROCHAIN SIÈCLE ne sortira en Pologne qu’en 1983, lorsque l’opinion publique était tournée vers elle, après la libération de Lech Wałęsa et et à quelques mois de son obtention du Prix de Nobel de la Paix. Le film de Piotr Szulkin est donc sorti en salles aux États-Unis en 1981 sous le titre visible sur l’affiche ci-dessus, THE WAR OF THE WORLDS, NEXT CENTURY. Les similitudes avec la série V diffusée en 1983, peuvent laisser imaginer que ses créateurs ont vu et apprécié le film de Szulkin. On y retrouve de nombreux points communs concernant la manipulation par les médias, la délation, la collaboration répressive, et dans le film polonais, le sang remplace la nourriture. Mais c’est le même roman d’H.G. Wells qui semble avoir été développé dans le film comme dans la série.

Avec ce titre, LA GUERRE DES MONDES, LE PROCHAIN SIÈCLE, comme avec les titres polonais et anglais, Piotr Szulkin travaillant à même le roman de H.G. Wells, voulait développer la pensée de l’auteur en pleine période victorienne (qui était aussi journaliste, ne l’oublions pas). Et ce, sur sa vision de la politique le siècle à venir, donc celle du XXè siècle. Et là où V force le trait sur la montée de la Résistance face à l’Occupant extraterrestre, jusqu’à la victoire, un peu comme une sorte de vision américanisée de la Seconde Guerre Mondiale, Piotr Szulkin a préféré quand à lui développer la vision européenne de l’Histoire. Donc, la recherche de boucs émissaires sitôt les occupants partis, et les responsables n’hésitant pas à manipuler de nouveau les téléspectateurs avec l’aide des médias. Manquerait presque le général De Gaulle dans tout ça !

Je noterai enfin la présence de mon comédien polonais préféré, Jerzy Stuhr. Omniprésent dans les films et téléfilms de Krzysztof Kieślowski, mais aussi dans certains films réalistes de Krzysztof Zanussi. Avec sa bouille joviale et son style et jeu d’acteur pourtant très anodins mais subtiles, Stuhr a aussi joué dans plusieurs classiques de la science-fiction polonaise des années 80.

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LA BANDE-ANNONCE : C’ÉTAIT DEMAIN (1979)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : C’ÉTAIT DEMAIN (1979) dans CINÉMA 17072012431915263615158100Je viens de me rendre compte que C’ÉTAIT DEMAIN (1979, Time after time) n’est ni référencé sur Les Échos d’Altaïr, ni sur Cosmofiction. J’ouvre donc la voie, et peut-être que cet article inspirera Morbius à le revoir et à continuer de reparler de ce très bon film de SF par la suite.

En attendant, voici une bande-annonce qui démarre comme une comédie de science-fiction puis qui dévie peu à peu vers le sérieux de l’intrigue : une course-poursuite dans le futur entre un auteur célèbre et un meurtrier notoire.

L’intrigue : Le meurtre d’une prostituée lance la police aux trousses de Jack l’Éventreur mais ce dernier parvient à les semer. Non loin de là, le professeur Herbert G. Wells donne une réception pour présenter sa dernière invention: une machine à voyager dans le temps. Le meurtrier, plus connu sous le nom de Stevenson profite de l’occasion pour s’enfuir à bord de la machine avant que Wells ne se lance à ses trousses…

Bon, ça ne fait aucun doute que le réalisateur/scénariste Nicholas Meyer a brassé une partie des éléments de l’époque Victorienne chère au cinéma de genre (tout en s’inspirant très librement d’un roman de Sidney Sheldon) pour raconter une nouvelle histoire de voyage dans le temps tout à fait inédite. Mais peut-être pas si inédite que ça, puisque si vous regardez bien la bande-annonce (ou si vous avez déjà vu le film), vous noterez la référence directe au film de George Pal, LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS sorti en 1960. On y retrouve en effet la fameuse machine steampunk en tout point identique et la même cave londonienne avec son plafonnier en baie vitrée qui permettait de voir défiler le futur en accéléré. Pour le reste, les questions d’espace-temps sont évidemment très présentes dans le film, et elles sont amenées de manière souvent drôle. Ainsi, les deux téléportés se retrouvent à San Francisco en 1979 dans un musée dédié à H.G Wells car sa machine y est exposée au public. Les voyageurs temporels n’ont fait que suivre les déplacements de l’engin dans l’espace, en plus du temps. De plus, Wells ayant planifié son heure de destination, il se retrouve face au décalage horaire entre les deux continents. Les autres anachronismes sont aussi très drôles.

Pour ce qui est des deux comédiens de C’ÉTAIT DEMAIN, Malcolm McDowell y est excellent à contre-emploi. À l’inverse de McDowell, David Warner qui incarne Jack L’Éventreur n’est pas un habitué des rôles de méchants. Mais ce personnage ambigüe et son jeu subtile, le rapproche beaucoup du Robert Rusk de FRENZY (1972) d’Alfred Hitchcock.

Pour le reste, les cinéphiles grenoblois ont eu la chance de revoir C’ÉTAIT DEMAIN l’an dernier grand écran, au cours de la quatrième édition du Festival des Maudits Films dont voici une courte présentation qui en dira plus que mon article. Mais me vient une suggestion : à quand une projection publique du film de Nicholas Meyer dans le Festival Vintage du Sci-Fi Club à Bourail ou au Mont-Dore ? En tout les cas, le film est encore facilement trouvable en DVD en version française, comme en VO sous-titrée. Un vrai régal.

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : L’HOMME-HOMARD VENU DE MARS

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

LE  MONSTRE DE LA SEMAINE : L'HOMME-HOMARD VENU DE MARS dans CINÉMA 17061206333815263615089965

Ce monstre-là vient de Mars et il sent la crevette ! Il évolue à l’intérieur d’un costume en carton-pâte avec une énorme pince au bout du bras gauche et d’un pistolet-laser désintégrateur dans la main droite.

17061206352315263615089966 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINEL’intrigue : La planète rouge est en péril, elle va bientôt manquer d’air. Aussi son roi envoie-t-il l’abominable homme-homard sur Terre pour en voler l’atmosphère… Tel est le scénario du film que le jeune Stevie Horowitz, montre au directeur d’un grand studio d’Hollywood. Le directeur ayant besoin d’un bide pour éviter d’être accusé de fraude fiscale, décide de distribuer ce film…

L’Homme-Homard est un mangeur de viande molle, c’est-à-dire, toute ce qui entoure le squelette humain. Il juche donc son passage de nombreux squelettes (de laboratoires en plastique) issus des corps de ses victimes dégustées. Il est accompagné pour sa mission du Professeur Mombo, un immense gorille savant affublé d’un casque de spationaute et semblant tout droit sorti du nanar ROBOT MONSTER (1953). 

17061206363915263615089972 dans SCIENCE-FICTIONL’HOMME-HOMARD VENU DE MARS (1989, Lobster Man from Mars) de Stanley Sheff est d’ailleurs bourré de références au cinéma Z de science-fiction des Fifties, jusqu’à son affiche qui annonce un film en 3D. Les deux autres 17061206375415263615089982 dans TRAPARDréférences évidentes du film à la SF des 50′s sont issues de Roger Corman et d’Ed Wood. Une bonne partie du film se situant d’ailleurs aux abords et à l’intérieur d’une grotte où se cache notre Crustacé de l’Espace, une référence évidente au cinéma cormanien de IT CONQUERED THE WORLD (1956) avec son concombre de Vénus, jusqu’à L’ATTAQUE DES CRABES GÉANTS (1957).

L’Homme-Homard a d’ailleurs ramené avec lui sur la planète bleue une armée de « Space Bats », des chauve-souris hybrides et poilues, déjà présentes dans IT CONQUERED THE WORLD. Puis outre une scène de spiritisme bidon inspirée de NIGHT OF THE GHOULS (1959) d’Ed Wood et quelques allusions au cinéma de monstres comme le premier JAWS (1975) de Spielberg, l’ensemble de L’HOMME-HOMARD VENU DE MARS est une réjouissance de gags parodiques à la SF nanardesque des 50′s, dont la récente saga THE LOST SKELETON OF CADAVRA n’a rien à envier. Et notre Crustacé Martien est sûrement un des plus beaux spécimens des créatures bisseuses des années 80.

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Autres Monstres de la Semaine :

Beholder chinois / Créature de Fyrine IV / Sinok / Asticot-géant-violeur de Morganthus / Martien glouton / Ver des sables d’Arrakis / Vermithrax Pejorative / Gremlins / Molasar / Darkness / La Chose / La Mouche / Audrey II / Pinhead / Visiteurs / Cœlacanthe mutant / Dévoreur de Pluton / Yautja galactique  / Hobgoblin ratatiné / Katahdin, le grizzli mutant / Extraterrestre incubateur cannibale / Guzoo, le parasite sanglant de la nuit des temps / L’alien envahisseur aux mille cocons / La nouvelle femme guêpe

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LE CINOCHE DE TRAPARD : DESERT ALIEN (1989)

Un alien invisible hante le désert. C’est là que l’on retrouve Trapard, assis à l’ombre d’un cactus…

LE CINOCHE DE TRAPARD : DESERT ALIEN (1989) dans CINÉMA 17060808292015263615084067Difficile de traiter de DESERT ALIEN (High Desert Kill) de Harry Falk, sans spolier l’ensemble du téléfilm. Mais disons qu’avec un budget limité, des décors naturels très particuliers (une sorte de huis-clos désertique) et une poignée de bons comédiens, ce métrage est une bonne expérience pour qui aime la science-fiction horrifique.

L’intrigue : Comme tous les ans, Jim, Ray, Brad et Paul, quatre amis, partent une semaine en forêt pour chasser. Le premier jour de leur expédition, les quatre hommes rencontrent par hasard deux charmantes campeuses, avant de les laisser pour se concentrer sur la chasse. Mais un phénomène étrange les alarme : la forêt s’est tue. Il n’y a plus un seul animal. Le lendemain, le groupe se rend compte que les deux campeuses se sont à leur tour mystérieusement volatilisées…

17060808322015263615084068 dans HORREURDESERT ALIEN est la toute dernière réalisation de Harry Falk dont la carrière s’est exclusivement centrée sur la télévision américaine pendant une vingtaine d’années. En tout cas, ce téléfilm est un coup de maître et je m’étonne qu’il soit si peu connu, bien qu’il ait été édité en VHS en France à l’époque.

Les quatre chasseurs traqués par une créature invisible et indéfinissable sont interprétés, outre le jeune premier Micah Grant (WAXWORK), par le toujours fort en présence Marc Singer, qui a abusé de la gonflette depuis la série V et DAR L’INVINCIBLE, mais aussi par Chuck Connors, comédien au faciès et au regard énigmatiques, toujours aussi fascinant du haut de ses 68 ans (il décédera trois ans après le tournage de DESERT ALIEN). Il était aussi l’exécuteur dans SOLEIL VERT (1973) et le péquenot assassin masqué de TOURIST TRAP (1979). Enfin, c’est Anthony Geary qui tient le rôle central de DESERT ALIEN, un acteur à la carrière en zig-zag (de JOHNNY S’EN VA-T’EN GUERRE à des petits rôles peu marquants dans ZOMBIE ACADEMY ou dans le film de combats de boxe, PÉNITENCIER 3).

Le reste est à découvrir…

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L’AFFICHE : WHEELS OF TERROR (1990)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : WHEELS OF TERROR (1990) dans CINÉMA 17060507241315263615076429

Une belle affiche simple et mystérieuse pour un téléfilm dérivé de DUEL (1971), d’ENFER MÉCANIQUE (1977), de CHRISTINE (1983), de THE WRAITH (1986) et potentiellement de MAXIMUM OVERDRIVE (1986). Forcément, WHEELS OF TERROR aka METAL MONSTER ou TERROR IN COPPER VALLEY est d’un niveau en-dessous des films cités au-dessus (sauf peut-être pour MAXIMUM OVERDRIVE…), mais l’histoire est intéressante et les scènes d’action et de suspense sont très bonnes même si le film s’étend en longueurs à la fin. Puis la Dodge Charger noire maculée de terre rouge est menaçante à souhait.

L’intrigue : Laura et Stephanie, sa fille de 12 ans, viennent de quitter Los Angeles pour s’installer dans la Copper Valley. Laura commence son nouveau travail de conductrice d’autobus scolaire alors que plusieurs petites filles sont enlevées et violées dans la région. Elle est la seule à remarquer une Dodge Charger noire 1971/74 aux vitres tintées, jusqu’au jour où elle voit sa fille se faire enlever par la Dodge Charger, qu’elle prend en chasse avec son autocar scolaire — et les enfants qui sont dedans — à travers l’Arizona…

Mais pour dépasser le cadre de cette belle affiche vous pouvez visionner directement WHEELS OF TERROR en version complète et en français sur YouTube.

Et pour conclure cet article de bolide assassin dans la bonne humeur, avec une ambiance de joyeux speed metal, voici le clip de « Fueled » issu de l’album « Stomp 442 » du groupe Anthrax. Les fans de films de « Killer Cars » y trouveront forcément leur compte, avec un sous-genre qui a été malheureusement modernisé et remplacé dans les années 2000, pour le meilleur mais aussi pour le pire, par les films de « Racing Car » qui devenaient beaucoup moins courant depuis les années 70.

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LA BANDE-ANNONCE : MERIDIAN, LE BAISER DE LA BÊTE (1990)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : MERIDIAN, LE BAISER DE LA BÊTE (1990) dans CINÉMA 17052708591215263615062475Pour mieux comprendre le titre de ce film de Charles Band, il faut re-contextualiser sa sortie en VHS en 1990. À ce moment-là, Clive Barker surprenait tous les amoureux du cinéma de genre avec son CABAL (1990, Night Breed) dont la partie la plus fascinante du métrage se situait dans les profondeurs de la cité des monstres, « Midian ».

Charles Band, qui depuis une dizaine d’années, s’était promis d’utiliser les décors extérieurs d’un certain « Parc des Monstres » situé aux abords d’un château italien et constitué de sculptures monstrueuses, avait enfin son alibi pour tourner son propre Midian sans dépenser un centime. Néanmoins, ici s’arrête toute comparaison avec le cinéma de Clive Barker, MERIDIAN, LE BAISER DE LA BÊTE racontant avant tout une histoire gothique, romantique et surnaturelle de loup-garou, mêlant aussi des nains à des ambiances de cirques qui feront la marque de fabrique de la future Full Moon Entertainment. L’action se déroulant en Italie, je suppose que l’exploitation du film a dû se faire dans le cadre des petites productions italo-américaines de malédictions et de maisons hantées du début des années 90.

L’intrigue : Catherine, une jeune étudiante américaine, se rend en Italie pour prendre possession d’un vieux château hérité à la mort de son père. Sur place, elle invite une troupe de magiciens ambulants menée par Lawrence, un homme mystérieux et séducteur. La nuit, alors qu’elle a des visions d’une jeune femme assassinée dans son château, elle est visitée par une étrange bête au pouvoir sensuel étonnant. Petit à petit, elle va découvrir la clé d’une sinistre malédiction qui pèse sur sa famille, et qui a pris racine au XVème siècle…

La bande annonce de MERIDIAN, LE BAISER DE LA BÊTE raconte un peu tout le film : une ambiance faite de nains et de créatures démesurées, mêlée à un univers gothico-romantique dérivé du conte de LA BELLE ET LA BÊTE. On pense aussi immanquablement à LA BÊTE (1975), ce petit classique de l’érotisme de Walerian Borowczyk qui fit les beaux jours des vidéoclubs de quartiers dans les années 80.

Ce film de Charles Band n’a pas laissé de traces indélébiles sur la décennie 90′s. Il est encore d’ailleurs très peu édité en France en DVD alors que le style de Full Moon s’apprécie, à mon goût, beaucoup mieux avec le recul et avec l’adhésion aux codes mis en avant par la firme.

- Trapard – (CosmoFiction)

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Autres bandes-annonces de la catégorie : 

Réincarnations / Millenium / Philadelphia Experiment / Cabal / L’Enfant du Diable / Nuit Noire / Hysterical / Les Moines Rouges / Le Sous-Sol de la Peur / Popcorn / Voltan le Barbare / Pulgasari / Mutant War / Strange Invaders / La Nuit des Mutants / The Kindred / The Slayer / The Video Dead /Flesh Eater / L’Ascenseur / The Kiss / Les Marrrtiens / Robe de Sang / Robot Jox / Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e Dimension / M.A.L. : Mutant Aquatique en Liberté / Le Guerrier de l’Espace / Les Maîtres de l’Univers / Aliens, le Retour / Baby, le Secret de la Légende Oubliée / La Force / Slime City / Meurtres en VHS

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA NOUVELLE FEMME GUÊPE

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA NOUVELLE FEMME GUÊPE dans CINÉMA 17052008301015263615051158

Quand une société de production inconnue (Jewel Productions) aimerait refaire non officiellement LA MOUCHE (1987, The Fly) de David Cronenberg mais sans homme-mouche, ni tripodes (le budget du film avoisinant les 230,000 $ pour 24 jours de tournage). Autant pomper le scénario de Leo Gordon pour LA FEMME-GUÊPE (1959, The Wasp Woman) de Roger Corman (ou le pompeur pompé…). 17052008322415263615051159 dans HORREUREt ça donne REJUVENATRIX (1988) aka THE REJUVENATOR.

L’intrigue : Une riche actrice vieillissante, qui se voit privée de nouveaux grands rôles féminins, se tourne vers la science et engage un savant afin que celui-ci trouve le secret de l’éternelle jeunesse. Malheureusement pour elle, lorsqu’elle s’injecte le sérum, elle ne se transforme pas en une magnifique jeune femme mais en un horrible monstre…

Malgré son budget limité et son histoire de sérum déviant qui rappelle énormément le cinéma d’horreur des années 30 à 60, l’ambiance du film est plutôt bonne. Les décors rappellent aussi le cinéma gothique des années 60.

La comédienne Vivian Lanko incarne l’actrice Elizabeth Warren se transformant peu à peu en notre monstre de la semaine : une hybridation étrange et ratée entre une femme et un insecte tueur. Canines acérées et visage atrophié sont de mise. Malgré son aspect répugnant, pendant la seconde partie du film, on la voit traquer ses victimes, de nuits et dans des rues désertes et des night-clubs, la tête enfouie sous une longue cape à capuche. Et toute meurtrière qu’elle est, la créature devient de plus en plus pathétique, ne supportant plus ses constantes transformations dues au manque de sérum. Sa quête de jouvence se limite peu à peu à des meurtres sanglants de jeunes femmes dans le but de déguster leur cerveau. Sa souffrance continuelle rappelle un peu celle du Brundle-Mouche du film de Cronenberg, dont la mutation est tout autant irréversible.

17052008335615263615051160 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINE

 

Après THE REJUVENATOR, Vivian Lanko n’a pas œuvré longtemps pour le septième art. Elle a joué un rôle anodin dans THE REFRIGERATOR (1991), un autre nanar déviant et légèrement trash sur fond d’attaques de frigidaire maléfique. Et plus récemment, elle a fait une petite apparition dans la série tv, BATES MOTEL.

Quant au réalisateur Brian Thomas Jones, dont THE REJUVENATOR est le premier film, sa carrière s’est surtout concentrée à la télévision pour laquelle il a notamment tourné deux épisode de la série MONSTERS (1989-1990).

- Trapard – (CosmoFiction)

Autres Monstres de la Semaine :

Beholder chinois / Créature de Fyrine IV / Sinok / Asticot-géant-violeur de Morganthus / Martien glouton / Ver des sables d’Arrakis / Vermithrax Pejorative / Gremlins / Molasar / Darkness / La Chose / La Mouche / Audrey II / Pinhead / Visiteurs / Cœlacanthe mutant / Dévoreur de Pluton / Yautja galactique  / Hobgoblin ratatiné / Katahdin, le grizzli mutant / Extraterrestre incubateur cannibale / Guzoo, le parasite sanglant de la nuit des temps / L’alien envahisseur aux mille cocons

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LE CINOCHE DE TRAPARD : LA GUERRE DES VAMPIRES (1989)

Des vampires qui veulent changer de vie, las de leurs cruelles habitudes ? C’est possible, surtout s’ils utilisent de la crème solaire ! Trapard vous présente ces spécimens rares de vampires qui riment avec délires…

LE CINOCHE DE TRAPARD : LA GUERRE DES VAMPIRES (1989) dans CINÉMA 17051510573715263615042417Réalisé aux USA par l’Anglais Anthony Hickox (WAXWORK 1 & 2, HELLRAISER 3), SUNDOWN, LA GUERRE DES VAMPIRES est un film plutôt délirant et ambitieux face au manque de concurrence du genre vampirique des années 80. On pense évidemment à VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? (1984), à GÉNÉRATION PERDUE (1987), à AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE (1987). Et on oublie un peu trop vite CENTRAL PARK DRIVER (1987) et VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE 2 (1988) qui sont sortis tardivement en France à la location. Tout comme AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE de Kathryn Bigelow dont le succès de son BLUE STEEL (1990) mais surtout de POINT BREAK (1991) motiveront une édition vers 1991. La même année, sort en VHS, SUNDOWN, LA GUERRE DES VAMPIRES, une comédie d’horreur perdue dans le flot de séries B du même acabit : WAXWORK (1988), MAMAN EST UN LOUP-GAROU (1989), ZOMBIE ACADEMY (1989), Y’A-T-IL UN EXORCISTE POUR SAUVER LE MONDE ? (1990), LES MARRRTIENS (1990). Je me souviens qu’à l’époque, avec cette grosse vague de parodies horrifiques qui débarquaient sur les rayons des vidéoclubs, je m’étais complètement détourné du genre. On trouvait tellement de connerie dans cette nouvelle vague humoristique que je m’étais tourné vers des grands noms de réalisateurs aux styles plus modernes comme Lars von Trier (ELEMENT OF CRIME, EUROPA), Steven Soderbergh (KAFKA), Bigas Luna (LES VIES DE LULU), F.J. Ossang (LE TRÉSOR DES ÎLES CHIENNES), Agnieszka Holland (EUROPA EUROPA) ou encore Jaco Van Dormael (TOTO LE HÉROS)…

Mais comme il n’est jamais trop tard pour faire marche arrière, j’ai enfin regardé ce SUNDOWN, LA GUERRE DES VAMPIRES, et avec le sourire. Son titre original étant d’ailleurs, SUNDOWN, THE VAMPIRE IN RETREAT.

L’intrigue : C’est au beau milieu du désert de l’Arizona qu’une troupe de vampires vient de bâtir sa propre ville : Purgatory, dirigée par le respecté Comte Mardulak. Des vampires en quête de rédemption, las de mordre et de tuer toutes les nuits, accueillant en héros le père de famille David Harrisson, créateur du sang synthétique et de la crème solaire leur permettant de parader sous le soleil. Mais la soif de sang d’antan, la présence d’humains dans la prison de la ville, l’arrivée d’un chasseur de vampires et le complot mené par des buveurs de sang aux idées moins optimistes vont très vite chambouler le nouveau train-train quotidien de ces créatures de la nuit…

17051510593215263615042426 dans FANTASTIQUE

SUNDOWN, LA GUERRE DES VAMPIRES est une série B dont les thématiques anticipent finalement autant la saga BLADE (les vampires évoluant de jour), que VAMPIRES de John Carpenter, et que tous les films actuels de vampires traitant du sang synthétisé et commercialisé.

C’est donc un film à redécouvrir d’ Anthony Hickox dont on retient surtout les WAXWORK et le très curieux mais très moderne FULL ECLIPSE (1993). Et j’ajouterai une mention spéciale à Bruce Campbell, jouant un descendant maladroit de Van Helsing et à Deborah Foreman en jeune et jolie vampire amoureuse. Sans oublier David Carradine en comte Joseph Mardulak (le margouillat vurdalak ?), au jeu sobre et aristocratique.

- Trapard – (CosmoFiction)

LA BANDE-ANNONCE EN VERSION ANGLAISE :

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Autres films de la catégorie Le Cinoche de Trapard :

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