Archives pour la catégorie SCIENCE-FICTION

IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE

IL ÉTAIT UNE FOIS... L'ESPACE dans DESSIN ANIMÉ 14012012443115263611914175

Cette série de dessins animés qui fait suite à IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME a marqué toute une génération, celle qui fut nourrie de GOLDORAK, ALBATOR, ULYSSE 31, CAPITAINE FLAM et tant d’autres encore !

14012012401615263611914174 dans Il était une fois... l'EspaceIL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE, c’est d’abord un dessin animé de science-fiction français. Créée par Albert Barillé, déjà coupable de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME et de IL ÉTAIT UNE FOIS… LA VIE, la série date de 1981, mais elle fut diffusée à partir d’octobre 1982, produite par les studios Procidis.

26 épisodes de 25 minutes furent réalisés avec la participation de l’artiste Manchu (qui travailla également sur ULYSSE 31) pour les somptueux décors et les engins de science-fiction. Le compositeur Michel Legrand (rien que ça !) s’occupa du merveilleux générique chanté par Jean-Pierre Savelli (une balade dans le système solaire). Enfin, des comédiens tels que Roger Carel (la voix française de C3-PO dans STAR WARS) et Alain Dorval (le doubleur officiel de Stallone) prêtèrent leurs talents aux différents personnages de la série.

IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE reprend les personnages de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME pour les jeter dans un univers de science-fiction, ce qui fut malheureusement mal perçu par de nombreux télespectateurs de l’époque, un « problème » qui ne permit jamais à la série d’atteindre le succès de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME. Wikipédia nous dit : « L’histoire raconte l’affrontement de plusieurs grandes puissances galactiques (la Confédération d’Oméga, dont laTerre est membre, la république militaire de Cassiopée, dirigée par le général Le Teigneux, le Grand Ordinateur, sorte d’ordinateur super-puissant, à la tête d’une armée de robots) avec, en toile de fond, la rencontre d’une civilisation d’êtres super-puissants : Les Humanoïdes. Le fil de l’histoire suit les aventures de Pierrot, fils du colonel Pierre et de la présidente Pierrette, et de son amie Psi, depuis leurs débuts dans la police d’Oméga jusqu’à leur participation dans le conflit majeur à la fin de la série. »

La Belgique, le Canada, l’Espagne, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse participèrent à la série ! Albert Barillé déclare : « Pour IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE,  j’ai dû réunir cinq millions de dollars. Et, bien sûr, FR3 ne pouvait m’assurer un tel budget. Alors, j’ai pris mon bâton de pèlerin, et je suis allé discuter avec les responsables des télévisions canadienne, espagnole et tant d’autres… » Le site radiojunior.com précise à juste titre : « IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE est bien plus qu’une série de science-fiction. C’est aussi une réflexion sur la place de l’Homme par rapport aux machines et sur l’intelligence artificielle. Les derniers épisodes vont même jusqu’à poser la question de l’existence de Dieu, et sur les origines de la création de notre univers. Bref, de vrais sujets de réflexions ! » Qui a dit qu’il s’agissait d’une série uniquement destinée aux enfants ?…

Liste des épisodes de  IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE :

  1. 14012012515715263611914180 dans SCIENCE-FICTIONLa planète Oméga
  2. Les Sauriens
  3. La planète verte
  4. Du côté d’Andromède
  5. Les Cro-Magnons
  6. La révolte des robots
  7. La planète Mytho
  8. Le long voyage
  9. Cassiopée
  10. La planète déchiquetée
  11. Les naufragés de l’espace
  12. Les géants
  13. Les Incas
  14. Chez les dinosaures
  15. Les anneaux de Saturne
  16. L’imparable menace
  17. Terre !
  18. L’Atlantide
  19. L’étrange retour vers Oméga
  20. La revanche des robots
  21. Les Humanoïdes
  22. Un monde hostile
  23. Cité en vol
  24. Le grand ordinateur
  25. Combat de titans
  26. L’infini de l’espace

- Morbius – (CosmoFiction)

 

COSMOFICHE : TRON (1982)

COSMOFICHE : TRON (1982) dans CINÉMA 14011505040815263611900363

TRON
Année : 1982
Réalisateur : Steven Lisberger
Scénario : Steven Lisberger
Production : Donald Kushner (Walt Disney Productions)
Musique : Wendy Carlos
Effets spéciaux : Steven Lisberger, Richard Taylor, Harrison Ellenshaw, John Scheele
Pays : USA
Durée : 96 min
Interprètes : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes…

14011505061115263611900364 dans COSMOFICHEL’HISTOIRE
Kevin Flynn est un programmeur de génie, mais ses programmes ont été pillés par un de ses collègues, Ed Dillinger, qui en tire le bénéfice et réussit à le faire licencier. Kevin tente alors de pénétrer dans le système informatique à la recherche de preuves à l’aide de son programme CLU. Mais le système est passé sous le contrôle d’un des programmes d’Ed, le Maître contrôle principal ou MCP (Master Control Program en version originale), un ancien programme d’échecs qui a évolué. CLU ayant été neutralisé par le MCP, Kevin (avec l’aide d’anciens collègues, Lora et Alan) s’introduit dans l’entreprise pour tenter d’avoir accès, de l’intérieur, aux informations qui lui rendraient la paternité de ses créations. Le MCP prend alors le contrôle d’un laser et réussit à dématérialiser Kevin pour le transformer en programme. À l’intérieur de l’ordinateur, les programmes ont l’apparence de leur concepteur… (Wikipédia)

1982 : UNE ANNÉE TRÈS SF
TRON sort en 1982, une année faste en événements cinématographiques de science-fiction puisque l’on y trouve également BLADE RUNNER, E.T. et STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN. Annoncé comme une révolution majeure en matière de divertissement et d’effets spéciaux, TRON accède quasi instantanément au rang de film culte pour y demeurer finalement éternellement. Le magazine Première déclare à l’époque dans sa critique : « Profondément, il fait « œuvre de créateur » et participe à l’invention d’un nouvel imaginaire qui, né aussi chez Walt Disney, remplace tout simplement la sorcière sur son balai ou le magicien étourdi d’hier par un ordinateur d’aujourd’hui… TRON par les yeux (format 70 mm), par les oreilles (Dolby six pistes), vous enchantera… de 7 à 77 ans ! »

LA FUSION ENTRE ARTISTES ET INFORMATICIENS
TRON est le produit élaboré d’une fusion entre artistes et informaticiens. Syd Mead (BLADE RUNNER), designer aussi talentueux que Ralph McQuarrie, s’est occupé de la conception de tous les véhicules du film, ainsi que du MCP et du vaisseau de Sark. Moebius, notre Jean Giraud national, s’est chargé de superviser le storyboard et la création des costumes et de certains décors. Phil Lloyd a travaillé quant à lui sur les couleurs et les « luisances ». Pas moins de quatre entreprises américaines de recherche informatique vont œuvrer sur TRON car aucune ne peut, à l’époque, se lancer seule dans un projet de cette envergure. Ce sont ainsi plus de quinze minutes du film qui seront conçues sans intervention humaine et 80% des décors seront peints directement par ordinateur. En outre, et non des moindres, l’ordinateur aura pour rôle d’intégrer les acteurs dans des décors virtuels animés tout en contrôlant couleurs et formes. Ce qui fut un véritable défi dans ce début des années 1980 est devenu ni plus ni moins qu’une simple routine dans le cinéma et les séries TV de SF d’aujourd’hui…

14011505085815263611900365 dans SCIENCE-FICTIONAUCUN DÉTAIL SUPERFLU
Syd Mead déclare à propos de son travail sur TRON : « Le problème qui m’était soumis était très différent de celui que j’avais rencontré dans BLADE RUNNER, par exemple. En effet, tous mes projets devaient avoir cette allure élancée, être débarrassés de tout détail superflu, tant pour les besoins de l’animation par ordinateur que pour ceux du style recherché par Steve. Pour la conception de chacun des engins, j’ai parcouru toute ma documentation et je me suis procuré des photos. Pour le voilier solaire, j’ai exploré le dessin d’un galion espagnol ; pour les chars d’assaut, je me suis servi des derniers modèles de tanks. À partir de ces documents, j’ai commencé à dessiner des chars et je me suis demandé à quoi ils pourraient bien ressembler d’ici une petite cinquantaine d’années. Le grand chic dans les jeux vidéo consistant à interpréter graphiquement des objets familiers, cela collait parfaitement avec ma propre technique. C’est seulement par la suite que j’ai appris que mes dessins avaient été animés par ordinateur. » Harrison Ellenshaw, producteur associé et co-responsable des effets spéciaux du film (et qui a travaillé sur L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE), avoue sans retenue son enthousiasme pour un tel projet : « J’avais très envie de le faire. Je tenais absolument à participer à sa genèse. Pour moi, comme pour tous ceux qui y ont participé, c’était indiscutablement un défi. Personne ne connaissait les réponses d’avance. »

14011505114615263611900366 dans TronLE SENS DU FRAGILE DE MOEBIUS ALLIÉ AU SENS DE L’OPAQUE DE SYD MEAD
Quelles sont donc les raisons qui ont poussé Steven Lisberger, le réalisateur, à choisir Syd Mead et Moebius dans cette formidable entreprise ? Réponse de l’intéressé en ce qui concerne Moebius : « C’est pourtant très simple. Parce que son travail dans la bande-dessinée dépasse le cadre de la bédé. C’est de l’art pur. Il y a dans sa création une constance, une texture, un équilibre, une intégrité qui ont toujours été pour moi une source d’inspiration. Plus un certain mysticisme. Et un « feeling organique », un sens du fragile, du transparent, du translucide. » Maintenant en ce qui concerne Syd Mead : « Syd Mead, en revanche, a le sens de l’opaque, le sens de la masse. Son dessin est fort, puissant. Combiner Moebius et Syd Mead me paraissait devoir être la jonction du Yin et du Yang. Et ça a été le cas : ils ont parfaitement fonctionné ensemble. Le « Voilier solaire » est de Moebius, le « Vaisseau patrouilleur » de Syd Mead, et l’un est à la poursuite de l’autre. »

LE CASTING
Parmi le casting de TRON, on trouve Jeff Bridges (STARMAN) dans le rôle de Kevin Flynn (Clu), Bruce Boxleitner (BABYLON 5) dans celui d’Alan Bradley (Tron) et David Warner (qu’on ne présente plus !) incarne le méchant de service dans la peau d’Ed Dillinger (Sark et voix du Maître Contrôle Principal MCP).

DES SÉQUENCES MÉMORABLES 
TRON sera à l’origine de séquences mémorables comme l’impressionnante poursuite en motos électroniques ou le combat aux frisbees. Quant à la musique de Wendy Carlos, elle utilise à la fois un orchestre philarmonique et de l’électronique, mélange original et plutôt réussi dans l’ensemble.

14011505140015263611900367UN ACCUEIL PEU ENTHOUSIASTE
Flanqué d’un buget de 17 millions de dollars, TRON en rapportera 33 millions. Voilà ce que L’Ecran Fantastique déclarait en 1982 : « En dépit d’un début très encourageant (près de 5 millions de dollars pour les trois premiers jours), Tron ne fut pas accueilli avec enthousiasme par le public américain. [...] Kushner et Lisberger se plaignent en outre du fait que le budget publicitaire consacré à la télévision et aux journaux ne fut que de 3,8 millions de dollars, ce qui n’est vraiment pas beaucoup, selon les critères d’aujourd’hui. On a pu entendre dire pendant un moment que le film donnerait lieu à une séquelle, Tron 2, aux destinées de laquelle étaient censés présider Kushner et Lisberger. Le projet semble maintenant abandonné. » Il aura fallu attendre 28 ans avant de voir la suite de TRON avec TRON : L’HÉRITAGE de Joseph Kosinski (2010). 

L’AVIS DES SPÉCIALISTES
« C’est un film quasiment expérimental dont la partie la plus faible réside dans un scénario et des personnages auxquels le spectateur demeure étranger. Les acteurs eux-mêmes sont réduits à des marionnettes. » (Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff / L’Encyclopédie de la Science-Fiction / éd. Jacques Grancher / 1996)

« L’idée, à vrai dire, était astucieuse. En outre, la réalisation des séquences d’animation informatisée ne ressemblait à rien qu’on eût déjà vu. Hélas, la réussite est un peu trop complète : l’action et ses rebondissements, la psychologie des personnages et les dialogues qu’ils prononcent, tout cela appartient également à l’univers des divertissements d’arcade. » (Lorris Murail / Guide Totem : La Science-Fiction / éd. Larousse / 1999)

« Il est plutôt rare qu’un film expérimental se révèle une (presque) totale réussite artistique : c’est pourtant le cas de TRON. » (Jean-Pierre Andrevon / 100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

Sources : WikipédiaPremière, 80 Grands Succès de la Science-Fiction, L’Écran Fantastique n°30.

BLU-RAY LIFEFORCE : BANDE-ANNONCE

Bande-annonce pour le Blu-ray du film LIFEFORCE (1985) de Tobe Hooper dont la restauration a été supervisée par le réalisateur lui-même. Les images sont superbes et le contenu des suppléments semble prometteur.Ce Blu-ray n’est disponible, pour l’instant, qu’en version anglaise. On reviendra sur LIFEFORCE dans CosmoFiction, bien sûr.

- Morbius – (CosmoFiction)

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SAN KU KAÏ : ÉPISODE « L’ENVOYÉ DE LA TERRE »

SAN KU KAÏ : ÉPISODE SAN KU KAÏ a laissé une marque indélébile sur nombre de téléspectateurs des années 80, avec son célèbre générique d’Éric Charden que beaucoup ont fredonné (et fredonnent encore en lisant ces lignes !).

L’après STAR WARS fut riche en séries télévisées de science-fiction. SAN KU KAÏ, série japonaise, a cependant débuté au cinéma dans le film intitulé LES ÉVADÉS DE L’ESPACE (1978). Un film que j’ai d’ailleurs découvert en salles à l’époque et que… je n’ai vraiment pas aimé. Et vous savez quoi ?  Je n’ai même jamais vu la série SAN KU KAÏ de ma vie ! Non ! Tout simplement parce qu’elle n’a jamais été diffusée en Nouvelle-Calédonie (chers Calédoniens, dites-moi si je me trompe…). Mais je compte bien combler un jour cette énorme lacune… grâce à YouTube ?… Certains épisodes s’y trouvent. La preuve…

- Morbius – (CosmoFiction)

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COSMOCRITIQUE : TERMINATOR (1984)

COSMOCRITIQUE : TERMINATOR (1984) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14011101192215263611887120 dans COSMOCRITIQUERevenons à l’époque de la sortie de TERMINATOR de James Cameron, en 1984. Alain et moi avions alors des avis divergents sur un film devenu aujourd’hui un classique incontournable. Voici ce que nous en pensions dans les numéros 8 et 12  de CosmoFiction Fanzine respectivement parus en juillet et en décembre 1985…

Si, à première vue, le scénario de TERMINATOR peut paraître original et recherché (transfert temporel d’un des robots qui dominent le monde en 2029 pour tuer la mère du plus redoutable des rebelles à leur tyrannie avant qu’il ne naisse), on s’aperçoit en fait (en particulier à la fin du film) que l’histoire est plus absurde que recherchée et qu’elle ne représente qu’un infernal cercle vicieux. Il est, de plus, bien difficile de comprendre au tout début du film, lors de la présentation de Los Angeles en 2029, que l’on se trouve face au premier prix du Festival d’Avoriaz 85 : le vol des vaisseaux (si on peut les appeler ainsi) est plus proche de SPECTREMAN que de LA GUERRE DES ETOILES !

Mais d’autres plans du film se révèleront, fort heureusement, bien plus flatteurs que ceux que je viens d’énoncer, en particulier les maquillages spéciaux de Stan Winston ou encore les effets mécaniques du Terminator qui constituent certainement à eux seuls les deux atouts du film.

TERMINATOR est un film qui n’est pas sans rappeler une quantité d’autres, et surtout SATURN 3. Son climat a trop tendance à devenir du STARSKY ET HUTCH…

La musique ne demeure quant à elle que peu intéressante. Par contre, il n’y a aucun reproche à faire au jeu d’Arnold Schwarzenegger. Il faut dire que celui-ci n’est pas plus bavard que dans CONAN… et pas plus civilisé non plus d’ailleurs !

Il ne reste de TERMINATOR qu’un film SF de bas niveau, mais, à l’opposé, un excellent film d’action. Il serrait en tout cas invraisemblable de le présenter, malgré son succès à Avoriaz, comme l’un des événements cinématographiques de l’année. »

- Alain -

14011101223015263611887121 dans FANZINE COSMOFICTIONAccrochez-vous bien à votre fauteuil : dès les premières images, le Terminator – la plus redoutable des machines jamais créée par le cinéma fantastique – donne le ton au film de James Cameron : action, violence et sang ! Oui, TERMINATOR est avant tout un film d’action, le cyborg étant ici le seul élément fantastique du film, où le scénario disparaît pour faire place aux scènes choc et aux effets spéciaux. En cela, le film est une réussite totale. Fracassante, la scène du night-club ! Sanglante, la scène du carnage du commissariat ! Haletante, la poursuite en voiture à la fin du film ! Étonnante, la lutte au corps à corps entre un robot et des êtres humains !

De son côté, Arnold Schwarzenegger interprète là un rôle qui lui va à ravir ; il cesse de rouler les mécaniques (pourtant ne devrait-il pas le faire puisqu’il est ici une machine ?!) pour prendre un air grave : il voit rouge en permanence (!).

Quant au robot, au cyborg pour être plus précis, il est stupéfiant ! Son apparence, ses mouvements, sont d’une étonnante crédibilité !

James Cameron signe là un petit chef-d’œuvre du genre, et c’est avec une grande impatience que l’on attend TERMINATOR 2, déjà en projet.

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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HERCULE (1983) : Le combat contre l’Hydre

HERCULE (1983) : Le combat contre l'Hydre dans CINÉMA 14011001492515263611884895CosmoFiction vous propose aujourd’hui cette jolie séquence vidéo issue du film HERCULE (1983), grand nanar péplumesque-science-fictionnel à deux sous réalisé par Luigi Cozzi (déjà coupable du cultissime STAR CRASH avec la belle Caroline Munro).

Les Italiens n’ont jamais eu froid aux yeux, ni ailleurs à vrai dire ! Et nous voilà donc avec un Lou Ferrigno (inoubliable Hulk dans la série télévisée L’INCROYABLE HULK, diffusée de 1977 à 1982) dans le rôle d’un Hercule du futur, ou plutôt d’un Hercule de l’espace… enfin bref : on ne sait plus très bien en fait dans ce film !

Dans les années 80, on aimait transposer la mythologie grecque dans l’univers SF. Mais ce qui marchait avec certains (ULYSSE 31) ne marchait pas forcément avec d’autres, comme ici… Dans cette production de la légendaire Cannon des frères Golan et Globus (LIFEFORCE, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS, INVADERS FROM MARS le remake…), où les étoiles et les planètes sont plus colorées qu’une guirlande clignotante d’un sapin de Noël, où les décors en carton pâte sont de rigueur et où le jeu d’acteur est aussi expressif que le sourire d’une méduse, on nous offre cette sympathique séquence dans laquelle Hercule doit affronter l’Hydre, mais une Hydre mécanique, robotisée, aux yeux rougeoyants.

Réalisée selon le procédé de la stop motion (technique utilisée par Ray Harryhausen dans tous ses films), la séquence est due au spécialiste italien des effets spéciaux, Armando Valcauda. Luigi Cozzi déclare à propos : « La scène était tellement réussie que lorsque Golan et Globus ont vu les rushes, ils m’ont aussitôt demandé de tourner des plans supplémentaires. Hélas, entre temps, Valcauda avait complètement détruit la maquette de l’Hydre. » (L’Écran Fantastique 348) Bravo Valcauda ! Aucun respect pour ses propres créations ! Pfff !

- Morbius – (CosmoFiction)

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COSMOFICHE : STARFIGHTER (1984)

COSMOFICHE : STARFIGHTER (1984) dans CINÉMA 14010912164315263611882198

STARFIGHTER (THE LAST STARFIGHTER)
Année : 1984
Réalisateur : Nick Castle
Scénario : Jonathan R. Betuel
Production : Gary Adelson & Edward O. Denault (Universal / Lorimar)
Musique : Craig Safan
Effets spéciaux : Digital Production
Pays : USA
Durée : 101 min
Interprètes : Lance Guest, Catherine Mary Stewart, Robert Preston, Dan O’Herlihy, Barbara Bosson…

L’HISTOIRE
Alex Rogan est un jeune américain résidant dans un camping-car avec sa famille. Il passe le plus clair de son temps à jouer à Starfighter, un jeu d’arcade. Un jour, alors qu’il a pulvérisé tous les records, un étrange inconnu l’embarque à bord de sa voiture. Il s’agit en fait d’un extraterrestre chargé de recruter les meilleurs pilotes afin de sauver la galaxie de l’armada Ko-Dan dirigée par le dangereux Xur. Alex se retrouve catapulté dans un univers à des années lumière de la Terre où il va devoir participer à un conflit spatial à bord d’un vaisseau de combat stellaire…

14010912205615263611882225 dans COSMOFICHE

TOUT LE CHARME DES EIGHTIES
STARFIGHTER possède tout le charme des films de divertissement SF des années 1980 : tonus, originalité, humour et personnages attachants. Réalisé avec un petit budget d’environ 15 millions de dollars (quand on connaît ceux d’aujourd’hui !), il parvient sans le moindre problème à atteindre son objectif premier : distraire le spectateur dans un space opera-comédie plein d’entrain.

LA LÉGENDE DU ROI ARTHUR DANS LES ÉTOILES
Il réalise également l’exploit de présenter pour la première fois à l’écran un vaisseau spatial entièrement conçu en images de synthèse. Et l’histoire ne se contente pas d’être un simple film sur les jeux vidéo d’arcade très en vogue à l’époque (Space Invaders, ça vous rappelle quelque chose ?) : « Je raffole tout simplement des légendes de la Table Ronde, de ces garçons d’étables devenant roi », déclare le scénariste Jonathan R. Betuel. « Pour moi, STARFIGHTER n’est pas ce que j’appellerais un film sur les jeux vidéo. Je considère ce jeu comme un moyen de passer de la Terre sur un autre monde. Mon intention était de raconter la légende du roi Arthur dans des termes contemporains. Le jeu vidéo du film remplace l’épée dans la pierre : lorsque Wart a retiré l’épée de la pierre, il devient roi, avec l’aide de Merlin. De la même façon, lorsque Alex réussit un score inégalé au Starfighter, grâce à l’intervention d’un Merlin moderne, Centauri – interprété par Robert Preston – il est transporté sur un autre monde où il doit mener « le bon combat » contre les extraterrestres maléfiques, les Ko-Dans. »

14010912221815263611882226 dans SCIENCE-FICTION

UNE IMAGINATION SANS LIMITE
Ron Cobb, connu pour son travail sur CONAN, ALIEN et STAR WARS IV, est le chef décorateur sur STARFIGHTER. Betuel raconte à propos de lui : « Il suffisait de lui dire : « extraterrestres », et il inventait quelque chose ! Nous pensions avoir une imagination délirante, mais là, il nous bat tous. C’est le plus grand dans son domaine. »

14010912241115263611882227 dans StarfighterCRAY-1, CRÉATEUR D’EFFETS SPÉCIAUX 
En ce qui concerne les effets spéciaux visuels du film, c’est le super-ordinateur CRAY-1, créé par Digital Production, qui en est à l’origine. STARFIGHTER regroupe au total une vingtaine de minutes de scènes spatiales entièrement virtuelles pour un coût de 3 millions de dollars, un exploit deux ans seulement après le pionnier en la matière : TRON. « Nous avons beaucoup tâtonné au début », avoue le directeur de la photo King Baggot. « L’animation par ordinateur fait appel à des optiques tout à fait inédites. Il faut s’y faire. » Les productions actuelles n’ont plus de soucis à se faire sur ce plan là.

UN ACTEUR IGUANE 
Parmi les acteurs, on trouve Dan O’Herlihy dans le rôle de Grig, le compagnon extraterrestre d’Alex qui sera également son guide dans cet univers inconnu. L’acteur déclare à propos de son rôle : « Le personnage me plaisait. Il me faisait rire, et j’avais justement envie de jouer dans une comédie. Ce n’est pas un rôle purement comique, bien entendu, mais il y a des éléments d’humour tout au long. » En ce qui concerne son maquillage d’iguane E.T., il précise : « Pour le maquillage, nous sommes arrivés à battre un record : il ne faut pas plus de 45 minutes pour me transformer en iguane. Au début, ça mettait une heure et demie… Mais nous sommes passés maîtres dans l’art de me métamorphoser en extraterrestre ! »

Quant au magnifique générique du film, composé par Craig Safan, il possède tout le côté épique et militaire, véritable marche triomphante vers la victoire.

Un remake de STARFIGHTER serait annoncé. Une affaire à suivre…

L’AVIS DES SPÉCIALISTES 

14010912285115263611882229« Moins hypnotique que TRON, plus approfondi qu’EN PLEIN CAUCHEMAR dont les jeunes héros maniaques de jeux vidéo plongeaient eux aussi dans l’univers impitoyable de l’électronique, plus rigolo que WAR GAMES, le « Guerrier des Etoiles » est un divertissement charmant et mouvementé pour tout public. Apparemment sans prétention mais comportant des trucages étonnants (certaines scènes conçues par un ordinateur qui simule les vaisseaux spatiaux à la perfection). STARFIGHTER, le space opera des familles a un petit côté HALLOWEEN avec ses teenagers à peine délurés et SF des années 50 avec ses légions de l’espace à la Edmond Hamilton ! Entre les effets spéciaux comme on les aime et les extraterrestres biscornus avec des groins d’enfer et des tentacules sur la tronche, pas d’ennui possible ! » (Hélène Merrick / L’Année du Film Fantastique 85-86 / éd. Bédérama)

« Rares sont les parodies de films de science-fiction de qualité, encore plus rare leur distribution en France. Cette réjouissante comédie, habilement menée par Nick Castle (tueur fou d’HALLOWEEN et scénariste de NEW YORK 1997) nous entraîne dans une galaxie peuplée d’extraterrestres en folie que ne dénigrerait point Tex Avery, où les gags s’accumulent frénétiquement alors que l’imagerie clinquante côtoie le somptueux visuel, le tout en un amalgame inextricable parfaitement homogène ! » (Daniel Scotto / L’Ecran Fantastique 57 de juin 1985)

« STARFIGHTER de Nick Castle entend bien renouveler le space opera dans ses formes les plus sophistiquées, les effets spéciaux. Ordinateurs et images de synthèse démobilisent donc les bonnes vieilles maquettes de LA GUERRE DES ETOILES. Et STARFIGHTER mise bien des espoirs sur ses ordinateurs, donnant une armada de vaisseaux spatiaux lisses comme des jouets neufs. Logique en fait, puisque ce sont des éléments du jeu vidéo Starfighter (porte sur une autre galaxie) dont rafole le jeune Alex rogan. Là, en live, la planète Rylos résiste aux attaques des despotes Xur et Kodan. STARFIGHTER, c’est du synthétique, du polyphosphaté. LA GUERRE DES ETOILES, c’est de la matière, de la vraie, des émotions et de l’esprit. » (Marc Toullec / Impact 48 de décembre 1993)

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique, L’Année du Film Fantastique 85-86.

REPORTAGE : LA BATAILLE DES PLANÈTES

Vous avez peut-être connu la série de dessins animés LA BATAILLE DES PLANÈTES et sa fameuse Force G ! Voici un vieux reportage diffusé sur M6, et si vous voulez en savoir plus sur la série, rendez-vous sur le site français de laforceg.com.

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LE CINOCHE DE TRAPARD : PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE (1983)

Nous aurions très bien pu commencer par un BLADE RUNNER, un TERMINATOR, un SOS FANTÔMES ou un RE-ANIMATOR : il n’en est rien ! CosmoFiction ne sera pas axé uniquement sur les blockbusters ou les grands classiques des 80′s, qu’on se le dise. Pour preuve ce PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE (Les Aventuriers de l’Univers Perdu), réalisé par Terry Marcel en 1983, et que nous présente Trapard…    

LE CINOCHE DE TRAPARD : PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE (1983) dans CINÉMA 13122601123915263611843795Nous parlions justement de téléportation il y a quelque temps dans Les Échos d’Altaïr, avec IDAHO TRANSFER, mais ici, avec PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE, il n’est plus du tout question de complots gouvernementaux car les années 80 obligent, les 80′s étaient un époque cinématographique beaucoup plus « fun », et légère. PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE est plutôt la conséquence d’un après-MAD MAX (1979) et MAD MAX 2 (1982) de George Miller, ou de NEW-YORK 1997 (1981) de John Carpenter, où les sujets post-apocalyptiques sont devenus des alibis, dans ces débuts des années 80, pour toutes nouvelles aventures d’anticipation bisseuses, surtout italiennes (2019, APRÈS LA CHUTE DE NEW-YORK, LES GUERRIERS DU BRONX, et tant d’autres…), ou hollandaises (SURVIVAL ZONE), et même françaises (avec TERMINUS, et notre Johnny national, au volant d’un camion futuriste). Sans oublier les nombreuses productions de Charles Band et de Golan-Globus, et toutes les zèderies post-apo foisonnant dans les 80′s, qui dévieront doucement, jusqu’au début des années 90, vers des films futuristes bourrés de cyborgs mais avec un seul Jean-Claude van Damme pour les rétamer tous, et à mains nues, s’il-vous-plait !

PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE est une de ces petites productions de SF, mais anglaise cette fois-ci, tournée dans certaines régions d’Afrique du Sud. Un film sans grandes prétentions, excepté peut-être son humour, peut-être, celui des années 80. Souvenez-vous de cet humour très souvent gras et qui laissait des traces, dont voici un exemple, tiré du film :

Carrie et Dan escaladent une falaise, et Dan décide, alors, d’aider Carrie en la poussant par les fesses. Carrie, énervée, de rétorquer : « Je suis tout à fait capable de faire ça moi-même, alors dès que vous aurez repris vos esprits, pensez, s’il vous plaît, à enlever votre main de mon cul ! ». L’humour des AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE (1981) et À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (1984) condensé en très peu de choses.

13122601165215263611843796 dans LE CINOCHE DE TRAPARDL’intrigue : Trois personnes sont téléportées dans une réalité parallèle, mais un tremblement de terre se produit au moment où le transmetteur de matière est en marche. Le trio devra se confronter à l’univers étrange et belliqueux de Vonya, en pleine guerre meurtrière…

PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE n’en reste pas moins un film de SF divertissant et léger, avec des monstres et des créatures de toutes sortes, souvent ringardes, et avec John Saxon, toujours aussi mal employé et habitué aux films à minuscules budgets, dans un de ces rôles ridicules qu’il a souvent tenu, malgré son talent de comédien que les fans de films de genre lui reconnaissent (dans LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP, 1963, de Mario Bava, dans OPÉRATION DRAGON, 1973, ou même dans LES GRIFFES DE LA NUIT, 1984). Quand à Carrie et Dan (et non pas des caries plein les dents), ce sont la jolie Kay Lenz et Richard Hatch, et bien que moins célèbres, ce sont néanmoins des têtes connues grâce au petit écran. Richard Hatch, ayant d’ailleurs, interprété, à de nombreuses reprises, le Capitaine Apollo dans la série TV culte, BATTLESTAR GALACTICA de la fin des années 70. Mais ceci est une tout autre histoire, et Morbius la racontera bien mieux que moi…

- Trapard – (CosmoFiction)

PRISONERS OF THE LOST UNIVERSE : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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