Archives pour la catégorie SCIENCE-FICTION

LE CINOCHE DE TRAPARD : LA PRINCESSE DE LA LUNE (1987)

Un peu de poésie et de féerie après Halloween, Trapard nous en offre à travers cette belle histoire japonaise…

LE CINOCHE DE TRAPARD : LA PRINCESSE DE LA LUNE (1987) dans CINÉMA 4f00Ib-princesseLA PRINCESSE DE LA LUNE (1987, 竹取物語, Taketori monogatari) est l’un des derniers films de Kon Ichikawa qui est surtout connu en France pour deux belles fresques désabusées sur la guerre du Pacifique (LA HARPE DE BIRMANIE et FEUX SUR LA PLAINE). En plein période de succès du film de science-fiction, il décide d’adapter « Le Conte du coupeur de bambou » considéré comme le texte narratif le plus ancien du Japon qui raconte la vie d’une fillette mystérieuse appelée Kaguya-hime qui est découverte, bébé, dans la coupe d’une canne de bambou luisante, et venant de Tsuki no Miyako (月の都, « la capitale de la Lune »).

Malgré la présence de Toshirô Mifune dans le rôle du père, LA PRINCESSE DE LA LUNE ne semble pas avoir bénéficié d’une quelconque édition en France ni en VHS à l’époque, ni en plus récemment DVD. Peut-être que l’association de thèmes médiévaux et de science-fiction semblaient invendables aux éditeurs français à une époque où le monde occidental digérait à peine les grandes fresques médiévales d’Akira Kurosawa (KAGEMUSHA et RAN). Pourtant le film d’Ichikawa ciblait une exploitation occidentale. Car bien que naïf, LA PRINCESSE DE LA LUNE est un film beau et étrange qui se conclue sur l’arrivée d’un immense vaisseau spatial qui ressemble à celui de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE et par un retour plein d’émotions de Kaguya vers la Lune avec des effets spéciaux rappelant ceux de E.T., L’EXTRATERRESTRE (1982).

Récemment, Isao Takahata a préféré gommer les ingrédients science-fictionnels des années 80 pour revenir à la source du conte pour le studio Ghibli avec son film d’animation, LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA (2013, かぐや姫の物語, Kaguya-hime no monogatari). La fin du film de Takahata rappelle d’ailleurs beaucoup plus l’univers féérique de « L’Histoire comique des États et Empires de la Lune » (1657) de Cyrano de Bergerac que l’univers de Steven Spielberg.

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L’intrigue : Un coupeur de bambou découvre un jour une minuscule princesse à l’intérieur d’une tige de bambou. Il la ramène chez lui en pensant qu’il s’agit d’un don du ciel et la présente à sa femme. Le petit être se transforme alors en bébé que le couple de paysans élève dans la montagne. Les enfants de la région la surnomment « Pousse de bambou » car tout comme les bambous elle grandit à vue d’œil. vj00Ib-princesse3 dans SCIENCE-FICTIONMais le paysan trouve une montagne de pièces d’or en coupant un bambou et se persuade qu’il a le devoir de faire de sa fille une princesse. Il arrache donc la jeune enfant à sa montagne et à ses amis pour lui imposer une éducation de noble dans la capitale. Mélancolique, la jeune fille rêve de ses amis perdus et ne s’intéresse pas à l’aristocratie. Au cours de la cérémonie de passage à l’âge adulte on la nomme « Princesse Kaguya des bambous graciles » en raison de sa souplesse et de sa beauté « lumineuse ». Sa beauté devient incroyablement réputée bien que personne n’ait jamais vu son visage. Les cinq grands princes de la capitale demandent sa main. Elle refuse leurs offres ainsi que celle de l’empereur. Par la suite, elle comprend qu’elle vient de la Lune et qu’elle a été envoyée sur la Terre pour la punir d’avoir désiré découvrir cette planète interdite. Les Sélénites considèrent que les Terriens sont souillés par des émotions telles la tristesse, la joie, la peur…

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Autres films de la catégorie Le Cinoche de Trapard :

Prisoners of the Lost Universe / Carnage / Matador / Prophecy, le Monstre / Alligator / Killer Klowns from Outer Space / Gunan le Guerrier / Les Yeux de Laura Mars / Nuits de Cauchemar / The Dark / Delirium / Le Cimetière de la Terreur / Zombie Nightmare / Neon Maniacs / Les Forces du Mal / Le Démon des Profondeurs / Adam et Ève contre les Cannibales / Slipstream, le Souffle du Futur / El Aullido del Diablo / La Guerre des Vampires / Desert Alien / La Chasse aux Morts-Vivants / The Pink Chiquitas / Phoenix, the Warrior / Beyond the Universe / Weasels rip my flesh

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : UNE GRANDE GUEULE DANS LA NUIT

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 !

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : UNE GRANDE GUEULE DANS LA NUIT dans CINÉMA GbsqIb-NIGHTBEAST-412

Attention danger ! Cette créature d’outre-espace à la peau visqueuse couleur châtaignes, aux yeux ronds comme des billes et à la dentition mal définie provient du film de Don Dohler, NIGHTBEAST (1982). Elle a été conçue par un certain John Dods qui est aussi à l’origine des créatures de THE DEADLY SPAWN (1983). Une fascination pour les gueules pleines de dents, Monsieur Dods ?

ddsqIb-NIGHTBEAST-513 dans HORREURL’intrigue : Un vaisseau spatial s’écrase dans la région de Baltimore. Un alien carnivore décime la population locale…

Il s’agit d’un remake gore distribué par Troma du nanar THE ALIEN FACTOR réalisé par le même Don Dohler en 1978 et dont voici le look de la créature du film d’origine. Non content du succès de son navet, Dohler en a même réalisé une suite en 1999 avec ALIEN FACTOR 2, THE ALIEN RAMPAGE qui est tout aussi Z, mais avec une histoire d’invasion extraterrestre beaucoup plus fouillée. Et allez savoir pourquoi depuis les sorties de STAR WARS et d’ALIEN, ce réalisateur s’est pris d’une fascination pour les rayons laser et les histoires de créatures belliqueuses aux faces de crêpes trop cuites et débarquant de l’espace (THE ALIEN FACTOR, THE GALAXY INVADER) ou d’une autre dimension (ALIEN FIEND).

Mais finalement, à l’instar du cinéma de Brett Piper, tous les premiers films de Don Dohler restent dans les annales d’un cinéma d’exploitation artisanal en VHS avec leurs effets spéciaux amusants et inventifs. Il se trouve aussi que le réalisateur J.J. Abrams participa au tournage de NIGHTBEAST à l’âge de 16 ans dans l’équipe de prise de son.

Je vous laisse avec une playlist sur YouTube de la plupart des films de Don Dohler en VO ainsi que quelques GIF tirés de NIGHTBEAST.

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 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINE

Autres Monstres de la Semaine :

Beholder chinois / Créature de Fyrine IV / Sinok / Asticot-géant-violeur de Morganthus / Martien glouton / Ver des sables d’Arrakis / Vermithrax Pejorative / Gremlins / Molasar / Darkness / La Chose / La Mouche / Audrey II / Pinhead / Visiteurs / Cœlacanthe mutant / Dévoreur de Pluton / Yautja galactique  / Hobgoblin ratatiné / Katahdin, le grizzli mutant / Extraterrestre incubateur cannibale / Guzoo, le parasite sanglant de la nuit des temps / L’alien envahisseur aux mille cocons / La nouvelle femme guêpe / L’homme-homard venu de Mars / Rawhead Rex ou le monstre à la gueule figée / Mangeur de pierre d’une histoire sans fin / La créature qui voulait se faire aussi belle que l’Alien / Les Critters / La créature du marais / Les deux rejetons jumeaux mutants et cannibales / Le rejeton hybride, tentaculaire et incestueux

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ALBUM PHOTO : ENEMY (1985)

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L’AFFICHE : MYSTÉRIEUSE PLANÈTE (1982)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : MYSTÉRIEUSE PLANÈTE (1982) dans CINÉMA 807255-mystrieuse-plante

Comment vous dire… Si vous pensiez avoir touché le fond après avoir vu les 5 sous-STAR WARS d’Alfonso Brescia, dépêchez-vous de regarder MYSTÉRIEUSE PLANÈTE de Brett Piper. D’ailleurs le point commun entre Brescia et Piper c’est cette affiche allemande qui reprend justement le titre allemand à consonance anglo-saxonne de SETTE UOMINI D’ORO NELLO SPAZIO (1979) : STAR ODYSSEY. Le film de Piper a aussi été distribué avec les titres GALAXIE WARRIOR et LA BATAILLE DES GALAXIES.

L’affiche allemande indique aussi que MYSTÉRIEUSE PLANÈTE est une adaptation libre de « L’île Mystérieuse » de Jules Verne. L’adaptation est d’ailleurs tellement libre qu’il n’y a pas vraiment de points communs flagrants entre le bouquin et le film. Mais le nom de Jules Verne, ça aide à vendre. Et Brett Piper a réussi vendre toute une série de nanars sur le marché de la VHS, avec ce premier brouillon sorti en 1982, ainsi que deux films post-apocalyptiques comme GALAXY (1986), MUTANT WAR (1989) et son plus célèbre distribué par Troma, A NYMPHOID BARBARIAN IN DINOSAUR HELL (1990). Les autres influences identifiables de MYSTÉRIEUSE PLANÈTE flirtent du côté de la SF classique avec, par exemple, cette jolie femme préhistorique d’une autre planète souvent présente dans les dérivés de science-fiction du « Monde Perdu » de Conan Doyle, ainsi que ce qui semble être une civilisation aux pouvoirs proches de ceux des Krells de PLANÈTE INTERDITE (1956).

L’intrigue : Un vaisseau spatial atterrit sur une planète et l’équipage s’étonne de constater qu’y vit une belle femme capable de soigner les malades et les blessés, ainsi qu’une civilisation d’êtres à l’intelligence supérieure…

Autant vous dire que ce petit synopsis vous en dira beaucoup plus que l’histoire un peu incompréhensible et la réalisation maladroite du film, parce que tout est raté dans MYSTÉRIEUSE PLANÈTE, du jeu des comédiens aux situations incompréhensibles et mal cadrées qui ne sont pas sans rappeler le WEASELS RIP MY FLESH (1979) de Nathan Schiff. Mais à la différence de la carrière vite oubliée de Nathan Schiff, Brett Piper a réussi à tirer son épingle du jeu de monde du nanar science-fictionnel en devenant le Ray Harryhausen du pauvre. Et s’il n’avait pas animé toute une faune incroyable de créatures en pâtes à modeler, il ne continuerait peut-être pas à sortir encore aujourd’hui de nouveaux DTV aux histoires plus improbables les unes que les autres.

En attendant, si vous ne connaissez pas le Monsieur, profitez que MYSTÉRIEUSE PLANÈTE soit en VF sur YouTube pour vous immerger dans l’univers hallucinant et amateur de son tout premier film, dont l’attaque de la tortue géante à deux têtes et du tyrannosaure extraterrestre sont les moments forts.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Également dans la catégorie L’Affiche :

Galaxina / La Galaxie de la Terreur / Star Crystal / Crime Zone / Forbidden World / Nightflyers / Space Raiders / Les Mercenaires de l’Espace / Contamination / L’Humanoïde / Deathstalker / Les Aventures de Jack Burton / Le Retour de Godzilla / New York 1997 / Le Bateau de la Mort / L’Épée Sauvage / The Deadly Spawn / Future-Kill / Terreur Extra-terrestre / The Terror Within / Time Walker / Le Démon dans l’Île / Frayeurs /Mind Warp, an Infinity of Terror / Onde de Choc / Robot Killer / Yor, le Chasseur du Futur / La Septième Dimension / The Brain / Les Captives de l’Espace / La Quatrième Dimension / Toxic Zombies /La Tour de l’Angoisse / Mad Max : des affiches / Slugs / Des Goonies et des affiches / Dune / Le Trou Noir / Street Trash / Dreamscape / Le Choc des Titans / Retour vers le Futur / Le Retour des Tomates Tueuses / Enemy / Saturn 3 / The Thing / Creepshow / Aliens, le Retour / City of the Walking Dead / Les Maîtres du Temps / Atomic Cyborg / Plutonium Baby /Laserblast 2 / Wheels of Terror / Dawn of the Mummy / La Guerre des Mondes, le Prochain Siècle / The Stuff / The Dungeonmaster / The Blade Master / Demonoid, Messenger of Death ! / Warlords / L’Histoire Sans Fin / Witchdoctor of the Living Dead / Hurlements / Starfighter / Au-delà de la Terreur / Soif de Sang

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COSMOLECTURES : HÔTEL NEW ROSE – William Gibson (1984)

COSMOLECTURES : HÔTEL NEW ROSE - William Gibson (1984) dans COSMOLECTURES 14012501593415263611928029

« Je décrète que le polar ne signifie nullement roman policier. Polar signifie roman noir violent. Tandis que le roman policier à énigmes de l’école anglaise voit le mal dans la nature humaine, le polar voit le mal dans l’organisation sociale transitoire. Un polar cause d’un monde déséquilibré, donc labile, appelé à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise. »
J. P. Manchette interview dans Charlie mensuel n°126 (juillet 1979)

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Grièvement blessé, un agent d’assurance confie à son dictaphone comment il s’est fait manipuler par sa maîtresse qui l’a poussé à assassiner son mari… Un joueur professionnel trahit le directeur de casino qui l’a pris sous son aile, lorsque ce dernier a la mauvaise idée d’épouser l’une de ses anciennes maîtresses… Dans une chambre d’hôtel, un espion industriel est hanté par le souvenir de la jeune femme qu’il a recruté et a fini par causer sa perte, en le doublant auprès de ses employeurs.

Comme on peut le constater, le pitch d’Hôtel New Rose ne dénote pas lorsqu’on le met en regard de ceux d’Assurance sur la mort (1944) ou de Gilda (1946), deux fleurons du roman et du film noir. C’est dire à quel point la nouvelle, peut-être plus que nulle autre de son auteur, s’inscrit dans cette tradition, née dans les années 1920, sous la plume de Hamett, Chandler et autre Horace McCoy.

À ces illustrent prédécesseurs, Gibson emprunte un cadre, celui de la rue et plus généralement des bas-fonds des grandes cités tentaculaires des États-Unis (ou du Japon), des archétypes – l’anti-héros solitaire, la femme fatale, le receleur, l’homme d’affaire corrompu - plongés dans des situations inextricables, mais aussi et surtout une entreprise de démythification en règle du rêve américain. Avec le style néo-noir, en vogue au milieu des années 1980, il partage également une mise en retrait de l’intrigue au profit de l’atmosphère déliquescente d’une société où la frontière morale entre le Bien et le Mal s’est évanouie et une approche post-moderne qui n’hésite pas à s’approprier les codes narratifs et les stéréotypes d’autres médiums (bande dessinée, séries télés, littérature fantastique ou d’horreur…) pour mieux les détourner.    

19061002130515263616267869 dans SCIENCE-FICTIONFutur oblige, dans Hôtel New Rose, le motel miteux de L.A. a cédé la place à un entrepôt de cercueils de location, tout aussi minable, situé aux abords du Narita Airport, le zaïbatsu[1] a remplacé l’ancien industriel européen ou sud-américain et on ne trafique plus du tungstène, mais des brevets en génie génétique. Toutefois, si le décor et les acteurs ont été upgradés, le fonds conserve intactes l’ironie et l’essence poétique originale du roman noir.

Laissant de côté ses hackers, cowboys de la Matrice, Gibson renoue avec l’ambiance mid-tech très particulière de Fragments de rose en hologramme, sa première publication. La nouvelle apparaît dès lors comme une succession de polaroïds mentaux dispersés dans la mémoire du narrateur cloîtré, comme un mort en sursis, dans sa chambre-cercueil. Attrapant au passage les souvenirs de son amour perdu, la belle Saadi, il reconstruit au fil des mots le portrait éclaté de celle qu’il ne peut s’empêcher d’aimer en dépit de sa trahison fatale. Oscillant entre rêve érotique et réalité éclairée par la lueur froide de quelques néons solitaires, la jeune femme restera à jamais le fantôme insaisissable qu’elle a contribué à créer par ses mensonges. Un fantôme entouré d’un voile de mystère qui la rend plus attirante encore.     

Œuvre lente et vénéneuse, Hôtel New Rose appelait, jusque dans son titre délicieusement rétro, une adaptation cinématographique de David Lynch accompagnée par la musique vaporeuse d’Angelo Badalamenti. C’est finalement Abel Ferrara et Schooly D qui s’y attelleront en 1998 pour un film qui, s’il respecte à la ligne l’intrigue de la nouvelle, mais on a vu l’importance toute relative de celle-ci dans les références au roman noir, ne semble pas du tout capable – ni même intéressé – d’en retranscrire l’atmosphère onirique et envoûtante.
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1. Ce terme qui signifie littéralement « clique financière », désigne des grands groupes industriels, composés d’activités très diverses et souvent sans rapport les unes par rapport aux autres, qui ont dominé l’économie japonaise jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le zaïbatsu se distingue du cartel européen ou américain par sa direction familiale des affaires. Dans le futur de Gibson, où le Japon apparaît comme la 1ère puissance économique mondiale (années 80 obligent…), les zaïbatsus apparaissent généralement comme « l’ennemi aveugle » contre lequel se battent les personnages ou auquel ils tentent d’échapper. 

- Le Hangar Cosmique - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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LA BANDE-ANNONCE : LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981) dans CINÉMA 19052508122415263616250194Comme son titre l’indique, LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981, The Incredible Shrinking Woman) est un dérivé du roman de Richard Matheson, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (1957).

La bande-annonce en VO annonce une comédie de science-fiction familiale, et elle fait évidemment penser à CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES (1989). On y trouve beaucoup d’ingrédients de la SF et du film d’hybridation des 50′s. Mais c’est sans compter sur la présence de Joel Schumacher à la réalisation, un cinéaste intelligent à qui l’on doit des films qui remettent souvent le spectateur américain en question (GÉNÉRATION PERDUE, L’EXPÉRIENCE INTERDITE, CHUTE LIBRE, 8 MILLIMÈTRES, PHONE GAME…).

L’intrigue : À la suite d’une exposition à un curieux mélange de produits domestiques, Pat Kramer, une mère au foyer, développe une étrange maladie : elle se met à rétrécir. Embarrassés, les médecins luttent pour prendre soin de sa famille. Mais si le sort de Pat capture le cœur des Américains, la jeune femme attire également l’attention d’un groupe de scientifiques peu scrupuleux qui cherche à prendre le contrôle du monde !…

LA FEMME QUI RÉTRÉCIT démarre comme une comédie, nous plongeant dans cette insouciance typique des 80′s. Mais c’est aussi pour Joel Schumacher une manière de nous montrer les travers de cette légendaire insouciance, surtout lorsque la vulnérabilité entre en scène (un thème cher aussi à Tim Burton). L’HOMME QUI RÉTRÉCIT de Jack Arnold nous proposait déjà cette même analyse critique, mais au niveau d’une population américaine des années 50. Le danger atomique a finalement été remplacé par le thème des perturbateurs endocriniens qui sont aujourd’hui le lot de notre actualité quotidienne.

Critique et léger à la fois, LA FEMME QUI RÉTRÉCIT est assez représentatif d’un cinéma intelligent, observateur et critique du début des années 80, dont on peut aussi ajouter LA MORT EN DIRECT (1980) de Bertrand Tavernier, LOOKER (1981) de Michael Crichton, SCANNERS (1981) de Cronenberg, SHOCK TREATMENT (1981) de Jim Sharman (qui me fait un peu penser à un TRUMAN SHOW avant l’heure), EATING RAOUL (1982) de Paul Bartel, LE PRIX DU DANGER (1983) d’Yves Boisset. Et quelques autres que vous pourrez ajouter en commentaires…

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Cliquez sur l’image ci-dessous pour obtenir la bande-annonce du film.

Image de prévisualisation YouTube

Autres bandes-annonces de la catégorie :

Réincarnations / Millenium / Philadelphia Experiment / Cabal / L’Enfant du Diable / Nuit Noire / Hysterical / Les Moines Rouges / Le Sous-Sol de la Peur / Popcorn / Voltan le Barbare / Pulgasari / Mutant War / Strange Invaders / La Nuit des Mutants / The Kindred / The Slayer / The Video Dead /Flesh Eater / L’Ascenseur / The Kiss / Les Marrrtiens / Robe de Sang / Robot Jox / Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e Dimension / M.A.L. : Mutant Aquatique en Liberté / Le Guerrier de l’Espace / Les Maîtres de l’Univers / Aliens, le Retour / Baby, le Secret de la Légende Oubliée / La Force / Slime City / Meurtres en VHS / Meridian, le Baiser de la Bête / L’Aube des Zombies / C’était Demain / Les Débiles de l’Espace / The Stuff / The Dungeonmaster / Les Prédateurs de la Nuit / Driving Force / Le Sang des Héros / Dreamscape / Le Survivant d’un Monde Parallèle / Le Singe du Diable

14051412572015263612236353 dans LA BANDE-ANNONCE

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COSMOCRITIQUE : DUNE (1984)

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La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

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Il faut vraiment que je sois en panne d’articles pour publier cette critique du DUNE de David Lynch, une critique que j’ai moi-même écrite alors que j’étais très jeune et que je n’avais pas encore lu le roman de Frank Herbert. Non pas que je sois en totale contradiction avec ce que j’ai rédigé en 1985 dans CosmoFiction Fanzine n°11 (première génération), non, car je considère réellement le film de Lynch comme un chef-d’œuvre sublime (franchement rien à cirer de ce qu’en pense les fans d’Herbert), comme un condensé du meilleur du roman, une synthèse qui ne se perd pas dans des scènes ou 19051809325815263616242490 dans Dunedialogues inutiles ou soporifiques, qui n’apporteraient rien à sa version cinématographique. Je le revois d’ailleurs chaque année avec toujours le même plaisir. Non, en fait, ce qui m’a toujours fait hésiter à publier cette critique, c’est mon enthousiasme hyper-débordant pour le film de Lynch ! Les superlatifs ne manquent pas, et je vais jusqu’à le qualifier d’œuvre marquante de cette fin de siècle (le XXe). Un peu fort. Mais bon, j’étais alors complètement sous le charme. Et puis merde, je ne faisais pas parti de l’éternel lot de pisse-vinaigre ! Rappelons également que Frank Herbert lui-même a aimé la version de son Dune par David Lynch, et puis si sa version cinématographique n’a pas fait date dans l’histoire du cinéma elle est néanmoins devenue culte, alors… alors allons-y…

« Avec l’adaptation cinématographique du célèbre roman de Frank Herbert, DUNE, David Lynch vient de réaliser un film qui fera date dans l’histoire du cinéma de science-fiction et du cinéma tout court. DUNE, le film, est un monumental chef-d’œuvre dressé à la gloire de la SF cinématographique et pour lequel le slogan « Un monde au-delà de vos rêves, un film au-delà de votre imagination » convient tout à fait. En effet, les images du film sont à la fois superbes et déroutantes. On y côtoie des peuples plongés dans un univers ressemblant fort à celui du XVIIe siècle terrien, où vêtements et coiffures à l’ancienne se mêlent à des architectures rétros et modernes, architectures différentes suivant chaque planète, un style propre ayant été scrupuleusement conçu pour chaque monde.

En outre, les vaisseaux sont eux aussi particuliers, jamais de tels appareils aux formes rondes ou allongées n’avaient été créés pour un film de 19051809364115263616242491 dans SCIENCE-FICTIONscience-fiction ! DUNE fourmille de machines extraordinaires : les boucliers protecteurs, une trouvaille sublime autant qu’impressionnante, les amplificateurs de voix, armes redoutables et véritablement surprenantes, les marteleurs, les chercheurs tueurs, et bien d’autres encore ! Autant d’appareils plus étonnants les uns que les autres dont raffole tout fanatique du genre et qui nous montrent à l’évidence la formidable imagination de Frank Herbert. 

DUNE pourra donc troubler certains amateurs du genre par un univers SF hors du commun, jamais représenté à l’écran, mais auquel on s’habitue très vite tant l’histoire est passionnante et des plus grandioses. Une histoire en laquelle on croit réellement, menée tambour battant par un réalisateur de génie et une pléiade de vedettes dont la réputation n’est plus à faire.

DUNE éblouit le spectateur par ses images pleines de puissance, pleines de beauté, auxquelles le cinéma confère toute sa magie à travers des effets spéciaux extraordinaires, les quelques faiblesses ayant trait à ceux-ci sont vite oubliées, laissant place à l’extase.

DUNE se termine sur une bataille de titans opposant les armées fremen aux armées harkonnen et impériales, l’une des plus grandioses et des plus belles batailles de tout le cinéma de science-fiction nous est ainsi offerte, terminant en apothéose le film qui, avec la saga de LA GUERRE DES ÉTOILES, aura le plus marqué la production cinématographique des années 80… et pourquoi pas de cette fin de siècle. »

- Hervé Besson - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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ALBUM PHOTO : STARFIGHTER (1984)

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COSMOLECTURES : LE CONTINUUM GERNSBACK – William Gibson (1981)

COSMOLECTURES : LE CONTINUUM GERNSBACK - William Gibson (1981) dans COSMOLECTURES 14012501593415263611928029

« Nous semblons condamnés à aborder le passé à travers notre propre imagerie pop et la vision stéréotypée que nous avons de ce passé, lequel reste lui-même toujours hors d’atteinte. »
Fredric Jamson

19040809050915263616191820 dans PUBLIFANUn photographe accepte la proposition d’un éditeur anglais de réaliser une série de clichés sur l’architecture américaine futuriste des années 1930-1940. Tandis qu’il traverse le pays en quête de ces vestiges d’un « rêve abandonné à un présent insouciant », il commence à avoir des visions d’une Amérique parallèle où les prédictions technologiques farfelues, décrites dans les « pulps » de science-fiction de l’entre-deux-guerres, se seraient réalisées.

À Hugo Gernsback, exilé luxembourgeois, auteur de deux romans et d’un nouvelle aujourd’hui illisibles, mais surtout éditeur passionné de vulgarisation scientifique, la science-fiction doit au moins trois choses : son nom, la création de deux magazines qui permettront l’éclosion de nombreux talents : Amazing Stories en 1926, puis Science Wonder Stories en 1929 et enfin l’attribution d’un prix littéraire décerné chaque année depuis 1953 aux meilleures œuvres de science-fiction [1] et de fantasy de langue anglaise. Une figure emblématique, en somme, à l’origine d’un vaste et durable héritage littéraire que Le Continuum Gernsback va s’employer à écorner.

Cette première nouvelle professionnelle, publiée par William Gibson dans la revue Universe, ne se rattache pas pleinement au cyberpunk auquel l’auteur fut longtemps associé. De fait, l’histoire se déroule à une époque plus ou moins contemporaine de son écriture, le début des années 80, et il n’y est encore question ni de Matrice, ni d’implants corporels. Néanmoins, les préoccupations esthétiques, historiques et sociologiques qui sous-tendent le récit, et préfigurent des œuvres plus tardives comme Identification des schémas, Code source et Histoire zéro publiées entre 2004 et 2013, ainsi que la portée de son message en forme de manifeste pour un renouveau de la science-fiction, en font une œuvre charnière dans la carrière de Gibson.

Avant tout, Le Continuum Gernsback apparaît comme une illustration ironique des décalages et des délires que peuvent engendrer notre tendance à réduire une culture au rang de pur cliché, d’image fantasmée conforme à un idéal qui n’existe plus, si tant est qu’il ait jamais existé. Ainsi en est-il, dans la nouvelle, de l’architecture Streamline Moderne [2], assimilée par l’inconscient collectif anglais, que personnifie ici le personnage de la responsable de collection Dialta Downes, à la vision idyllique d’une Amérique rétro-future, mais considérée par le narrateur comme le vestige ringard et poussiéreux d’un décor inspiré aux designers des années 30 par l’Empereur Ming en personne (en référence à l’ennemi juré de Flash Gordon dans les bandes dessinées d’Alex Raymond) et dont plus aucun Américain ne se soucie.

19040809050815263616191819 dans SCIENCE-FICTIONMalgré le regard très dubitatif qu’il porte sur le projet, le narrateur accepte le travail par désœuvrement. Il va bientôt se retrouver contaminé malgré lui par l’imagerie de science-fiction dont raffole son employeuse et être le témoin de plusieurs apparitions : ailes volantes géantes, autoroutes à quatre-vingts voies, versions alternatives de Metropolis… Autant de « fantômes sémiotiques » échappés des couvertures d’Amazing Stories illustrées par Frank R. Paul. Effrayés par ces visions d’un monde trop lisse et rutilant qui lui évoquent davantage les films nazis de Leni Riefenstahl que ceux de Lang et préférant un présent imparfait, plutôt qu’un futur antérieur érigé à la gloire d’une hypothétique société d’Übermänner américains, le narrateur trouve le salut grâce à la télévision, par laquelle il se raccroche à la réalité, en s’abreuvant de vieux films pornos et de faits divers sordides.

Mise en perspective avec les écrits de Bruce Sterling, publiés à la même époque dans son fanzine Cheap Truth, la nouvelle de Gibson peut également être lue comme la critique acide d’un certain courant de la science-fiction. Celui dont les auteurs s’obstinent à s’inscrire dans la tradition – initiée par Gernsback il y a plus de cinquante ans – d’une littérature d’évasion, vantant encore naïvement les mérites du progrès et la valeur indéfectible de l’Homo Americanus, sans proposer de véritable discours sur la société dans laquelle ils vivent. Exaspéré par ces sempiternelles aventures de space opera ou de fantasy « à la Tolkien » qui continuent de pulluler sur les présentoirs des librairies (et de remporter des prix !), un jeune auteur commence à ruer dans les brancards. Il va bientôt, lui aussi, pouvoir graver son nom dans l’histoire de la science-fiction, en lettres de silicium.

En dépit de sa brièveté, Le Continuum Gernsback offre une illustration lumineuse de notre propension à porter sur le monde un regard stéréotypée. Constat qui vaut également pour les amateurs de S.F. et leur penchant à se complaire dans une imagerie ou des thématiques séduisantes, parce que déconnectées d’une réalité jugée trop fade.

1. Prix que remporta Gibson en 1985 pour son premier roman : Neuromancien.
2. Le Streamline Moderne (ou style « Paquebot » en français), l’un des derniers avatars de l’Art Déco, connut son apogée vers la fin des années 1930. Il s’agit d’un style architectural caractérisé par des bâtiments aux longues lignes horizontales, contrastant avec des surfaces verticales incurvées, et l’utilisation de matériaux comme le chrome et le stuc. Les designers s’en sont également inspirés pour concevoir de nombreux objets de la vie courante (réveils, radios, jukebox…).

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES DEUX REJETONS JUMEAUX MUTANTS ET CANNIBALES

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 !

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES DEUX REJETONS JUMEAUX MUTANTS ET CANNIBALES dans CINÉMA 19040509124915263616188203

J’ai eu un peu de mal à trouver une manière de nommer ces deux monstres-là puisque, au fond, quelles créatures des séries B des années 80 n’étaient pas un peu mutantes et cannibales ?

Ceux-là, au moins, sont facilement identifiables puisque ce sont des bébés. Ils sont les dérivés extrêmes et gores de l’Aliensploitation des années 80, issus du film anglais, INSEMINOÏD (1981) de Norman J. Warren.

L’intrigue : Au cours d’une expédition archéologique sur une planète hostile, l’équipage d’un vaisseau subit les assauts répétés d’une présence extraterrestre…

19040509220715263616188208 dans HORREURLe titre et l’affiche annonçaient d’avance le coup fourré, et en louant la VHS on savait déjà qu’on taperait dans la marge la plus éloignée de celle du bon goût. Après la vision d’INSEMINOÏD, le face-hugger et le xenomorphe de H. R. Giger devenaient finalement presque « soft » et sophistiqués, tant Norman J. Warren, avec peu de moyens, allait directement à l’essentiel. Sur le principe de la surenchère gore, après que le cannibale d’ANTHROPOPHAGOUS (1980) dévore goulûment un fœtus sorti du ventre d’une mère, ou qu’un gamin zombifié égorge la sienne dans LE MANOIR DE LA TERREUR (les histoires d’anthropophagies familiales étant déjà bien présentes dans le ZOMBIE de Romero), il était logique que nos deux nouveaux nés grignotent aussi de la viande humaine dans INSEMINOÏD.

Le petit plus du film de Warren, c’est le spectacle de cette mère au bord de la folie qui protège coûte que coûte ses deux rejetons tant monstrueux soient-ils. Une mère plus qu’inquiétante et blafarde, interprétée par Judy Geeson, qui rappelle beaucoup le rôle de Betsy Palmer, alias Pamela Voorhees la mère de Jason dans le premier volet des VENDREDI 13 (1980). Et sur le même principe, Isabelle Adjani protégeait aussi son hideuse progéniture dans POSSESSION (1981) D’Andrzej Żuławski. « Ou quand les mamans pètent une durite » : un thème très présent dans les années 80 avec entre autres les mamans cannibales de FLESH-EATING MOTHERS (1988) ou celle, plus qu’inquiétante de PARENTS (1989). Sans oublier les MÉMÉS CANNIBALES (1988) d’Emmanuel Kervyn qui touchait au thème sacré de la grand-mère, bien avant le TATIE DANIELLE (1990) d’Etienne Chatiliez.

Pour en revenir aux deux bébés mutants d’INSEMINOÏD, ils ont aussi la particularité bestiale de transmettre des signaux télépathiques à leur mère, un artifice repris l’année suivante par Frank Henenlotter pour ses siamois séparés malgré eux, Duane et Belial Bradley dans FRÈRE DE SANG (1982, Basket Case). De vieux restes du thème de la télékinésie tant exploité tout au long des années 70 ?

En tout cas, les films de Norman J. Warren ont eu les honneurs d’une belle édition chez Neo Publishing il y a une bonne dizaine d’années, ce qui nous a permis de les revoir dans d’assez bonnes conditions. Les Anglais quand à eux ont eu le droit au fameux « Cercueil Box 5 DVD ».

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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