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« SKY BANDITS », TRAPARD ET FOIRE DE BOURAIL

Trapard est actuellement à la Foire de Bourail, une foire calédonienne qui se situe chez nous dans ce qu’on appelle la Brousse. Et quand Trapard est en Brousse, ça débrousse fort entre affiches de film, souvenirs et miss ! Pour preuve ici…

L’affiche de SKY BANDITS (1986) aka GUNBUS de Zoran Perisic, est assez typique d’un cinéma américain humoristique des années 80. Mais en fait, Zoran Perisic est un réalisateur serbe et son film a été produit en Grande-Bretagne. Mais le public visé est évidemment les spectateurs friands de films hollywoodiens d’aventures, d’action et d’humour. Et c’est ici que SKY BANDITS fait mouche. Mais son autre point fort, et non des moindres puisqu’il rentre bien dans le cadre de CosmoFiction : c’est un western steampunk particulièrement réussi.

L’intrigue : Deux jeunes cow-boys hors-la-loi, Barney et Luke, spécialistes du braquage à l’explosifs, se font capturer après un hold-up raté. On leur offre le choix suivant: soit purger une très longue peine de prison, soit s’enrôler dans l’armée américaine qui part en Europe pour combattre lors du 1er conflit mondial. Le choix sera vite fait…

Donc après la partie Far-West et une brève apparition de la célèbre Ford modèle T, c’est à tout l’attirail mécanique de la première guerre mondiale que seront confrontés nos deux cow-boys : chars d’assaut, biplanes allemands jusqu’à un étrange dirigeable complètement improbable, entre architecture steampunk et univers à la Jules Verne.

Et ce qui m’amuse dans tout ça c’est que j’ai regardé ce film il y a une petite heure de ça, et que je suis en ce moment même à Bourail qui est en pleine préparation de sa grande foire annuelle, avec son fameux rodéo et ses cow-boys. En guise de dirigeable, je suis plutôt allé filmer les jeunes et jolies Miss Bourail et Miss Foire de Bourail (deux concours cette année) pour le Cri du Cagou et l’Office du Tourisme de Bourail. L’ambiance est agréable et il fait très 17081109043115263615212193 dans RÉFLEXIONchaud sur le champ de foire dont l’ouverture sera pour demain matin. Du coup, je suis rentré me mettre au frais une partie de l’après-midi, à la fraîcheur de ma chambre pour regarder un film sur mon petit ordinateur portable.

Je suis logé « chez l’habitant » puisque la Foire de Bourail mobilise un peu tous les Bouraillais qui logent les visiteurs quand les hôtels sont pleins, un peu comme à La Foa et à Poindimié lors des deux Festivals du cinéma. Et c’est une gentille Bouraillaise qui me loge et me nourrit, depuis hier, pour trois fois rien.

Enfin, puisque CosmoFiction est un blog centré sur les années 80 et que je parlais de La Foa ci-dessus, j’ai mené une de mes petites enquêtes personnelles à Bourail sur les années 80 (oui, je suis comme ça). En effet, depuis les années 90 une des haltes obligatoires si on peut dire, lorsqu’on monte dans le Nord, c’est le restaurant-hôtel Le Banu à La Foa. Mais dans les années 80 et sûrement longtemps avant, les haltes se faisaient à Bourail, au snack Hibiscus et dans un hôtel dont j’ai enfin retrouvé le nom : le Niaouli. Il se trouvait vers la sortie de Bourail, au-dessus d’un Bar-Restaurant, et avec ma famille on y dormait très souvent. Il était très sale, les chambres donnaient au-dessus du Bar et des WC-douches, ce qui occasionnaient une ambiance de fêtards lorsqu’on y dormait (très mal) les weekends avant de reprendre la route le lendemain matin. Le Niaouli avait aussi une réputation similaire à celle de l’hôtel situé au-dessus du San Francisco à Nouméa : des insectes dans les chambres… Mais nostalgie du temps passé oblige, je garde un bon souvenir du Niaouli qui appartenait à un monsieur Goyetche, qui l’a revendu dans les années 90 avant qu’il soit déclaré insalubre et soit définitivement fermé. Aujourd’hui, ne subsiste qu’un vieux bâtiment pourri.

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Trapard, toujours bien entouré.

Ça c’était le petit détour par les années 80, mais demain je retourne à la Foire pour son ouverture et pour filmer quelques images, puis je redescendrai samedi soir sur Nouméa.

C’était Trapard pour CosmoFiction.

AUX FRONTIÈRES DES GÉNÉRATIONS PERDUES…

génEn introduction, cet article pourrait plus ou moins s’associer au DOMAINE DU FANATIQUE – édition n°5 écrit par Morbius.

En 1987 sortaient en salles deux films de vampires déjà cultes au moment de leur édition en VHS. J’ai nommé GÉNÉRATION PERDUE (The Lost Boys) de Joel Schumacher et AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE (Near Dark) de Kathryn Bigelow (aka Madame James Cameron à la ville en 1987).

Personnellement, j’avais 16 ans lorsque j’ai découvert le premier, et ce dès sa sortie, et évidemment, j’ai retrouvé un peu de ma rébellion adolescente dans les personnages de vampires-voyous-hard-rockeurs, un peu de mes doutes dans celui de Michael Emerson et toute mon énergie de geek des années 80 en Sam, le petit frère. Et bien entendu, les frères Frog représentaient pour moi toute cette violence refoulée et déguisée issue des RAMBO et de tous ces films sur le retour au Vietnam qui m’aimantaient constamment sur les rayons des vidéoclubs. Et je suppose que la génération de mes parents (une des premières, dans une certaine généralité, à avoir cassé le tabou et la symbolique des lois sacrées du mariage), s’y est plus ou moins reconnue elle aussi dans le personnage de Lucy, la mère divorcée et en quête d’indépendance sociale avec deux enfants à charge. De plus, GÉNÉRATION PERDUE développait tout une iconographie matérielle et vestimentaire qui représentait à merveille la fin des années 80.

Après un divorce difficile, Lucy Emerson emménage avec ses deux enfants, Michael et Sam, chez son père, en Californie. En apparence paisible, la petite ville de Santa Carla, surnommée « capitale du crime » par ses habitants, semble renfermer bien des mystères. Michael ne tarde pas à faire la connaissance d’une jeune fille, Star, qui fait partie d’un groupe de motards. Prêt à tout pour la séduire, il accepte de se plier aux rituels qu’exigent David, le charismatique et dangereux leader de la bande. Mais ces défis, de plus en plus extrêmes, semblent cacher un enjeu des plus obscurs. De son côté, Sam rencontre les frères Frog, qui le mettent en garde contre la présence de dangereuses créatures à Santa Carla : les Vampires ! D’abord sceptique, Sam voit s’opérer chez Michael d’inquiétants changements. L’étau se resserre alors autour des Emerson…

frontièresÀ l’inverse, j’avais été très intrigué par le film de Kathryn Bigelow, AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE, car rien dans ce film ne me représentait vraiment et pourtant… Tout l’univers poétique, ultra-violent et irréel me transportait en même temps d’un même élan. De plus, chacun des personnages semblait anachronique à lui seul, tout en cherchant à se comprendre les uns et les autres, ou en refusant de le faire à l’inverse, et chaque personnage avait aussi des allures presque anodines, mais qui engendraient des situations fortes à elles seules.

Une nuit, Caleb, un jeune fermier de l’Oklahoma, rencontre la belle Mae. Fasciné, il tente de la séduire et obtient d’elle un baiser qui devient une morsure. Ce contact va entraîner Caleb dans le monde des compagnons de Mae, des vampires. Il devra apprendre à tuer pour s’abreuver du sang de ses victimes…

Aujourd’hui, lorsque je revoie ces deux films, je dois évidemment faire deux exercices très différents car les années qui se sont écoulées depuis 1987 ont creusé un écart évident. Bien que l’intrigue tienne en elle-même, je regarde désormais GÉNÉRATION PERDUE comme un film des années 80, et les producteurs des deux suites (THE LOST BOYS 2, THE TRIBE, 2008 et THE LOST BOYS, THE THIRST, 2010) ne s’y sont pas trompés en tentant de jouer de manière un peu caricature sans doute sur l’écart entre deux générations de spectateurs : les ados des années 80 et ceux des années 2000. Et à l’inverse, le côté totalement anachronique et décalé d’AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE me fait toujours le même effet de surprise qu’il y a plus de vingt-cinq ans. Je crois qu’à la genèse de ces deux films, Schumacher cherchait la recette du succès et Bigelow, cherchait celle pour durer. En tout cas, je suis persuadé que cela se confirmera d’ici les prochains trente ans…

- Trapard – (CosmoFiction)

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