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LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (7e partie)

Et nous voilà donc arrivé au chapitre final de ce grand dossier consacré au post-apocalyptique des 80′s (toutes les parties précédentes sont regroupées ici). Trapard termine son exploration de ces terres en ruines ou irradiées par des carcasses. Non pas celles d’êtres humains, heureusement, mais par celles, rouillées, des machines. Oui, vous savez, celles qui nous entourent dans notre vie quotidienne. Méfiez-vous d’elles, elles pourraient un jour causer notre perte…

PUIS VINT LE TEMPS OÙ LES MACHINES ANÉANTISSAIENT L’HUMANITÉ…

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Et si le modernisme absorbait complètement l’Humanité qui l’a engendré ? De L’ASCENCEUR (1983) de Dick Maas qui fonctionne et tue selon son bon plaisir, à toutes la mécanique automobile et ménagère qui semble se liguer contre ses créateurs dans MAXIMUM OVERDRIVE (1984) de Stephen King. Sans oublier la superbe Plymouth fury 1958 de CHRISTINE (1983), elle-même étant déjà un LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (7e partie) dans CINÉMA 14011101192215263611887120dérivé du camion fou de DUEL (1971) de Spielberg et de la Berline noire d’ENFER MÉCANIQUE (1977, The Car) d’Elliot Silverstein. N’oublions pas non plus l’électricité prenant vie dans MIRACLE SUR LA 8e RUE (1987, Batterie Not Included), DANGER HAUTE TENSION (1988, Pulse) ou SHOCKER (1989). Mais aussi l’informatique avec ELECTRIC DREAMS (1984) et SHORT CIRCUIT (1986), deux films encore relativement gentillets face au sinistre Hal 9000 de 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE (1968), et surtout face à ce qui nous attend dans le futur proche présenté dans le TERMINATOR (1984, The Terminator) de James Cameron.

En 1985, alors que Marty McFly se retrouvait emberlificoté dans le propre passé de sa famille dans RETOUR VERS LE FUTUR (1985), à l’inverse, TERMINATOR nous annonçait des lendemains on ne peut plus chargés en conséquences…

En 2029, une guerre apocalyptique oppose ce qui reste de l’humanité décimée par un holocauste nucléaire aux machines douées d’intelligence artificielle. Deux êtres de cette époque sont envoyés dans le passé, en 1984, à Los Angeles. L’un est un robot Terminator, un assassin cybernétique programmé pour tuer une certaine Sarah Connor : l’autre est Kyle Reese, un résistant humain envoyé par John Connor (le fils que Sarah doit mettre au monde dans un futur proche) afin de protéger sa mère. Les troupes de Connor étant sur le point de triompher en 2029, les machines envoient dans le passé (1984) un Terminator afin de tuer sa mère, et ainsi empêcher la naissance de John Connor, « effaçant » de manière rétroactive son existence…

decapitronJe ne m’étendrai pas sur la série TV d’animation TRANSFORMERS (1984-1987) de Nelson Shin (ou Shin Neung-kyun de son vrai nom coréen), diffusée à partir de 1985 sur Canal + en France, mais plutôt sur ELIMINATORS (1986) aka DECAPITRON, une bisserie d’Empire Pictures réalisée par Peter Manoogian et destinée à capitaliser une partie du succès de TERMINATOR, et sortie en même temps que l’ATOMIC CYBORG (1986) de Sergio Martino (qui n’est pas un post-nuke mais qui reprend certaines scènes du film de James Cameron, plan pour plan).

Le professeur Reeves veut devenir le maître du monde en faisant un saut dans le temps à l’époque de la Rome antique et donc modifier le futur… Pour cela, il utilise un être mi-homme, mi-robot. Ce « mandroïde » se déplace dans le passé afin de faire le crashtest-dummy de la machine à voyager dans le temps du professeur. Une fois que celle-ci devient opérationnelle, le professeur n’a plus besoin de notre Robocop de fortune et veut l’envoyer à la casse. Et là, tout bascule…

Cherry_2000Nettement plus fun et sexy que ELIMINATORS, c’est CHERRY 2000 (1987) de Steve De Jarnatt.

En l’an 2017, dans une société où les relations d’un couple ne sont plus que démarches administratives, il n’est pas surprenant que Sam Treadwell préfère sa Cherry 2000, une superbe créature androïde à l’apparence tout à fait humaine, hyper-sexy, qui l’accueille lorsqu’il rentre du travail, lui prépare de bons petits plats et qui est toujours prête et avide de relations sexuelles quel qu’en soit le lieu et l’instant. Malheureusement pour Sam, Cherry est victime d’un court-circuit alors qu’ils font l’amour sur le sol humide de la cuisine. Épris de sa Cherry dont le modèle ne se fabrique  plus, Sam va embaucher E. Johnson, une jeune femme qui sait comment accéder à la zone 7…

Très proche du sujet de TERMINATOR, l’Australie produit LE GARDIEN DU TEMPS (1987, The Time Guardian) de Brian Hannant, un film assez original en soi et interprété par Carrie Fisher et Dean Stockwell.

Après l’apocalypse, et très gravement endommagée par une attaque des Jen-Diki (des robots venus du Futur), une ville qui voyage dans le temps se voit obligée de se poser en l’an 1988, et envoie un gardien expérimenté, Ballard, pour l’y préparer. Cependant, tandis que le guerrier prépare la zone pour l’arrivée imminente de la ville du futur, trois sphères temporelles Jen-Diki traversent l’espace-temps…

cyborgEn France, le réalisateur Jean-Pierre Bastid tourne un téléfilm intéressant en 1988 avec HAUTE SÉCURITÉ.

Face à la montée de la délinquance, le Gouverneur décide de confier la sécurité de la ville à des policiers-robots, formidables machines mobiles et autonomes qui font appel à toutes les ressources de l’intelligence artificielle. Ces androïdes qui, en principe, ne sont pas programmés pour tuer, ne sont pas tout à fait au point..

Pour revenir au post-nuke robotique, Albert Pyun tourne, pour la firme de Roger Corman, le désormais culte CYBORG (1988) avec Jean-Claude Van Damme.

Réduit à l’anarchie et en proie à une peste mortelle, l’Amérique du 21ème siècle n’est plus qu’un cauchemar tumultueux et barbare. Seule Pearl Prophet, une très belle entité mi-humain mi-robot possède la connaissance nécessaire pour développer un vaccin. Mais lors de sa quête désespérée pour rassembler les données et élaborer un remède, Pearl est capturée par des Pirates cannibales qui s’accaparent l’antidote afin de régner sur le monde… Seul Gibson Rickenbacker, un virtuose du sabre et du combat peut la délivrer et sauver le monde….

Et pour Charles Band, Stuart Gordon quitte les films de zombies pour les robots du futur avec LES GLADIATEURS DE L’APOCALYPSE aka ROBOT JOX (1990).

L’action se passe après la Troisième Guerre mondiale. La guerre est criminalisée. À la place, des robots géants appelés Robo Jox s’affrontent. Ces matches se déroulent entre les deux plus grandes superpuissances sur des territoires disputés. Achilles est pilote d’un de ces grands robots. Il va devoir s’emparer de l’Alaska…

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LES GLADIATEURS DE L’APOCALYPSE aura même le droit à une suite en 1993 avec ROBOT WARS d’Albert Band.

Dans cette logique et en débordant sur les années 90, un grand nombre de séries B de SF seront des post-nukes avec des États policiers robotisés et informatisés, un peu comme si la SF se rouillait dans les 90′s, et ceci jusqu’à… l’arrivée de DARK CITY et de MATRIX. Des post-nukes souvent sans gros budgets et produits par Roger Corman ou Charles Band, dont voici une liste non-exhaustive (et ça fait d’ailleurs beaucoup trop pour mon petit cerveau d’avoir dû ingurgiter tous ces films pour mon article) :

ARCADIA (1990) de Paul Bamborough, HARDWARE (1990) de Richard Stanley, DOLLMAN (1991) d’Albert Pyun, TERMINATOR 2 (1991) de James Cameron, PROTOYPE X29A (1992) de Phillip J. Roth, ACTION MUTANTE (1993) d’Alex de la Iglesia, CYBORG COP 1, 2 & 3 (1993-1996), FORTRESS (1993) de Stuart Gordon, KNIGHTS, LES CHEVALIERS DU FUTUR (1993, Knights) d’Albert Pyun, L’ARMÉE DES 12 SINGES (1993, Twelve Monkeys) de Terry Gilliam, TC 2000 (1993) de T.J. Scott, NEMESIS 1 & 2 (1993-1995) d’Albert Pyun, CYBER TRACKER (1994) de Richard Pepin, DEATH MACHINE (1994) de Stephen Norrington, AUSGESTORBEN (1995) de Michael Pohl, DIGITAL MAN (1995) de Phillip J. Roth, JUDGE DREDD (1995) de Danny Cannon, TANK GIRL (1995) de Rachel Talalay, ZONE 39 (1996) de John Tatoulis, BLEAK FUTURE (1997) de B. Scott O’Malley…

- Trapard – (CosmoFiction)

FIN !

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INDEX DE COSMOFICTION

 

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (6e partie)

Avant-dernier épisode de notre grand feuilleton post-apocalyptique des Eighties (les autres se cachent ici). Trapard est pas loin d’avoir atteint la dose maximale de radiations. Il est temps pour lui de revenir sur des terres plus saines, car lorsqu’on croise Sybil Danning en compagnie de Johnny Halliday et d’Akira, les séquelles peuvent être irréversibles…

DU NANAR FUTURISTE JUSQU’À AKIRA

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Toujours en 1983, l’Afrique du Sud produit SURVIVAL ZONE (1983) de Percival Rubens.

survival1988, après la Troisième Guerre mondiale (le film date de 1983 !), il ne subsiste que quelques survivants disséminés ici et là. D’un côté, nous avons une horde de motards psychopathes nihilistes cannibales. De l’autre nous avons une gentille famille modèle, qui rebâtit son petit monde avec philosophie. Entre deux, il y a Adam, un jeune loup solitaire, un rien naïf qui piste les motards…

Un film violent mais parallèlement bourré de bons sentiments.

Puis voici venu le temps – non pas de l’Île aux Enfants – mais du cinéma bis philippin avec les films du réalisateur Cirio H. Santiago, avec STRYKER (1983) aka THE WARRIORS OF TOMORROW ON THE HIGHWAY TO HELL, histoire de reprendre le titre du morceau d’AC/DC pour faire plus australien… comme MAD MAX 2 que ce film imite tendrement, ainsi que RAMBO. Mais bon, RAMBO et le cinéma bis philippin a toujours été une intarissable histoire d’amour et une interminable série d’imitations à une époque où le cinéma bis italien disparaissait.

Dans un avenir lointain, les ressources en eau de la planète se sont presque taries. Une femme connaît l’une des dernières sources protégées par des Amazones. Elle est capturé par un bandit qui essaye de la faire parler sous la torture. Mais un héros, Stryker, s’engage avec d’autres « good guys » et les Amazones pour libérer la jeune femme…

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Et LES GUERRIERS DU FUTUR (1985) aka LES ROUES DE FEU (Wheels Of Fire) aka DESERT WARRIOR ou l’éternel retour sans fin de MAD MAX 2 : Après la bombe atomique, l’humanité vit au milieu d’un vaste champ de ruines, parcourant les étendues dévastées à bord de véhicules aménagés pour le combat. Le gouvernement tente vaille que vaille de maintenir l’ordre avec ses soldats, mais les communautés pacifiques vivent sous la menace de barbares dépenaillés, crasseux et violeurs. « Tracer », un des plus coriaces parmi les durs de durs qui zonent dans les ruines fumantes de la civilisation, tombe par hasard sur sa sœur Arlie, accompagnée de son nouveau petit ami. Mais Arlie est capturée et emmenée dans le camp de Scourge, un redoutable seigneur de guerre, pour y subir tous les outrages. Tracer décide alors de tout mettre en œuvre pour libérer sa sœur, et faire la peau à l’infâme Scourge…

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Puis c’est le nanar américain d’action futuriste, COMMANDO PANTHER (1984, Panther Squad) de Pierre Chevalier.

Dans un futur indéterminé, le monde est dirigé par la Nouvelle Organisation des Nations. Dans le cadre du programme de conquête spatiale, le lancement d’une fusée révolutionnaire est interrompu par une organisation écologiste terroriste, qui réclame l’arrêt des essais spatiaux et prend le contrôle de la fusée. C’est le moment pour N.O.O.N. de faire appel à son meilleur agent, Ilona. Et Ilona, c’est Sybil Danning !

guerriersdusoleilDans la logique du teen-movie, le réalisateur Alan Johnson a tourné le sympathique LES GUERRIERS DU SOLEIL (1986, Solarbabies).

Dans le futur, la Terre est devenue une planète aride. Un groupe d’adolescents en roller, qui se surnomment eux-mêmes les « Guerriers du soleil », sont guidés par une sphère mystérieuse nommée « Bodhi », celle-ci a la faculté de fournir de l’eau à la planète. Mais lorsque Bodhi est volée, les « Guerriers du soleil » se lancent dans une aventure sur roulettes avec l’intention de retrouver le puissant globe…

De retour en France, avec un faux alibi post-apocalyptique dans TERMINUS (1987) de Pierre-William Glenn et avec Johnny Hallyday, Karen Allen et Jürgen Prochnow dans les rôles principaux.

Une course effrénée à la mort à travers les méandres d’un jeu conçu pour un enfant «mutant». À la fin des années 80, Monsieur élabore un jeu pour Mati, un enfant «mutant». La règle est simple, il suffit de rallier Terminus, un endroit imaginaire, à bord du camion rouge, tout en évitant les pièges des camions gris. Gus, au volant, est guidée par Monstre, un ordinateur créé par Mati. Parfois défaillant, Monstre n’enregistre pas toujours les ordres et n’en fait qu’à sa tête. C’est ainsi que Gus est entraînée malgré elle dans un pays totalitaire où la course est prohibée. Arrêtée et emprisonnée, elle se retrouve en compagnie de Manchot, un ancien détenu. Torturée par les militaires, elle est sur le point de rendre l’âme quand Manchot décide de la libérer…

terminusLe Japon n’est évidemment pas en reste avec le post-nuke comme le prouve AKIRA (1988, アキラ) de Katsuhiro Ōtomo. L’introduction du film montre la destruction de Tokyo le 16 juillet 1988, le jour de la sortie du film au Japon.

31 ans plus tard, après la Troisième Guerre mondiale, en 2019, Neo-Tokyo est une mégalopole corrompue et sillonnée par des bandes de jeunes motards désœuvrés et drogués. Une nuit, l’un d’eux, Tetsuo, a un accident en essayant d’éviter ce qui semble être d’abord un jeune garçon mais qui a un visage de vieillard. Il est capturé par l’armée et est l’objet de nombreux tests dans le cadre d’un projet militaire ultra secret pour repérer et former des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques…

Voici encore quelques titres de films de ce genre : SHE (1982) aka BARBARIANS de Avi Nesher, PARASITE (1982) de Charles Band, LE CIMETIÈRES DES VOITURES (1983) de Fernando Arrabal, RUSH 1 & 2 (1983-1984) de Tonino Ricci, MAD WARRIOR (1985) de Willie Milan, SURVIVAL EARTH (1985) de Peter McCubbin, AMERICA 3000 (1986) de David Engelbach, CREEPOZOÏDS (1987) de David Decoteau, STEEL DAWN (1987) de Lance Hool, URBAN WARRIORS (1987) de Giuseppe Vari, SURF NAZIS MUST DIE (1987) de Peter George, DESERT WARRIOR (1988) de Jim Goldman, PHOENIX THE WARRIOR (1988) de Robert Hayes, AFTERSHOCK (1990) de Franck Harris, LE TRÉSOR DES ÎLES CHIENNES (1990) de F.J. Ossang, A NYMPHOÏD BARBARIAN IN DINOSAUR HELL (1991) de Brett Piper.

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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INDEX DE COSMOFICTION

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (5e partie)

Cinquième partie de notre balade post-apocalyptique dans le cinéma des 80′s (les chapitres précédents : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4). Aujourd’hui, Trapard vous convie à rencontrer une véritable ménagerie sauvage : les Gladiateurs du Futur, les Exterminateurs, le gang des Templars, les Euraks, les Interceptors, les Texas Rangers, les Trapardators (ah non, celui-là n’est pas présent…), tous, absolument tous made in Italy !

LORSQUE L’ITALIE SORT LA GROSSE ARTILLERIE FUTURISTE !

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Dans la lignée des GUERRIERS DE LA NUIT et de NEW-YORK 1997, l’Italie se lance déjà à la conquête du film de gangs futuristes avec LES GUERRIERS DU BRONX (1982, 1990 : I guerrieri del Bronx) aka THE BRONX WARRIOR d’Enzo G. Castellari.

guerriersNew York, 1990, futur post-apocalyptique. Une jeune fille s’introduit dans le quartier du Bronx, décrété zone dangereuse et détenu par des bandes féroces qui se déchirent entre elles. Elle devient l’enjeu d’un compétition furieuse dans l’enceinte de ce lieu interdit…

Mais c’est surtout avec LES GUERRIERS DU BRONX 2 (1983, Fuga dal Bronx) du même Castellari que les choses se précisent puisqu’étant pourtant encore très inspiré de NEW-YORK 1997, le film fut vendu sous plusieurs titres futuristes erronés dont ESCAPE 2000. « Je suis Rital et je le reste »  aurait pu fredonner notre cher Enzo G. Castellari.

Dans un futur proche où la société est plus que jamais sous le joug de multinationales sans scrupules, l’une d’elles souhaite faire table rase du vaste dépotoir qu’est devenu le Bronx pour y construire une cité moderne. Pour ce faire, elle charge Wangler et ses exterminateurs d’éradiquer les derniers habitants et les bandes de loubards qui hantent encore les lieux…

LES GUERRIERS DU BRONX 1 & 2 permettent surtout de mettre en avant une nouvelle vedette italienne, géant chevelu et musclé au visage d’enfant et à la démarche d’un Jar-jar Binks constipé, et au jeu particulièrement insipide que seuls les doublages dédiés à l’exportation du film sauvent du profond ridicule : j’ai nommé Mark Gregory (de son vrai nom, Marco Di Gregorio).

Histoire de continuer de pomper à la même source, le même Castellari tourne aussi sur sa lancée, LES NOUVEAUX BARBARES (1983, I Nuovi barbari).

En 2019, après la fin de la Troisième Guerre mondiale, les rares rescapés tentent de survivre dans un monde dévasté où le gang des Templars cherche à annihiler toute forme de vie restante…

Les Templars se veulent évidemment inspirés des barbares motorisés de MAD MAX 2 mais avec des looks plus proches de ceux des Village People et à la manière futuriste (et avec beaucoup de sérieux). Le chef des Templars est interprété par le géant George Eastman (qui, au passage, joue dans presque tous les post-nukes italiens des 80′s), et il est affublé dans LES NOUVEAUX BARBARES d’une sorte de costard de Stormtrooper du dimanche super ringard et plus blanc que blanc (ce qui, entre nous, ne doit pas lui faciliter le lessivage après une guerre atomique).

2019

Puis vient le temps de 2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW-YORK (1983, 2019 – Dopo la caduta di New York) de Sergio Martino, l’un des meilleurs post-nukes italien de cette période, même s’il a, par certains côtés, tout du nanar italien.

2019bUne société se scinde en deux groupes après une guerre nucléaire. La Fédération emploie un mercenaire pour infiltrer la ville de New York qui est sous la domination Euraks, et afin de venir en aide à la dernière femme fertile de la Terre…

Une dictature sur une planète stérile où les océans et les déserts sont radioactifs, entraînant des hybridations chez les êtres humains, voilà qui annonce un futur des moins réjouissants. Reprenant le principe de NEW-YORK 1997, les Euraks ont fait de la ville de New-York un vrai camp de concentration où ils entassent ceux qui constituent la rébellion à leur domination politique. Dans le Nevada, des courses de voitures ont lieu, et c’est un moyen pour Sergio Martino de reprendre toute une iconographie mécanique issue des MAD MAX. Je me souviens d’ailleurs que cette imagerie autour de véhicules punks et futuristes avait permis la ressortie en VHS d’un autre film australien, qui n’avait pourtant rien à voir avec ce genre de sujets d’anticipation, mais dont le 2019cdesign des voitures rivalisait déjà d’inventivité : LES VOITURES QUI ONT MANGÉ PARIS (1974, The Cars That Ate Paris) de Peter Weir. Et 2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW-YORK préfigure plus de 20 ans en avance le thème central du FILS DE L’HOMME (2006, Children of Men) d’Alfonso Cuarón : la quête de survie de la fertilité dans un monde devenu presque entièrement stérile (bien que ce thème soit lui-même un dérivé du roman d’Orwell, 1984 et de ses différentes déclinaisons cinématographiques).

Avec LES PRÉDATEURS DU FUTUR (1983, I Predatori di Atlantide) aka THE ATLANTIS INTERCEPTORS, le nanar de Ruggero Deodato mélange allègrement RAMBO, LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE et l’imagerie de MAD MAX 2.

prédateursDans un futur proche, sur une plate-forme de recherches océanographiques, une équipe de savants découvre une plaque en or massif. Une fois celle-ci dégagée de la fange et totalement nettoyée, d’étranges inscriptions intriguent bientôt les scientifiques. Des tests de datation situent l’objet à l’ère précolombienne. Mais un terrible raz-de-marée empêche les chercheurs de poursuivre plus avant leurs investigations. Lorsque le calme revient, seuls trois rescapés parviennent à rejoindre une embarcation de plaisanciers, qui passe là par hasard. Le petit groupe débarque alors dans une ville ravagée. D’étranges bandits, les Interceptors, y saccagent tout sur leur passage…

On y retrouve d’ailleurs Humungus et sa bande, mais interprétés par des comédiens italiens, le nom du gang étant les « Interceptors » comme le véhicule de Max, le titre international du film de Deodato, ATLANTIS INTERCEPTORS, cherchant évidemment à attirer des spectateurs fans de MAD MAX 2. L’attaque des Interceptors se déroulant sur une simple île près des côtes de la Floride, le réalisateur a finalement simplement remplacé les zombies et cannibales côtiers habituels du bis italien par ce gang de hors-la-loi motorisés d’outre-mer. C’est presque WATERWORLD, mais en version nanar et sans dépasser les rivages de l’île en question : en gros, ça ne vole pas haut et ça ne flotte pas non plus.

L’année 1983, le réalisateur français Yves Boisset adaptait le roman The Prize of Peril, de Robert Sheckley avec LE PRIX DU DANGER qui montrait dans un futur proche, un jeu télévisé intitulé Le Prix du danger dont la règle est la suivante : un homme constamment suivi par les caméras télévisées doit parvenir à rejoindre un endroit secret en échappant à cinq traqueurs chargés de le tuer. Le roman de Shecley sera réécrit à la manière futuriste par Stephen King et publié en 1982, et Paul Michael Glaser en tournera en 1987 le film RUNNING MAN. Mais la même année que la sortie du PRIX DU DANGER (1983), Joe D’Amato sortit LE GLADIATEUR DU FUTUR (1983, Endgame, Bronx lotta finale), une sorte d’adaptation inavouée de Sheckley et de King à la manière post-nuke.

New-York. À la suite d’une guerre nucléaire, des gladiateurs s’affrontent dans une arène et leurs exploits sont retransmis à la télévision. L’un d’eux, Shannon, est contacté par une femme mutante, qui lui demande de l’aider à sortir de la zone contaminée où elle est enfermée avec des amis…

LE GLADIATEUR DU FUTUR

Un jeu télévisé après une guerre nucléaire, il faut bien s’appeler Joe D’Amato pour nous pondre un tel sujet et pour réunir en un seul film tous les ingrédients du non-succés des nanars italiens énumérés au-dessus : New-York, le Bronx, des mutants, des loubards, etc… Certains véhicules futuristes sont aussi visibles dans LE GLADIATEUR DU FUTUR mais leur apparence kitsch et colorée nous prouve qu’on est à des années lumières d’un BLADE RUNNER mais bel et bien dans un film costumé (déguisé ?) des années 80. Et cinéma italien oblige, on n’échappe pas aux coups de poings et aux gifles sonores…

2072Incroyablement, Lucio Fulci nous pond un sujet identique l’année suivante, avec une touche de ROLLERBALL (1975) et de COURSE À LA MORT DE L’AN 2000 (197, Death Race 2000) en prime. C’est 2072, LES MERCENAIRES DU FUTUR (1984, I guerrieri dell’anno 2072) aka LES CENTURIONS : AN 2001 aka ROME 2033 THE FIGHTER CENTURIONS. Des dates si fondamentalement différentes qu’elles nous laissent un peu rêveurs, non ?

Alors que Rome en 2072 (ah, voilà !) n’est que violence et carnage, une chaîne de télévision invente un jeu de gladiateurs à moto dans une arène, avec des condamnés à mort. Drake, condamné à mort après une machination policière, se retrouve dans l’arène face à trois hommes…

exterminateursPuis ça se « corse » (bien qu’il s’agisse d’« Italiens ») avec LES EXTERMINATEURS DE L’AN 3000 (1983, Gli Sterminatori dell’anno 3000), un film italo-espagnol de Giuliano Carnimeo.

La Terre en l’an 3000 (bon sang, que le temps passe vite…). Des paysages ravagés par la sécheresse. Depuis la dernière explosion atomique, pas une goutte d’eau n’est tombée. Toute une zone est décrétée territoire interdit car y règnent des bandes farouches et barbares, les « Exterminateurs ». Alien est l’un d’eux et à bord d’un véhicule blindé et super-équipé d’armes en tout genre, il sème la terreur à la recherche de la moindre goutte d’eau…

Et encore un pur dérivé de MAD MAX 2, évidemment, et dans la plus limpide tradition de son imitation nanardesque, la majorité des scènes, des personnages et des décors étant calqués sur ceux du film de George Miller mais en très peu crédibles. Sans parler de cette sale manie qu’avaient les réalisateurs italiens de faire jouer des gamins ultra-bavards dans leurs post-nukes depuis la sortie de MAD MAX 2 avec son jeune sauvageon muet (cherchez l’erreur, à moins que ce soit une forme d’originalité de leur part…).

2020Encore en Italie, Joe D’Amato a réalisé 2020 TEXAS GLADIATORS (1983, Anno 2020 I Gladiatori Del Futuro), un western post-apocalyptique dans la plus pure veine nanardesque :

Après l’explosion d’une quelconque bombe (on ne les compte déjà plus depuis le début de cet article), le monde a régressé vers la sauvagerie. Au Texas, seuls les Texas Rangers du futur maintiennent un semblant d’ordre face aux bandits et aux pillards de toutes sortes…

Des cowboys et des Indiens dans un futur post-apocalyptique, autrement dit : c’est complètement crétin.

Encore un nanar italien, mais peut-être plus original que les autres : LES RATS DE MANHATTAN (1984, Notte di terrore) aka RATS de Bruno Mattei.

Après une catastrophe atomique mondiale, les deux nouvelles civilisations subsistant sur Terre sont menacées par une invasion de rats. Deux cent vingt-cinq ans après une catastrophe atomique, le monde est divisé en deux camps. Il y a ceux qui vivent sous Terre et les primitifs, qui vivent sur ce qui reste de la surface terrestre. Puis, il y a des rats, par milliers, qui menacent les survivants…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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INDEX DE COSMOFICTION

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (4e partie)

L’aventure se poursuit sur les terres  désertes et poussiéreuses du post-apocalyptique des 80′s avec cette quatrième partie de notre grand dossier signé Trapard (voir également les parties 1, 2 et 3). Notre Mad Max nous emmène aujourd’hui à bord de son Interceptor dans des contrées australiennes et italiennes où parfois nul homme n’est encore jamais allé…

LORSQUE LE « NO FUTURE » DEVIENT APOCALYPTIQUEMENT UN GROS FOUTOIR !

madmax

Pour ce qui nous concerne avec CosmoFiction, les années 80 ont fait péter la planète dans un nombre incroyable de post-nukes de séries B et Z, souvent italiennes, parfois très réussies mais souvent très mauvaises. Et c’est MAD MAX, le film de SF punk australien de George Miller qui annonce la couleur d’un futur ultra-violent où seuls les plus forts et les plus brutaux prennent le dessus. Un mouvement madcinématographique qui coïncide avec la seconde vague punk (si l’on considère bien entendu que la première vague datant de la fin des années 60 aux États-Unis, et décrite par les historiens du rock n’en est pas vraiment une). Un cinéma mettant en avant la violence urbaine avec LES GUERRIERS DE LA NUIT (1979, The Warriors), CLASS 84 (1982), mais surtout, NEW-YORK 1997 (1981, Escape from New-York), un film de John Carpenter, prônant un État-Policier futuriste et qui sera une source d’inspiration inépuisable pour le cinéma bis post-nuke italien mélangé à l’univers de MAD MAX (1979) et aux grands espaces dévastés de MAD MAX 2 (1981, The Road Warrior). Ce deuxième volet cristallisant par la même occasion une forme nouvelle de road-movie futuriste :

mad1Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et le chaos règne sur le monde. Après avoir vu sa famille et son collègue massacrés par une bande de motards, Max Rockatansky, un ancien policier de la route, vit désormais en marge, sillonnant les routes de ce pays livré à la violence et à la loi du plus fort au volant de son bolide, l’Interceptor…

Mais avant de commencer ma longue série de titres de nanars italiens copiés sur le second volet de MAD MAX, j’indiquerai un très bon post-nuke néo-zélandais : LE CAMION DE LA MORT (1981, Warlords of the 21st Century) d’Harley Cokeliss.

Après l’ère du pétrole, les nations ont fait faillite, les gouvernements sont tombés, un nouvel âge sans loi s’est établi. Fuyant les villes, les populations ont créé dans les campagnes des communautés qui vivent en circuit fermé, retranchées derrière les fortifications qu’elles ont érigées pour se protéger des pillards. Mais leurs palissades sont inefficaces face à la puissance du camion blindé de Straker, l’homme qui s’est taillé un empire basé sur la violence et la cruauté. Face à Straker va bientôt se dresser un mystérieux personnage en armure. Il s’appelle Hunter, c’est un ex-commando qui vit retiré du monde et se déplace à moto…

warlords

La firme américaine Empire Pictures, alors en concurrence avec un flot de sorties de post-nukes italiens que je citerai la fois suivante, en profite pour sortir METALSTORM, LA TEMPÊTE D’ACIER (1983, Metalstorm : the destruction of Jared-Syn) de Charles Band :

Après un cataclysme, Dogen, est un « ranger », chargé de maintenir l’ordre dans les territoires les plus hostiles où s’agitent des tribus de mutants guidés par un comploteur du nom de Jared-Syn. Ce dernier, secondé par son fils Baal, a pour ambition de se faire élire chef des tribus, ce qui l’aidera à contrôler le cristal du pouvoir de Seth…

Du lourd ! Et autrement dit, un gros mélange d’heroïc-fantasy à la KRULL (1983) mais dans un monde post-apocalyptique à la MAD MAX 2.

metalstorm

Au Canada, Clive A. Smith tourne le film d’animation-rock-musical ROCK & RULE (1982), un peu sur la lancée du SF-rock du récent MÉTAL HURLANT (1981) de Gerald Potterton.

rock-rule-posterDans un futur apocalyptique, les animaux ont remplacé les humains, ces derniers ayant disparu, dont ils ont maintenant toutes les caractéristiques. La gracieuse Angel, membre d’un groupe punk rock sans succès, est enlevée par l’horrible Mok, une superstar au statut de mythe. Mok a l’intention d’utiliser la voix d’Angel pour ouvrir les portes d’une autre dimension. Omar, l’ami d’Angel, ainsi que Stretch et Dizzy, les deux autres musiciens du groupe, partent à la recherche de leur amie…

Toujours dans le film d’animation post-apocalyptique, mais en nettement plus poétique et moins punk, l’ancien élève de Paul Grimault, Jean-François Laguionie sort GWEN, LE LIVRE DES SABLES en 1984 en France.

Une jeune fille, Gwen, a été adoptée par une tribu de nomades, dans un monde post-apocalyptique envahi par le sable. Dans ce désert, où ne subsistent que de rares animaux, une autruche, une gerboise ou un scorpion, une entité inconnue déverse parfois des flots d’objets, reproductions gigantesques de produits banals de notre monde (valises, téléphones, horloges…). Quand le jeune garçon avec lequel Gwen s’est liée d’amitié est enlevé par l’entité, Gwen part avec Roseline, une vieille dame, à sa recherche. Elle va rencontrer d’autres humains vivant dans les restes d’une civilisation éteinte…

traquésMais revenons en Australie avec LES TRAQUÉS DE L’AN 2000 (1982, Turkey Shoot) de Brian Trenchard-Smith, parce qu’il n’y a pas que MAD MAX en Australie… Y’a aussi des kangourous ! Ce film d’anticipation de Trenchard-Smith ne définit pas vraiment de monde post-apocalyptique, bien que son intrigue se déroule dans un monde futuriste quelque peu dévasté et désocialisé, mais avec un rapport évident au monde de demain présenté dans SOLEIL VERT (1973, Soylent Green) de Richard Fleischer.

Dans un futur proche, sous un régime totalitaire, la chasse aux « déviants » est ouverte. Que vous soyez à peine soupçonné de prostitution, ou bien que vous vous exprimiez un peu trop librement, vous aurez droit au camp de rééducation. Au programme de l’établissement : séances de torture, gardiens sadiques jusqu’à une organisation de chasse à l’homme…

En 1986, Brian Trenchard-Smith a tourné un autre film d’anticipation assez New Wave où dans un futur proche, l’économie s’est effondrée et les vagues de criminalité sont devenues massives avec DEAD-END DRIVE-IN, sorti à l’époque en VHS sous le titre LE DRIVE-IN DE L’ENFER.

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

mad-max

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INDEX DE COSMOFICTION

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (3e partie)

Comment ? Vous avez loupé la première et la seconde partie du grand dossier sur le post-apocalyptique des années 80 ? Bon, rattrapez-moi vite ce retard parce que j’entends déjà Trapard hurler haut et fort :

ÇA VA BARDER ET BOMBARDER !

dernier

En 1984, le cinéma d’anticipation post-apocalyptique va plus loin encore avec DEF-CON 4 aka DÉFENSE CONDITION 4 de Paul Donovan, Digby Cook et Tony Randel.

Tandis que les astronautes de la station orbitale Nemesis orbitent autour de la Terre, la troisième guerre mondiale éclate dans un holocauste de fureur nucléaire. Des mois plus tard, le vaisseau spatial est forcé de rentrer sur Terre où il s’écrase. Sur cette pauvre planète ravagée par les radiations, l’équipage ne trouve que le désespoir, la maladie et le cannibalisme. Lorsqu’ils sont capturés par un groupe de survivants sadiques, les astronautes vont devoir livrer une bataille contre le temps, la contamination et l’annihilation nucléaire totale…

Et c’est au beau milieu de ce « No Future » post-apocalyptique que se situera la suite de cet article.

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Voici une apocalypse un peu différente pour changer avec LA NUIT DE LA COMÈTE (1984, Night of the Comet) de Thom Eberhardt, bien qu’on soit finalement à la limite du film de zombies que j’aurais night2pu inclure dans mon dossier précédent publié sur CosmoFiction. Mais LA NUIT DE LA COMÈTE possède un certain charme post-apocalyptique avec ses rues rougeoyantes et radiocatives qui m’a laissé tenter de l’ajouter ici.

Une première fois, la comète fit son apparition et les dinosaures disparurent. Soixante millions d’années plus tard, son retour est annoncé : elle doit frôler la Terre. Alors que les scientifiques s’interrogent sur les dangers de l’astre, deux sœurs, Regina et Samatha, semblent plus préoccupées de s’amuser. Elles sont cependant les deux survivantes du plus terrible cataclysme de l’humanité. Alors qu’elles pensent être les seuls humains encore en vie, elles vont devoir lutter contre des zombies cannibales…

dernier2Le cinéaste néo-zélandais Geoff Murphy réalise en 1985 une série B assez culte, LE DERNIER SURVIVANT (The Quiet Earth).

Un matin, un homme, Zac Hobson, se réveille dans un hôpital. Il semble être le dernier humain sur la Terre. Après l’angoisse vient l’ivresse du pouvoir sur toute chose. Zac s’installe dans une magnifique villa. Mais peu de temps après, il s’inquiète à nouveau. Le programme gouvernemental auquel il participait aurait-il mal tourné ? Alors qu’il tente de comprendre ce qui a pu se passer, il rencontre Joanne et Api, deux autres survivants. Tous trois s’aperçoivent qu’ils étaient sur le point de mourir avant la catastrophe. Zac se suicidait, Joanne s’électrocutait tandis qu’Api recevait un coup de couteau mortel…

Un peu dans la logique du DERNIER COMBAT de Luc Besson et entièrement muet aussi, le cinéaste néerlandais Rob Van Eyck réalise THE AFTERMATH (1985).

Un homme a vécu toute sa vie dans un abri antiatomique pendant qu’une guerre nucléaire sévissait dehors. Lorsque adulte, la porte s’ouvre, il sort et découvre que les autres survivants n’ont pas grandi comme lui…

Vingt années plus tard, Rob Van Eyck tournera une sorte de suite déjantée à son film, THE AFTERMATH 2 (2005).

Un teen-movie américain, APPEL D’URGENCE (1988, Miracle Mile) de Steve De Jarnatt :

Après 30 ans de vaines recherches, Harry a finalement rencontré la fille de ses rêves. Malheureusement, avant que les deux aient la chance de pouvoir se rencontrer, Harry intercepte quelques nouvelles qui font froid dans le dos : la Troisième Guerre mondiale a débuté et des missiles nucléaires vont détruire Los Angeles dans moins d’une heure ! Canular ou indéniable vérité, Harry se précipite dans les rues de la ville, se frayant un chemin parmi la foule en colère et terrifiée, à la recherche de Julie, la personne avec qui il veut passer les derniers moments de sa vie…

Le_Big_BangPetite touche d’humour enfin avec un film pornographique devenu culte pour son univers surréaliste et post-apocalyptique : CAFÉ FLESH (1982) de Rinse Dream. Deux suites seront réalisées à la suite de ce succès mais que je trouve nettement moins originales.

Après l’apocalypse nucléaire, l’humanité est partagée en deux groupes : les « positifs » qui ont conservé la faculté de faire l’amour et la grande majorité des « négatifs » qui sont devenus impuissants. Pour accéder à un succédané de plaisir, ces derniers n’ont plus d’alternative que de regarder les « positifs » se donner en spectacle sur des scènes de théâtre telles que celle du Café Flesh…

Et une petite dernière avec LE BIG BANG (1982) du réalisateur de films d’animation belges et sexy, Picha.

La Troisième Guerre mondiale vient d’anéantir la plus grande partie de la planète. Russes et Américains sont apparemment les seuls survivants, contraints de se regrouper sur le même continent, l’USSSR. Mais un autre petit territoire a échappé au cataclysme. Uniquement peuplé de femmes, il se nomme Vaginia. Les deux univers s’affrontent bientôt avec férocité. Dieu tente alors de mettre fin à cette lutte sans merci en confiant la mission à Fred, un éboueur du ciel…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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INDEX DE COSMOFICTION

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (2e partie)

Et alors qu’il vient à peine de nous présenter sa première partie sur le cinéma post-apocalyptique des 80′s, Trapard nous fait une révélation qui a l’effet d’une bombe :

VOUS NE LE SAVEZ PAS ENCORE MAIS NOUS SOMMES TOUS MORTS DANS LES ANNÉES 80 !

jour2

Conséquences directes de la Guerre Froide, le téléfilm de Nicholas Meyer, LE JOUR D’APRÈS (1983, The Day After) est la continuité brutale de LA BOMBE (1966) de Peter Watkins et va plus loin encore que le cultissime et angoissant WARGAMES (1983) vers le grand « Baboum » final : À Kansas City, alors que les radios et télévisions ne cessent de diffuser des communiqués alarmants sur la crise qui sévit en Allemagne, les citoyens vaquent à leurs occupations habituelles. Mais très vite, les pires craintes deviennent réalité. En réponse aux missiles envoyés par les USA, les Soviétiques jourlancent des bombes nucléaires sur l’Amérique. C’est alors l’horreur. Un gigantesque champignon éclaire le ciel, dévastant le pays en quelques minutes. Les quelques centaines de rescapés vont désormais devoir survivre face aux horribles conséquences de cette attaque…

jour3Un film patriotique et anxiogène qui rappelle évidemment les démarches médiatiques en forme de « couperet » qui existent dans un grand nombre de pays démocratiques et destinées à couper des élans économiques. Et personnellement, j’étais adolescent à cette époque et je me souviens que cette médiatisation était omniprésente même en Nouvelle-Calédonie et que par exemple, en tant que collégiens pour nous défouler et nous moquer de nos professeurs assez âgés, nous lancions des rumeurs selon lesquelles ces mêmes professeurs avaient fait fabriquer des abris anti-atomiques sous leurs villas. C’était dans l’air du temps. Et depuis les années 90 et la chute du communisme, le cinéma d’horreur ou de SF étant totalement détaché de toutes ces connotations politiques et sociales envahissantes, a énormément perdu de son impact émotionnel et anxiogène, tentant souvent de récupérer l’angoisse par le biais du viscéral de manière primaire et frontale. Ce qui fonctionne évidemment beaucoup moins. Ou alors, on se recrée une image gouvernementale à la 1984 depuis MATRIX & Co…

Extrait du téléfilm LE JOUR D’APRÈS :

http://www.dailymotion.com/video/x12g53r

D’ailleurs, histoire d’en rajouter une couche politico-apocalyptique résultant de la Guerre Froide au cinéma : voici les invasions soviétiques avec L’AUBE ROUGE (1984, Red Dawn) de John Milius, dans lequel des centaines de parachutistes sous les ordres du colonel Ernesto Bella prennent d’assaut la ville de Calumet, au Colorado. Les Cubains alliés aux Soviétiques viennent de déclencher les hostilités contre les États-Unis…

aubeUn sujet comme L’AUBE ROUGE sous-entend tous les polars musclés américains des années 70-80 traitant du terrorisme urbain et anti-capitaliste, et il est aussi une vision moderne et plus frontale de tous les films d’attaques extraterrestres des 50′s débarqués de « La planète Rouge », LE JOUR D’APRÈS et L’AUBE ROUGE ressemblant à des remakes modernes de LA GUERRE DES MONDES (1954).

Et sur la même logique que LE JOUR D’APRÈS, bien qu’il s’agisse cette fois du conflit iranien dans une production anglo-américano-australienne réalisée par Mick Jackson, il y a THREADS (1984).
La jeune Ruth Beckett et son fiancé, Jimmy, s’établissent à Sheffield en Angleterre tout en attendant leur premier enfant. Pendant ce temps, les tensions au Moyen-Orient sont exacerbées lorsque l’Amérique intervient en Iran. Alors que les autorités britanniques tentent de ramener le calme dans le pays, le conflit ne tarde pas à se transformer en guerre nucléaire et le monde vit l’apocalypse. La terre est dévastée et réduite à néant. Dans ce paysage cauchemardesque l’humanité semble condamnée, et c’est l’ultime combat de Ruth dans ce futur post-nucléaire…

Puis le film canadien, LE DERNIER TESTAMENT (1983, Testament) de Lynne Littman.

Dans une petite ville isolée de Californie. Après un immense éclair dans le ciel, les habitants sont coupés du monde extérieur. Ils décident d’instaurer une sorte de Croix-Rouge mais le médecin leur avoue que d’importantes retombées radioactives sont à craindre. Les plus faibles tombent déjà comme des mouches et l’eau devient de plus en plus rare…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

Testament

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (1ère partie)

Délaissant ses zombies, Trapard nous revient, mais avec ses bombes nucléaires, ses pandémies et ses phénomènes naturels dévastateurs cette fois. « Repentez-vous car la fin du monde est proche ! » nous lance-t-il, les yeux exorbités ! Si après ce dossier en sept parties vous ne l’avez pas fait, il ne faudra pas lui en vouloir…

La fin de la Guerre Froide, la crise pétrolifère et monétaire, la Guerre du Liban, la Guerre Iran-Irak, les attentats en Ulster, Tchernobyl, les différents séismes en Algérie, au Mexique, en Colombie, en Arménie, les révoltes en Syrie et en Nouvelle-Calédonie, la Guerre du Golfe… On était tellement occupés, qu’on ne l’a pas vu péter.

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QU’IL ÉTAIT DOUX LE TEMPS DE LA GUERRE FROIDE OÙ NOUS FLÂNIONS GAIEMENT EN FAMILLES EN PARTANT À LA CUEILLETTE DES CHAMPIGNONS ATOMIQUES…

mad_max2À force de préparer l’Humain à une éventuelle bombe atomique dans les années 50 et 60 (relire l’article sur THIS IS NOT A TEST) et à force de jouer avec elle, elle finit inévitablement par péter. Mais existera-t-il une vie après l’explosion fatale ? C’est évidemment le cinéma de science-fiction qui cristallise le mieux le sujet et qui donne une réponse avec chaque post-nuke (ou films d’action post-nucléaires ou post-apocalyptiques). Et ce, depuis MAD MAX (1979), bien que dès les années 50 Roger Corman réalisait déjà DAY THE WORLD ENDED en 1955 et THE LAST WOMAN ON EARTH en 1960. La Grande-Bretagne proposait aussi en 1969, avec un sarcasme amusant, la comédie noire de Richard Lester L’ULTIME GARÇONNIÈRE (1969, The Bed-Sitting Room) dont l’intrigue se déroule à Londres « lors du troisième ou du quatrième anniversaire de la guerre nucléaire qui a duré deux minutes et 28 secondes, y compris la signature du traité de paix ». Trois (ou peut-être quatre) ans après l’holocauste nucléaire, les survivants errent au milieu des débris atomiques…

En France, DEMAIN LES MÔMES (1976) de Jean Pourtalé, et aux États-Unis LE SURVIVANT (1971, The Omega Man) avec Charlton Heston, qui est déjà le remake du film italien JE SUIS UNE LÉGENDE (1964, L’ultimo uomo della Terra), annonçaient déjà aussi un futur rose mais de la couleur d’un champignon atomique pour le premier et d’un post-holocauste bactériologique pour le second.

les-survivants-de-la-fin-du-monde_230256_9365Puis je citerai encore LES SURVIVANTS DE LA FIN DU MONDE (1977, Damnation Alley) qui proposait aussi un des futurs les plus incertains, avec quelques membres d’une base militaire californienne qui ont réchappé à la Troisième Guerre mondiale après que des bombes atomiques aient été lancées de l’URSS (WARGAMES avant l’heure). Les militaires se retrouvant sur une Terre ravagée et dont le cataclysme nucléaire a engendré de dangereuses mutations des éléments de la faune et de la flore (vous devez sûrement vous souvenir de la scène culte de slalom à moto entre des scorpions). Et dans NEW new_york_ne_rpond_plusYORK NE RÉPOND PLUS (1975, The Ultimate Warrior), après un cataclysme de type inconnu, les rares survivants vivent en bandes organisées dans des quartiers isolés et fortifiés et tentent désespérément de trouver de la nourriture. Alors qu’avec APOCALYPSE 2024 (1975, A Boy and his Dog) de L.Q. Jones, la Quatrième Guerre mondiale a eu lieu en 2007, après celle située entre 1948 et 1983, qualifiée de « Guerre Froide et Chaude » qui dura cinq jours et qui provoqua la destruction nucléaire de toute civilisation sur Terre. Et bien sûr LA PLANÈTE DES SINGES, et autres films de zombies ou de collision d’astéroïdes, n’étaient pas là pour annoncer des jours meilleurs. Bien évidemment ces films étaient la conséquence de la fameuse division politique américano-soviétique, et la liste des post-nukes antérieure aux années 80 ne s’arrête pas là (j’y ajouterai juste le film espagnol ÚLTIMO DESEO avec Paul Naschy datant de 1976, parce que j’aime bien ce film), mais il faut bien commencer notre série : celle des films du grand bombardement cinématographique dans les années 80.

LES_SURVIVANTS_DE_LA_FIN_DU_MONDE

Les années 70 se concluent avec QUINTET (1979) de Robert Altman.

Dans un futur post-apocalyptique, une nouvelle période glaciaire a recouvert la Terre de neige et de glace. La plupart de la flore et de la faune ont disparu et les chiens sauvages dévorent la chair des victimes qui jonchent les rues. Pour le divertissement, les survivants jouent à un jeu cruel dénommé « Quintet », une forme macabre de backgammon dans lequel les perdant y laissent leur vie. Dans ce milieu hostile, Essex, un vagabond, se bat pour venger la mort de son frère et de sa femme et gagner à cet ultime jeu…

malevilEt c’est peut-être là où on l’attendait le moins que le post-nuke a frappé en premier dans les 80′s : en France (dis-moi que j’ai raison Morbius!). Ceci avec MALEVIL (1981), le film français de Christian de Chalonge revenant sur des bases plus classiques du post-nuke européen des Seventies (et même Sixties comme le film italien, ECCE HOMO, LES SURVIVANTS de Bruno Gaburro de 1968) et justement adapté d’un roman de Robert Merle publié en 1972. Un film d’anticipation français interprété par du beau monde : Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant et Jacques Villeret.

Vivant avec leur famille dans un petit bourg campagnard du centre de la France nommé « Malevil », le maire, le pharmacien, des cultivateurs, commerçants, une vieille femme et un simple d’esprit se réunissent dans une grande cave viticole pour débattre d’un banal sujet administratif, un beau jour ensoleillé à la fin de l’été. Soudain, le petit poste de radio qu’écoute le benêt ne capte plus aucune fréquence. Quelques instants plus tard, une considérable explosion retentit ainsi qu’un violent et long éclair qu’ils aperçoivent sous la porte d’entrée. Le bruit, la chaleur intense, l’humidité qui suinte des murs les assomment tous. Sortant de leur léthargie, ils contemplent leur nouvel univers où rien ou presque ne subsiste. Dès lors, ils vont devoir aborder une nouvelle existence faite d’ isolationnisme et de violence…

La même année, nos Caro & Jeunet nationaux tourneront d’ailleurs un post-nuke très moderne, mais plus comique et allégorique avec LE BUNKER DE LA DERNIÈRE RAFALE (1981).

LeDernierCombat01Une équipe de militaires déjantés est confinée à l’intérieur d’un bunker. Lorsque l’un d’eux découvre un compteur qui défile à rebours, tous sont affolés. Que se passera-t-il à la fin du décompte ? C’est dans cette ambiance lourde de tension qu’ils sombreront tous peu à peu dans la plus profonde folie…

Toujours en 1981, Luc Besson lui-même tournera un court-métrage post-nucléaire L’AVANT-DERNIER, qu’il rallongera par la suite et qu’il sortira en salles en 1983, devenant le cultissime DERNIER COMBAT, un excellent film en noir et blanc, qui n’est pas sans rappeler l’univers futuriste anarchisant d’APOCALYPSE 2024 (1975) de L.Q. Jones.

Après une apocalypse nucléaire, les rares survivants devenus muets sont en majorité des hommes, les femmes ont pratiquement disparu. Ils semblent n’avoir qu’une seule obsession : s’entretuer ou asservir leur prochain…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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