Archives pour la catégorie Les Maîtres de l’Univers

MUSIQUE : LES MAÎTRES DE L’UNIVERS – Main Title / It’s All Mine

MUSIQUE : LES MAÎTRES DE L'UNIVERS - Main Title / It's All Mine dans CINÉMA 17012408441215263614794962Il arrive que de pitoyables navets bénéficient d’une superbe musique. C’est rare, mais c’est pourtant vrai… Me viennent tout de suite à l’esprit STAR CRASH (1978) dont la B.O. est tout de même du grand John Barry et, bien sûr, en ce qui nous intéresse ici, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (1987) dont la musique est signée Bill Conti. Pourquoi penser à ces deux films en particulier et pas d’autres ? Tout simplement parce qu’ils ont beau être de sacrés nanars, je les aime beaucoup, enfin, peut-être pas tant que ça pour LES MAÎTRES DE L’UNIVERS, mais surtout pour STAR CRASH dont je suis fan depuis de longues années… C’est dire combien je suis atteint…

Bill Conti, c’est entre autres la musique de L’ÉTOFFE DES HÉROS (1980) et le grandiose générique de la série TV NORD ET SUD (1985-1986). Mais quand on survole sa B.Ographie, si je puis m’exprimer ainsi, on constate que finalement peu de titres sont connus ou méritent d’être connus… Il y a bien les ROCKY, bien sûr, les KARATÉ KID. Il est évident que cet homme qui composait jusqu’à cinq bandes originales de films par an ne pouvait être un perfectionniste, le temps devait forcément lui manquer, pas les chèques par contre… Bill Conti fut pendant longtemps une formidable machine à écrire des B.O. peu soucieuse de la qualité (sa liste est impressionnante avec plus d’une centaine !). On nous précise qu’aujourd’hui notre homme ne travaille plus que pour des films médiocres ou pour la télévision. Il faut bien gagner sa vie, quoi…

« Pour le film LES MAÎTRES DE L’UNIVERS en 1987, il signe une partition symphonique épique très influencée par le style de John Williams, qui n’est pas sans rappeler les sonorités de SUPERMAN et de STAR WARS », nous dit Wikipédia, et l’on ne peut qu’être d’accord.

Avec son entrée fracassante, le Main Title des MAÎTRES DE L’UNIVERS ouvre le film d’une manière impressionnante. On s’attend à voir un gigantesque space opera ambitieux où règne la démesure. Mais non, nous sommes vite refroidi par la suite. Qu’importe, si peu de choses méritent d’être sauvées du film de Gary Goddard, sa B.O., elle, reste une valeur sûre, à une époque où Bill Conti savait composer…

- Morbius – (CosmoFiction)

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REPORTAGE : LES MAÎTRES DE L’UNIVERS, LE DESSIN ANIMÉ

Toujours dans l’émission 80 À L’HEURE sur M6, un reportage sur LES MAÎTRES DE L’UNIVERS, le dessin animé !

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(CosmoFiction)

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LA BANDE-ANNONCE : LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (1987)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou tout simplement pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : LES MAÎTRES DE L'UNIVERS (1987) dans CINÉMA 16081709021615263614434056En 1987, la Cannon nous sort sa version live des MAÎTRES DE L’UNIVERS, un film réalisé par Gary Goddard. La production se veut plutôt ambitieuse, et l’on trouve dans les rôles principaux Dolph Lundgren (qui ne parviendra jamais à se tailler un nom comme Schwarzy ou Stallone), Frank Langella (qui préférera se cacher derrière le masque de Skeletor) et quelques acteurs insignifiants, dont Robert Duncan McNeill qui incarnera plus tard Tom Paris dans la série télévisée STAR TREK : VOYAGER. La musique est confiée au talentueux Bill Conti.

Sympathique mais plutôt raté (les décors, le rythme, le jeu des acteurs et les dialogues laissent franchement à désirer), LES MAÎTRES DE L’UNIVERS s’apparente à une space opérette de luxe et sans âme. Espérons que le remake en cours sera d’un autre niveau…

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- Morbius – (CosmoFiction)

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DOLPH LUNDGREN ET « LES MAÎTRES DE L’UNIVERS »

mastersDolph Lundgren, qui incarne le personnage de Musclor (He-Man) dans le film LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (1987), déclare à propos de son rôle : « Le producteur m’a donné le scénario à lire en décembre 85, au moment de la sortie de ROCKY IV aux États-Unis. Au départ, je me suis demandé si j’allais accepter le rôle ou pas parce qu’il y avait des idées qui ne me plaisaient pas beaucoup dedans, et puis le personnage de He-Man était très différent de tout ce que j’avais fait jusque-là. C’était un personnage difficile dans l’absolu, ne serait-ce que parce qu’il s’agissait d’incarner un jouet très populaire auprès des enfants, avec tous les problèmes que cela impliquait. Je tenais à rester un acteur et à ne pas devenir l’incarnation d’un mythe. Vous vous rendez compte que j’ai fait des exercices spéciaux pendant huit mois pour développer ma musculature ? Pendant huit mois je me suis levé à sept heures tous les matins pour aller à l’entraînement ! »

(L’Écran Fantastique n°87 – décembre 1987) (CosmoFiction)

COSMOCRITIQUE : LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (1987)

COSMOCRITIQUE : LES MAÎTRES DE L'UNIVERS (1987) dans COSMOCRITIQUE 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

maitres1Durant les années 80, inutile de préciser que la (mauvaise) réputation de la Cannon précédait ses films… Autant dire que la sortie prochaine des MAÎTRES DE L’UNIVERS (Masters of the Universe, de Gary Goddard, 1987) en inquiétait plus d’un à l’époque, même si ce film s’annonçait comme l’un des plus ambitieux, si ce n’est LE plus ambitieux de toute l’histoire de la firme des fameux frères Menahem Golan et Yoram Globus. Je me souviens même de l’avis du vendeur de la boutique Mad Movies à Paris. Il m’avait confié que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS risquait d’être très bon, alors que le film n’était même pas encore à l’affiche et que j’achetais, fébrilement, un jeu de photos de cette production Cannon pour le futur fanzine CosmoFiction. Et c’est aujourd’hui, 26 ans plus tard, que je me demande comment j’ai pu, en 1988, aimer ce nanar colossal… Je l’ai revu il y a quelques années, et je n’arrive toujours pas à comprendre ce qui m’a pris de parler alors d’un « très bon film » !… J’ai donc décidé de publier les deux critiques, la négative d’Alain (que je rejoins aujourd’hui sans aucune hésitation !), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 1 d’avril 1988, et la mienne, positive, parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988 … au risque de passer pour un fou ! Ah non, je sais : j’ai dû définitivement perdre mon âme d’enfant… En tout cas, j’ai bien ri en me relisant.

L’histoire : « Aux confins des galaxies, la planète Eternia connait le joug du terrible Skeletor. Seul Musclor, guerrier d’une force et d’un courage exceptionnels, peut changer le cours des évènements et c’est de la planète Terre, où il se retrouve avec ses compagnons, que Musclor entreprend un combat titanesque contre Skeletor et les Forces des Ténèbres. Un combat dont l’enjeu est le sort de l’Univers. » (Wikipédia)

Annoncé en fanfare par les revues spécialisées en cinéma fantastique, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS version cinématographique n’est assurément pas le produit qu’on était en droit d’attendre. D’ailleurs, son impact n’a pas ébranlé les médias autres que spécialisés : pendant que les « maîtres de l’univers » (Musclor et Skeletor) débarquaient en France, tout le monde a préféré s’intéresser aux maîtres du monde (Reagan et Gorbatchev) qui se payaient une bonne bouffe à Washington.

maitres2Une campagne publicitaire fantôme, une affiche douteuse avec en sous-titre « Musclor » (!), deux lignes dans Première, etc. Ingratitude envers les vrais maîtres ? Eh bien non ! LES MAÎTRES DE L’UNIVERS a reçu l’accueil qu’il méritait, n’en déplaise à la riche (et pauvre à la fois) équipe technique du film. C’est triste à dire, mais la superproduction Cannon ne fait pas l’effet d’une bombe ! L’espoir aura d’ailleurs été de très courte durée : à peine le très beau sigle Cannon disparu au début du générique, les premières images du film annoncent l’échec : un prélude narré à la manière Dominique Paturel et un générique gauchement pompé sur celui de SUPERMAN. La suite du film n’arrange rien : un scénario qu’on connaît par cœur, des héros qu’on connaît encore mieux : le bon, ses acolytes, la belle, le gnome, tous chiants sauf Dolph Lundgren (Musclor) qui semble s’être prêté au jeu par pitié tant on le sent capable de mieux faire ; des scènes d’action lentes, parfois au ralenti, des décors flous et des effets spéciaux d’une médiocrité à renvoyer Richard Edlund (méconnaissable !) à l’école !

maitres3Tout le monde aura compris que je n’ai pas aimé LES MAÎTRES DE L’UNIVERS… mais ne prenez pas cela pour une poussée de fièvre personnelle et passagère car pour voir si je n’étais pas malade, en sortant de la salle qui projetait le film pour le deuxième jour d’exclusivité, j’ai observé les cinq autres spectateurs (!) qui avaient crus au pouvoir des MAÎTRES DE L’UNIVERS deux heures plus tôt, et permettez-moi de vous dire que le mécontentement était général. En fait, pour achever l’œuvre, on peut dire que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS est une bonne petite pub pour les jouets du même nom et que si certains, en voulant voir le dernier Walt Disney, se trompaient de salle et tombaient dans celle qui projette les aventures de Musclor, ils pourraient vraiment se croire devant le dernier film de la maison Disney !

- Alain -

Diable ! Suis-je devenu fou, ou n’est-ce qu’une crise passagère ? GRAVE : je suis allé voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS. PIRE : je lui ai mis un « très bon » en cotation ! Mon sort est réglé : je vais être la risée de la rédaction et des lecteurs ; on va me rouer de coups, me renier, m’oublier. Vais-je pouvoir me faire entendre auprès d’Alain ? Yan va-t-il continuer à m’accepter en tant que rédac-chef ? Quant à Paul-Étienne, encore traumatisé par la bande-annonce des MAÎTRES DE L’UNIVERS, sera-t-il toujours présent dans la rédaction du numéo trois ?… Mais mon inquiétude est-elle réellement justifiée ? Ou n’est-ce pas plutôt de votre côté, mes bons Scifiles, que l’on devrait s’interroger ?…

maitres4On a dit (et on nous l’a assez rabâché !) que pour aimer LES MAÎTRES DE L’UNIVERS il fallait « avoir gardé son âme d’enfant ». Je peux donc soupirer : j’ai vingt-deux ans, et « elle » est toujours en vie ! D’autres, plus jeunes, l’ont apparemment perdue… à jamais ? Non. Je ne pense pas. Ils l’auront tout simplement laissée à l’entrée de la salle de cinéma ; car malgré ses faiblesses (et il en compte !), le film de Gary Goddard n’est pas le mutant difforme et pustuleux créé par la Cannon que l’on a voulu nous faire croire – et que l’on montre du doigt avec une réaction de retrait. C’est un divertissement de luxe, une superproduction où s’entrechoquent deux genres – space opera et heroic fantasy – qui évoquent, de par leur nom déjà, l’envergure des MAÎTRES DE L’UNIVERS.

À film grandiose, décors grandioses : le palais de Skeletor représente à lui seul un travail considérable. Le résultat est sur l’écran : tout un art et une architecture ont été inventés pour Grayskull. L’ensemble est d’une beauté surprenante. L’arrivée théâtrale de Skeletor dans la grande salle du palais est un moment de pur plaisir, la musique de Bill Conti épousant la marche élancée de l’ennemi juré de Musclor. Frank Langella, l’inoubliable Dracula de John Badham, est époustouflant dans son interprétation du « Grand Méchant ». Il donne au corps de celui-ci toute une noblesse et une puissance qui l’élèvent au rang du « plus-beau-méchant » après Dark Vador lui-même ! Son costume est une grande réussite, sans parler de son maquillage.

maitres5Parmi les temps forts du film, on notera : le tunnel créé par la clef cosmique de Gwildor, déformant les statues imposantes du palais de Grayskull ; les armées de Skeletor, accompagnées de nacelles, déambulant dans les rues d’une ville américaine du XXème siècle ; les combats dans une boutique de la ville ; les combats aériens sur disques flottants, une trouvaille originale ! Dolph Lundgren, pour sa part, s’avère incarner un Musclor convaincant. Seule, Malicia reste irritante tout au long du film ; elle est une véritable caricature de la Méchante-bête-et-cruelle.

Bref, je suis venu voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS et j’en ai eu pour mon argent. Je n’hésiterai pas à le revoir lors de sa sortie vidéo. Et, par pitié, que l’on ne salisse pas la musique de Bill Conti ou je fais un malheur ! Achetez-la, écoutez-la, puis jugez.

Ouf ! J’en ai fini avec LES MAÎTRES DE L’UNIVERS ! Mon Dieu ! Tout ça d’écrit ?! »

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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INSTANTANÉ : LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (1987)

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