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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : CŒLACANTHE MUTANT

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

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Tout pourrait bien se passer dans le petit village de Noyo, en Californie, où les pêcheurs ne demandent pas mieux que d’aller faire leur boulot tranquille, prendre ensuite leur bière et finir leur journée en tabassant l’Indien du coin pour s’amuser. Mais voilà, une compagnie scientifique basée non loin en a décidé autrement. Non pas en apportant une graine d’intelligence aux péquenauds de Noyo, mais en s’essayant à faire des expériences sur les saumons. En effet, celle-ci tente d’accélérer leur croissance par des manipulations génétiques… Et ça marche !

16061306325415263614306490 dans HORREURCependant il y a un hic, car même en dehors des ivrognes de Noyo les scientifiques peuvent connaître un hic, surtout quand il n’y a pas la trace d’un seul écolo dans le coin. Les jolis saumons génétiquement modifiés parviennent à s’échapper de leur aquarium pour rejoindre la nature… Où ? Quand ? Comment ? Par qui ? Par quoi ? Pour qui ? Pourquoi ? N’en demandez pas tant au pauvre scénario de Frederick James.

Et ce qui devait arriver arriva : nos saumons mutants se font bouffer par des… cœlacanthes ! On ouvre tout de suite la minute cosmosciences : 

« Les cœlacanthes (Coelacanthiformes) forment un ordre de poisson crossoptérygiens. Il en existe de nombreux fossiles et deux espèces vivantes connues du genre Latimeria, Latimeria chalumnae et le cœlacanthe indonésien. Ils n’ont que peu évolué morphologiquement depuis 350 Ma et ressemblent aux ancêtres aquatiques des vertébrés terrestres. Ils possèdent une poche de gaz avec des parois épaisses qui est le vestige d’un poumon ancestral utilisé lorsqu’ils vivaient non pas dans les grands fonds, mais en surface, tant dans les eaux marines que douces. Cette caractéristique, ainsi que la forme et le mouvement de ses nageoires l’ont souvent vu qualifier — à tort — de « fossile vivant », il est à noter que les appellations plus techniques de forme panchronique ou forme traditionnelle sont tout aussi fautives.

Les espèces encore existantes de ces poissons sont menacées d’extinction. Le premier cœlacanthe (Latimeria chalumnae) a été pêché le long de la côte est-africaine en 1938. Le groupe le plus important — environ 300 individus — vit seulement aux Comores. » (Wikipédia)

On referme à présent la minute cosmosciences.

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Alors, reprenons : nos saumons génétiquement modifiés ont été avalés par des cœlacanthes qui traînaient dans le coin. Que va-t-il se passer d’après vous ?

  1. Les cœlacanthes, écœurés, recrachent les saumons horriblement modifiés.
  2. Les saumons, écœurés, ressortent vite par le p’tit trou des cœlacanthes.
  3. Les cœlacanthes ont des problèmes de digestion et deviennent de gros mutants aquatiques.

Bon. Il me semble que vous avez déjà trouvé la réponse. Bien sûr, nos malheureux cœlacanthes sont à leur tour les pauvres victimes d’une mutation génétique, sauf que celle-ci va avoir des effets que nul scientifique n’aurait pu soupçonner. Ils vont grossir, grossir, grossir, prendre deux bras, deux jambes, une queue (ah non, pas celle que vous croyez), une grosse mâchoire pleine de dents pointues et une grosse tête avec un cerveau hypertrophié, mais c’est pas pour ça qu’ils sont moins c… que les ploucs de Noyo, malheureusement.

16061306371815263614306500 dans SCIENCE-FICTIONToute cette mutation pour aboutir à une sorte d’humanoïde (d’où le titre américain du film : Humanoids from the Deep), croisement raté entre la créature du Lac Noir et le mutant de Métaluna. Et quand on sait que Rob Bottin en est à l’origine, on préfère fermer les yeux et faire comme si on n’avait rien vu…

Et maintenant, que va-t-il se passer d’après vous ?

  1. Les cœlacanthes mutants vont aller immédiatement se plaindre à la SPA du coin.
  2. Les cœlacanthes mutants vont participer au tournage du prochain X-MEN. 
  3. Les cœlacanthes mutants vont se jeter bizarrement sur toutes les filles du village bizarrement dénudées

Je vois déjà la réponse que vous préférez et je vous rassure, c’est bien la première. Euh non, pardon, je voulais dire la troisième. Oui, nos cœlacanthes sont de gros pépères pervers qui se jettent sur les plus jolies jeunes femmes de Noyo (ils semblent d’ailleurs choisir soigneusement leurs 16061306402415263614306501victimes car ni la grand-mère du village ni la bonne grosse dame du coin ne passeront sous leurs écailles… étrange…). Et nos cœlacanthes mutants de les violer car ils veulent avoir une progéniture ! Assurer leur descendance, quoi. C’est prouvé par la scientifique de service. Très bien… Et c’est aussi prouvé par la dernière scène du film où je ne vous décris pas l’accouchement… 

Cette histoire tordue appartient au film LES MONSTRES DE LA MER (que vous pouvez voir en français ICI), réalisé en 1980 par Barbara Peeters pour le compte de Roger Corman. Et pour l’anecdote croustillante, Wikipédia nous dit : « Une fois le film terminé, le producteur Roger Corman estima que l’ensemble manquait de sexe et demanda à ce que de nouvelles scènes montrant les humanoïdes arrachant les vêtements des jeunes filles soient tournées. La réalisatrice refusa, protestant que ce serait des scènes de nu purement gratuites. Corman la renvoya et ces dernières furent tournées par Jimmy T. Murakami (non crédité au générique). »

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES VISITEURS

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

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Dans la famille des aliens reptiliens si chers à certains ufologues, je vous demande les Visiteurs de la série télévisée V (1983). Oui, souvenez-vous ! La belle Diana qui, sous ses airs charmants de vamp stellaire, cache en fait un horrible lézard friand d’innocents mammifères !

16051602563815263614229736 dans SCIENCE-FICTIONLes Visiteurs, ainsi appelés par la population terrienne, sont des extraterrestres reptiliens venus sur notre monde car « ils ont besoin de nous. Leur planète connaît de graves difficultés et seule la fabrication de certains composés chimiques peut les sauver. Ils sont venus sur Terre chercher les ingrédients nécessaires à la confection de ces produits. En échange de notre aide, ils nous promettent de nous faire partager leur technologie, leurs connaissances, et en particulier des remèdes au cancer » (Kenneth Johnson, créateur de la série V). En vérité, les Visiteurs sont venus dans un seul but : délester la Terre de son eau, leur monde étant à sec, et réduire la population terrienne à l’esclavage afin de la stocker comme source de nourriture… Terrible destin pour la race humaine…

Les Visiteurs apparaissent sous une forme humaine aux yeux des Terriens, vêtus d’uniformes rouges et portant parfois un casque. Ils cachent en fait leur apparence reptilienne verdâtre sous une enveloppe charnelle. Friands de rongeurs, en particulier de souris et de rats, ils possèdent la particularité d’ouvrir une gigantesque mâchoire avant de gober leur proie.

16051602583215263614229737 dans SÉRIE TÉLÉVISÉEKenneth Johnson déclare à propos des Visiteurs : « Ils nous ressemblent, même s’ils ne parlent pas tout à fait comme nous. Leur voix est un peu particulière. Je ne sais pas encore vraiment en quoi elle diffère de la nôtre, je n’ai pas vraiment eu le temps de creuser la question, mais il est évident qu’ils n’ont pas la même voix que nous : c’est suffisamment évident pour que l’on sache, dès qu’ils ouvrent la bouche, que les extraterrestres ne sont pas des nôtres. Un peu comme les Allemands en France. »

Dans la série V des années 1980 les Visiteurs possédaient une apparence humaine qui leur permettait d’obtenir les innombrables expressions faciales propres à l’homme ou la femme. Cependant, dans la réalité, il est évident que cela s’avérerait totalement impossible. Ben oui, quoi, y a pas de lézard.

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : PINHEAD

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

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C’est forcément la folie Rubik’s Cube des années 80 qui a inspiré Clive Barker… forcément…

Certainement agacé par ce jeu dont il ne parvenait pas à comprendre la logique et dont il se lamentait à longueur de temps, notre bon vieux Clive a un jour piqué une telle colère qu’il a éclaté son Cube de 16021307314715263613970605 dans HellraiserRubik contre un mur. Et c’est là où il a hurlé, la bave aux lèvres et les yeux exorbités : « JE VAIS PRENDRE MA REVANCHE ! » Son cerveau de romancier de l’effroi a fait le reste. Ainsi fut créé le Cube de Lament, bien moins coloré que le Rubik’s Cube et surtout plus facile à manipuler, mais bien plus redoutable une fois que l’on a accompli la bonne combinaison qui donne accès au monde des Cénobites, là où se cache Pinhead…

Pinhead, de la série cinématographique HELLRAISER, débuté en 1987 avec HELLRAISER : LE PACTE (de Clive Barker), fut d’abord un être humain avant de devenir l’immonde Cénobite surnommé « Lead Cenobite » (« L’Ange de la Souffrance » ou « Le Prince Noir de la Douleur »). En effet, il s’agissait au départ du capitaine Elliott Spencer, explorateur et vétéran de l’armée britannique fort apprécié, né en 1893 et mort en 1930. Mais après les horreurs de la Première Guerre mondiale, Elliott Spencer s’avère traumatisé et dégoûté par la race humaine.

C’est la découverte d’un objet étrange, le Cube de Lament (« The Lament Configuration »), qui va entraîner la métamorphose totale du capitaine en Pinhead. Ce cube, véritable puzzle démoniaque, va lui ouvrir une porte entre notre monde et celui des Cénobites, des créatures infernales. Dès lors, Elliott Spencer perdra définitivement son âme et tout souvenir de sa vie antérieure pour devenir Pinhead, une créature entièrement dévouée au culte du sado-masochisme. Son visage quadrillé sera recouvert d’épingles (« Pinhead » signifiant « Tête d’épingle ») et Pinhead portera désormais une robe de cuir noir.

16021307360015263613970606 dans HORREURDevenu le chef des Cénobites, Pinhead est guidé dans ses actes par le cube. Il s’exprime d’une voix déshumanisée, peut lacérer les chairs de ses victimes à l’aide de crochets et transformer ses proies en Cénobites.

Pinhead est incarné au cinéma par Doug Bradley.

Clive Barker , écrivain et cinéaste à l’origine des Cénobites de HELLRAISER, déclare à propos de ses créatures infernales : « Les Cénobites sont les créatures de l’autre monde. Ce sont des êtres sans âge, passés maîtres dans l’art des plaisirs raffinés, et ils ont poussé à son paroxysme celui qui consiste à déchiqueter leur propre corps pour le reconstituer de toutes sortes de façons à l’aide de crochets et autres systèmes. C’est une forme d’esthétique, après tout… Ils sont donc tous différents : il y en a un, le chef, qui a des clous dans le crâne, un autre, que nous avons baptisé Pauvre Diable, n’a pas d’yeux, mais la bouche maintenue grande ouverte par du fil de fer. Il y a une femelle avec une plaie béante dans le cou qu’elle ouvre en permanence à l’aide de fil de fer, encore… »

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : AUDREY II

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Si vous aimez les plantes, si vous êtes végétarien, Audrey II devrait vous plaire. Sauf qu’attention, dans son cas ce n’est pas vous qui mangez la plante mais la plante qui vous mange… Rassurez-vous, on ne trouve plus du tout Audrey II en vente depuis bien longtemps. Une plante carnivore cette Audrey II ? Oui ! Et elle est même le résultat mutant inattendu d’une éclipse !

15122708105115263613856237 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINEAudrey II est la vedette du film de Frank Oz : LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS (1986). Il s’agit de l’adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway Little Shop of Horrors dont la première fut jouée en 1982. Mais cette comédie musicale s’inspire elle-même du film de Roger Corman réalisé en 1960 et intitulé également LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS.

L’histoire du film de Frank Oz est la suivante :

« Seymour Krelborn travaille chez un petit fleuriste de quartier, et est secrètement amoureux de sa collègue Audrey. Son patron, désespérant de l’absence de clients dans le magasin, annonce qu’il va devoir mettre la clef sous la porte. Seymour propose alors de mettre en vitrine une plante inconnue qu’il avait trouvée le jour d’une éclipse. Intrigués par l’aspect étrange de la plante, les clients affluent. Il s’avère cependant que la plante a besoin de sang humain, et Seymour éprouve chaque jour – au fur et à mesure qu’elle grandit – plus de mal à la nourrir. » (Wikipédia)

15122708120015263613856238 dans SCIENCE-FICTIONAudrey II, baptisée de la sorte par Seymour Krelborn en hommage à sa petite amie, va très vite grandir grâce aux rations de sang que lui apporte régulièrement Seymour. Toujours assoiffée et plutôt bavarde, notre plante mutante n’hésite pas à pousser la chansonnette, comme d’ailleurs tout le monde dans le film puisqu’il s’agit d’une comédie musicale. À la fois belle et monstrueuse dans son apparence, elle possède une si grande bouche à la dentition extraordinaire qu’elle en profitera pour croquer au passage quelques malheureux…

Audrey II représente une réussite complète en matière d’animatronique. D’une incroyable crédibilité, elle peut faire preuve de différentes expressions grâce à sa bouche parfaitement animée alors qu’elle ne possède pas d’yeux. Cet exploit est dû à Lyle Conway, Bran Ferren et Martin Gutteridge, qui furent d’ailleurs nominés aux Oscars des meilleurs effets spéciaux pour leur travail remarquable.

En ce qui concerne la voix d’Audrey II, elle est celle de Levi Stubbs dans la version originale. Frank Oz déclare : « Levi est excellent dans ce rôle… Je cherchais une voix qui ne soit pas seulement drôle : le personnage l’est déjà suffisamment comme ça. Il fait des choses assez amusantes pour qu’on n’en rajoute pas trop. Je voulais une vraie voix de Noir et une voix de la rue, tout en étant comique. C’est en cela que Levi était irremplaçable. En dehors du fait que c’est un chanteur remarquable. » Le doublage français est quant à lui assuré avec qualité par un certain Bernie Lyon.

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA MOUCHE

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Voilà ce que c’est de jouer avec la science, en particulier avec des téléporteurs, quand on n’a pas Scotty à ses côtés ! Dans un téléporteur, on ne fait pas rentrer n’importe qui, encore moins n’importe quoi. Il faut être clean, très clean ! Alors forcément, quand on ne s’est pas lavé depuis un p’tit bout de temps on y rentre avec une mouche. Et au moment de la téléportation, c’est la cata : la mouche fusionne avec l’être humain, ce qui donne Brundlemouche… On obtient alors une horrible mutation dégénérescente dont l’évolution ne peut être que dramatique…

mouche9C’était en 1986. Les spectateurs sortaient de la salle traumatisés par ce remake bien supérieur à l’original, encore secoués par cette vision cauchemardesque que leur avait infligée David Cronenberg, ce destin tragique d’un scientifique incarné par le formidable Jeff Goldblum. « J’ai fait mouche ! », s’écriait alors un Cronenberg ravi. On peut le comprendre.

L’histoire : Seth Brundle, un savant, vient d’inventer des machines qui vont révolutionner l’humanité : des téléporteurs. Au cours de l’une de ses expériences, il se téléporte lui-même sans s’être rendu compte de la présence d’une mouche dans la cabine de téléportation.  Il va alors connaître la fusion progressive et horrible d’un être humain et d’un insecte…

mouche8À l’époque, Rick Baker (HURLEMENTS, LE LOUP-GAROU DE LONDRES, MEN IN BLACK…) est d’abord envisagé pour les effets spéciaux de maquillage. Cependant il travaille sur plusieurs autres projets. C’est alors Chris Walas, grand spécialiste (LE RETOUR DU JEDI, ENEMY MINE, GREMLINS…), qui va s’occuper des effets spéciaux de maquillage, lesquels vont devoir montrer les sept phases de la lente et effrayante métamorphose de Seth Brundle. C’est dans son atelier de San Francisco, entouré d’une trentaine de personnes, que Walas va concevoir les impressionnants maquillages, mécanismes et autres effets particulièrement élaborés de LA MOUCHE. Jeff Goldblum devra « subir » cinq heures par jour de prothèses et maquillages. Cronenberg confie à propos de la métamorphose : « Pour moi, la transformation en mouche était une métaphore ; un transfert avec la vieillesse, le cancer, toutes les métamorphoses qui attendent un être humain, et c’était une façon de montrer les réactions du personnage devant ces métamorphoses. » Cronenberg précise : « Chris Walas et moi-même ne nous sommes pas inspirés du cinéma, mais de la nature. Nous voulions créer une entité nouvelle, un être issu de la fusion de deux espèces : Brundlemouche. »

Le résultat est impressionnant, à la fois dégoûtant et bouleversant car Jeff Goldblum incarne à la perfection cette descente aux enfers d’un sympathique scientifique auquel on s’était attaché.

Chris Walas obtiendra l’Oscar 1987 du Meilleur Maquillage (en compagnie de son associé, Stéphane Dupuis). Une récompense amplement méritée pour un chef-d’œuvre de la SF horrifique des 80′s.

- Morbius – (CosmoFiction)

Sources : L’Écran Fantastique n°74 et 76, Wikipédia

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA « CHOSE »

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thingBon, celle-là, inutile de vous dire qu’elle a marqué tous ceux qui l’ont vue… Marqué au sens propre (mais peut-on dire « propre » quand c’est aussi gore ?) comme au sens figuré (ou plutôt défiguré, ce serait plus juste).

L’histoire : « En plein cœur de l’Antarctique, une équipe de scientifiques découvre une créature gelée. Ramené à la vie, le monstre prend l’apparence de toutes formes organiques et décime un à un les membres de l’expédition. » (allocine.fr)

La Chose du remake de John Carpenter (THE THING, 1982) a totalement effacé le souvenir du classique hollywoodien de 1951, LA CHOSE D’UN AUTRE MONDE (qui s’inspire de la nouvelle de John W. Campbell : Who Goes There ?). Il faut dire qu’entre sa version grotesque issue du film de Christian Nyby (un extraterrestre d’origine végétale dont le métabolisme est comparé à celui d’une… carotte !) et le monstre composite de Rob Bottin, le choix est rapidement fait, désolé.

En effet, la Chose du Bottin s’avère d’un réalisme saisissant à une époque où le numérique balbutiait encore. Constituée des corps composites de ses victimes, le monstre alien s’arrache des entrailles des hommes de la base polaire, déchire les chairs, étire un long cou au faciès horrible, émet des sons à vous glacer le sang et s’échappe à l’aide de ses étranges pattes d’araignée, tout cela dans un impressionnant spectacle gore des plus traumatisants pour le spectateur pétrifié dans son fauteuil ! Impossible de savoir qui sera la prochaine victime ! Un membre de la base ou le cinéphile ? Chaque scientifique devient alors un suspect, la paranoïa s’installe dans ce huis-clos polaire, le fantasticophile jubile : ce film est dément !

Mais laissons à présent la parole à Rob Bottin, le papa de la Chose, qui nous raconte comment un beau jour de sa vie John Carpenter l’a contacté pour ce projet de remake et comment la Chose est sortie brusquement de son cerveau : 

thing2« Il m’a fait lire le script que j’ai trouvé excellent. L’histoire était très fidèle à la nouvelle, avec ce climat de paranoïa évoquant L’INVASION DES PROFANATEURS DE SÉPULTURES. Le seul problème concernait la nature même de « la chose ». Elle était la réplique plus ou moins exacte de l’un des stades de mutation du monstre d’ALIEN : sorte de gros cafard avec des pinces, s’attachant au crâne de ses victimes pour lire leur cerveau avant de reproduire leurs formes. J’ai fait part de mes restrictions à John qui m’a proposé alors de lui donner ma conception personnelle de « la Chose ». J’y ai réfléchi pendant quelques semaines, me référant même à une série de cauchemars. Ils sont devenus la base de la créature que l’on voit dans le film ! J’ai dit à John : le film s’appelle « la Chose », si les hommes se battent contre un cafard ou un termite, le public dira « le termite », « le monstre », mais pas « la Chose ». Ce terme sous-entend qu’on ne peut pas qualifier ou décrire la créature. « La Chose » en question vient de l’espace où elle a pu rencontrer des centaines de formes de vie différentes qu’elle a imitées. N’ayant par essence aucune forme, son apparence est un mélange de toutes les formes de vie extraterrestre qu’elle a ingérées. C’est donc l’essence de « la Chose » de se reformer en fonction du problème qu’elle affronte. Dans son catalogue de défenses, elle choisit la plus appropriée à l’attaque qu’elle subit. » (extrait de Starfix Hors-Série : 5 ans d’effets spéciaux – janvier 1988)

On le sait maintenant : la Chose est donc le résultat composite de deux monstres sacrés du Cinéma Fantastique et de Science-Fiction des années 80 : John Carpenter et Rob Bottin !

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : DARKNESS

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L’impressionnant Darkness du film LEGEND (1985) de Ridley Scott est un puissant démon qui désire s’emparer des licornes préservant la paix et l’harmonie dans un monde merveilleux. Ainsi, s’il y parvient, l’obscurité régnera pour l’éternité.

darknessVéritable représentation du Diable, Darkness, aux cornes démesurées, à la peau écarlate, aux sabots de bouc et à la voix caverneuse est magnifiquement interprété par Tim Curry. On doit la conception de Darkness aux talents de Rob Bottin.

« Inspiré du Joker, l’un des ennemis de Batman, Darkness est affublé, outre les prothèses, d’une paire de cornes en fibre de verre qui a posé des problèmes sans fin au moment du tournage. Refusant de porter un harnais pour les maintenir à leur place, Tim Curry devait veiller à les repousser en arrière de temps à autre » (Starfix Hors Série n°1 : 5 Ans d’Effets Spéciaux).

Rob Bottin déclare à propos de sa création, Darkness : « L’aspect de Darkness a évolué, sur une très longue durée. Nous avons hésité entre deux directions à suivre. Au départ il était prévu qu’il change de forme selon son humeur, en passant d’un très beau démon à une sorte de diable ou de bête malfaisante. Finalement Ridley a préféré qu’il n’ait qu’une seule apparence, celle d’un personnage attirant. Il voulait qu’il ait d’immenses cornes et un menton pointu ressemblant à celui de Joker, vous savez, l’ennemi de Batman. C’est moi néanmoins qui ai inventé la forme du crâne qui s’apparente à celui d’un taureau. Je lui ai également attribué des oreilles de bouc plutôt que des oreilles pointues traditionnelles de diables. »

Quant à Ridley Scott, celui-ci compare Darkness à une sorte de Minotaure :« Partie taureau, partie homme et partie bouc. C’est un satyre et un des personnages-clés. On voulait tracer une ligne précise et savoir de quel côté on allait le mettre, plus terrifiant, ou plus majestueux en vrai égal du Bien. En fait on a joué avec la ligne et le personnage change tout le temps, il va d’un côté à l’autre. »

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : MOLASAR

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forteresse

« En Roumanie en avril 1941, une troupe de soldats allemands prend possession d’une forteresse bien que son gardien les mette en garde sur une présence surnaturelle en son sein. 108 croix en nickel sont accrochées au mur. Les soldats, pensant qu’elles sont en argent, en détachent une et libèrent une créature qui chaque nuit tuera les soldats. Une garnison SS débarque en renfort, persuadée que les molasar3morts sont dues à des partisans. Le capitaine de la troupe fait appel à un professeur juif infirme, le docteur Cuza, pour résoudre l’énigme contre l’avis du chef SS, le major Kaempffer. Cuza pactise avec la créature qui lui redonne force et vigueur en échange de son aide. Pensant agir ainsi contre les troupes allemandes et aveuglé, il apporte son soutien au Mal de l’humanité. C’est alors qu’intervient un étranger… » (Wikipédia)

Radu Molasar, l’incarnation du mal absolu, du film culte (et trop rare) LA FORTERESSE NOIRE (The Keep, de Michael Mann, 1983), est une entité surnaturelle à la force prodigieuse qui prend progressivement forme au fur et à mesure de ses meurtres horribles.

Sa métamorphose continuelle passe par les stades suivants : sphère d’énergie pure, nuage où se dessinent des fibres nerveuses, squelette surmonté d’un cerveau, « écorché » et enfin colosse musclé à la peau bleue et aux yeux rougeoyants. Véritable vision de cauchemar, créature impressionnante à la voix qui vous glace le sang, Molasar est un des monstres les plus effrayants du cinéma fantastique, créature souvent qualifiée de « lovecraftienne. » Son apparence est l’oeuvre du célèbre dessinateur français Enki Bilal, lequel déclare à propos de sa participation au film : « Il y avait une créature au rôle essentiel dans le film. Les deux premiers stades de sa conception étaient déjà plus ou moins terminés. Le squelette était fait et, à partir de celui-ci, j’ai dessiné un corps. J’ai habillé le squelette en quelque sorte. Je lui ai donné des traits, des superstructures, etc… J’ai donc fait le stade final de cette créature, et tout s’est très bien passé. »

molasarCependant quelques petits changements ont été effectués sur la créature. Bilal s’explique : « Il y a eu des petits changements de détails, qui provenaient sans doute de l’aspect extrêmement abstrait, voire nébuleux, qu’avait Michael Mann de l’image du monstre dans sa tête. En effet, le monstre de The Keep n’est pas spectaculaire, au sens où il n’a pas de tentacules, etc… Ce n’est pas Alien. C’est un humanoïde, mais qui part de quelque chose de très inhumain. La difficulté résidait plutôt là. Michael Mann me donnait des impressions très vagues, que j’essayais de transcrire. Mais tout s’est déroulé très bien. C’était fabuleux de voir un petit crayonné prendre forme, exister en trois dimensions. »

Le maquilleur Nick Maley s’est chargé de la conception de la créature en fabriquant un costume hyper-sophistiqué. Les gros plans du visage de Molasar utilisent différents modèles de têtes animées, alors que lorsque la créature est vue en pieds il s’agit d’un acteur dans un costume, aux muscles artificiels actionnés grâce à un système de reliage perfectionné.

- Morbius – (CosmoFiction)

Autres Monstres de la Semaine :

Beholder chinois / Créature de Fyrine IV / Sinok / Asticot-géant-violeur de Morganthus / Martien glouton / Ver des sables d’Arrakis / Vermithrax Pejorative / Gremlins

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES GREMLINS

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

gremlin

Ces sortes de gargouilles infernales comptent parmi les stars monstrueuses des Eighties ! Impossible de les oublier ! Mais avant de devenir les célèbres héros des films de Joe Dante, GREMLINS (1984) et GREMLINS 2 (1990), les Gremlins étaient déjà connus en tant que créatures fantastiques. Voici ce que nous raconte la légende : 

« Les Gremlins sont des créatures imaginaires farceuses, de la taille d’un lutin et avec une prédilection pour la mécanique. Elles émanent d’une légende de l’aéronautique militaire, née en Grande-Bretagne durant la Seconde Guerre mondiale, et servant à justifier les incidents dont étaient victimes les pilotes de chasse de la RAF : les Gremlins étaient accusés de détériorer les voilures, de casser les moteurs, etc. Dans l’imaginaire de l’époque, le gremlin est farceur mais aussi protecteur : les pannes dont ils sont accusés ne sont jamais mortelles. Ils sont réputés s’attacher à un pilote ou un avion particulier, qu’ils prennent comme victimes de leurs farces répétées, mais veillent aussi à leur survie. Le personnage des Gremlins passe à la fiction romancée dans l’œuvre de l’écrivain Roald Dahl en 1943, puis plus tard au cinéma. » (Wikipédia)

gremlin2Dans le film GREMLINS, c’est un Mogwaï baptisé Gizmo (sorte d’ourson en peluche très mignon aux grandes oreilles) qui va involontairement donner naissance aux Gremlins. En effet, il faut savoir que si on adopte un Mogwaï, créature très affectueuse et ronronnante, on doit s’efforcer de respecter à la lettre des règles essentielles, à moins de courir à la catastrophe. Ainsi : ne pas l’exposer à la lumière (elle le tuerait), ne pas le mouiller et, surtout, ne pas le nourrir après minuit… Malheureusement, l’irréparable se produit au début du film lorsque Gizmo est accidentellement mouillé. Pris de convulsions, il libère d’autres Mogwaïs qui vont rapidement disparaître dans des cocons avant de se métamorphoser en Gremlins odieux, démoniaques et cruels. Ces créatures infernales, plus grandes que Gizmo, aux dents acérées et à la peau écailleuse, mettront sens dessus dessous une petite ville américaine, causant des meurtres et des scènes d’hystérie collective.

gremlin3Les Gremlins ont incontestablement marqué toute une génération de fantasticophiles, celle des années 1980. Superbement conçus et magnifiquement animés, leur bouille machiavélique et leur esprit tordu ont fait mourir de rire des milliers de spectateurs à travers leurs exploits se situant au-delà de toute morale ! Il faut savoir que ces petits monstres sont nés des cauchemars de Chris Colombus au cours de l’été 1981 : « Avant de m’endormir, j’entendais des souris courir sur le plancher. Mon bras pendant à quelques centimètres du sol, j’imaginais que les souris venaient me grignoter les doigts. De là m’est venue l’idée des Gremlins. » Cependant, la première version du film ne devait en rien ressembler à la seconde : les Gremlins auraient dû être des tueurs déchaînés ! Joe Dante déclare à ce sujet : « Tout ce qu’ils aimaient c’était dévorer ! Ils vous dévoraient les jambes et les doigts. Ils dévoraient le chien de Billy et tuaient sa mère, on voyait même sa tête dévaler les escaliers ! » Une idée qui sera finalement reprise dans la série de films CRITTERS…

GREMLINS IIConcernant l’extrême crédibilité des créatures, Joe Dante raconte comment il a filmé les Gremlins : « En utilisant  tous les trucs cinématographiques possibles ! Nous avons joué en particulier sur les mouvements de caméra : quand la caméra bouge, l’attention du spectateur est distraite et le caractère artificiel de la créature apparaît moins. Ca a été  un processus d’apprentissage. Le succès du film dépendait du réalisme des créatures. Nous avons donc été très exigeants au niveau des effets spéciaux. Les réactions des acteurs étaient également très importantes. Finalement, cela a fonctionné : les gens réagissent aux Gremlins comme s’il s’agissait de véritables animaux, que nous aurions été chercher dans un lointain pays et que nous aurions massacrés sur les plateaux de tournage ! »

Douze versions de Gizmo furent fabriquées afin de permettre un large éventail d’expressions à travers des masques très élaborés. Conçus par Chris Walas, les Gremlins mesuraient 60 cm et ils étaient contrôlés manuellement ou par des câbles, des baguettes et des signaux radio.

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : VERMITHRAX PEJORATIVE

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

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Il a été pendant longtemps le plus beau dragon du cinéma fantastique (il l’est encore aujourd’hui pour certains) et demeure toujours en 2015 une référence en la matière (ou en… dragonologie) : Vermithrax Pejorative (rien de péjoratif dans tout ça), la vraie vedette du film LE DRAGON DU LAC DE FEU (1981).

dragon8Vermithrax doit sa naissance à Hal Barwood et Matthew Robbins, deux hommes qui vont tout faire pour offrir au spectateur de l’époque le dragon le plus crédible et le plus impressionnant jamais vu à l’écran. Créature légendaire s’il en est, le dragon est ici la vedette du film, et quelle vedette ! Barwood et Robbins vont jusqu’à lui donner un nom latin :Vermithrax Pejorative (le ver maléfique de Troie) !

Le dragon du film sera conçu par David Bunnett et Phil Tippett des studios ILM de George Lucas, à partir des idées de Barwood et de Robbins qui auront pour l’occasion compulsé et étudié toutes les publications en rapport avec la créature fantastique. Le monstre se devait d’être très impressionnant et imposant, à tel point que lorsque Vermithrax déployait ses ailes, le public devait s’imaginer une envergure d’environ 27 mètres ! Et, plus que tout, Vermithrax devait être absolument crédible au risque de ridiculiser le film. Ainsi, 4 millions de dollars seront nécessaires pour sa conception, et notre dragon sera l’objet de toutes les attentions. Il est le résultat à l’écran des effets spéciaux les plus aboutis en matière d’effets optiques, d’animation en stop-motion, d’intervention de l’informatique, d’effets de maquillages et mécaniques de l’époque.  Plusieurs versions deVermithrax seront conçues en différentes tailles (de quelques centimètres à plusieurs mètres). Un modèle réduit situé sur un moteur spécial pourra même bouger 16 parties différentes du corps simultanément.

dragon10Danny Lee et son équipe fabriquent également une tête aux yeux et aux mâchoires articulées au bout d’un cou de 4,80 mètres de long (pour un poids de 2 tonnes !), une queue mobile de 6 mètres, une patte griffue et des ailes de 18 mètres d’envergure. La peau de Vermithrax sera en uréthane. L’ensemble sera conçu en deux mois seulement. Brian Johnson (COSMOS 1999, L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE…) supervisera les effets mécaniques d’une grande difficulté à coordonner car les pannes se succèdent et les mouvements du dragon s’avèrent plutôt saccadés. Dix personnes sont parfois nécessaires pour permettre à la créature de se mouvoir convenablement. Cependant ce travail de titan portera à la longue ses fruits et Vermithrax s’offrira alors son premier rôle à l’écran.

Hal Barwood déclare à propos du repaire du dragon : « C’est Elliot Scott qui a conçu le décor du repaire du dragon, occupant à lui seul deux plateaux ! Ce décor devait être soigneusement protégé contre les dangers du feu. En fait, les sapeurs-pompiers de la région étaient toujours présents. Peter McNicol a montré beaucoup de courage lorsqu’il a traversé les flammes et tout le reste ! »

Chaque apparition de Vermithrax est un moment sacré, et son regard diabolique est un défi au plus téméraire de ses adversaires. Après lui, plus jamais aucun dragon ne ressemblera à un « drôle de machin » au cinéma (sauf celui de WILLOW, mais là, c’est de la faute à un certain « apprenti sorcier »…).

- Morbius - (CosmoFiction)

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