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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA MOUCHE

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

mouche7

Voilà ce que c’est de jouer avec la science, en particulier avec des téléporteurs, quand on n’a pas Scotty à ses côtés ! Dans un téléporteur, on ne fait pas rentrer n’importe qui, encore moins n’importe quoi. Il faut être clean, très clean ! Alors forcément, quand on ne s’est pas lavé depuis un p’tit bout de temps on y rentre avec une mouche. Et au moment de la téléportation, c’est la cata : la mouche fusionne avec l’être humain, ce qui donne Brundlemouche… On obtient alors une horrible mutation dégénérescente dont l’évolution ne peut être que dramatique…

mouche9C’était en 1986. Les spectateurs sortaient de la salle traumatisés par ce remake bien supérieur à l’original, encore secoués par cette vision cauchemardesque que leur avait infligée David Cronenberg, ce destin tragique d’un scientifique incarné par le formidable Jeff Goldblum. « J’ai fait mouche ! », s’écriait alors un Cronenberg ravi. On peut le comprendre.

L’histoire : Seth Brundle, un savant, vient d’inventer des machines qui vont révolutionner l’humanité : des téléporteurs. Au cours de l’une de ses expériences, il se téléporte lui-même sans s’être rendu compte de la présence d’une mouche dans la cabine de téléportation.  Il va alors connaître la fusion progressive et horrible d’un être humain et d’un insecte…

mouche8À l’époque, Rick Baker (HURLEMENTS, LE LOUP-GAROU DE LONDRES, MEN IN BLACK…) est d’abord envisagé pour les effets spéciaux de maquillage. Cependant il travaille sur plusieurs autres projets. C’est alors Chris Walas, grand spécialiste (LE RETOUR DU JEDI, ENEMY MINE, GREMLINS…), qui va s’occuper des effets spéciaux de maquillage, lesquels vont devoir montrer les sept phases de la lente et effrayante métamorphose de Seth Brundle. C’est dans son atelier de San Francisco, entouré d’une trentaine de personnes, que Walas va concevoir les impressionnants maquillages, mécanismes et autres effets particulièrement élaborés de LA MOUCHE. Jeff Goldblum devra « subir » cinq heures par jour de prothèses et maquillages. Cronenberg confie à propos de la métamorphose : « Pour moi, la transformation en mouche était une métaphore ; un transfert avec la vieillesse, le cancer, toutes les métamorphoses qui attendent un être humain, et c’était une façon de montrer les réactions du personnage devant ces métamorphoses. » Cronenberg précise : « Chris Walas et moi-même ne nous sommes pas inspirés du cinéma, mais de la nature. Nous voulions créer une entité nouvelle, un être issu de la fusion de deux espèces : Brundlemouche. »

Le résultat est impressionnant, à la fois dégoûtant et bouleversant car Jeff Goldblum incarne à la perfection cette descente aux enfers d’un sympathique scientifique auquel on s’était attaché.

Chris Walas obtiendra l’Oscar 1987 du Meilleur Maquillage (en compagnie de son associé, Stéphane Dupuis). Une récompense amplement méritée pour un chef-d’œuvre de la SF horrifique des 80′s.

- Morbius – (CosmoFiction)

Sources : L’Écran Fantastique n°74 et 76, Wikipédia

Autres Monstres de la Semaine :

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COSMOFICHE : LA MOUCHE (1986)

mouche1LA MOUCHE (THE FLY)
Année : 1986
Réalisateur : David Cronenberg
Scénario : Charles Edward Pogue & David Cronenberg
Production : Stuart Cornfeld, Marc Boyman & Kip Ohman (Brooksfilms / Twentieth Century Fox)
Musique : Howard Shore
Effets spéciaux : Chris Walas, Louis Craig & Ted Ross
Pays : USA
Durée : 95 min
Interprètes : Jeff Goldblum, Geena Davis, John Getz, Joy Boushel, Les Carlson…

L’HISTOIRE
Seth Brundle, un savant, vient d’inventer des machines qui vont révolutionner l’humanité : des téléporteurs. Au cours de l’une de ses expériences, il se téléporte lui-même sans s’être rendu compte de la présence d’une mouche dans la cabine de téléportation.  Il va alors connaître la fusion progressive et horrible d’un être humain et d’un insecte…

MEL BROOKS À L’ORIGINE DU REMAKE
LA MOUCHE est le remake du célèbre classique des années 50 : LA MOUCHE NOIRE (The Fly, 1958, de Kurt Neumann), qui connaîtra plusieurs suites.

C’est en 1984 que le projet de remake de LA MOUCHE NOIRE prend forme grâce à la Twentieth Century Fox détentrice des droits du film. Mais il faut savoir que c’est Mel Brooks lui-même (LA FOLLE HISTOIRE DE L’ESPACE) qui va remuer ciel et terre pour faire aboutir ce fabuleux projet. Non seulement notre homme, plus connu dans les productions de films comiques, va s’investir grandement dans le développement du remake, mais en plus il va le financer grâce à sa société de production Brooksfilms (ELEPHANT MAN, FRANCES, LE DOCTEUR ET LES ASSASSINS…).

mouche2« THE FLY EST LE CÔTÉ HYDE DE MEL »
Le scénariste Charles E. Pogue (PSYCHOSE III) contacte en 1984 le producteur Stuart Cornfeld afin de lui présenter son projet de remake de LA MOUCHE NOIRE. Cornfeld, intéressé, prend alors une décision importante concernant le scénario :« Nous avions décidé qu’il serait beaucoup plus dérangeant, cauchemardesque, parce que le cœur du problème serait une métamorphose. » En outre, Cornfeld précise à propos de la participation de Mel Brooks : « Les gens ont commencé à s’imaginer, puisque Mel était sur le coup, que ce serait une parodie de film d’horreur. En fait, ils se trompaient du tout au tout : THE FLY est le côté Hyde de Mel et c’est véritablement un film d’horreur ! »

CRONENBERG ABANDONNE TOTAL RECALL POUR LA MOUCHE…
LA MOUCHE entre en chantier en janvier 1985, en Angleterre. Le premier réalisateur qui travaille sur le film quitte le projet en pleins préparatifs en raison d’un drame familial. David Cronenberg (SCANNERS, DEAD ZONE, VIDEODROME…) est alors choisi par Stuart Cornfeld. Le réalisateur commence par refuser. Il travaille déjà sur un autre film, n’aime pas les remakes et déteste mettre en scène les scénarios des autres. Bref, ce monsieur a visiblement du caractère ! Néanmoins Cronenberg va finir par accepter car son projet de tournage avec Dino de Laurentiis clapote (c’était une version cinématographique de la nouvelle de Philip K. Dick : We can DN02247remember it for you wholesale, autrement dit le fameux TOTAL RECALL !). Mais il exige que le scénario soit revu et corrigé, bien sûr. Cronenberg déclare : « En général, je n’apprécie pas les remakes. Mais le scénario de Charles E. Pogue offrait une authentique et passionnante relecturedu sujet. J’ai été frappé par la puissance de son imagerie, la minutie et la précision scientifique de son approche. Tous les effets horrifiants du film s’y trouvaient déjà. Mon apport de scénariste s’est limité aux dialogues et à la conception des personnages. »

JEFF GOLDBLUM FAIT L’UNANIMITÉ
Jeff Goldblum (L’INVASION DES PROFANATEURS, TRANSYLVANIA 6-5000, JURASSIC PARK, INDEPENDENCE DAY…) est choisi par David Cronenberg pour incarner le scientifique Seth Brundle. « Nous étions tous d’accord pour faire appel à lui » déclare le réalisateur. « Nous savions que Jeff était un acteur formidable, et je pensais que ce serait son grand rôle. C’était son premier rôle important dans la peau d’un personnage romantique, drôle et terrifiant à la fois. Il allait pouvoir donner le meilleur de lui-même. Il était très heureux que je le lui propose. Il m’a dit que c’était le meilleur rôle qu’on lui ait jamais offert et je crois que c’est vrai. »

mouche5LA MÉTAMORPHOSE, UNE MÉTAPHORE 
Rick Baker est d’abord envisagé pour les effets spéciaux de maquillage. Cependant il travaille sur plusieurs autres projets. C’est alors Chris Walas, grand spécialiste (LE RETOUR DU JEDI, ENEMY MINE, GREMLINS…), qui va s’occuper des effets spéciaux de maquillage, lesquels vont devoir montrer les sept phases de la lente et effrayante métamorphose de Seth Brundle. C’est dans son atelier de San Francisco, entouré d’une trentaine de personnes, que Walas va concevoir les impressionnants maquillages, mécanismes et autres effets particulièrement élaborés de LA MOUCHE. Jeff Goldblum devra « subir » cinq heures par jour de prothèses et maquillages. Cronenberg confie à propos de la métamorphose : « Pour moi, la transformation en mouche était une métaphore ; un transfert avec la vieillesse, le cancer, toutes les métamorphoses qui attendent un être humain, et c’était une façon de montrer les réactions du personnage devant ces métamorphoses. » Cronenberg précise : « Chris Walas et moi-même ne nous sommes pas inspirés du cinéma, mais de la nature. Nous voulions créer une entité nouvelle, un être issu de la fusion de deux espèces : Brundlemouche. »

UNE MUSIQUE QUI NE VOLE PAS LA VEDETTE AUX ACTEURS
Quant à la musique dramatique du film, elle est confiée à Howard Shore (LE SEIGNEUR DES ANNEAUX). « Je crois que les meilleures musiques de films sont comme celle-là » déclare David Cronenberg. « Vous avez l’impression de ne pas pouvoir l’écouter sans voir les images. Il n’y a pas de mélodie qui vient voler la vedette au film ; vous n’y pensez pas tout le temps. »

DE NOMBREUSES RÉCOMPENSES 
LA MOUCHE (dont le budget était de 15 millions de dollars) obtiendra un joli succès (inattendu) au box-office américain de 1986, devançant même ALIENS de James Cameron sorti la même mouche6année. Le film remportera l’Oscar 1987 du Meilleur Maquillage (décerné à Chris Walas et Stéphane Dupuis), il sera nominé au Prix Hugo du meilleur film de 1987 et recevra, en dehors de nombreuses autres récompenses, le prix spécial du jury au Festival international du film fantastique d’Avoriaz 1987.

David Cronenberg nous livre, avec LA MOUCHE, un formidable remake largement supérieur à l’original, un film de science-fiction horrifique à la fois bouleversant et effrayant, véritable réussite du cinéma de SF des années 80. Jeff Goldblum y excelle dans son rôle de scientifique passionné, et son horrible dégénérescence, lente agonie douloureuse, est une épreuve pour lui comme pour le spectateur, avec des scènes parfois très gores et à la vision dérangeante.

LA MOUCHE connaîtra une suite réalisée par Chris Walas lui-même en 1989.

À parier qu’un reboot ou remake du film de Cronenberg est déjà secrètement en préparation à Hollywood…

mouche4L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« Est-ce aller trop loin que d’y voir aujourd’hui une prémonition du Sida ? Cette transformation physique étonnante du personnage interprété par Jeff Goldblum doit beaucoup aux effets spéciaux de maquillage de Chris Walas. »(L’Encyclopédie de la Science-Fiction / Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff / éd. Jacques Grancher)

« À partir d’un certain temps, le film devient étonnamment touchant : la métamorphose graduelle de Seth en monstre est émouvante, grâce notamment à l’interprétation de Jeff Goldblum, à sa gestuelle disloquée, à son mélange de fébrilité et de mégalomanie. » (Les Films de Science-Fiction / Michel Chion / éd. de l’Étoile Cahiers du Cinéma)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : L’Écran Fantastique n°74 et 76, Wikipédia

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