Archives pour la catégorie HORREUR

AEROBIC KILLER (1986)

Quand Dave Altou vous parle d’un film qu’il n’a pas vu, c’est que forcément quelque chose a attiré son regard sur l’affiche. Je me demande bien quoi…

AEROBIC KILLER (1986) dans CINÉMA 1401180120431526361190845714011801265615263611908464 dans DAVE ALTOUAvant de commencer mon article, je dois vous avouer une chose : je n’ai jamais vu ce film !

Alors pourquoi vous en parler ? Eh bien parce que d’une, je fais ce que je veux à partir du moment ou le rédac’ chef ne me coupe pas la chique et que, de deux, en 86 (date de la sortie de ce joyau) j’avais 16 ans et qu’à cet âge, impossible de rester de marbre devant les courbes de la jeune actrice figurant sur l’affiche du film (que je trouve plutôt moche maintenant, comme quoi les goûts changent…).

De plus, j’étais alors, avec mon pote Trapard, dans une phase “psycho-killer” (HALLOWEEN, VENDREDI 13 et consorts), et que forcément cet AEROBIC KILLER avait tout pour titiller l’ado “avide” de gore et de sexe que j’étais (« étions » Trapard ?!). Mais ça, c’était avant, bien sûr…

Donc revenons à notre AEROBIC KILLER. Ce film a été réalisé par David A. Prior, un petit artisan de la série B, voire Z, des années 80 dont on retiendra principalement deux films tournés avec le kung-fu man David Carradine : FUTURE ZONE et FUTURE FORCE (voyez l’originalité des titres !). Au niveau des acteurs, à ma connaissance, aucun n’a remporté d’Oscar…

Le synopsis : “Deux ans plus tôt, Valérie, une jeune femme, a été massacrée dans un salon de beauté. Aujourd’hui, sa jeune jumelle, Rhonda, dirige une salle de gym. Une série de meurtres inexpliqués commence alors à semer la panique dans le club…” Ça c’est du synopsis qui décoiffe.

AEROBIC KILLER fait partie du sous-genre cinématographine du “slasher au gymnase” dont les plus emblématiques représentants sont TOXIC AVENGER et MURDER ROCK (de Maître Lucio Fulci).

Aux dires du site Nanarland, le film ne serait pas dénué d’intérêt : “Au final, AEROBIC KILLER est une production Prior qui sort clairement du lot, même si elle n’atteint pas les septièmes cieux d’ULTIME COMBAT. Il fera passer un bon moment à celui qui cherche à s’évader dans quelques paradis artificiels pour une durée moyenne de 80 minutes, laissant flotter un parfum de nostalgie pour les T-Shirts Waïkiki, les bananes pleines de billes et les bandanas aux coloris criards”. Vous voilà prévenu.

14011801240015263611908462 dans HORREURÀ ma connaissance, il n’existe pas d’édition française du DVD. La version US peut être commandée sur les principaux sites marchands ou visionnée sur YouTube.

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce film car, à l’époque, il n’y avait pas encore de DVD, les VHS coûtaient la peau des fesses (bien dures après une séance d’aérobic!) et que parfois, comme le dit si bien Spock : “Il est parfois préférable de désirer une chose que de la posséder”. Dans le cas de notre AEROBIC KILLER, il est parfois préférable de désirer voir un film plutôt que de le voir…

Arriver à citer Spock dans un article sur AEROBIC KILLER, je pense mériter quelques applaudissements (si, si). Allez, on y va : clap, clap, clap !…

Un extrait V.F. YouTube est .
Le film au complet mais en V.O. .
La critique Nanarland c’est par.

- Dave Altou – (CosmoFiction)

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LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985)

LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985) dans CINÉMA 14011412244915263611896946Trapard et le cinéma espagnol, Trapard et MATADOR. Un film qui n’a rien à faire dans CosmoFiction ? Si, la preuve par Trapard…

Je me souviens avoir découvert le cinéma d’Almodóvar en louant innocemment la VHS de FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS (1988, Mujeres al borde de un ataque de nervios) dans un vidéoclub de quartier en 1989, et j’avais aussi entendu parler de la comédienne Carmen Maura. J’avais apprécié le côté survolté et hitchcockien du film mais sans plus finalement, mais ça m’avait tout de même incité à louer ATTACHE-MOI ! (1989, ¡Átame!). Et je dois bien reconnaître que la notoriété de Victoria Abril était passée par là, et je savais que c’était une comédienne qui n’avait pas froid aux miches devant une caméra. Puis je l’avais trouvée fascinante, charnelle, impulsive, maternelle et femme de caractère dans son rôle dans LA LUNE DANS LE CANNIVEAU (1983) de Jean-Jacques Beineix. Un film où je lui trouvais nettement plus de présence que Natassja Kinski qui bien qu’étant l’héroïne du film, se cachait comme toujours derrière la poésie de ses personnages. Alors que Victoria Abril se plantait belle et bien là.

ATTACHE-MOI a été comme une vraie claque pour moi, pour son mélange d’érotisme, et son histoire de kidnappeur maladroit et romantique interprété par un Antonio Banderas encore tout jeune. Puis Francisco Rabal y incarnait une sorte de réalisateur de films d’horreur fauchés, ce qui n’était pas non plus pour me déplaire. J’en avais même acheté la VHS que j’avais prêté aux copains du lycée, ainsi qu’à mon professeur d’espagnol. Quelques années plus tard, on me rapporta que ce même professeur, alors retraité et témoin de Jéhovah, se souvenait de moi comme un lycéen qui faisait des trafics de films pornographiques espagnols. C’est dire qu’en tant que Nouméen, je n’avais pas compris en cette année 1989 qu’il existait plusieurs « Espagne », et que ce mouvement cinématographique de « la Movida » n’était pas au goût de tout le monde, là où moi j’y voyais surtout des films frais et très modernes. Je n’ose même pas imaginer le scandale si je lui avais prêté l’excellent LES VIES DE LULÙ (Las Edades de Lulù) de Bigas-Luna (qui avait déjà tourné le film d’horreur ANGOISSE en 1987) et qui est sorti l’année suivante, et que même le vieil exploitant principal de Nouméa lui avait préféré une diffusion en salle très discrète et assez frileuse : dans la salle du Liberty destinée aux projections de films X.

14011412290415263611896949 dans HORREUREn fin d’année, lors d’un voyage en Europe, je prenais le train pour la Catalogne. Et je logeais à Figueras, chez un correspondant (issu d’un échange dans « Le courrier des lecteurs » de Mad Movies) et qui détestait lui aussi Almodóvar, ne voyant que du plagiat (de Wim Wenders, de Nicholas Ray et d’Alfred Hitchcock), là où le cinéaste espagnol assumait pourtant ses références dans ses films. Quoi qu’il en soit, mon correspondant m’aida malgré tout à trouver les VHS de MATADOR et de LA LOI DU DÉSIR (1986, La ley del deseo). Je découvrirai les premiers films « punks » d’Almodóvar en 1992, dans un cinéma de quartier de Montpellier, lors de mes études universitaires.

MATADOR date de 1985 et on est déjà dans un long-métrage très bien construit, et très professionnel. J’entends par là que l’ensemble parait nettement moins négligé que dans ses films précédents qui sont beaucoup plus trashs et provocateurs, Almodóvar imposant généralement son homosexualité à l’écran de manière très violente. Mais MATADOR est un vrai compromis du cinéma d’Almodóvar, avec un excellent scénario. On y retrouve Antonio Banderas, très jeune et très naïf et romantique (dans un rôle proche de celui qu’il tient dans ATTACHE-MOI !) et l’ensemble est très sombre, à la limite du morbide. MATADOR est d’ailleurs une sorte de « Giallo » tardif, mais situé dans un milieu urbain d’Espagne où se côtoient des protagonistes aux passions les plus extrêmes : la religion, la tauromachie, la libido, et un goût extrême pour la mort, d’ailleurs sexualité et morbidité étant toujours très ambivalents dans le film. MATADOR démarre avec cette scène culte où Banderas se masturbe devant un passage de meurtre sanglant issu de SIX FEMMES POUR L’ASSASSIN (1964, Sei donne per l’assassino), le giallo incontournable de Mario Bava. Oppressé par une mère aux influences tentaculaires et membre de l’Opus Dei, tourmenté par le désir d’affirmer sa virilité, Ángel (Antonio Banderas) tente de violer en pleine rue sa voisine Eva, jeune mannequin et petite amie de Diego Montes, le professeur de tauromachie d’Ángel, mais il se ridiculise. Il se dénonce auprès d’un commissaire de police, puis en découvrant des photos de meurtres, il s’accuse de plusieurs crimes et demande l’assistance de l’avocate Maria Cardina. Lors de cette quête de virilité sous une apparence de monstruosité, Ángel va se confronter à Maria Cardina la mante religieuse et Diego Montes le cobra, deux prédateurs qui croiseront inévitablement leurs chemins…

14011412305415263611896950 dans LE CINOCHE DE TRAPARDLes deux comédiens Assumpta Serna et Nacho Martínez sont fascinants dans leurs rôles respectifs de Maria et Diego, éclipsant même, dans MATADOR, la présence du jeune et désormais mondialement célèbre Antonio Banderas. Bien que le film est souvent classé dans le cinéma d’auteur, ou comme un thriller érotique, je le considère comme un vrai film d’horreur. Mais là où n’importe quel Giallo ou Slasher aurait développé une certaine tension dans son suspense, Almodóvar a fait de MATADOR un film viscéralement morbide, à la limite du romantisme le plus sombre. Bien que trop personnels pour être considérés comme des films de genre, on retrouve pourtant dans les films de Pedro Almodóvar tous les ingrédients de ce cinéma d’exploitation. En 2011, on trouvera d’ailleurs des critiques de son film récent, LA PIEL QUE HABITO dans des magazines comme Mad Movies.

- Trapard – (CosmoFiction)

PUPPET MASTER (1989)

Flynn devient pour nous le « maître des marionnettes », le temps pour lui de nous confier ses impressions sur le film PUPPET MASTER. Méfiez-vous : l’assassin se cache parmi nous !

PUPPET MASTER (1989) dans CINÉMA 1401101244481526361188486925 années se sont écoulées. Et pourtant, le film est excellent. Écrit et réalisé par David Schmoeller, produit par Full Moon et Charles Band, PUPPET MASTER, en V.O. MUPPET MASTER, est l’un des films phares des productions Full Moon.

L’histoire de PUPPET MASTER est assez mystérieuse. C’est un peu une sorte de conte glauque avec un univers dérangé et perturbant. En 1939, André Toulon, fabricant de poupées, se suicide afin que l’on ne puisse avoir accès à son secret pour donner vie aux poupées. Quelques dizaines d’années plus tard, 4 personnes, dotées chacune d’un pouvoir magique, se rendent à l’hôtel dans lequel André Toulon s’est donné la mort. En effet, elles ont été invitées par Neil Gallagher. Une fois sur place, elles apprennent que celui-ci est mort et se mettent en quête du secret d’André. Mais les marionnettes tueuses sont de retour…

Outre ce que l’on voit dans la scène d’ouverture, avec André Toulon, l’on ne sait rien du tout à propos des marionnettes. Elles ont un côté mystique qui fait que l’on est attiré par celles-ci sans savoir pourquoi. Mais le film n’est pas là pour nous dévoiler le secret de ces dernières, ou pas totalement.

L’intrigue est construite un peu à la manière d’un film policier à huis clos. Un certain nombre de personnes se trouvent dans un lieu. L’assassin se trouve parmi elle. Mais l’on ne sait pas de qui il s’agit. Les personnes meurent les unes après les autres, sauf une qui va se charger de résoudre l’enquête. À partir de ça, l’on vient ajouter des éléments fantastiques, horrifiques et surnaturels. Les trois quarts des films « d’horreur » que l’on trouve maintenant sont bâtis sur le même schéma. C’est un sous-genre de l’horreur, qui consiste à prendre une bande de gamins débiles et les faire mourir les uns après les autres. C’est toujours la même chose, c’est mal exploité, et ça n’a aucun intérêt. Ici, c’est un peu plus mature (malgré la bêtise de certains personnages), et la menace est plus impressionnante. S’il y a un film auquel j’ai pensé en regardant PUPPET MASTER, c’est EVIL DEAD, parce que l’on se trouve un peu dans le même type d’histoire.

14011012460815263611884872 dans HORREURLa réalisation de Schmoeller n’est pas mauvaise du tout. Prévu à la base pour le cinéma, la qualité des images, des couleurs, du son, etc, était donc nettement supérieure à ce qui sortait directement en VHS. Et les effets spéciaux telle que l’animation des marionnettes sont vraiment réussis, surtout pour un petit budget. D’ailleurs les marionnettes en elles-mêmes sont assez terrifiantes.

PUPPET MASTER n’est pas extraordinaire, mais l’univers est plaisant et regorge de secrets. C’est un vieux film d’horreur comme on n’en fait plus et mérite un certain succès !

La qualité du DVD n’est pas exceptionnelle, mais ça se tient, ça donne un petit côté VHS au visionnage, c’est pas désagréable. Comme toujours une petite analyse du film, par Francis Barbier cette fois, mais toujours aussi intéressante. Vous avez aussi une galerie d’images et quelques bandes-annonces.

- Flynn – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : CARNAGE (1981)

Entre confessions, souvenirs d’ado et nostalgie d’antan, Trapard nous propose un vrai CARNAGE aujourd’hui, celui de Tony Maylam réalisé en 1981 !

LE CINOCHE DE TRAPARD : CARNAGE (1981) dans CINÉMA 14010807554715263611879479Puisque CosmoFiction revient sur les années 80, c’est tout naturellement que je vais revenir sur ma culture du cinéma d’horreur bis qui est elle aussi née lors de cette décennie.

Je me souviens avoir vu CARNAGE (The Burning) en 1988, année où CosmoFiction voyait le jour, et période durant laquelle j’hésitais déjà entre rester et quitter le Sci-Fi Club. Ayant intégré l’association en juin 1986, ma cinéphilie s’était déjà affinée en cette année 1988, année de mes 17 ans. Et trouvant ma culture très centrée sur des sujets beaucoup plus terre-à-terre que la science-fiction ou les sujets empreints d’irréel, ce sont les nouvelles cultures geeks qui ont intégré le Sci-Fi qui m’ont décidé à partir petit à petit.

Et en cette année 1988, la location de VHS avait un sens différent pour moi car autant quatre ans auparavant je parcourais les rayons de vidéoclubs en créant des liens entre chaque films loués, autant, au fil du temps, je décidais régulièrement de me laisser surprendre en louant des VHS avec des jaquettes aux dessins les plus zarbis les uns que les autres. Et être déçu d’un film ne me dérangeais plus vraiment, d’autant que j’étais plutôt solitaire, et me plaindre ne me serait pas venu à l’esprit. Et c’est dans cette logique que j’avais loué CARNAGE. Ceci très machinalement. Mais quoi que… Il faut bien avouer que l’affiche où l’on découvre cette silhouette qui brandit une paire de cisailles m’avait très motivé. Je sais que je ne lisais déjà plus les résumés derrière les boîtiers qui étaient généralement erronés et mensongers, et CARNAGE m’annonçait un « Psycho-Killer » (la désignation du Slasher dans les années 80) du genre d’un VENDREDI 13 : sanglant, expéditif et avec des scènes atmosphériques et violentes.

Et en 1988, je n’empruntais plus les K7 des « Grands », c’est-à-dire, que ce n’était plus des amis de deux ou trois ans plus vieux que moi, qui me fournissaient des films « pour que je me fasse peur », seul, à la maison, et de préférence la nuit, devant le premier EVIL DEAD, ou L’ENFER DES ZOMBIES, ou encore INSEMINOÏD (merci à Eric T., pour ces moments).

Ou à deux, avec mon meilleur pote de l’époque, lorsqu’on louait des films gores ou d’horreur légèrement olé olé des seventies, qu’on regardait dans le noir, chez lui ou chez moi, lorsque nos parents respectifs étaient couchés (et merci aussi à Laurent S., pour ces moments).

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Non, lorsque j’avais loué CARNAGE, je revenais chez moi avec « le film de la soirée » que je posais sur la table de la cuisine, et si mon frère ou mes parents n’avaient rien à faire après le repas, ils s’installaient devant le magnétoscope pour regarder le film avec moi. À la même enseigne que si moi, ou un autre, avions loué un Sylvester Stallone, un Clint Eastwood, ou même, une nouveauté quelconque.

14010808013315263611879482 dans LE CINOCHE DE TRAPARDCARNAGE m’avait assez plu, car j’y voyais un sous-VENDREDI 13 plutôt réussi, du genre des ROSEMARY’S KILLER et autre film de vengeance et de meurtres à l’arme blanche du tout début des années 80. Le film démarrait d’ailleurs à la manière du second volet des VENDREDI 13, autour d’un feu, dans un camp de colonie de vacances, puis après une plaisanterie d’ados qui tournait mal, ça virait au CARNAGE annoncé par le titre.

J’ai acheté le DVD en Zone 1, il y a deux ans, et j’en ai profité pour le revoir, et comme de bien entendu, j’ai dû faire quelques efforts pour réadapter mon regard à ce format de séries B d’il y a trente ans. Avec son rythme de montage lent, ses cadrages souvent serrés pour cacher le manque de moyens financiers, et le côté extrême du jeu des comédiens – surtout adolescents – de ce genre de film. Et forcément, j’imagine sans peine la difficulté qu’aurait à le voir une personne qui aurait grandi en découvrant les formats standards TV et ciné des années 90. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’adhère depuis quelques années à cette culture appelée – récemment – le « cinéma bis », parce qu’elle me permet de regrouper des films que j’ai aimé à cette époque, mais non pas par genres, mais par influences, par années, par thèmes, par réalisateurs. Et je dois même avouer que la qualité d’un film n’est quasiment plus un grand facteur d’intérêt pour moi, je recherche plus son contexte de tournage et de sortie en salles ou en vidéo. Et cette culture du cinéma bis m’a aussi permis de la concilier avec une autre culture que j’appréciais en parallèle, qui est celle du cinéma d’auteur, que j’ai souvent considérée comme contradictoire, alors qu’elle n’est que complémentaire.

- Trapard – (CosmoFiction)

14010808053715263611879493 dans TRAPARD

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