Archives pour la catégorie HORREUR

COSMOCRITIQUE : HELLRAISER, LE PACTE (1987)

COSMOCRITIQUE : HELLRAISER, LE PACTE (1987) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14021609135315263611987149 dans COSMOCRITIQUEAlors qu’un reboot ou remake (je ne sais plus, et peu m’importe) est (éternellement) en préparation, revenons sur la sortie en 1987 du désormais classique du cinéma gore : HELLRAISER, LE PACTE (HELLRAISER). Voici deux critiques parues dans le numéro 4 de CosmoFiction Fanzine daté de novembre 1988.

L’histoire : « En actionnant le mécanisme d’un cube mystérieux, Franck Cotton pénètre les portes du plaisir et de la douleur et se retrouve anéanti par les sanguinaires cénobites, des entités maléfiques… » (Wikipédia)

Sept ans après l’EVIL DEAD de bonne mémoire, le gore semble une nouvelle fois avoir franchi les limites de l’Épouvante et de l’Horreur avec HELLRAISER, film d’un jeune écrivain qui signe là sa première mise en scène : Clive Barker.

À première vue, le film de Barker se place dans la lignée de GOTHIC, chef-d’œuvre de Ken Russell, de par son univers à la fois fascinant et dérangeant, mais aussi (et surtout) de par l’incompréhension qui résulte après sa vision première.

Ce n’est qu’en second lieu, et après une analyse clairement mûrie, que l’on découvre que HELLRAISER dégage une certaine aura qui fait de lui un film hors du commun, un « marginal » en quelque sorte, mais dans le sens positif du terme.

Dans HELLRAISER, Clive Barker réduit les humains à de simples bêtes sans âme (ou si peu) et, à ce propos, on pourrait aisément comparer Julia à une Veuve Noire (vous savez, cette araignée qui, une fois accouplée, tue le mâle), sauf que, dans son cas, elle tue non pas pour le plaisir – la première fois, elle est terrifiée – mais plutôt par amour pour Franck, même si elle sait qu’elle se détruit progressivement, preuve d’un certain masochisme.

Quant à l’humour de HELLRAISER, il faut avouer qu’il est noir et froid, très froid, car toujours suivi par une mare de sang. Enfin, après tout, on a mis quatorze ans avant de découvrir que MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE était avant tout un film d’humour noir ; de même, peut-être que dans vingt ans on traitera HELLRAISER de comédie !…

- Yan -

14021609171015263611987152 dans HellraiserLe gore glorifié par HELLRAISER ? Les avis sont partagés. Affirmons plutôt qu’il s’agit là d’une œuvre qui ne laisse pas le spectateur indifférent à sa vision, Barker ayant volontairement souhaité donner au genre une nouvelle dimension plus philosophique, et peut-être même plus prétentieuse, cela par l’intermédiaire de son film aux indéniables qualités.

Il n’est pas hasardeux d’avouer que HELLRAISER possède tous les ingrédients lui permettant d’accéder au rang de classique, de film culte, celui dont on parlera et parlera encore durant des années, cela d’autant plus que sa suite est déjà sortie (HELLBOUND) et qu’un troisième chapitre est prévu à la sanglante saga de Clive Barker  (HELL ON EARTH, titre prometteur !).

Avec HELLRAISER, le gore prend un nouveau tournant qui l’affirme davantage.

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

COSMOFICHE : VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? (1985)

COSMOFICHE : VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? (1985) dans CINÉMA 14020808472515263611965083VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ?  (FRIGHT NIGHT)
Année : 1985
Réalisateur : Tom Holland
Scénario : Tom Holland
Production : Herb Jaffe & Jerry A. Baerwitz (Vistar Films / Columbia Pictures)
Musique : Brad Fiedel
Effets spéciaux : Richard Edlund
Pays : USA
Durée : 1h45
Interprètes : Chris Sarandon, Roddy McDowall, William Ragsdale, Amanda Bearse, Stephen Geoffreys…

L’HISTOIRE
Peter Vincent anime régulièrement une émission télévisée consacrée aux films fantastiques de série Z, « Fright Night ». Charley Brewster, adolescent passionné de films fantastiques, le contacte un jour alors qu’un étrange voisin vient de s’installer dans son quartier…

UN RÉALISATEUR QUI ADORE LES VAMPIRES
VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? est un savoureux film d’horreur soft, on parlera même plutôt de « comédie d’horreur », produit type des années 1980 comme on savait alors en faire sans tomber dans le ridicule. Il s’agit du premier film de Tom Holland pour le cinéma et une parfaite réussite du genre :« J’ai eu envie de traiter ce sujet parce que j’adore depuis toujours les histoires de vampires », avoue Tom Holland. « Les vampires sont des êtres qui se transforment, changent d’apparence. Il nous fallait donc des effets spéciaux et des maquillages sophistiqués. Cependant, j’ai parfois choisi de suggérer les pouvoirs surnaturels du vampire plutôt que de les montrer. Certaines séquences de « vol », par exemple, reposent sur des trucages optiques, d’autres sont réalisées en caméra subjective, avec une Louma. Je ne voulais à aucun prix que les effets spéciaux prennent la vedette… » Et c’est réellement le cas.

14020808485315263611965084 dans COSMOFICHEVAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE s’avère, en outre, un sympathique clin d’œil aux geeks de l’époque passionnés de programmes télévisés entièrement dédiés à leurs genres favoris, mais c’est aussi à bien des moments, et pour notre plus grand plaisir, un hommage original aux films d’épouvante classique.

UN PROJET IDÉAL 
Richard Edlund est choisi pour s’occuper des effets spéciaux. Fraîchement sorti de SOS FANTÔMES et de 2010, L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT, il déclare alors : « Après les grosses machines qu’étaient Ghostbusters et 2010, Fright Night nous a fait l’effet d’un projet idéal. Notre atelier de création de monstres était tout prêt, et si nous avions d’autres contrats en vue, nous n’en avions encore signé aucun à ce moment précis. C’était aussi une bonne occasion pour nous de montrer que nous savions également gérer un petit budget : plus question de jongler avec des devis de 5 ou 8 millions de dollars, et encore pas tout à fait. C’était le moment ou jamais de prouver notre versatilité. » Cependant Richard Edlund précisera avec élégance que « le film est surtout l’œuvre de l’Atelier de Création des Monstres, dirigé par Steve Johnson et Randall William Cook. » Voilà qui est dit…

14020808501215263611965085 dans HORREURUNE DÉSINTÉGRATION EN MAGNÉSIUM 
Parmi les séquences les plus impressionnantes du film, on pourra signaler la scène douloureuse du crayon planté dans la main du vampire (Chris Sarandon) et qui laisse un joli trou fumant à sa victime, le copain de Charley Brewster (William Ragsdale) métamorphosé en loup-garou, l’attaque de la chauve-souris géante, les splendides mâchoires de l’amie du vampire, le serviteur du vampire se liquéfiant sur place jusqu’à en devenir squelettique et bien sûr la fin du seigneur de la nuit, conçue à partir de cristaux de magnésium placés dans le latex d’une créature en gélatine afin de produire une désintégration tout en flammes multicolores !

PETER CUSHING, VINCENT PRICE & PETER VINCENT
Mais VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? c’est aussi et surtout un casting de choix. Chris Sarandon, comédien de formation classique, incarne à la perfection le vampire séducteur, élégant et cabotin qui charmera rapidement la petite amie de notre héros adolescent. Dans le rôle de l’animateur de l’émission « Fright Night » et du chasseur de vampire malgré lui, Peter Vincent, on trouve l’excellent (et regretté) Roddy McDowall que l’on ne présente plus à tout fantasticophile qui se respecte (célèbre pour son rôle de Cornélius dans la série LA PLANÈTE DES SINGES, il a également joué dans LA MAISON DES DAMNÉS et des épisodes de séries TV comme LA QUATRIÈME DIMENSION, LES ENVAHISSEURS, NIGHT GALLERY…).

14020808512415263611965086 dans Vampire, vous avez dit Vampire ?À noter que Peter Vincent est un croisement volontaire entre le prénom de Peter Cushing et celui de Vincent Price, célèbres acteurs de films d’épouvante. Tom Holland déclare à propos de Roddy McDowall : « Il a une longue carrière dans le métier et je voulais que le public le reconnaisse immédiatement dans son personnage typique d’ « enfant vieillissant » – bien qu’il soit connu également pour son rôle dans la série des « Planètes des Singes ». La douceur et la gentillesse naturelle de Roddy se retrouvent à l’écran et ces qualités étaient nécessaires pour que le public puisse lui pardonner sa lâcheté (un défaut auquel il est impossible d’identifier des gens comme Cushing ou Price) ou le fait qu’il soit un très mauvais acteur ! »

UNE SUITE ET UN REMAKE
VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? fut tourné dans les décors du film de Disney LA FOIRE DES TÉNÈBRES pour ce qui est des extérieurs et des intérieurs de la maison. En raison du succès du film, une suite fut réalisée en 1988. Plutôt médiocre, elle est l’œuvre de Tommy Lee Wallace. Enfin, un remake signé Creg Gillepsie et intitulé FRIGHT NIGHT est sorti en 2011 avec Colin Farrell dans le rôle du vampire, Anton Yelchin (le jeune Chekov dans STAR TREK version Abrams) dans celui de l’adolescent et David Tennant (DOCTOR WHO) dans le rôle de Peter Vincent.

14020808524415263611965087L’AVIS DES SPÉCIALISTES 

« Soigneusement réalisé, techniquement parfait, Fright Night suscite de nombreuses interrogations quant à certaines incohérences inhérentes  à un récit trop bien ordonné ; saupoudré d’un humour glacial, il s’apparente plus à une « galerie de monstres » qu’au film fantastique et d’horreur que nous étions en droit d’attendre. Bénéficiant de remarquables effets spéciaux supervisés par Richard Edlund, Fright Night perd en émotion ce qu’il gagne en spectaculaire, et l’atmosphère cauchemardesque du film s’en trouve cruellement altérée. » (Daniel Scotto / L’Ecran Fantastique 65).

« Chris Sarandon, le Jerry Dandrige de Vampire, vous avez dit Vampire ?, se plaît à tomber l’adolescente encore vierge, effarouchée par les avances pressantes de son boy-friend. Bel homme mûr, amoureux des convenances, bien habillé, Jerry Dandrige est à deux doigts de toucher au but, d’emporter l’hymen de la belle, tandis que son rival boutonneux bafouille lamentablement. Il ne doit son salut qu’à la sournoise bienveillance et au moralisme étriqué du scénariste et réalisateur, un Tom Holland pourtant en grande forme. » (Marc Toullec / Mad Movies 79)

« Succès considérable qu’on doit essentiellement au renouvellement humoresque face au corpus gothique, le film éprouve bien du mal à franchir les décennies. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : L’Ecran Fantastique, Mad Movies, Wikipédia.

L’AFFICHE : STAR CRYSTAL (1986)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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STAR CRYSTAL est un film américain de SF horrifique inédit en France, du moins il me semble. En tout cas je ne l’ai jamais vu. Peut-être est-il paru en VHS, à l’époque, sous un autre titre. Réalisé par Lance Lindsay en 1985, il raconte l’histoire d’expéditions envoyées vers Mars en 2032. Après que deux d’entre elles aient mystérieusement disparu, une nouvelle mission est expédiée sur la planète rouge et se retrouve confrontée à une créature hostile… (Horreur.net) Tiens donc ! Ça ne vous rappelle rien ? ALIEN avait pondu de nombreux œufs à Hollywood dans les 80′s ! En tout cas, belle affiche que ce STAR CRYSTAL dont vous pourrez voir la première partie sur YouTube (en V.O.) si cela vous intéresse. Mais attention : on sent la grosse série B fauchée à plein nez… Son odeur envahit déjà cet article…

- Morbius – (CosmoFiction)

COSMOFICHE : LIFEFORCE (1985)

COSMOFICHE : LIFEFORCE (1985) dans CINÉMA 14013105020815263611943639LIFEFORCE
Année : 1985
Réalisateur : Tobe Hooper
Scénario : Dan O’Bannon et Don Jakoby, d’après le roman de Colin Wilson « Les vampires de l’espace »
Production : Menahem Golan et Yoram Globus (Cannon Group)
Musique : Henry Mancini
Effets spéciaux : John Dykstra
Pays : USA
Durée : 1h44
Interprètes : Steva Railsback, Peter Fifth, Frank Finlay, Mathilda May, Patrick Stewart, Michael Gothard…

L’HISTOIRE
Un vaisseau spatial anglo-américain en mission vers la comète de Halley découvre, caché derrière elle, un immense vaisseau extraterrestre de plus de cent kilomètres. Une équipe pénètre à l’intérieur et trouve les restes momifiés de chauves-souris géantes ainsi que trois sarcophages de cristal contenant chacun un humanoïde nu. Les corps, en état de léthargie, sont ramenés sur Terre pour être étudiés à Londres. Mais les humanoïdes se réveillent et provoquent la panique dans la capitale britannique et bientôt dans le monde entier…

DES VAMPIRES DE L’ESPACE
Fort de son succès international acquis avec POLTERGEIST en 1982, Tobe Hooper, célèbre réalisateur du non moins célèbre MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE SHOCKING TRUTH / 1974), se voit confier la tâche de réaliser cette grosse production de la très productive (et très contestée) Cannon des années 1980. « Menahem Golan m’avait fait parvenir un exemplaire des « Vampires de l’espace »  de Colin Wilson au cours de l’été 1983″, déclare Tobe Hooper. « Je l’ai lu en un week-end, nous nous sommes entretenus 15 minutes, et j’ai été engagé pour réaliser le film ! Les premières pages du roman, et notamment la découverte du vaisseau spatial  et des trois humanoïdes m’avaient fasciné. Wilson était arrivé, par la seule vertu de son style, à créer une ambiance horrifiante dans laquelle j’avais retrouvé mes propres visions. Le livre se situait dans un avenir lointain, mais nous avons décidé de rendre l’action contemporaine pour faciliter l’identification du spectateur. J’ai engagé Dan O’Bannon et Don Jakoby pour écrire le scénario. O’Bannon sait très habilement doser les éléments futuristes, le suspense et l’horreur. Nous avons eu de très bonnes relations. C’est un scénariste rapide, et nos vues se sont remarquablement complétées. »

14013105033815263611943642 dans COSMOFICHELES MEILLEURS TECHNICIENS DE L’ÉPOQUE 
LIFEFORCE, réalisé en 1985 pour un budget de 25 millions de dollars, profite astucieusement du passage en 1986 de l’impressionnante comète de Halley aux environs de la Terre, passage qui a lieu à peu près tous les 76 ans (2061 pour le prochain…). Les comètes ayant depuis toujours fasciné et inquiété les hommes, la presse de l’époque entretient cette peur de l’inconnu. Les frères Golan Globus sautent sur cette occasion rêvée pour exploiter cinématographiquement l’événement, première incursion de Tobe Hooper dans le domaine de la science-fiction. Pour cela, ils décident de lui offrir un panel des meilleurs techniciens de l’époque : John Graysmark (chef décorateur de RAGTIME), Alan Hume (chef opérateur du RETOUR DU JEDI), John Dykstra (superviseur des effets spéciaux de STAR WARS IV), Nick Maley (maquilleur de KRULL) et beaucoup d’autres encore. En outre, la musique du film est confiée au talentueux Henri Mancini (connu entre autres pour son thème de LA PANTHERE ROSE). Enfin, si le casting fait la part belle aux acteurs peu connus (Patrick Stewart ne l’était pas autant qu’aujourd’hui avec STAR TREK et X-MEN), il laisse la place à une nouvelle venue, la Française Mathilda May, choisie pour sa beauté plastique… Celle-ci déclare à propos de son rôle : « Au début, je me suis demandée dans quelle affaire je m’engageais. Je sais qu’ils souhaitaient pour le rôle une fille dont le physique présente la particularité de ne pouvoir être immédiatement associé à un pays. La recherche du casting a d’ailleurs été internationale. Mon agent m’a appelée en me disant que je devais me rendre à Londres sur le champ : tout ce que je savais du film, c’est que le réalisateur était Tobe Hooper, dont je connaissais, en particulier, Poltergeist. Et c’est là que j’ai eu le choc : car la première chose qu’on m’a demandée a été de me déshabiller… »

14013105045415263611943644 dans HORREUR38 DÉCORS 
38 décors sont nécessaires pour LIFEFORCE, dont le plus imposant : l’antre des vampires de l’espace à l’intérieur du vaisseau extraterrestre. Le film est entièrement tourné aux studios Thorn Emi d’Elstree en Angleterre, avec un quartier entier de la ville de Londres qui sera reconstitué sur plusieurs centaines de mètres carrés. Des dizaines de morts-vivants sont conçus par Nick Maley, maquilleur prothésiste. Ces zombies sont le résultat des méfaits des vampires de l’espace assoiffés de l’énergie vitale des êtres humains qu’ils aspirent dans un tourbillon d’ectoplasmes. C’est également Nick Maley qui se verra confier la tâche ardue de créer la gigantesque chauve-souris finale du film. Tobe Hooper déclare à propos du travail de Nick Maley : « Nick Maley a réussi des prothèses grandeur nature, des robots entièrement articulés incroyablement osseux, tout racornis, télécommandés par radio ou par fil, dont certains nécessitaient pas moins de vingt opérateurs ! » 

L’ÂME HUMAINE VAMPIRISÉE 
En ce qui concerne les attaques des vampires extraterrestres, John Dykstra déclare : « Il nous fallait représenter l’âme humaine quittant le corps. Ce qui n’était pas rien. Après tout, je n’en avais jamais vu, pas plus en train de quitter l’organisme humain que de faire quoi que ce soit d’autre… Nous voulions quelque chose d’impalpable, de ténu comme un voile ; quelque chose de translucide, de tangible et d’intangible à la fois. Il fallait que ce soit reconnaissable, identifiable instantanément par la couleur, la forme ou le mouvement, de telle sorte que le public comprenne ce qui était en train d’arriver d’une séquence à l’autre. »

14013105060915263611943645 dans LifeforceUN ÉCHEC DE LUXE
Six mois de tournage, 400 acteurs et techniciens seront nécessaires à Tobe Hooper pour finalement accoucher d’un film brouillon, particulièrement décevant dans sa mise en scène, le jeu de ses acteurs et son rythme. Le sujet, pourtant prometteur, aurait peut-être abouti entre de meilleures mains. LIFEFORCE, continuellement plongé dans l’obscurité, réserve malgré tout quelques jolies séquences comme l’ouverture du film, Londres en proie aux morts-vivants ou encore la beauté plastique de Mathilda May en vampire de l’espace. Mais malheureusement cela ne suffit pas pour un faire un bon film, même en bénéficiant des meilleurs techniciens au monde, surtout si le projet est livré à un réalisateur incompétent. LIFEFORCE ne rapportera que 11 millions de dollars et scellera le destin et la réputation, surfaite, de Tobe Hooper.

14013105111015263611943648 dans SCIENCE-FICTIONL’AVIS DES SPÉCIALISTES 

« Avec un enthousiasme juvénile, Hooper nous donne des séquences spatiales ronflantes pleines d’effets spéciaux stupéfiants. Et une vampire qui passe son temps toute nue. Et des victimes qui se désintègrent, et une théorie prouvant que Dracula était un extraterrestre, et – de plus en plus fort – Londres en proie aux flammes et aux zombies sans compter un accouplement sauvage dans la Cathédrale Saint-Paul ! Que demander de plus ? Peut-être un scénario qui perde moins de boulons en marche, une réalisation qui ne ridiculise pas tout ce qu’elle touche, et des acteurs moins granitiques. A ceci près, Lifeforce est un beau jouet. » (Guy Delcourt / L’année du Film Fantastique 85-86 / éd. Bédérama)

« Quand on compare en effet le film et le livre de Wilson, on éprouve le paradoxal sentiment de vivre vraiment la même histoire et, dans le même temps, une histoire complètement différente ! La solution de l’énigme est évidente : les deux scénaristes ont réussi une excellente transposition sur le plan de l’image de ce qui fonctionnait fort bien sous la forme romanesque. Au point que sur le moment, le livre risque même de paraître, comparativement, un peu faible, poussiéreux et verbeux. » (Bertrand Borie / L’Ecran Fantastique 61)

« Une œuvre marquante et souvent effrayante à qui il faut chercher une parenté thématique certaine avec LES MONSTRES DE L’ESPACE. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique, L’Année Du Cinéma Fantastique 85-86.

L’AFFICHE : LA GALAXIE DE LA TERREUR (1981)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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LA GALAXIE DE LA TERREUR (Galaxy of Terror) est un excellent petit film de science-fiction horrifique de série B produit par Roger Corman et réalisé par Bruce D. Clark. On peut même dire qu’il est devenu, avec le temps, à sa façon, un film culte recherché par de nombreux fantasticophiles français, car ses versions Blu-ray et DVD sont toujours introuvables en France alors qu’elles sont disponibles aux States. En attendant, si vous ne le connaissez pas encore, vous pourrez toujours le découvrir sur YouTube (en V.O. seulement) où LA GALAXIE DE LATERREUR est visible dans on intégralité, ici. Et bien entendu, CosmoFction aura l’occasion de revenir sur ce film.

L’histoire de LA GALAXIE DE LA TERREUR est la suivante : Quelque part aux confins d’une galaxie, une planète stérile : Morganthus. Celle-ci est aux mains du Maître, un être impitoyable au pouvoir immense. Attiré par un champ de force, le vaisseau spatial Rebus s’écrase sur la surface de Morganthus… Sur Xercès, on s’inquiète de la disparition du vaisseau Rebus et la décision est prise d’envoyer une équipe de sauvetage à la recherche de survivants éventuels. En arrivant en vue de Morganthus, le vaisseau sauveteur  est attiré à la surface de la planète par un champ magnétique puissant… L’équipage comprend comment leurs camarades ont été obligés de se poser, et la découverte de leurs cadavres atrocement mutilés leur font comprendre qu’à leur tour, ils sont en danger. Pour repartir et vaincre ce champ magnétique, un seul moyen : venir à bout du Maître de Morganthus… De dures épreuves attendent les membres d’équipage, ils devront affronter mille dangers dont une machiavélique machine à matérialiser les peurs et les fantasmes…

- Morbius – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (1988)

Des clowns venus de l’espace ?… C’est possible nous dit Trapard, surtout si « clown » ne s’écrit pas avec un « c » mais avec un « k », dans ce « k » tout s’explique : cela n’a rien de terrien, Trapard nous l’assure et nous rassure.

LE CINOCHE DE TRAPARD : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (1988) dans CINÉMA 1401290423041526361193839014012904254215263611938391 dans HORREURDans une petite ville américaine, des étudiants boivent et flirtent ensemble au moment où une étoile filante traverse le ciel et s’écrase tout près d’eux. Mike et Debbie marchent en direction de l’étoile et découvrent une sorte de chapiteau géant avec des couloirs multicolores. Ils pénètrent dans l’engin jusqu’à une pièce remplie d’immenses cocons roses en coton et en sucre qui renferment des cadavres. Le chapiteau est en fait un véhicule spatial venu d’une autre planète et dont les passagers sont des clowns venus détruire la Terre…

Stephen Chiodo est crédité comme réalisateur de cet OVNI qui est un mélange de graphisme de SF des 50′s (surtout celui des ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, 1953) et d’humour de la fin des 80′s, mais ce projet farfelu est né de l’esprit des frères Chiodo. Stephen, Charles et Edward Chiodo, est un trio de créateurs d’effets spéciaux issus du Bronx new-yorkais et à qui l’on doit entre autres les marionnettes des CRITTERS (1986).

Ce retour aux 50′s était très courant dans la SF des années 80. Souvenez-vous des ENVAHISSEURS SONT PARMI NOUS (1983, Strange Invaders) et son univers paranoïaque très fifties, mais aussi EXPLORERS (1985), LA NUIT DES SANGSUES (1986, Night of the Creeps), CHEESBURGER FILM-SANDWICH (1987, Amazon Women on the Moon), LE BLOB (1988), L’HOMME-HOMARD VENU DE MARS (1989, Lobster Man From Mars) et tant d’autres. Et c’est sans oublier les premiers films de Tim Burton.

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE, ou LES CLOWNS TUEURS VENUS DE L’ESPACE, est un pur produit de contre-culture américaine destiné au circuit de location de la VHS, avec cet humour décalé et plein de dérision, et cette touche rock que l’on retrouvait déjà dans LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985, Return of the Living Dead). Cette dérision très rock’n'roll est à son comble à chaque apparition sur fond de heavy metal synthétique des clowns tueurs qui anéantissent au laser autant de bimbos, de vieillards que de loubards et de policiers.

14012904293615263611938392 dans LE CINOCHE DE TRAPARD

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE est un film qui est devenu culte, et son mélange d’étrangeté surréaliste et d’humour sadique n’est pas étranger à son succès. Deux ans plus tard, ÇA (1990, It!) reviendra sur cet humour sadique et guignolesque avec un autre clown bien plus célèbre et dont la première édition du roman de Stephen King aux États-Unis est de 1986, donc antérieure à la réalisation de KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE.

Les frères Chiodo ont annoncé la sortie, pour 2015 de RETURN OF THE KILLER KLOWNS IN 3D, ce qui ne peut immanquablement que réjouir les fans de leur film.

- Trapard- (CosmoFiction)

http://www.dailymotion.com/video/xlsrc8

10 MÉCHANTS DES 80′s

10 méchants des 80′s, capturés au hasard et aussitôt mis en cage pour les besoins de cet article ! Leur réputation n’est plus à faire et leur dangerosité n’est plus à prouver, aussi me fallait-il prendre quelques précautions au cas où…

10 MÉCHANTS DES 80's dans CINÉMA 14012809245815263611935842LE PLUS DÉTERMINÉ : LE T-800 (Terminator – 1985 – James Cameron)

On l’appelle aussi le Terminator (traduisez : L’Éxécuteur, en quelque sorte). Mi-homme mi-machine, nous avons là affaire à un cyborg modèle T-800. Il ne s’agit pas du plus perfectionné, d’autres suivront, beaucoup plus élaborés, dont le T-1000, mais il demeure certainement le plus déterminé. Programmez-lui sa mission et il l’exécutera jusqu’au bout sans la moindre pitié, avec la froideur de la Mort, aussi froide que sa carcasse métallique recouverte de muscles et de chair. Quasiment indestructible (sa résistance au feu, aux tirs, aux explosions, aux broyeurs est phénoménale), il représente une véritable machine de guerre dont peut se vanter son fabricant, Skynet. Le T-800 affectionne particulièrement les ensembles de cuir noir et, surtout, les lunettes de soleil appropriées. En outre, il sait adapter son langage en fonction de l’individu auquel il s’adresse de sa voix déshumanisée qui possède pourtant un étrange accent autrichien…

14012809290915263611935859 dans FANTASTIQUELE PLUS BLAGUEUR : FREDDY KRUEGER (Les Griffes de la Nuit – 1984 – Wes Craven)

À l’origine, il s’agit d’un odieux criminel qui n’a pas hésité à assassiner une vingtaine d’enfants. Les parents des petites victimes se chargeront de lui régler son compte en incendiant sa maison, et notre Freddy mourra brûlé vif. Bien fait pour lui. Mourra ? Pas vraiment en fait. Freddy Krueger hante désormais les rêves, ou plutôt les cauchemars, de ses nouvelles victimes : les enfants de ceux qui l’ont éliminé… Vêtu d’un chapeau et d’un pull à rayures, à jamais défiguré par ses graves brûlures, il agite dans sa main droite une série de lames fixées sur un gant. C’est avec cette arme originale qu’il découpe, éventre, décapite ou déchiquette ses infortunées victimes dans leurs rêves. Oui, car pour résister à Freddy, il ne faut surtout, surtout pas s’endormir. Le sommeil est la porte des rêves, et les rêves représentent son territoire de chasse. C’est là où, avec un humour morbide, il traque ses jeunes victimes, souvent des ados bien cons, et dans un véritable décorum digne d’un Lewis Carroll qui aurait sombré dans le trash, Freddy s’amuse à saigner du teenager dans de grands éclats de rire vengeurs…

14012809314215263611935868 dans HORREURLE PLUS OLD FASHION : MING, L’EMPEREUR (Flash Gordon – 1980 – Mike Hodges)

L’empereur Ming règne sur les planètes Mongo, Arboria, Frigia et tant d’autres. Véritable tyran cruel et sanguinaire, Ming se délecte de voir les peuples de l’Univers souffrir sous son joug. Pour lui, les autres civilisations ne sont que des pions sur le gigantesque échiquier du cosmos, et l’homme, en joueur invétéré, ne fait que les manipuler, les déplacer et les éliminer. Ming possède une fille, la belle princesse Aura, presque aussi perfide que lui. En tout cas, et malgré son âge, l’appétit sexuel de l’empereur s’avère au plus haut de sa forme, et l’on pourrait même se demander s’il n’a pas commis l’inceste en voyant Aura roucouler si langoureusement à ses côtés… Ming se régale également de divers costumes, tous plus kitschs les uns que les autres, mais c’est la mode sur Mongo. Paillettes, couleurs criardes, dorures, rien n’échappe aux mauvais goûts de ce vieux fou que même une Lady Gaga, pourtant déjà bien atteinte sur ce plan là, ne pourrait aucunement concurrencer.

14012809340515263611935871 dans SCIENCE-FICTIONLE PLUS REPTILIEN : THULSA DOOM (Conan le Barbare – 1982 – John Milius)

Redoutable ennemi de Conan, le Cimmérien, Thulsa Doom impose ses méfaits de son temple situé sur la Montagne du Pouvoir et dirige, tel un sorcier gourou, sa secte d’adorateurs. Notre homme, plutôt bien portant et chevelu, possède une voix (du moins en V.O.) qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre tyran, un certain Darth Vader qui habite, quant à lui, dans une galaxie très lointaine… Thulsa Doom, aussi glacial qu’un reptile, a la possibilité de se métamorphoser en un gigantesque serpent, et son pouvoir hypnotique peut s’avérer fatal. Mais tout tyran aussi puissant qu’il soit possède sa faille, et Conan saura l’exploiter afin de lui trancher la tête. Belle revanche pour celui qui aura vu sa famille toute entière se faire massacrer par ce monstre.

14012809373315263611935875LE PLUS SQUELETTIQUE : SKELETOR (Les Maîtres de l’Univers – 1987 – Gary Goddard)

Skeletor est forcément un copain de Ming : tous deux partagent en effet la même soif de pouvoir et de conquête, sans compter le joug qu’ils exercent sur leurs peuples afin de les asservir au plus haut point. Et comme son univers est devenu trop étroit, Skeletor n’hésite pas à venir chasser du Musclor sur la Terre. « Skeletor »… « Skeletor » ?… Oui, quel nom particulier, je vous l’accorde… Aux environs d’Eternia, une chance que le ridicule ne tue pas en plus de Skeletor et de ses armées. Comme son nom l’indique, notre tyran possède le visage d’un crâne de squelette, oui, car même ailleurs dans les autres galaxies les aliens semblent tous détenir une apparence semblable à celle des êtres humains. Que l’Univers est bien fait. Sinon, que dire… Skeletor passe son temps à faire des va-et-vient tonitruants dans sa salle du trône en martelant puissamment le sol de sa canne. Sa colère est terrible, il en veut constamment au pauvre Musclor et ses alliés. Ce qui causera sa perte. Finalement, Skeletor aurait mieux fait de rester chez lui jouer aux osselets.

14012809391515263611935877LE PLUS ZOMBIFIÉ : JASON VOORHEES (Vendredi 13 – 1980 – Sean S. Cunningham)

Le p’tit Jason n’a pas eu de chance dans son enfance. Alors que, déjà, la nature ne l’avait pas gâté physiquement, notre bambin va tomber à l’eau et se noyer au cours d’un séjour en colonie de vacances à Crystal Lake… Mais que faisaient donc à ce moment là les moniteurs pour n’avoir rien vu ? Eh bien ils faisaient l’amour, dans le pré… Cependant, c’est bien plus tard que l’on va découvrir que Jason a échappé de justesse à la noyade. Le petiot, s’étant réfugié dans une cabane, va vivre en ermite. Entre temps, sa maman ayant été zigouillée par une ado du camp de Crystal Lake, et Jason ayant bien, bien grandi, ce dernier va dès lors entreprendre le massacre de tout ce qui est ado et qui fornique dans la nature sous les arbres, sous les tentes, près du feu, derrière les buissons, dans les branches, sous l’eau, sur l’eau… Rivalisant d’imagination pour notre plus grand plaisir, et affublé d’un masque de hockey, Jason va se livrer à une véritable boucherie où tout le monde y passera de la manière la plus horrible et la plus originale possible. Maintes fois abattu, notre Jason reviendra régulièrement d’entre les morts pour s’occuper encore et toujours des teenagers mal éduqués.

14012809411515263611935878LE PLUS GROS : BARON HARKONNEN (Dune – 1984 – David Lynch)

Le baron de la Maison Harkonnen, ennemi juré des Atréides, vit sur la planète Geidi Prime. Vladimir, tel est son prénom (il n’est pourtant pas russe, je vous l’assure), s’avère si obèse, si lourd et si bouffi tout plein qu’il ne peut se déplacer qu’avec des suspenseurs. Là, dans les airs, heureux qu’il est de se sentir tout à coup aussi léger qu’une plume, notre baron éructe, vocifère, postillonne sa haine envers le duc Leto et son ascendance. Un médecin traite régulièrement les pustules et boursouflures immondes qui lui couvrent le visage, se régalant visiblement d’en extraire le pus… Vladimir est un monstre aussi appétissant qu’une mouche verte sur du fumier. Et sa cruauté envers les autres saura se retourner contre lui.

14012809464515263611935881LE PLUS VAMPIRIQUE : JERRY DANDRIGE (Vampire, vous avez dit Vampire ? – 1985 – Tom Holland)

Ne vous fiez pas au charme de Jerry Dandrige ou vous pourriez le regretter. Sous ses airs de séducteur dandy, Jerry n’a rien à voir avec Lewis, non, rien d’un comique du tout. Notre homme n’est autre qu’un vampire, pas l’un de ces machins blafards sortis tout droit d’un TWILIGHT, non, plutôt un vampire new look à la peau mate, ce qui est rare, je vous l’accorde. Venu s’installer près de la maison de Charlie Brewster, un ado totalement fou de films d’horreur, il va vite séduire sa petite amie et tenter d’utiliser ses canines. Si notre vampire respecte dans l’ensemble certaines particularités liées à sa race démoniaque (dort dans un cercueil, aucun reflet dans une glace), il ne suffit pas de brandir un crucifix devant lui afin de s’en protéger : encore faut-il avoir la foi. Enfin, Jerry peut se transformer en une horrible chauve-souris bien loin de celles que l’on agitait avec des fils dans les films d’antan.

14012809485115263611935887LE PLUS ATTEINT : MOLA RAM (Indiana Jones et le Temple Maudit – 1984 – Steven Spielberg)

Mola Ram, grand prêtre indien, dirige ses disciples, les Thugs, pour réaliser des sacrifices humains dans son immense temple souterrain. Il s’agit d’honorer ainsi la déesse Kâlî. Personnage fou à lier et, forcément, très dangereux, Mola Ram est à la recherche des cinq pierres de Sankara, pierres sacrées dont il détient déjà les trois premières. Celui qui parviendra à les posséder toutes connaîtra alors fortune et gloire. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, Mola Ram n’hésite pas à faire des enfants ses esclaves ou à utiliser la torture. Une chance : Indy sera là pour le livrer aux crocodiles affamés. Ainsi finira le grand prêtre indien qui n’aura donc jamais connu fortune et gloire.

14012809540815263611935895LE PLUS GORE : HERBERT WEST (Re-animator – 1985 – Stuart Gordon)

Herbert West est un jeune étudiant en médecine complètement disjoncté, comme ses appareils qui provoquent des courts-circuits au cours d’expériences peu recommandables. Normal, me direz-vous, quand on travaille à l’université Miskatonic d’Arkham. Brillant élève du professeur Carl Hill qui est un éminent spécialiste de la physionomie et du fonctionnement du cerveau, Herbert va bientôt s’opposer violemment à son professeur, et l’élève deviendra alors le grand rival de Carl Hill en personne. En effet, Herbert West prétend pouvoir réanimer les morts grâce à une substance fluo de sa création, ce qui ne va pas sans scandaliser son prof. La guerre est donc déclarée, et tout cela finira forcément dans un bain de sang où têtes décapitées et tripes en tous genres formeront un puissant cocktail gore. Sans doute qu’Herbert avait lu les travaux d’un certain baron Frankenstein avant de faire ses preuves. En attendant, ses résultats seront loin d’être à la hauteur…

Il est temps pour moi de relâcher ses dangereux individus sur le web avant qu’il ne soit trop tard !

- Morbius – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : ALLIGATOR (1980)

Après les monstres mutants de PROPHECY (1979), Trapard nous propose un alligator au menu d’aujourd’hui… ou plutôt est-ce vous qui allez constituer son menu… À Trapard ? Non, à l’alligator bien sûr !

LE CINOCHE DE TRAPARD : ALLIGATOR (1980) dans CINÉMA 14012507061315263611927362Tout le monde a sûrement entendu cette légende urbaine des années 80 qui racontait que des familles américaines avaient ramené des bébés crocodiles à New-York. Mais que de peur de les voir grandir et devenir dangereux pour elles, ces mêmes familles les avaient évacués par la cuvette des WC. Des centaines de crocodiles faisant trempettes dans les recoins sombres des égouts de New-York…

À Nouméa, j’ai beaucoup entendu, à cette même époque, cette histoire d’une famille de broussards dont le patriarche avait pêché un requin, et qui s’était servi d’un petit lac sur sa propriété comme d’un aquarium pour laisser faire trempette à son requin. Un squale qui s’est finalement avéré être une femelle et qui a fait quelques petits. Et lorsque les Broussards ont déménagé pendant les « Évènements », vendant leur propriété à une autre famille, ils auraient légèrement oublié d’indiquer qu’ils laissaient plusieurs bébêtes quelque part sur leur terrain au fond d’un trou d’eau. Et les gosses des nouveaux propriétaires auraient eu la bonne idée de faire un plongeon dans le lac un beau jour d’été calédonien…

Tout le monde connait ce genre d’histoire qui a servi d’alibi à de nombreux scénarios de films d’horreur, et pour celle qui concerne les crocodiles des égouts new-yorkais, le cinéaste Lewis Teague en a lui aussi fait un film. Les fans de ciné d’horreur des 80′s connaissent Lewis Teague pour ses adaptations de Stephen King, avec le film à sketches CAT’S EYES (1985) mais surtout pour son adaptation de CUJO en 1983. Il a aussi réalisé LES DIAMANTS DU NIL (1985, The Jewel of the Nile) qui est la suite directe d’À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (1984, Romancing the Stone), le bon film d’aventure post-Indy de Robert Zemeckis.

Mais ALLIGATOR, aussi connu comme L’INCROYABLE ALLIGATOR, date du tout début des années 80. Une période transitoire où la réalisation des films commençaient déjà à ressembler au style des 80′s, tout en gardant un peu de l’efficacité des seventies avec de très bons comédiens souvent trentenaires, la mode du cinéma avec des teenagers pointant vraiment le bout de son acné vers le milieu de la décennie.

14012507072915263611927367 dans HORREURNe pas confondre ALLIGATOR de Lewis Teague avec le film d’horreur exotique italien de Sergio Martino, IL FIUME DEL GRANDE CAIMANO (1979) qui pourrait se traduire en français par « Le Fleuve du Grand Caïman » et que l’on retrouve sous divers titres selon les éditeurs, comme par exemple ALLIGATOR, LE GRAND ALLIGATOR ou encore LE DIEU ALLIGATOR…

ALLIGATOR de Lewis Teague, avec sa bébête devenue gigantesque et surgissant des égouts, fait plutôt figure de film culte. Et il annonce bien d’autres monstruosités suburbaines à venir, de C.H.U.D. (1984) à MIMIC (1997). En passant par le film hollandais de Dick Maas avec de la bonne… grosse bestiole, AMSTERDAMNED (1988).

Le film de Lewis Teague suit évidemment la logique du succès des DENTS DE LA MER (1975, Jaws) ou de PIRANHAS (1978), ALLIGATOR reprend même certaines astuces scénaristiques du film de Steven Spielberg. Et on n’évitera pas bien entendu la scène éculée du gars qui panique et qui tombe à l’eau au même moment où l’animal approche à toute vitesse…

14012507083915263611927368 dans LE CINOCHE DE TRAPARDEt en 1980, le cinéma gore et la violence étant à leur comble au cinéma comme à la télévision, le film débute au Nouveau-Mexique où une famille new-yorkaise passe le weekend et observe un spectacle payant dans lequel un homme joue à énerver un alligator dans une petite mare. Mais voilà que l’homme se laisse renverser par l’animal qui en profite pour le mordre sauvagement à la jambe. Tout ceci se déroulant sous les yeux d’une gamine new-yorkaise qui annonce, l’air blasé, à son père qui est en train de lui acheter un bébé alligator : « Ils auraient au moins pu utiliser du vrai sang »… Une touche d’humour qui annonce bien celui des années 80.

- Trapard -

ALLIGATOR est visible ici.

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979)

Quand la Nature se venge, ne traînez pas dans les forêts américaines, sauf en compagnie de Trapard, votre guide !

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979) dans CINÉMA 14012012053415263611914152Après l’angoisse des effets atomiques dans les années 50, les seventies ont été la décennie de la prise de conscience à bien des niveaux, dont celui de la protection de la nature et de l’écologie. Évidemment, les vieux thèmes de la mutation et de l’hybridation, conséquences de la pollution irresponsable, sont ressortis des profondes entrailles cérébrales de nombreux scénaristes. Les insectes de toutes sortes croissaient de nouveau, ou se multipliaient, à l’instar des OISEAUX (1963, The Birds) d’Alfred Hitchcock, pour prouver à l’être humain qu’il n’est pas le seul être vivant sur la planète. Même les océans ont vu resurgir de nombreux requins, orques, ou créatures hybrides, les piranhas envahissant même les rivières de quelques films comme dans le PIRANHAS (1978) de Joe Dante. ORCA (1977) prenait même à contre-pied le message de Spielberg et de ses DENTS DE LA MER (1975, Jaws), Michael Anderson (aidé de la superbe composition d’Ennio Morricone) faisait de son film d’orque tueur, un véritable hymne à la Nature.

PROPHECY, LE MONSTRE (de John Frankenheimer) a donc été écrit et réalisé sur cette philosophie, bien qu’il s’agisse avant tout d’un film d’horreur.

L’intrigue : Deux bûcherons sont attaqués dans la forêt d’Androscoggin dans le Maine et une équipe de secours part à leur recherche. Leur chien tombe d’une falaise, et deux hommes descendent en rappel pour le récupérer mais ils sont sauvagement tués. On parle d’une entité invisible qui rôde dans la forêt. À Washington, Le Dr Robert Verne qui exerce sa profession de médecin dans un quartier pauvre est engagé par l’Agence de Protection Gouvernementale pour enquêter sur d’éventuelles conséquences écologiques d’une usine de pâtes et papier sur la forêt d’Androscoggin. Sur place, les bûcherons sont en conflit avec les Américains « Opies », abréviation de « original people » pour désigner les Amérindiens vivant dans les réserves de la forêt. Accompagné de son épouse enceinte, Maggie, le Dr Verne rencontre Bethel Isely, le directeur de l’usine qui se plaint du retard des équipes de secours de l’usine et qui blâme les Opies qui barricadent la forêt. Pour eux, Katahdin, un esprit vengeur de la forêt a été réveillé par les activités des bûcherons. Mais la vérité est plus terrible encore…

Dans le rôle de Robert Verne, c’est Robert Foxworth, une de ces têtes connues sur lesquelles on ne pose pas toujours un nom, et aperçu comme chef de chantier dans 14012012115815263611914156 dans HORREURDAMIEN 2, LA MALÉDICTION (1978, Damien, The Omen 2), ainsi que dans une poignée de séries TV, comme SEAQUEST (1994), BABYLON 5 (1995), STAR TREK, DEEP SPACE NINE (1995) ou STARGATE SG-1 (2003). Il est aussi connu pour devoir incarner à l’origine le personnage de J.R. Ewings dans DALLAS, mais à son air sympathique les producteurs lui ont finalement préféré le jeu de Larry Hagman.

On retient surtout du casting de PROPHECY, LE MONSTRE, la jeune Talia Shire, la femme de Rocky Balboa dans les films de Sylvester Stallone (Adriennnnnne !) et Armand Assante, le frère de Sylvester Stallone dans LA TAVERNE DE L’ENFER (1978, Paradise Alley). Bon, je sais, on a les références qu’on a. D’ailleurs, j’ajouterai que dans LA TAVERNE DE L’ENFER, le prénom de Sylvester Stallone est “Cosmo”.

Comme il l’avait fait pour LA MALÉDICTION (1976, The Omen), le scénariste David Seltzer (qui au passage, n’a aucun frère du nom d’ “Alka”), a réécrit son scénario pour une publication sous forme de roman. Ceux qui ont connu les années 80, ont forcément lu ou tout du moins aperçu les romans de Seltzer édités dans la collection de Poche de chez “J’ai Lu”.

Et pour ceux qui n’ont pas vu PROPHECY, LE MONSTRE, profitez-en, parce qu’on ne créera pas de « CosmoFiction 2 » dans 30 ans, pour vous redire que c’est un classique de qualité du cinéma d’horreur de la toute fin des années 70.

- Trapard – (CosmoFiction)

AEROBIC KILLER (1986)

Quand Dave Altou vous parle d’un film qu’il n’a pas vu, c’est que forcément quelque chose a attiré son regard sur l’affiche. Je me demande bien quoi…

AEROBIC KILLER (1986) dans CINÉMA 1401180120431526361190845714011801265615263611908464 dans DAVE ALTOUAvant de commencer mon article, je dois vous avouer une chose : je n’ai jamais vu ce film !

Alors pourquoi vous en parler ? Eh bien parce que d’une, je fais ce que je veux à partir du moment ou le rédac’ chef ne me coupe pas la chique et que, de deux, en 86 (date de la sortie de ce joyau) j’avais 16 ans et qu’à cet âge, impossible de rester de marbre devant les courbes de la jeune actrice figurant sur l’affiche du film (que je trouve plutôt moche maintenant, comme quoi les goûts changent…).

De plus, j’étais alors, avec mon pote Trapard, dans une phase “psycho-killer” (HALLOWEEN, VENDREDI 13 et consorts), et que forcément cet AEROBIC KILLER avait tout pour titiller l’ado “avide” de gore et de sexe que j’étais (« étions » Trapard ?!). Mais ça, c’était avant, bien sûr…

Donc revenons à notre AEROBIC KILLER. Ce film a été réalisé par David A. Prior, un petit artisan de la série B, voire Z, des années 80 dont on retiendra principalement deux films tournés avec le kung-fu man David Carradine : FUTURE ZONE et FUTURE FORCE (voyez l’originalité des titres !). Au niveau des acteurs, à ma connaissance, aucun n’a remporté d’Oscar…

Le synopsis : “Deux ans plus tôt, Valérie, une jeune femme, a été massacrée dans un salon de beauté. Aujourd’hui, sa jeune jumelle, Rhonda, dirige une salle de gym. Une série de meurtres inexpliqués commence alors à semer la panique dans le club…” Ça c’est du synopsis qui décoiffe.

AEROBIC KILLER fait partie du sous-genre cinématographine du “slasher au gymnase” dont les plus emblématiques représentants sont TOXIC AVENGER et MURDER ROCK (de Maître Lucio Fulci).

Aux dires du site Nanarland, le film ne serait pas dénué d’intérêt : “Au final, AEROBIC KILLER est une production Prior qui sort clairement du lot, même si elle n’atteint pas les septièmes cieux d’ULTIME COMBAT. Il fera passer un bon moment à celui qui cherche à s’évader dans quelques paradis artificiels pour une durée moyenne de 80 minutes, laissant flotter un parfum de nostalgie pour les T-Shirts Waïkiki, les bananes pleines de billes et les bandanas aux coloris criards”. Vous voilà prévenu.

14011801240015263611908462 dans HORREURÀ ma connaissance, il n’existe pas d’édition française du DVD. La version US peut être commandée sur les principaux sites marchands ou visionnée sur YouTube.

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce film car, à l’époque, il n’y avait pas encore de DVD, les VHS coûtaient la peau des fesses (bien dures après une séance d’aérobic!) et que parfois, comme le dit si bien Spock : “Il est parfois préférable de désirer une chose que de la posséder”. Dans le cas de notre AEROBIC KILLER, il est parfois préférable de désirer voir un film plutôt que de le voir…

Arriver à citer Spock dans un article sur AEROBIC KILLER, je pense mériter quelques applaudissements (si, si). Allez, on y va : clap, clap, clap !…

Un extrait V.F. YouTube est .
Le film au complet mais en V.O. .
La critique Nanarland c’est par.

- Dave Altou – (CosmoFiction)

14011801215815263611908459

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