Archives pour la catégorie HORREUR

L’AFFICHE : LA GALAXIE DE LA TERREUR (1981)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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LA GALAXIE DE LA TERREUR (Galaxy of Terror) est un excellent petit film de science-fiction horrifique de série B produit par Roger Corman et réalisé par Bruce D. Clark. On peut même dire qu’il est devenu, avec le temps, à sa façon, un film culte recherché par de nombreux fantasticophiles français, car ses versions Blu-ray et DVD sont toujours introuvables en France alors qu’elles sont disponibles aux States. En attendant, si vous ne le connaissez pas encore, vous pourrez toujours le découvrir sur YouTube (en V.O. seulement) où LA GALAXIE DE LATERREUR est visible dans on intégralité, ici. Et bien entendu, CosmoFction aura l’occasion de revenir sur ce film.

L’histoire de LA GALAXIE DE LA TERREUR est la suivante : Quelque part aux confins d’une galaxie, une planète stérile : Morganthus. Celle-ci est aux mains du Maître, un être impitoyable au pouvoir immense. Attiré par un champ de force, le vaisseau spatial Rebus s’écrase sur la surface de Morganthus… Sur Xercès, on s’inquiète de la disparition du vaisseau Rebus et la décision est prise d’envoyer une équipe de sauvetage à la recherche de survivants éventuels. En arrivant en vue de Morganthus, le vaisseau sauveteur  est attiré à la surface de la planète par un champ magnétique puissant… L’équipage comprend comment leurs camarades ont été obligés de se poser, et la découverte de leurs cadavres atrocement mutilés leur font comprendre qu’à leur tour, ils sont en danger. Pour repartir et vaincre ce champ magnétique, un seul moyen : venir à bout du Maître de Morganthus… De dures épreuves attendent les membres d’équipage, ils devront affronter mille dangers dont une machiavélique machine à matérialiser les peurs et les fantasmes…

- Morbius – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (1988)

Des clowns venus de l’espace ?… C’est possible nous dit Trapard, surtout si « clown » ne s’écrit pas avec un « c » mais avec un « k », dans ce « k » tout s’explique : cela n’a rien de terrien, Trapard nous l’assure et nous rassure.

LE CINOCHE DE TRAPARD : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (1988) dans CINÉMA 1401290423041526361193839014012904254215263611938391 dans HORREURDans une petite ville américaine, des étudiants boivent et flirtent ensemble au moment où une étoile filante traverse le ciel et s’écrase tout près d’eux. Mike et Debbie marchent en direction de l’étoile et découvrent une sorte de chapiteau géant avec des couloirs multicolores. Ils pénètrent dans l’engin jusqu’à une pièce remplie d’immenses cocons roses en coton et en sucre qui renferment des cadavres. Le chapiteau est en fait un véhicule spatial venu d’une autre planète et dont les passagers sont des clowns venus détruire la Terre…

Stephen Chiodo est crédité comme réalisateur de cet OVNI qui est un mélange de graphisme de SF des 50′s (surtout celui des ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, 1953) et d’humour de la fin des 80′s, mais ce projet farfelu est né de l’esprit des frères Chiodo. Stephen, Charles et Edward Chiodo, est un trio de créateurs d’effets spéciaux issus du Bronx new-yorkais et à qui l’on doit entre autres les marionnettes des CRITTERS (1986).

Ce retour aux 50′s était très courant dans la SF des années 80. Souvenez-vous des ENVAHISSEURS SONT PARMI NOUS (1983, Strange Invaders) et son univers paranoïaque très fifties, mais aussi EXPLORERS (1985), LA NUIT DES SANGSUES (1986, Night of the Creeps), CHEESBURGER FILM-SANDWICH (1987, Amazon Women on the Moon), LE BLOB (1988), L’HOMME-HOMARD VENU DE MARS (1989, Lobster Man From Mars) et tant d’autres. Et c’est sans oublier les premiers films de Tim Burton.

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE, ou LES CLOWNS TUEURS VENUS DE L’ESPACE, est un pur produit de contre-culture américaine destiné au circuit de location de la VHS, avec cet humour décalé et plein de dérision, et cette touche rock que l’on retrouvait déjà dans LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985, Return of the Living Dead). Cette dérision très rock’n'roll est à son comble à chaque apparition sur fond de heavy metal synthétique des clowns tueurs qui anéantissent au laser autant de bimbos, de vieillards que de loubards et de policiers.

14012904293615263611938392 dans LE CINOCHE DE TRAPARD

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE est un film qui est devenu culte, et son mélange d’étrangeté surréaliste et d’humour sadique n’est pas étranger à son succès. Deux ans plus tard, ÇA (1990, It!) reviendra sur cet humour sadique et guignolesque avec un autre clown bien plus célèbre et dont la première édition du roman de Stephen King aux États-Unis est de 1986, donc antérieure à la réalisation de KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE.

Les frères Chiodo ont annoncé la sortie, pour 2015 de RETURN OF THE KILLER KLOWNS IN 3D, ce qui ne peut immanquablement que réjouir les fans de leur film.

- Trapard- (CosmoFiction)

http://www.dailymotion.com/video/xlsrc8

10 MÉCHANTS DES 80′s

10 méchants des 80′s, capturés au hasard et aussitôt mis en cage pour les besoins de cet article ! Leur réputation n’est plus à faire et leur dangerosité n’est plus à prouver, aussi me fallait-il prendre quelques précautions au cas où…

10 MÉCHANTS DES 80's dans CINÉMA 14012809245815263611935842LE PLUS DÉTERMINÉ : LE T-800 (Terminator – 1985 – James Cameron)

On l’appelle aussi le Terminator (traduisez : L’Éxécuteur, en quelque sorte). Mi-homme mi-machine, nous avons là affaire à un cyborg modèle T-800. Il ne s’agit pas du plus perfectionné, d’autres suivront, beaucoup plus élaborés, dont le T-1000, mais il demeure certainement le plus déterminé. Programmez-lui sa mission et il l’exécutera jusqu’au bout sans la moindre pitié, avec la froideur de la Mort, aussi froide que sa carcasse métallique recouverte de muscles et de chair. Quasiment indestructible (sa résistance au feu, aux tirs, aux explosions, aux broyeurs est phénoménale), il représente une véritable machine de guerre dont peut se vanter son fabricant, Skynet. Le T-800 affectionne particulièrement les ensembles de cuir noir et, surtout, les lunettes de soleil appropriées. En outre, il sait adapter son langage en fonction de l’individu auquel il s’adresse de sa voix déshumanisée qui possède pourtant un étrange accent autrichien…

14012809290915263611935859 dans FANTASTIQUELE PLUS BLAGUEUR : FREDDY KRUEGER (Les Griffes de la Nuit – 1984 – Wes Craven)

À l’origine, il s’agit d’un odieux criminel qui n’a pas hésité à assassiner une vingtaine d’enfants. Les parents des petites victimes se chargeront de lui régler son compte en incendiant sa maison, et notre Freddy mourra brûlé vif. Bien fait pour lui. Mourra ? Pas vraiment en fait. Freddy Krueger hante désormais les rêves, ou plutôt les cauchemars, de ses nouvelles victimes : les enfants de ceux qui l’ont éliminé… Vêtu d’un chapeau et d’un pull à rayures, à jamais défiguré par ses graves brûlures, il agite dans sa main droite une série de lames fixées sur un gant. C’est avec cette arme originale qu’il découpe, éventre, décapite ou déchiquette ses infortunées victimes dans leurs rêves. Oui, car pour résister à Freddy, il ne faut surtout, surtout pas s’endormir. Le sommeil est la porte des rêves, et les rêves représentent son territoire de chasse. C’est là où, avec un humour morbide, il traque ses jeunes victimes, souvent des ados bien cons, et dans un véritable décorum digne d’un Lewis Carroll qui aurait sombré dans le trash, Freddy s’amuse à saigner du teenager dans de grands éclats de rire vengeurs…

14012809314215263611935868 dans HORREURLE PLUS OLD FASHION : MING, L’EMPEREUR (Flash Gordon – 1980 – Mike Hodges)

L’empereur Ming règne sur les planètes Mongo, Arboria, Frigia et tant d’autres. Véritable tyran cruel et sanguinaire, Ming se délecte de voir les peuples de l’Univers souffrir sous son joug. Pour lui, les autres civilisations ne sont que des pions sur le gigantesque échiquier du cosmos, et l’homme, en joueur invétéré, ne fait que les manipuler, les déplacer et les éliminer. Ming possède une fille, la belle princesse Aura, presque aussi perfide que lui. En tout cas, et malgré son âge, l’appétit sexuel de l’empereur s’avère au plus haut de sa forme, et l’on pourrait même se demander s’il n’a pas commis l’inceste en voyant Aura roucouler si langoureusement à ses côtés… Ming se régale également de divers costumes, tous plus kitschs les uns que les autres, mais c’est la mode sur Mongo. Paillettes, couleurs criardes, dorures, rien n’échappe aux mauvais goûts de ce vieux fou que même une Lady Gaga, pourtant déjà bien atteinte sur ce plan là, ne pourrait aucunement concurrencer.

14012809340515263611935871 dans SCIENCE-FICTIONLE PLUS REPTILIEN : THULSA DOOM (Conan le Barbare – 1982 – John Milius)

Redoutable ennemi de Conan, le Cimmérien, Thulsa Doom impose ses méfaits de son temple situé sur la Montagne du Pouvoir et dirige, tel un sorcier gourou, sa secte d’adorateurs. Notre homme, plutôt bien portant et chevelu, possède une voix (du moins en V.O.) qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre tyran, un certain Darth Vader qui habite, quant à lui, dans une galaxie très lointaine… Thulsa Doom, aussi glacial qu’un reptile, a la possibilité de se métamorphoser en un gigantesque serpent, et son pouvoir hypnotique peut s’avérer fatal. Mais tout tyran aussi puissant qu’il soit possède sa faille, et Conan saura l’exploiter afin de lui trancher la tête. Belle revanche pour celui qui aura vu sa famille toute entière se faire massacrer par ce monstre.

14012809373315263611935875LE PLUS SQUELETTIQUE : SKELETOR (Les Maîtres de l’Univers – 1987 – Gary Goddard)

Skeletor est forcément un copain de Ming : tous deux partagent en effet la même soif de pouvoir et de conquête, sans compter le joug qu’ils exercent sur leurs peuples afin de les asservir au plus haut point. Et comme son univers est devenu trop étroit, Skeletor n’hésite pas à venir chasser du Musclor sur la Terre. « Skeletor »… « Skeletor » ?… Oui, quel nom particulier, je vous l’accorde… Aux environs d’Eternia, une chance que le ridicule ne tue pas en plus de Skeletor et de ses armées. Comme son nom l’indique, notre tyran possède le visage d’un crâne de squelette, oui, car même ailleurs dans les autres galaxies les aliens semblent tous détenir une apparence semblable à celle des êtres humains. Que l’Univers est bien fait. Sinon, que dire… Skeletor passe son temps à faire des va-et-vient tonitruants dans sa salle du trône en martelant puissamment le sol de sa canne. Sa colère est terrible, il en veut constamment au pauvre Musclor et ses alliés. Ce qui causera sa perte. Finalement, Skeletor aurait mieux fait de rester chez lui jouer aux osselets.

14012809391515263611935877LE PLUS ZOMBIFIÉ : JASON VOORHEES (Vendredi 13 – 1980 – Sean S. Cunningham)

Le p’tit Jason n’a pas eu de chance dans son enfance. Alors que, déjà, la nature ne l’avait pas gâté physiquement, notre bambin va tomber à l’eau et se noyer au cours d’un séjour en colonie de vacances à Crystal Lake… Mais que faisaient donc à ce moment là les moniteurs pour n’avoir rien vu ? Eh bien ils faisaient l’amour, dans le pré… Cependant, c’est bien plus tard que l’on va découvrir que Jason a échappé de justesse à la noyade. Le petiot, s’étant réfugié dans une cabane, va vivre en ermite. Entre temps, sa maman ayant été zigouillée par une ado du camp de Crystal Lake, et Jason ayant bien, bien grandi, ce dernier va dès lors entreprendre le massacre de tout ce qui est ado et qui fornique dans la nature sous les arbres, sous les tentes, près du feu, derrière les buissons, dans les branches, sous l’eau, sur l’eau… Rivalisant d’imagination pour notre plus grand plaisir, et affublé d’un masque de hockey, Jason va se livrer à une véritable boucherie où tout le monde y passera de la manière la plus horrible et la plus originale possible. Maintes fois abattu, notre Jason reviendra régulièrement d’entre les morts pour s’occuper encore et toujours des teenagers mal éduqués.

14012809411515263611935878LE PLUS GROS : BARON HARKONNEN (Dune – 1984 – David Lynch)

Le baron de la Maison Harkonnen, ennemi juré des Atréides, vit sur la planète Geidi Prime. Vladimir, tel est son prénom (il n’est pourtant pas russe, je vous l’assure), s’avère si obèse, si lourd et si bouffi tout plein qu’il ne peut se déplacer qu’avec des suspenseurs. Là, dans les airs, heureux qu’il est de se sentir tout à coup aussi léger qu’une plume, notre baron éructe, vocifère, postillonne sa haine envers le duc Leto et son ascendance. Un médecin traite régulièrement les pustules et boursouflures immondes qui lui couvrent le visage, se régalant visiblement d’en extraire le pus… Vladimir est un monstre aussi appétissant qu’une mouche verte sur du fumier. Et sa cruauté envers les autres saura se retourner contre lui.

14012809464515263611935881LE PLUS VAMPIRIQUE : JERRY DANDRIGE (Vampire, vous avez dit Vampire ? – 1985 – Tom Holland)

Ne vous fiez pas au charme de Jerry Dandrige ou vous pourriez le regretter. Sous ses airs de séducteur dandy, Jerry n’a rien à voir avec Lewis, non, rien d’un comique du tout. Notre homme n’est autre qu’un vampire, pas l’un de ces machins blafards sortis tout droit d’un TWILIGHT, non, plutôt un vampire new look à la peau mate, ce qui est rare, je vous l’accorde. Venu s’installer près de la maison de Charlie Brewster, un ado totalement fou de films d’horreur, il va vite séduire sa petite amie et tenter d’utiliser ses canines. Si notre vampire respecte dans l’ensemble certaines particularités liées à sa race démoniaque (dort dans un cercueil, aucun reflet dans une glace), il ne suffit pas de brandir un crucifix devant lui afin de s’en protéger : encore faut-il avoir la foi. Enfin, Jerry peut se transformer en une horrible chauve-souris bien loin de celles que l’on agitait avec des fils dans les films d’antan.

14012809485115263611935887LE PLUS ATTEINT : MOLA RAM (Indiana Jones et le Temple Maudit – 1984 – Steven Spielberg)

Mola Ram, grand prêtre indien, dirige ses disciples, les Thugs, pour réaliser des sacrifices humains dans son immense temple souterrain. Il s’agit d’honorer ainsi la déesse Kâlî. Personnage fou à lier et, forcément, très dangereux, Mola Ram est à la recherche des cinq pierres de Sankara, pierres sacrées dont il détient déjà les trois premières. Celui qui parviendra à les posséder toutes connaîtra alors fortune et gloire. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, Mola Ram n’hésite pas à faire des enfants ses esclaves ou à utiliser la torture. Une chance : Indy sera là pour le livrer aux crocodiles affamés. Ainsi finira le grand prêtre indien qui n’aura donc jamais connu fortune et gloire.

14012809540815263611935895LE PLUS GORE : HERBERT WEST (Re-animator – 1985 – Stuart Gordon)

Herbert West est un jeune étudiant en médecine complètement disjoncté, comme ses appareils qui provoquent des courts-circuits au cours d’expériences peu recommandables. Normal, me direz-vous, quand on travaille à l’université Miskatonic d’Arkham. Brillant élève du professeur Carl Hill qui est un éminent spécialiste de la physionomie et du fonctionnement du cerveau, Herbert va bientôt s’opposer violemment à son professeur, et l’élève deviendra alors le grand rival de Carl Hill en personne. En effet, Herbert West prétend pouvoir réanimer les morts grâce à une substance fluo de sa création, ce qui ne va pas sans scandaliser son prof. La guerre est donc déclarée, et tout cela finira forcément dans un bain de sang où têtes décapitées et tripes en tous genres formeront un puissant cocktail gore. Sans doute qu’Herbert avait lu les travaux d’un certain baron Frankenstein avant de faire ses preuves. En attendant, ses résultats seront loin d’être à la hauteur…

Il est temps pour moi de relâcher ses dangereux individus sur le web avant qu’il ne soit trop tard !

- Morbius – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : ALLIGATOR (1980)

Après les monstres mutants de PROPHECY (1979), Trapard nous propose un alligator au menu d’aujourd’hui… ou plutôt est-ce vous qui allez constituer son menu… À Trapard ? Non, à l’alligator bien sûr !

LE CINOCHE DE TRAPARD : ALLIGATOR (1980) dans CINÉMA 14012507061315263611927362Tout le monde a sûrement entendu cette légende urbaine des années 80 qui racontait que des familles américaines avaient ramené des bébés crocodiles à New-York. Mais que de peur de les voir grandir et devenir dangereux pour elles, ces mêmes familles les avaient évacués par la cuvette des WC. Des centaines de crocodiles faisant trempettes dans les recoins sombres des égouts de New-York…

À Nouméa, j’ai beaucoup entendu, à cette même époque, cette histoire d’une famille de broussards dont le patriarche avait pêché un requin, et qui s’était servi d’un petit lac sur sa propriété comme d’un aquarium pour laisser faire trempette à son requin. Un squale qui s’est finalement avéré être une femelle et qui a fait quelques petits. Et lorsque les Broussards ont déménagé pendant les « Évènements », vendant leur propriété à une autre famille, ils auraient légèrement oublié d’indiquer qu’ils laissaient plusieurs bébêtes quelque part sur leur terrain au fond d’un trou d’eau. Et les gosses des nouveaux propriétaires auraient eu la bonne idée de faire un plongeon dans le lac un beau jour d’été calédonien…

Tout le monde connait ce genre d’histoire qui a servi d’alibi à de nombreux scénarios de films d’horreur, et pour celle qui concerne les crocodiles des égouts new-yorkais, le cinéaste Lewis Teague en a lui aussi fait un film. Les fans de ciné d’horreur des 80′s connaissent Lewis Teague pour ses adaptations de Stephen King, avec le film à sketches CAT’S EYES (1985) mais surtout pour son adaptation de CUJO en 1983. Il a aussi réalisé LES DIAMANTS DU NIL (1985, The Jewel of the Nile) qui est la suite directe d’À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (1984, Romancing the Stone), le bon film d’aventure post-Indy de Robert Zemeckis.

Mais ALLIGATOR, aussi connu comme L’INCROYABLE ALLIGATOR, date du tout début des années 80. Une période transitoire où la réalisation des films commençaient déjà à ressembler au style des 80′s, tout en gardant un peu de l’efficacité des seventies avec de très bons comédiens souvent trentenaires, la mode du cinéma avec des teenagers pointant vraiment le bout de son acné vers le milieu de la décennie.

14012507072915263611927367 dans HORREURNe pas confondre ALLIGATOR de Lewis Teague avec le film d’horreur exotique italien de Sergio Martino, IL FIUME DEL GRANDE CAIMANO (1979) qui pourrait se traduire en français par « Le Fleuve du Grand Caïman » et que l’on retrouve sous divers titres selon les éditeurs, comme par exemple ALLIGATOR, LE GRAND ALLIGATOR ou encore LE DIEU ALLIGATOR…

ALLIGATOR de Lewis Teague, avec sa bébête devenue gigantesque et surgissant des égouts, fait plutôt figure de film culte. Et il annonce bien d’autres monstruosités suburbaines à venir, de C.H.U.D. (1984) à MIMIC (1997). En passant par le film hollandais de Dick Maas avec de la bonne… grosse bestiole, AMSTERDAMNED (1988).

Le film de Lewis Teague suit évidemment la logique du succès des DENTS DE LA MER (1975, Jaws) ou de PIRANHAS (1978), ALLIGATOR reprend même certaines astuces scénaristiques du film de Steven Spielberg. Et on n’évitera pas bien entendu la scène éculée du gars qui panique et qui tombe à l’eau au même moment où l’animal approche à toute vitesse…

14012507083915263611927368 dans LE CINOCHE DE TRAPARDEt en 1980, le cinéma gore et la violence étant à leur comble au cinéma comme à la télévision, le film débute au Nouveau-Mexique où une famille new-yorkaise passe le weekend et observe un spectacle payant dans lequel un homme joue à énerver un alligator dans une petite mare. Mais voilà que l’homme se laisse renverser par l’animal qui en profite pour le mordre sauvagement à la jambe. Tout ceci se déroulant sous les yeux d’une gamine new-yorkaise qui annonce, l’air blasé, à son père qui est en train de lui acheter un bébé alligator : « Ils auraient au moins pu utiliser du vrai sang »… Une touche d’humour qui annonce bien celui des années 80.

- Trapard -

ALLIGATOR est visible ici.

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979)

Quand la Nature se venge, ne traînez pas dans les forêts américaines, sauf en compagnie de Trapard, votre guide !

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979) dans CINÉMA 14012012053415263611914152Après l’angoisse des effets atomiques dans les années 50, les seventies ont été la décennie de la prise de conscience à bien des niveaux, dont celui de la protection de la nature et de l’écologie. Évidemment, les vieux thèmes de la mutation et de l’hybridation, conséquences de la pollution irresponsable, sont ressortis des profondes entrailles cérébrales de nombreux scénaristes. Les insectes de toutes sortes croissaient de nouveau, ou se multipliaient, à l’instar des OISEAUX (1963, The Birds) d’Alfred Hitchcock, pour prouver à l’être humain qu’il n’est pas le seul être vivant sur la planète. Même les océans ont vu resurgir de nombreux requins, orques, ou créatures hybrides, les piranhas envahissant même les rivières de quelques films comme dans le PIRANHAS (1978) de Joe Dante. ORCA (1977) prenait même à contre-pied le message de Spielberg et de ses DENTS DE LA MER (1975, Jaws), Michael Anderson (aidé de la superbe composition d’Ennio Morricone) faisait de son film d’orque tueur, un véritable hymne à la Nature.

PROPHECY, LE MONSTRE (de John Frankenheimer) a donc été écrit et réalisé sur cette philosophie, bien qu’il s’agisse avant tout d’un film d’horreur.

L’intrigue : Deux bûcherons sont attaqués dans la forêt d’Androscoggin dans le Maine et une équipe de secours part à leur recherche. Leur chien tombe d’une falaise, et deux hommes descendent en rappel pour le récupérer mais ils sont sauvagement tués. On parle d’une entité invisible qui rôde dans la forêt. À Washington, Le Dr Robert Verne qui exerce sa profession de médecin dans un quartier pauvre est engagé par l’Agence de Protection Gouvernementale pour enquêter sur d’éventuelles conséquences écologiques d’une usine de pâtes et papier sur la forêt d’Androscoggin. Sur place, les bûcherons sont en conflit avec les Américains « Opies », abréviation de « original people » pour désigner les Amérindiens vivant dans les réserves de la forêt. Accompagné de son épouse enceinte, Maggie, le Dr Verne rencontre Bethel Isely, le directeur de l’usine qui se plaint du retard des équipes de secours de l’usine et qui blâme les Opies qui barricadent la forêt. Pour eux, Katahdin, un esprit vengeur de la forêt a été réveillé par les activités des bûcherons. Mais la vérité est plus terrible encore…

Dans le rôle de Robert Verne, c’est Robert Foxworth, une de ces têtes connues sur lesquelles on ne pose pas toujours un nom, et aperçu comme chef de chantier dans 14012012115815263611914156 dans HORREURDAMIEN 2, LA MALÉDICTION (1978, Damien, The Omen 2), ainsi que dans une poignée de séries TV, comme SEAQUEST (1994), BABYLON 5 (1995), STAR TREK, DEEP SPACE NINE (1995) ou STARGATE SG-1 (2003). Il est aussi connu pour devoir incarner à l’origine le personnage de J.R. Ewings dans DALLAS, mais à son air sympathique les producteurs lui ont finalement préféré le jeu de Larry Hagman.

On retient surtout du casting de PROPHECY, LE MONSTRE, la jeune Talia Shire, la femme de Rocky Balboa dans les films de Sylvester Stallone (Adriennnnnne !) et Armand Assante, le frère de Sylvester Stallone dans LA TAVERNE DE L’ENFER (1978, Paradise Alley). Bon, je sais, on a les références qu’on a. D’ailleurs, j’ajouterai que dans LA TAVERNE DE L’ENFER, le prénom de Sylvester Stallone est “Cosmo”.

Comme il l’avait fait pour LA MALÉDICTION (1976, The Omen), le scénariste David Seltzer (qui au passage, n’a aucun frère du nom d’ “Alka”), a réécrit son scénario pour une publication sous forme de roman. Ceux qui ont connu les années 80, ont forcément lu ou tout du moins aperçu les romans de Seltzer édités dans la collection de Poche de chez “J’ai Lu”.

Et pour ceux qui n’ont pas vu PROPHECY, LE MONSTRE, profitez-en, parce qu’on ne créera pas de « CosmoFiction 2 » dans 30 ans, pour vous redire que c’est un classique de qualité du cinéma d’horreur de la toute fin des années 70.

- Trapard – (CosmoFiction)

AEROBIC KILLER (1986)

Quand Dave Altou vous parle d’un film qu’il n’a pas vu, c’est que forcément quelque chose a attiré son regard sur l’affiche. Je me demande bien quoi…

AEROBIC KILLER (1986) dans CINÉMA 1401180120431526361190845714011801265615263611908464 dans DAVE ALTOUAvant de commencer mon article, je dois vous avouer une chose : je n’ai jamais vu ce film !

Alors pourquoi vous en parler ? Eh bien parce que d’une, je fais ce que je veux à partir du moment ou le rédac’ chef ne me coupe pas la chique et que, de deux, en 86 (date de la sortie de ce joyau) j’avais 16 ans et qu’à cet âge, impossible de rester de marbre devant les courbes de la jeune actrice figurant sur l’affiche du film (que je trouve plutôt moche maintenant, comme quoi les goûts changent…).

De plus, j’étais alors, avec mon pote Trapard, dans une phase “psycho-killer” (HALLOWEEN, VENDREDI 13 et consorts), et que forcément cet AEROBIC KILLER avait tout pour titiller l’ado “avide” de gore et de sexe que j’étais (« étions » Trapard ?!). Mais ça, c’était avant, bien sûr…

Donc revenons à notre AEROBIC KILLER. Ce film a été réalisé par David A. Prior, un petit artisan de la série B, voire Z, des années 80 dont on retiendra principalement deux films tournés avec le kung-fu man David Carradine : FUTURE ZONE et FUTURE FORCE (voyez l’originalité des titres !). Au niveau des acteurs, à ma connaissance, aucun n’a remporté d’Oscar…

Le synopsis : “Deux ans plus tôt, Valérie, une jeune femme, a été massacrée dans un salon de beauté. Aujourd’hui, sa jeune jumelle, Rhonda, dirige une salle de gym. Une série de meurtres inexpliqués commence alors à semer la panique dans le club…” Ça c’est du synopsis qui décoiffe.

AEROBIC KILLER fait partie du sous-genre cinématographine du “slasher au gymnase” dont les plus emblématiques représentants sont TOXIC AVENGER et MURDER ROCK (de Maître Lucio Fulci).

Aux dires du site Nanarland, le film ne serait pas dénué d’intérêt : “Au final, AEROBIC KILLER est une production Prior qui sort clairement du lot, même si elle n’atteint pas les septièmes cieux d’ULTIME COMBAT. Il fera passer un bon moment à celui qui cherche à s’évader dans quelques paradis artificiels pour une durée moyenne de 80 minutes, laissant flotter un parfum de nostalgie pour les T-Shirts Waïkiki, les bananes pleines de billes et les bandanas aux coloris criards”. Vous voilà prévenu.

14011801240015263611908462 dans HORREURÀ ma connaissance, il n’existe pas d’édition française du DVD. La version US peut être commandée sur les principaux sites marchands ou visionnée sur YouTube.

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce film car, à l’époque, il n’y avait pas encore de DVD, les VHS coûtaient la peau des fesses (bien dures après une séance d’aérobic!) et que parfois, comme le dit si bien Spock : “Il est parfois préférable de désirer une chose que de la posséder”. Dans le cas de notre AEROBIC KILLER, il est parfois préférable de désirer voir un film plutôt que de le voir…

Arriver à citer Spock dans un article sur AEROBIC KILLER, je pense mériter quelques applaudissements (si, si). Allez, on y va : clap, clap, clap !…

Un extrait V.F. YouTube est .
Le film au complet mais en V.O. .
La critique Nanarland c’est par.

- Dave Altou – (CosmoFiction)

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LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985)

LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985) dans CINÉMA 14011412244915263611896946Trapard et le cinéma espagnol, Trapard et MATADOR. Un film qui n’a rien à faire dans CosmoFiction ? Si, la preuve par Trapard…

Je me souviens avoir découvert le cinéma d’Almodóvar en louant innocemment la VHS de FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS (1988, Mujeres al borde de un ataque de nervios) dans un vidéoclub de quartier en 1989, et j’avais aussi entendu parler de la comédienne Carmen Maura. J’avais apprécié le côté survolté et hitchcockien du film mais sans plus finalement, mais ça m’avait tout de même incité à louer ATTACHE-MOI ! (1989, ¡Átame!). Et je dois bien reconnaître que la notoriété de Victoria Abril était passée par là, et je savais que c’était une comédienne qui n’avait pas froid aux miches devant une caméra. Puis je l’avais trouvée fascinante, charnelle, impulsive, maternelle et femme de caractère dans son rôle dans LA LUNE DANS LE CANNIVEAU (1983) de Jean-Jacques Beineix. Un film où je lui trouvais nettement plus de présence que Natassja Kinski qui bien qu’étant l’héroïne du film, se cachait comme toujours derrière la poésie de ses personnages. Alors que Victoria Abril se plantait belle et bien là.

ATTACHE-MOI a été comme une vraie claque pour moi, pour son mélange d’érotisme, et son histoire de kidnappeur maladroit et romantique interprété par un Antonio Banderas encore tout jeune. Puis Francisco Rabal y incarnait une sorte de réalisateur de films d’horreur fauchés, ce qui n’était pas non plus pour me déplaire. J’en avais même acheté la VHS que j’avais prêté aux copains du lycée, ainsi qu’à mon professeur d’espagnol. Quelques années plus tard, on me rapporta que ce même professeur, alors retraité et témoin de Jéhovah, se souvenait de moi comme un lycéen qui faisait des trafics de films pornographiques espagnols. C’est dire qu’en tant que Nouméen, je n’avais pas compris en cette année 1989 qu’il existait plusieurs « Espagne », et que ce mouvement cinématographique de « la Movida » n’était pas au goût de tout le monde, là où moi j’y voyais surtout des films frais et très modernes. Je n’ose même pas imaginer le scandale si je lui avais prêté l’excellent LES VIES DE LULÙ (Las Edades de Lulù) de Bigas-Luna (qui avait déjà tourné le film d’horreur ANGOISSE en 1987) et qui est sorti l’année suivante, et que même le vieil exploitant principal de Nouméa lui avait préféré une diffusion en salle très discrète et assez frileuse : dans la salle du Liberty destinée aux projections de films X.

14011412290415263611896949 dans HORREUREn fin d’année, lors d’un voyage en Europe, je prenais le train pour la Catalogne. Et je logeais à Figueras, chez un correspondant (issu d’un échange dans « Le courrier des lecteurs » de Mad Movies) et qui détestait lui aussi Almodóvar, ne voyant que du plagiat (de Wim Wenders, de Nicholas Ray et d’Alfred Hitchcock), là où le cinéaste espagnol assumait pourtant ses références dans ses films. Quoi qu’il en soit, mon correspondant m’aida malgré tout à trouver les VHS de MATADOR et de LA LOI DU DÉSIR (1986, La ley del deseo). Je découvrirai les premiers films « punks » d’Almodóvar en 1992, dans un cinéma de quartier de Montpellier, lors de mes études universitaires.

MATADOR date de 1985 et on est déjà dans un long-métrage très bien construit, et très professionnel. J’entends par là que l’ensemble parait nettement moins négligé que dans ses films précédents qui sont beaucoup plus trashs et provocateurs, Almodóvar imposant généralement son homosexualité à l’écran de manière très violente. Mais MATADOR est un vrai compromis du cinéma d’Almodóvar, avec un excellent scénario. On y retrouve Antonio Banderas, très jeune et très naïf et romantique (dans un rôle proche de celui qu’il tient dans ATTACHE-MOI !) et l’ensemble est très sombre, à la limite du morbide. MATADOR est d’ailleurs une sorte de « Giallo » tardif, mais situé dans un milieu urbain d’Espagne où se côtoient des protagonistes aux passions les plus extrêmes : la religion, la tauromachie, la libido, et un goût extrême pour la mort, d’ailleurs sexualité et morbidité étant toujours très ambivalents dans le film. MATADOR démarre avec cette scène culte où Banderas se masturbe devant un passage de meurtre sanglant issu de SIX FEMMES POUR L’ASSASSIN (1964, Sei donne per l’assassino), le giallo incontournable de Mario Bava. Oppressé par une mère aux influences tentaculaires et membre de l’Opus Dei, tourmenté par le désir d’affirmer sa virilité, Ángel (Antonio Banderas) tente de violer en pleine rue sa voisine Eva, jeune mannequin et petite amie de Diego Montes, le professeur de tauromachie d’Ángel, mais il se ridiculise. Il se dénonce auprès d’un commissaire de police, puis en découvrant des photos de meurtres, il s’accuse de plusieurs crimes et demande l’assistance de l’avocate Maria Cardina. Lors de cette quête de virilité sous une apparence de monstruosité, Ángel va se confronter à Maria Cardina la mante religieuse et Diego Montes le cobra, deux prédateurs qui croiseront inévitablement leurs chemins…

14011412305415263611896950 dans LE CINOCHE DE TRAPARDLes deux comédiens Assumpta Serna et Nacho Martínez sont fascinants dans leurs rôles respectifs de Maria et Diego, éclipsant même, dans MATADOR, la présence du jeune et désormais mondialement célèbre Antonio Banderas. Bien que le film est souvent classé dans le cinéma d’auteur, ou comme un thriller érotique, je le considère comme un vrai film d’horreur. Mais là où n’importe quel Giallo ou Slasher aurait développé une certaine tension dans son suspense, Almodóvar a fait de MATADOR un film viscéralement morbide, à la limite du romantisme le plus sombre. Bien que trop personnels pour être considérés comme des films de genre, on retrouve pourtant dans les films de Pedro Almodóvar tous les ingrédients de ce cinéma d’exploitation. En 2011, on trouvera d’ailleurs des critiques de son film récent, LA PIEL QUE HABITO dans des magazines comme Mad Movies.

- Trapard – (CosmoFiction)

PUPPET MASTER (1989)

Flynn devient pour nous le « maître des marionnettes », le temps pour lui de nous confier ses impressions sur le film PUPPET MASTER. Méfiez-vous : l’assassin se cache parmi nous !

PUPPET MASTER (1989) dans CINÉMA 1401101244481526361188486925 années se sont écoulées. Et pourtant, le film est excellent. Écrit et réalisé par David Schmoeller, produit par Full Moon et Charles Band, PUPPET MASTER, en V.O. MUPPET MASTER, est l’un des films phares des productions Full Moon.

L’histoire de PUPPET MASTER est assez mystérieuse. C’est un peu une sorte de conte glauque avec un univers dérangé et perturbant. En 1939, André Toulon, fabricant de poupées, se suicide afin que l’on ne puisse avoir accès à son secret pour donner vie aux poupées. Quelques dizaines d’années plus tard, 4 personnes, dotées chacune d’un pouvoir magique, se rendent à l’hôtel dans lequel André Toulon s’est donné la mort. En effet, elles ont été invitées par Neil Gallagher. Une fois sur place, elles apprennent que celui-ci est mort et se mettent en quête du secret d’André. Mais les marionnettes tueuses sont de retour…

Outre ce que l’on voit dans la scène d’ouverture, avec André Toulon, l’on ne sait rien du tout à propos des marionnettes. Elles ont un côté mystique qui fait que l’on est attiré par celles-ci sans savoir pourquoi. Mais le film n’est pas là pour nous dévoiler le secret de ces dernières, ou pas totalement.

L’intrigue est construite un peu à la manière d’un film policier à huis clos. Un certain nombre de personnes se trouvent dans un lieu. L’assassin se trouve parmi elle. Mais l’on ne sait pas de qui il s’agit. Les personnes meurent les unes après les autres, sauf une qui va se charger de résoudre l’enquête. À partir de ça, l’on vient ajouter des éléments fantastiques, horrifiques et surnaturels. Les trois quarts des films « d’horreur » que l’on trouve maintenant sont bâtis sur le même schéma. C’est un sous-genre de l’horreur, qui consiste à prendre une bande de gamins débiles et les faire mourir les uns après les autres. C’est toujours la même chose, c’est mal exploité, et ça n’a aucun intérêt. Ici, c’est un peu plus mature (malgré la bêtise de certains personnages), et la menace est plus impressionnante. S’il y a un film auquel j’ai pensé en regardant PUPPET MASTER, c’est EVIL DEAD, parce que l’on se trouve un peu dans le même type d’histoire.

14011012460815263611884872 dans HORREURLa réalisation de Schmoeller n’est pas mauvaise du tout. Prévu à la base pour le cinéma, la qualité des images, des couleurs, du son, etc, était donc nettement supérieure à ce qui sortait directement en VHS. Et les effets spéciaux telle que l’animation des marionnettes sont vraiment réussis, surtout pour un petit budget. D’ailleurs les marionnettes en elles-mêmes sont assez terrifiantes.

PUPPET MASTER n’est pas extraordinaire, mais l’univers est plaisant et regorge de secrets. C’est un vieux film d’horreur comme on n’en fait plus et mérite un certain succès !

La qualité du DVD n’est pas exceptionnelle, mais ça se tient, ça donne un petit côté VHS au visionnage, c’est pas désagréable. Comme toujours une petite analyse du film, par Francis Barbier cette fois, mais toujours aussi intéressante. Vous avez aussi une galerie d’images et quelques bandes-annonces.

- Flynn – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : CARNAGE (1981)

Entre confessions, souvenirs d’ado et nostalgie d’antan, Trapard nous propose un vrai CARNAGE aujourd’hui, celui de Tony Maylam réalisé en 1981 !

LE CINOCHE DE TRAPARD : CARNAGE (1981) dans CINÉMA 14010807554715263611879479Puisque CosmoFiction revient sur les années 80, c’est tout naturellement que je vais revenir sur ma culture du cinéma d’horreur bis qui est elle aussi née lors de cette décennie.

Je me souviens avoir vu CARNAGE (The Burning) en 1988, année où CosmoFiction voyait le jour, et période durant laquelle j’hésitais déjà entre rester et quitter le Sci-Fi Club. Ayant intégré l’association en juin 1986, ma cinéphilie s’était déjà affinée en cette année 1988, année de mes 17 ans. Et trouvant ma culture très centrée sur des sujets beaucoup plus terre-à-terre que la science-fiction ou les sujets empreints d’irréel, ce sont les nouvelles cultures geeks qui ont intégré le Sci-Fi qui m’ont décidé à partir petit à petit.

Et en cette année 1988, la location de VHS avait un sens différent pour moi car autant quatre ans auparavant je parcourais les rayons de vidéoclubs en créant des liens entre chaque films loués, autant, au fil du temps, je décidais régulièrement de me laisser surprendre en louant des VHS avec des jaquettes aux dessins les plus zarbis les uns que les autres. Et être déçu d’un film ne me dérangeais plus vraiment, d’autant que j’étais plutôt solitaire, et me plaindre ne me serait pas venu à l’esprit. Et c’est dans cette logique que j’avais loué CARNAGE. Ceci très machinalement. Mais quoi que… Il faut bien avouer que l’affiche où l’on découvre cette silhouette qui brandit une paire de cisailles m’avait très motivé. Je sais que je ne lisais déjà plus les résumés derrière les boîtiers qui étaient généralement erronés et mensongers, et CARNAGE m’annonçait un « Psycho-Killer » (la désignation du Slasher dans les années 80) du genre d’un VENDREDI 13 : sanglant, expéditif et avec des scènes atmosphériques et violentes.

Et en 1988, je n’empruntais plus les K7 des « Grands », c’est-à-dire, que ce n’était plus des amis de deux ou trois ans plus vieux que moi, qui me fournissaient des films « pour que je me fasse peur », seul, à la maison, et de préférence la nuit, devant le premier EVIL DEAD, ou L’ENFER DES ZOMBIES, ou encore INSEMINOÏD (merci à Eric T., pour ces moments).

Ou à deux, avec mon meilleur pote de l’époque, lorsqu’on louait des films gores ou d’horreur légèrement olé olé des seventies, qu’on regardait dans le noir, chez lui ou chez moi, lorsque nos parents respectifs étaient couchés (et merci aussi à Laurent S., pour ces moments).

14010807581215263611879480 dans HORREUR

Non, lorsque j’avais loué CARNAGE, je revenais chez moi avec « le film de la soirée » que je posais sur la table de la cuisine, et si mon frère ou mes parents n’avaient rien à faire après le repas, ils s’installaient devant le magnétoscope pour regarder le film avec moi. À la même enseigne que si moi, ou un autre, avions loué un Sylvester Stallone, un Clint Eastwood, ou même, une nouveauté quelconque.

14010808013315263611879482 dans LE CINOCHE DE TRAPARDCARNAGE m’avait assez plu, car j’y voyais un sous-VENDREDI 13 plutôt réussi, du genre des ROSEMARY’S KILLER et autre film de vengeance et de meurtres à l’arme blanche du tout début des années 80. Le film démarrait d’ailleurs à la manière du second volet des VENDREDI 13, autour d’un feu, dans un camp de colonie de vacances, puis après une plaisanterie d’ados qui tournait mal, ça virait au CARNAGE annoncé par le titre.

J’ai acheté le DVD en Zone 1, il y a deux ans, et j’en ai profité pour le revoir, et comme de bien entendu, j’ai dû faire quelques efforts pour réadapter mon regard à ce format de séries B d’il y a trente ans. Avec son rythme de montage lent, ses cadrages souvent serrés pour cacher le manque de moyens financiers, et le côté extrême du jeu des comédiens – surtout adolescents – de ce genre de film. Et forcément, j’imagine sans peine la difficulté qu’aurait à le voir une personne qui aurait grandi en découvrant les formats standards TV et ciné des années 90. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’adhère depuis quelques années à cette culture appelée – récemment – le « cinéma bis », parce qu’elle me permet de regrouper des films que j’ai aimé à cette époque, mais non pas par genres, mais par influences, par années, par thèmes, par réalisateurs. Et je dois même avouer que la qualité d’un film n’est quasiment plus un grand facteur d’intérêt pour moi, je recherche plus son contexte de tournage et de sortie en salles ou en vidéo. Et cette culture du cinéma bis m’a aussi permis de la concilier avec une autre culture que j’appréciais en parallèle, qui est celle du cinéma d’auteur, que j’ai souvent considérée comme contradictoire, alors qu’elle n’est que complémentaire.

- Trapard – (CosmoFiction)

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