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COSMOFICHE : DARK CRYSTAL (1982)

COSMOFICHE : DARK CRYSTAL (1982)  dans CINÉMA 14012305155115263611922793DARK CRYSTAL
Année : 1982
Réalisateur : Jim Henson & Frank Oz
Scénario : Jim Henson & David Odell
Production : Jim Henson, Gary Kurtz & David Lazer (Universal Pictures)
Musique : Trevor Jones
Effets spéciaux : Roy Field & Brian Smithies (effets visuels), Ian Wingrove (effets mécaniques), Ben Burtt (effets sonores)
Pays : USA
Durée : 93 min
Interprètes : Stephen Garlick, Lisa Maxwell, Billie Whitelaw, Barry Dennen, Michael Kilgarriff…

L’HISTOIRE
“Un autre monde, un autre temps, à l’âge des miracles… Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelflings, partent à la recherche d’un éclat de cristal gigantesque, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils devront pour cela affronter les terribles et cruels Skekses qui tiennent ces derniers en esclavage…”

5 ANNÉES DE PRÉPARATION INTENSIVE
DARK CRYSTAL, qui a obtenu le Grand Prix d’Avoriaz en 1983, est le fruit d’une rencontre extraordinaire entre Jim Henson-Frank Oz (créateurs du célèbre MUPPETS SHOW), Gary Kurtz (producteur de STAR WARS IV et STAR WARS V) et Brian Froud (illustrateur spécialisé dans le domaine du Merveilleux). Il leur a fallu cinq années de travail et de recherches intensives sur le mime, la sculpture, la peinture, le maquillage et la manipulation pour accoucher de l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma fantastique, une véritable œuvre d’art d’une richesse et d’une imagination rarement atteintes dans le domaine du septième art.« Personne n’avait jamais fait ce que nous tentions de faire », déclare Jim Henson.« Brian Froud avait inventé de merveilleuses créatures, pleines d’humour  et d’une grande ingéniosité. Pour leur donner vie, nous avons utilisé de nouvelles techniques de manipulations et appris à travailler sur une multitude de matériaux, depuis le caoutchouc jusqu’au plastique susceptible de donner aux yeux des personnages l’éclat que nous souhaitions. »

14012305172615263611922794 dans COSMOFICHEDES COSTUMES DE 50 KILOS
À l’époque point de numérique, uniquement de l’animatronique, c’est-à-dire l’animation de marionnettes par des systèmes électroniques même si de nombreux mimes furent également employés pour se glisser sous la peau de certains personnages. Le film a eu également recourt à des danseurs, des comédiens et un clown ! Il fallait parfois endosser une carapace de Garthim qui pèse 50 kilos ! « Il nous est arrivé de rester trois heures de suite enfermés dans ces carapaces dont nous sortions défigurés, mais avec l’immense satisfaction d’avoir créé quelque chose. Notre désir de perfection nous faisait oublier la technique. Les cables qui commandaient tel ou tel mouvement de détail sont devenus des prothèses, ils faisaient parti de nous, nous les avons oubliés », déclare Jim Henson.

DES MARIONNETTES POUR PLUS DE CRÉDIBILITÉ 
Jim Henson précise avoir choisi Gary Kurtz en tant que producteur car il souhaitait bénéficier de son expérience, en particulier comment ne pas dépasser un budget. Leur rencontre a eu lieu sur le tournage de L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE où Yoda était déjà une création Henson, animé et même doublé par Frank Oz.« Nous avions été très satisfaits de notre travail sur Yoda », avoue Jim Henson.« Mais ça n’avait fait que souligner la complexité de notre projet : tout un film avec des marionnettes… ça ne serait pas simple ! » 

14012305190715263611922796 dans Dark CrystalGary Kurtz précise pourquoi le film a opté pour des marionnettes plutôt que pour des comédiens en chair et en os :« Si nous avons tenu à le faire comme ça, c’est qu’il nous a paru que de la sorte, les créatures seraient plus crédibles que des êtres humains, même artistiquement maquillés. Nous avons fait des essais avec des enfants et des nains en costume, mais nous avons très vite compris que ça émoussait sensiblement le côté fantastique, merveilleux, du film. »

BRIAN FROUD, LE CRÉATEUR 
C’est Brian Froud, talentueux artiste du Merveilleux, qui va s’atteler à la création de tous les personnages du film. Il devra faire face constamment au délicat problème du passage du croquis à la réalisation de la marionnette. « Le plus facile fut de leur donner une allure générale », dit-il. « Cela se compliquait lorsqu’il s’agissait de traduire la grande idée en un animal capable de se mouvoir. » 

Brian Froud est fier de son travail sur DARK CRYSTAL : « Je voulais que ce soit un succès du point de vue artistique, et à mon avis nous y sommes arrivés. Nous avons fait un grand pas en avant, même si l’on ne s’en aperçoit que d’ici quelques années. Il s’y trouve des images d’une telle densité que sa vision requiert une certaine attention, voire de la concentration de la part du public. C’est mon problème lorsque je le regarde ; j’ouvre tout grand les yeux, j’en oublie d’écouter ce qui se passe ! Ce film est tellement original et nouveau pour moi que je suis à chaque fois emballé. »

SERVICES DE TABLE ET TAPISSERIES SKEKSES
Harry Lange (2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE, MOONRAKER…) s’occupera quant à lui des magnifiques décors de DARK CRYSTAL, mais pas seulement des décors de fond, il sera également à l’origine des armes, des cannes, des bijoux, des tapisseries, des tentures anciennes et du service de table des Skeksis ! Harry Lange avoue avoir appris beaucoup sur le tournage de DARK CRYSTAL, un film dont il gardera un excellent souvenir : « C’était un film difficile à faire, mais rien d’insurmontable. Et je suis bien content d’avoir participé à l’élaboration d’un film aussi ambitieux et expérimental, au fond. Personne n’avait jamais rien fait de pareil. Et je doute qu’il se trouve quelqu’un pour essayer un jour prochain. »

14012305210415263611922797 dans FANTASTIQUEUN THÈME DE 4 NOTES
La splendide musique du film est l’oeuvre de Trevor Jones, lequel l’a composée en quelques jours seulement malgré son implication dans le projet durant deux ans et demi : « J’ai écrit un thème principal qui, selon moi, collait exactement avec l’atmosphère fantastique du film et dans les quatre notes toujours répétées duquel on retrouve toutes ces implications. »

UNE EXPÉRIENCE VISUELLE UNIQUE
DARK CRYSTAL est une expérience visuelle unique, une œuvre d’art qui prend vie sous nos yeux émerveillés, un monde imaginaire d’une richesse absolue et d’une beauté fascinante, pour ne pas dire saisissante. Plus de trente ans après sa sortie, le film de Jim Henson et Frank Oz garde tout de son impact. C’est la perfection à tous les niveaux : de l’animatronique aux décors et paysages en passant par les objets et la musique. Rien n’a été oublié. 
DARK CRYSTAL est la preuve formelle que lorsque la volonté de réussir est là, on peut déplacer les montagnes, le pouvoir de création l’emporte sur tous les plans.

La suite annoncée pour 2011, POWER OF THE DARK CRYSTAL, et qui devait être réalisée par Genndy Tartakovsky (LE LABORATOIRE DE DEXTER, SAMOURAÏ JACK, CLONE WARS…) n’a pas abouti. Retard ? Report ? Abandon ?… On devait y suivre les aventures d’une mystérieuse fille de feu, qui avec l’aide d’un paria Gelfling, volait un éclat du cristal légendaire dans le but de faire revivre le soleil mourant se trouvant au centre de la planète… Nul doute que cette suite se fera un jour, avec ou sans Tartakovsky.

14012305224215263611922798L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« L’histoire des deux Gelflings à la recherche d’un éclat de cristal susceptible de redonner quelque souffle à un monde moribond n’est pas à proprement parler passionnante, mais les décors et, surtout, le bestiaire fantastique plein d’imagination se révèlent des plus réjouissants. » (Lorris Murail / Guide Totem : La Science-Fiction / éd. Larousse / 1999)

« Dommage que les deux héros soient si anodins et stéréotypés, et que le débordement de la fantasy ait édulcoré ce qui, à l’époque, passait à juste titre pour une œuvre novatrice. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

« Chacune des images du film, dotée d’une richesse visuelle à laquelle un simple regard ne peut suffire, s’affirme comme un véritable morceau de bravoure que l’on savoure avec un intérêt passionné. D’autant plus que l’action est toujours présente au fil des séquences, qui, pour insolites et diversifiées qu’elles soient, se fondent en une parfaite harmonie. Une superbe fable philosophique qui enchantera petits et grands. » (Cathy Karani / L’Écran Fantastique 67)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Wikipédia, L’Écran Fantastique, Première.

L’AFFICHE : GALAXINA (1980)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : GALAXINA (1980) dans CINÉMA 14012104252615263611916635

GALAXINA (de William Sachs, 1980), grand nanar de SF avec la belle Dorothy Stratten (assassinée par son mari à la suite de ce film…), sortit en France en 1983. L’histoire : « An 3008. L’humanoïde femelle Galaxina est aux commandes de l’Infinity, un vaisseau de police intergalactique. L’équipage est composé du capitaine Butt, du sergent Thor, du lieutenant Buzz et de mécaniciens Maurice et Sam. Le navire transporte aussi un spécimen de Croc-Croc, monstre qui se nourrit de roches. L’Infinity reçoit l’ordre de suivre le pirate Ordrik soupçonné de vouloir s’approprier de l’Etoile Bleu de Quartz, un bloc de minerai qui selon la légende, contiendrait la force des étoiles. » (premiere.fr)

- Morbius – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979)

Quand la Nature se venge, ne traînez pas dans les forêts américaines, sauf en compagnie de Trapard, votre guide !

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979) dans CINÉMA 14012012053415263611914152Après l’angoisse des effets atomiques dans les années 50, les seventies ont été la décennie de la prise de conscience à bien des niveaux, dont celui de la protection de la nature et de l’écologie. Évidemment, les vieux thèmes de la mutation et de l’hybridation, conséquences de la pollution irresponsable, sont ressortis des profondes entrailles cérébrales de nombreux scénaristes. Les insectes de toutes sortes croissaient de nouveau, ou se multipliaient, à l’instar des OISEAUX (1963, The Birds) d’Alfred Hitchcock, pour prouver à l’être humain qu’il n’est pas le seul être vivant sur la planète. Même les océans ont vu resurgir de nombreux requins, orques, ou créatures hybrides, les piranhas envahissant même les rivières de quelques films comme dans le PIRANHAS (1978) de Joe Dante. ORCA (1977) prenait même à contre-pied le message de Spielberg et de ses DENTS DE LA MER (1975, Jaws), Michael Anderson (aidé de la superbe composition d’Ennio Morricone) faisait de son film d’orque tueur, un véritable hymne à la Nature.

PROPHECY, LE MONSTRE (de John Frankenheimer) a donc été écrit et réalisé sur cette philosophie, bien qu’il s’agisse avant tout d’un film d’horreur.

L’intrigue : Deux bûcherons sont attaqués dans la forêt d’Androscoggin dans le Maine et une équipe de secours part à leur recherche. Leur chien tombe d’une falaise, et deux hommes descendent en rappel pour le récupérer mais ils sont sauvagement tués. On parle d’une entité invisible qui rôde dans la forêt. À Washington, Le Dr Robert Verne qui exerce sa profession de médecin dans un quartier pauvre est engagé par l’Agence de Protection Gouvernementale pour enquêter sur d’éventuelles conséquences écologiques d’une usine de pâtes et papier sur la forêt d’Androscoggin. Sur place, les bûcherons sont en conflit avec les Américains « Opies », abréviation de « original people » pour désigner les Amérindiens vivant dans les réserves de la forêt. Accompagné de son épouse enceinte, Maggie, le Dr Verne rencontre Bethel Isely, le directeur de l’usine qui se plaint du retard des équipes de secours de l’usine et qui blâme les Opies qui barricadent la forêt. Pour eux, Katahdin, un esprit vengeur de la forêt a été réveillé par les activités des bûcherons. Mais la vérité est plus terrible encore…

Dans le rôle de Robert Verne, c’est Robert Foxworth, une de ces têtes connues sur lesquelles on ne pose pas toujours un nom, et aperçu comme chef de chantier dans 14012012115815263611914156 dans HORREURDAMIEN 2, LA MALÉDICTION (1978, Damien, The Omen 2), ainsi que dans une poignée de séries TV, comme SEAQUEST (1994), BABYLON 5 (1995), STAR TREK, DEEP SPACE NINE (1995) ou STARGATE SG-1 (2003). Il est aussi connu pour devoir incarner à l’origine le personnage de J.R. Ewings dans DALLAS, mais à son air sympathique les producteurs lui ont finalement préféré le jeu de Larry Hagman.

On retient surtout du casting de PROPHECY, LE MONSTRE, la jeune Talia Shire, la femme de Rocky Balboa dans les films de Sylvester Stallone (Adriennnnnne !) et Armand Assante, le frère de Sylvester Stallone dans LA TAVERNE DE L’ENFER (1978, Paradise Alley). Bon, je sais, on a les références qu’on a. D’ailleurs, j’ajouterai que dans LA TAVERNE DE L’ENFER, le prénom de Sylvester Stallone est “Cosmo”.

Comme il l’avait fait pour LA MALÉDICTION (1976, The Omen), le scénariste David Seltzer (qui au passage, n’a aucun frère du nom d’ “Alka”), a réécrit son scénario pour une publication sous forme de roman. Ceux qui ont connu les années 80, ont forcément lu ou tout du moins aperçu les romans de Seltzer édités dans la collection de Poche de chez “J’ai Lu”.

Et pour ceux qui n’ont pas vu PROPHECY, LE MONSTRE, profitez-en, parce qu’on ne créera pas de « CosmoFiction 2 » dans 30 ans, pour vous redire que c’est un classique de qualité du cinéma d’horreur de la toute fin des années 70.

- Trapard – (CosmoFiction)

JOE DANTE ET « GREMLINS »

JOE DANTE ET Joe Dante parle ici de sa description ironique de la société américaine dans GREMLINS (1984) : « Je ne dirais pas que je me livre à une critique politique sévère de l’Amérique, mais plutôt que je jette un regard amusé sur la manière dont nous commettons tous des erreurs. Tous les personnages du film ont des problèmes : ils ne sont pas prévenants, ils sont distants, ils ont de bonnes intentions, mais commettent des gaffes ; et ils sont punis en retour. GREMLINS est un peu une mini-apocalypse. Tout cela n’a pas été pensé à l’avance. C’est venu naturellement, au moment où il a fallu, pendant le tournage, justifier toutes les actions des personnages. Par exemple, il y a une scène où Zack verse une goutte d’eau sur Gizmo et le fait souffrir atrocement dans le seul but de montrer à son professeur de biologie ce qui se passe ensuite. C’est une preuve de totale insensibilité. »

(L’Année du Cinéma Fantastique 84-85 / Guy Delcourt / éd. Bédérama)

- CosmoFiction -

AEROBIC KILLER (1986)

Quand Dave Altou vous parle d’un film qu’il n’a pas vu, c’est que forcément quelque chose a attiré son regard sur l’affiche. Je me demande bien quoi…

AEROBIC KILLER (1986) dans CINÉMA 1401180120431526361190845714011801265615263611908464 dans DAVE ALTOUAvant de commencer mon article, je dois vous avouer une chose : je n’ai jamais vu ce film !

Alors pourquoi vous en parler ? Eh bien parce que d’une, je fais ce que je veux à partir du moment ou le rédac’ chef ne me coupe pas la chique et que, de deux, en 86 (date de la sortie de ce joyau) j’avais 16 ans et qu’à cet âge, impossible de rester de marbre devant les courbes de la jeune actrice figurant sur l’affiche du film (que je trouve plutôt moche maintenant, comme quoi les goûts changent…).

De plus, j’étais alors, avec mon pote Trapard, dans une phase “psycho-killer” (HALLOWEEN, VENDREDI 13 et consorts), et que forcément cet AEROBIC KILLER avait tout pour titiller l’ado “avide” de gore et de sexe que j’étais (« étions » Trapard ?!). Mais ça, c’était avant, bien sûr…

Donc revenons à notre AEROBIC KILLER. Ce film a été réalisé par David A. Prior, un petit artisan de la série B, voire Z, des années 80 dont on retiendra principalement deux films tournés avec le kung-fu man David Carradine : FUTURE ZONE et FUTURE FORCE (voyez l’originalité des titres !). Au niveau des acteurs, à ma connaissance, aucun n’a remporté d’Oscar…

Le synopsis : “Deux ans plus tôt, Valérie, une jeune femme, a été massacrée dans un salon de beauté. Aujourd’hui, sa jeune jumelle, Rhonda, dirige une salle de gym. Une série de meurtres inexpliqués commence alors à semer la panique dans le club…” Ça c’est du synopsis qui décoiffe.

AEROBIC KILLER fait partie du sous-genre cinématographine du “slasher au gymnase” dont les plus emblématiques représentants sont TOXIC AVENGER et MURDER ROCK (de Maître Lucio Fulci).

Aux dires du site Nanarland, le film ne serait pas dénué d’intérêt : “Au final, AEROBIC KILLER est une production Prior qui sort clairement du lot, même si elle n’atteint pas les septièmes cieux d’ULTIME COMBAT. Il fera passer un bon moment à celui qui cherche à s’évader dans quelques paradis artificiels pour une durée moyenne de 80 minutes, laissant flotter un parfum de nostalgie pour les T-Shirts Waïkiki, les bananes pleines de billes et les bandanas aux coloris criards”. Vous voilà prévenu.

14011801240015263611908462 dans HORREURÀ ma connaissance, il n’existe pas d’édition française du DVD. La version US peut être commandée sur les principaux sites marchands ou visionnée sur YouTube.

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce film car, à l’époque, il n’y avait pas encore de DVD, les VHS coûtaient la peau des fesses (bien dures après une séance d’aérobic!) et que parfois, comme le dit si bien Spock : “Il est parfois préférable de désirer une chose que de la posséder”. Dans le cas de notre AEROBIC KILLER, il est parfois préférable de désirer voir un film plutôt que de le voir…

Arriver à citer Spock dans un article sur AEROBIC KILLER, je pense mériter quelques applaudissements (si, si). Allez, on y va : clap, clap, clap !…

Un extrait V.F. YouTube est .
Le film au complet mais en V.O. .
La critique Nanarland c’est par.

- Dave Altou – (CosmoFiction)

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COSMOCRITIQUE : LES GOONIES (1985)

COSMOCRITIQUE : LES GOONIES (1985) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14011706211215263611905678 dans COSMOCRITIQUELES GOONIES : un film culte, un pur produit des années 1980, plein de punch et d’humour ! Voici ce que j’en pensais alors (et mon avis n’a pas changé d’un centième depuis !) à travers ma petite « critique » publiée en février 1986 dans le fanzine CosmoFiction numéro 14…

14011706252415263611905679 dans FANTASTIQUEIl faut que je l’avoue : longtemps avant d’avoir vu LES GOONIES, je m’étais mis dans la tête que le film ne pourrait certainement pas me plaire, cela pour deux raisons bien précises. La première était qu’une histoire se déroulant uniquement sous terre devait être difficilement captivante et supportable pour le spectateur ! La seconde était qu’un film où l’on ne verrait que des gosses dans les rôles principaux devait être un ratage (presque) total ou du moins, là encore, difficile à supporter ! Je m’étais même juré d’être moins généreux dans mes critiques portant sur les films au label « Steven Spielberg présente ». Bref, j’étais plein de mauvaises intentions !

Maintenant que j’ai vu LES GOONIES, je ne peux pas m’imaginer avoir pensé à de pareilles choses ! LES GOONIES est un spectacle merveilleux, cela à tous les points de vue, où tout est source de rire et de plaisir ! C’est un véritable petit chef-d’œuvre du genre qui m’a totalement envouté et qui vous envoutera certainement aussi, j’en suis sûr, si vous ne l’avez pas encore vu.

14011706271315263611905680 dans FANZINE COSMOFICTIONDès les premières images, le film démarre sur les chapeaux de roues (sans jeu de mots !), et durant toute l’heure un rythme endiablé est maintenu, ponctué par des scènes de suspense et de gags hilarants ! Les enfants jouent à merveille et incarnent leur rôle avec une parfaite conviction, ils sont tous littéralement sublimes ! Dans le film, chacun d’entre eux est catalogué par son surnom : l’un « Bagou » en raison de son baratin qui le caractérise, l’autre « Choco » car glouton comme pas un, etc. Ils sont quatre avec, pour chacun, un caractère bien précis et une particularité propre. Il nous est alors facile, sinon amusant, en tant que spectateur, de nous identifier à l’un d’entre eux comme celui que nous avons été, ou que nous sommes, ou que nous aurions aimé être. C’est, en partie, à ce niveau que repose tout le charme du film. Mais il est certain que l’aventure, le fantastique et le comique ne pouvaient que contribuer à renforcer LES GOONIES. Richard Donner s’est indubitablement amusé et nous présente là l’une de ses meilleures réalisations, un film plein de fraîcheur et d’originalité.

Oui, j’ai craqué à la vision du film ! Oui, j’ai passé un formidable moment de divertissement ! Oui, l’aventure sous terre peut être aussi passionnante que sur terre ! Oui, j’aimerais bien être un Goonie !…

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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COSMOFICHE : TRON (1982)

COSMOFICHE : TRON (1982) dans CINÉMA 14011505040815263611900363

TRON
Année : 1982
Réalisateur : Steven Lisberger
Scénario : Steven Lisberger
Production : Donald Kushner (Walt Disney Productions)
Musique : Wendy Carlos
Effets spéciaux : Steven Lisberger, Richard Taylor, Harrison Ellenshaw, John Scheele
Pays : USA
Durée : 96 min
Interprètes : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes…

14011505061115263611900364 dans COSMOFICHEL’HISTOIRE
Kevin Flynn est un programmeur de génie, mais ses programmes ont été pillés par un de ses collègues, Ed Dillinger, qui en tire le bénéfice et réussit à le faire licencier. Kevin tente alors de pénétrer dans le système informatique à la recherche de preuves à l’aide de son programme CLU. Mais le système est passé sous le contrôle d’un des programmes d’Ed, le Maître contrôle principal ou MCP (Master Control Program en version originale), un ancien programme d’échecs qui a évolué. CLU ayant été neutralisé par le MCP, Kevin (avec l’aide d’anciens collègues, Lora et Alan) s’introduit dans l’entreprise pour tenter d’avoir accès, de l’intérieur, aux informations qui lui rendraient la paternité de ses créations. Le MCP prend alors le contrôle d’un laser et réussit à dématérialiser Kevin pour le transformer en programme. À l’intérieur de l’ordinateur, les programmes ont l’apparence de leur concepteur… (Wikipédia)

1982 : UNE ANNÉE TRÈS SF
TRON sort en 1982, une année faste en événements cinématographiques de science-fiction puisque l’on y trouve également BLADE RUNNER, E.T. et STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN. Annoncé comme une révolution majeure en matière de divertissement et d’effets spéciaux, TRON accède quasi instantanément au rang de film culte pour y demeurer finalement éternellement. Le magazine Première déclare à l’époque dans sa critique : « Profondément, il fait « œuvre de créateur » et participe à l’invention d’un nouvel imaginaire qui, né aussi chez Walt Disney, remplace tout simplement la sorcière sur son balai ou le magicien étourdi d’hier par un ordinateur d’aujourd’hui… TRON par les yeux (format 70 mm), par les oreilles (Dolby six pistes), vous enchantera… de 7 à 77 ans ! »

LA FUSION ENTRE ARTISTES ET INFORMATICIENS
TRON est le produit élaboré d’une fusion entre artistes et informaticiens. Syd Mead (BLADE RUNNER), designer aussi talentueux que Ralph McQuarrie, s’est occupé de la conception de tous les véhicules du film, ainsi que du MCP et du vaisseau de Sark. Moebius, notre Jean Giraud national, s’est chargé de superviser le storyboard et la création des costumes et de certains décors. Phil Lloyd a travaillé quant à lui sur les couleurs et les « luisances ». Pas moins de quatre entreprises américaines de recherche informatique vont œuvrer sur TRON car aucune ne peut, à l’époque, se lancer seule dans un projet de cette envergure. Ce sont ainsi plus de quinze minutes du film qui seront conçues sans intervention humaine et 80% des décors seront peints directement par ordinateur. En outre, et non des moindres, l’ordinateur aura pour rôle d’intégrer les acteurs dans des décors virtuels animés tout en contrôlant couleurs et formes. Ce qui fut un véritable défi dans ce début des années 1980 est devenu ni plus ni moins qu’une simple routine dans le cinéma et les séries TV de SF d’aujourd’hui…

14011505085815263611900365 dans SCIENCE-FICTIONAUCUN DÉTAIL SUPERFLU
Syd Mead déclare à propos de son travail sur TRON : « Le problème qui m’était soumis était très différent de celui que j’avais rencontré dans BLADE RUNNER, par exemple. En effet, tous mes projets devaient avoir cette allure élancée, être débarrassés de tout détail superflu, tant pour les besoins de l’animation par ordinateur que pour ceux du style recherché par Steve. Pour la conception de chacun des engins, j’ai parcouru toute ma documentation et je me suis procuré des photos. Pour le voilier solaire, j’ai exploré le dessin d’un galion espagnol ; pour les chars d’assaut, je me suis servi des derniers modèles de tanks. À partir de ces documents, j’ai commencé à dessiner des chars et je me suis demandé à quoi ils pourraient bien ressembler d’ici une petite cinquantaine d’années. Le grand chic dans les jeux vidéo consistant à interpréter graphiquement des objets familiers, cela collait parfaitement avec ma propre technique. C’est seulement par la suite que j’ai appris que mes dessins avaient été animés par ordinateur. » Harrison Ellenshaw, producteur associé et co-responsable des effets spéciaux du film (et qui a travaillé sur L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE), avoue sans retenue son enthousiasme pour un tel projet : « J’avais très envie de le faire. Je tenais absolument à participer à sa genèse. Pour moi, comme pour tous ceux qui y ont participé, c’était indiscutablement un défi. Personne ne connaissait les réponses d’avance. »

14011505114615263611900366 dans TronLE SENS DU FRAGILE DE MOEBIUS ALLIÉ AU SENS DE L’OPAQUE DE SYD MEAD
Quelles sont donc les raisons qui ont poussé Steven Lisberger, le réalisateur, à choisir Syd Mead et Moebius dans cette formidable entreprise ? Réponse de l’intéressé en ce qui concerne Moebius : « C’est pourtant très simple. Parce que son travail dans la bande-dessinée dépasse le cadre de la bédé. C’est de l’art pur. Il y a dans sa création une constance, une texture, un équilibre, une intégrité qui ont toujours été pour moi une source d’inspiration. Plus un certain mysticisme. Et un « feeling organique », un sens du fragile, du transparent, du translucide. » Maintenant en ce qui concerne Syd Mead : « Syd Mead, en revanche, a le sens de l’opaque, le sens de la masse. Son dessin est fort, puissant. Combiner Moebius et Syd Mead me paraissait devoir être la jonction du Yin et du Yang. Et ça a été le cas : ils ont parfaitement fonctionné ensemble. Le « Voilier solaire » est de Moebius, le « Vaisseau patrouilleur » de Syd Mead, et l’un est à la poursuite de l’autre. »

LE CASTING
Parmi le casting de TRON, on trouve Jeff Bridges (STARMAN) dans le rôle de Kevin Flynn (Clu), Bruce Boxleitner (BABYLON 5) dans celui d’Alan Bradley (Tron) et David Warner (qu’on ne présente plus !) incarne le méchant de service dans la peau d’Ed Dillinger (Sark et voix du Maître Contrôle Principal MCP).

DES SÉQUENCES MÉMORABLES 
TRON sera à l’origine de séquences mémorables comme l’impressionnante poursuite en motos électroniques ou le combat aux frisbees. Quant à la musique de Wendy Carlos, elle utilise à la fois un orchestre philarmonique et de l’électronique, mélange original et plutôt réussi dans l’ensemble.

14011505140015263611900367UN ACCUEIL PEU ENTHOUSIASTE
Flanqué d’un buget de 17 millions de dollars, TRON en rapportera 33 millions. Voilà ce que L’Ecran Fantastique déclarait en 1982 : « En dépit d’un début très encourageant (près de 5 millions de dollars pour les trois premiers jours), Tron ne fut pas accueilli avec enthousiasme par le public américain. [...] Kushner et Lisberger se plaignent en outre du fait que le budget publicitaire consacré à la télévision et aux journaux ne fut que de 3,8 millions de dollars, ce qui n’est vraiment pas beaucoup, selon les critères d’aujourd’hui. On a pu entendre dire pendant un moment que le film donnerait lieu à une séquelle, Tron 2, aux destinées de laquelle étaient censés présider Kushner et Lisberger. Le projet semble maintenant abandonné. » Il aura fallu attendre 28 ans avant de voir la suite de TRON avec TRON : L’HÉRITAGE de Joseph Kosinski (2010). 

L’AVIS DES SPÉCIALISTES
« C’est un film quasiment expérimental dont la partie la plus faible réside dans un scénario et des personnages auxquels le spectateur demeure étranger. Les acteurs eux-mêmes sont réduits à des marionnettes. » (Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff / L’Encyclopédie de la Science-Fiction / éd. Jacques Grancher / 1996)

« L’idée, à vrai dire, était astucieuse. En outre, la réalisation des séquences d’animation informatisée ne ressemblait à rien qu’on eût déjà vu. Hélas, la réussite est un peu trop complète : l’action et ses rebondissements, la psychologie des personnages et les dialogues qu’ils prononcent, tout cela appartient également à l’univers des divertissements d’arcade. » (Lorris Murail / Guide Totem : La Science-Fiction / éd. Larousse / 1999)

« Il est plutôt rare qu’un film expérimental se révèle une (presque) totale réussite artistique : c’est pourtant le cas de TRON. » (Jean-Pierre Andrevon / 100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

Sources : WikipédiaPremière, 80 Grands Succès de la Science-Fiction, L’Écran Fantastique n°30.

BLU-RAY LIFEFORCE : BANDE-ANNONCE

Bande-annonce pour le Blu-ray du film LIFEFORCE (1985) de Tobe Hooper dont la restauration a été supervisée par le réalisateur lui-même. Les images sont superbes et le contenu des suppléments semble prometteur.Ce Blu-ray n’est disponible, pour l’instant, qu’en version anglaise. On reviendra sur LIFEFORCE dans CosmoFiction, bien sûr.

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985)

LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985) dans CINÉMA 14011412244915263611896946Trapard et le cinéma espagnol, Trapard et MATADOR. Un film qui n’a rien à faire dans CosmoFiction ? Si, la preuve par Trapard…

Je me souviens avoir découvert le cinéma d’Almodóvar en louant innocemment la VHS de FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS (1988, Mujeres al borde de un ataque de nervios) dans un vidéoclub de quartier en 1989, et j’avais aussi entendu parler de la comédienne Carmen Maura. J’avais apprécié le côté survolté et hitchcockien du film mais sans plus finalement, mais ça m’avait tout de même incité à louer ATTACHE-MOI ! (1989, ¡Átame!). Et je dois bien reconnaître que la notoriété de Victoria Abril était passée par là, et je savais que c’était une comédienne qui n’avait pas froid aux miches devant une caméra. Puis je l’avais trouvée fascinante, charnelle, impulsive, maternelle et femme de caractère dans son rôle dans LA LUNE DANS LE CANNIVEAU (1983) de Jean-Jacques Beineix. Un film où je lui trouvais nettement plus de présence que Natassja Kinski qui bien qu’étant l’héroïne du film, se cachait comme toujours derrière la poésie de ses personnages. Alors que Victoria Abril se plantait belle et bien là.

ATTACHE-MOI a été comme une vraie claque pour moi, pour son mélange d’érotisme, et son histoire de kidnappeur maladroit et romantique interprété par un Antonio Banderas encore tout jeune. Puis Francisco Rabal y incarnait une sorte de réalisateur de films d’horreur fauchés, ce qui n’était pas non plus pour me déplaire. J’en avais même acheté la VHS que j’avais prêté aux copains du lycée, ainsi qu’à mon professeur d’espagnol. Quelques années plus tard, on me rapporta que ce même professeur, alors retraité et témoin de Jéhovah, se souvenait de moi comme un lycéen qui faisait des trafics de films pornographiques espagnols. C’est dire qu’en tant que Nouméen, je n’avais pas compris en cette année 1989 qu’il existait plusieurs « Espagne », et que ce mouvement cinématographique de « la Movida » n’était pas au goût de tout le monde, là où moi j’y voyais surtout des films frais et très modernes. Je n’ose même pas imaginer le scandale si je lui avais prêté l’excellent LES VIES DE LULÙ (Las Edades de Lulù) de Bigas-Luna (qui avait déjà tourné le film d’horreur ANGOISSE en 1987) et qui est sorti l’année suivante, et que même le vieil exploitant principal de Nouméa lui avait préféré une diffusion en salle très discrète et assez frileuse : dans la salle du Liberty destinée aux projections de films X.

14011412290415263611896949 dans HORREUREn fin d’année, lors d’un voyage en Europe, je prenais le train pour la Catalogne. Et je logeais à Figueras, chez un correspondant (issu d’un échange dans « Le courrier des lecteurs » de Mad Movies) et qui détestait lui aussi Almodóvar, ne voyant que du plagiat (de Wim Wenders, de Nicholas Ray et d’Alfred Hitchcock), là où le cinéaste espagnol assumait pourtant ses références dans ses films. Quoi qu’il en soit, mon correspondant m’aida malgré tout à trouver les VHS de MATADOR et de LA LOI DU DÉSIR (1986, La ley del deseo). Je découvrirai les premiers films « punks » d’Almodóvar en 1992, dans un cinéma de quartier de Montpellier, lors de mes études universitaires.

MATADOR date de 1985 et on est déjà dans un long-métrage très bien construit, et très professionnel. J’entends par là que l’ensemble parait nettement moins négligé que dans ses films précédents qui sont beaucoup plus trashs et provocateurs, Almodóvar imposant généralement son homosexualité à l’écran de manière très violente. Mais MATADOR est un vrai compromis du cinéma d’Almodóvar, avec un excellent scénario. On y retrouve Antonio Banderas, très jeune et très naïf et romantique (dans un rôle proche de celui qu’il tient dans ATTACHE-MOI !) et l’ensemble est très sombre, à la limite du morbide. MATADOR est d’ailleurs une sorte de « Giallo » tardif, mais situé dans un milieu urbain d’Espagne où se côtoient des protagonistes aux passions les plus extrêmes : la religion, la tauromachie, la libido, et un goût extrême pour la mort, d’ailleurs sexualité et morbidité étant toujours très ambivalents dans le film. MATADOR démarre avec cette scène culte où Banderas se masturbe devant un passage de meurtre sanglant issu de SIX FEMMES POUR L’ASSASSIN (1964, Sei donne per l’assassino), le giallo incontournable de Mario Bava. Oppressé par une mère aux influences tentaculaires et membre de l’Opus Dei, tourmenté par le désir d’affirmer sa virilité, Ángel (Antonio Banderas) tente de violer en pleine rue sa voisine Eva, jeune mannequin et petite amie de Diego Montes, le professeur de tauromachie d’Ángel, mais il se ridiculise. Il se dénonce auprès d’un commissaire de police, puis en découvrant des photos de meurtres, il s’accuse de plusieurs crimes et demande l’assistance de l’avocate Maria Cardina. Lors de cette quête de virilité sous une apparence de monstruosité, Ángel va se confronter à Maria Cardina la mante religieuse et Diego Montes le cobra, deux prédateurs qui croiseront inévitablement leurs chemins…

14011412305415263611896950 dans LE CINOCHE DE TRAPARDLes deux comédiens Assumpta Serna et Nacho Martínez sont fascinants dans leurs rôles respectifs de Maria et Diego, éclipsant même, dans MATADOR, la présence du jeune et désormais mondialement célèbre Antonio Banderas. Bien que le film est souvent classé dans le cinéma d’auteur, ou comme un thriller érotique, je le considère comme un vrai film d’horreur. Mais là où n’importe quel Giallo ou Slasher aurait développé une certaine tension dans son suspense, Almodóvar a fait de MATADOR un film viscéralement morbide, à la limite du romantisme le plus sombre. Bien que trop personnels pour être considérés comme des films de genre, on retrouve pourtant dans les films de Pedro Almodóvar tous les ingrédients de ce cinéma d’exploitation. En 2011, on trouvera d’ailleurs des critiques de son film récent, LA PIEL QUE HABITO dans des magazines comme Mad Movies.

- Trapard – (CosmoFiction)

EMPIRE INTERNATIONAL PICTURES (Empire pour les amis…)

Après l’article de Flynn sur PUPPET MASTER, retour sur les productions Empire Pictures par Dave Altou, qui vous présente Charles Band et ses CREEPOZOID, DOLLS, RE-ANIMATOR et autres visions de terreur, euh, pardon, et autres TERRORVISION !

EMPIRE INTERNATIONAL PICTURES (Empire pour les amis...) dans CINÉMA 1401120157051526361188929614011201581815263611889297 dans DAVE ALTOUMalgré son nom, Empire Pictures n’a rien avoir avec l’univers STAR WARS, donc, les jedimaniacs, cet article n’est pas pour vous mais pour les amoureux des nanars à la sauce eighties.

Empire Pictures voit le jour en 1983 suite à la volonté de son “créateur”, Charles Band, de trouver un moyen de mieux distribuer les films qu’il produit. En effet, Monsieur Band, Charles Band, est, au début des années 80, à l’origine financière de bonnes petites séries B comme TOURIST TRAP (79), PARASITE (82) et METALSTORM (83). N’étant pas satisfait de la distribution de ses films sur le sol US, il décide alors de monter sa propre boîte de production et de distribution. Empire Pictures produira environ une cinquantaine de films entre 1983 et le début des années 90 dans ses studios basés en Italie.

Entre deux “navets” (BREEDERS,….), Empire Pictures permettra la réalisation de films qui marqueront notre cinéma avec des titres comme RE-ANIMATOR (85) et, dans une moindre mesure, GHOULIES (85). Le premier rencontrera un gros succès et cèlera une collaboration fructueuse entre Charles Band et le réalisateur Stuart Gordon pour d’autres films dont FROM BEYOND (86), DOLLS (87) et ROBOJOX (90). À noter, pour RE-ANIMATOR, cette incroyable séquence ou une tête décapitée tente un cunilingus à la belle Barbara Crampton (que l’on retrouvera tout aussi aguicheuse dans FROM BEYOND), une séquence totalement “Dave Altou approved” bien sûr !

D’autres productions Empire marqueront les eighties Fantastique comme TROLL (86), TERRORVISION (86) et CREEPOZOID (87).

1401120159581526361188929914011202023415263611889301Malheureusement, avec l’enchaînement des productions les unes après les autres, Charles Band commence à avoir du mal à gérer correctement sa compagnie qui rencontrera de graves problèmes financiers au début des années 90. Ne pouvant plus faire face à ses dettes, Charles Band n’aura d’autre choix que de revendre Empire Pictures. Elle sera rachetée par la société Epic puis disparaîtra dans les années qui suivront.

Après la chute de la maison Empire (!), Charles Band lancera une nouvelle boîte de production du nom de Fullmoon Entertainment (qui existe encore aujourd’hui) et qui produira, entre autre, la célèbre série des PUPPET MASTER (qui avait commencé à être imaginée dans les dernières années d’Empire). Mais ceci est une autre histoire….

Il est indéniable que les productions Empire auront marqué mes années de jeune fantasticophile, avec leurs scénarii parfois complètement loufoques (TERRORVISION et sa chaine TV extraterrestre !) ou repris des grosses productions hollywoodiennes (qui a dit que GHOULIES avait un rapport avec GREMLINS ?). Mais, comme dans les années 50, la plupart des films Empire m’ont fait rêver avec leurs sublimes affiches et leurs bandes annonces alléchantes (souvent bien meilleures que les films eux-mêmes). Un esprit que Charles Band conservera dans ses productions Full Moon avec le charme des eighties en moins.

Pour en savoir plus sur Chales Band : Nanarland

Le site officiel de FullMoon.

- Dave Altou – (CosmoFiction)

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