Archives pour la catégorie CINÉMA

LES CINQ SOUS-STAR WARS ITALIENS D’ALFONSO BRESCIA

On a eu le western spaghetti, mais connaissiez-vous le space opera pizza ? Trapard vous propose une petite ballade stellaire dans l’univers de la zèderie, et vous offre en cadeau ses joyaux les plus étincelants de la fin des seventies et du début des eighties.

LES CINQ SOUS-STAR WARS ITALIENS D'ALFONSO BRESCIA dans CINÉMA 14020306284515263611951779

14020306300715263611951780 dans SCIENCE-FICTIONNé à Rome en 1930, Alfonso Brescia était un scénariste et un réalisateur, pur produit du cinéma bis, surfant sur toutes les modes cinématographiques. Il a tourné plusieurs péplums dont son GOLDOCRACK À LA CONQUÈTE DE L’ATLANTIDE (1965, Il conquistatore di Atlantide) qui est son film du genre le plus connu mais surtout grâce à son titre incroyable. Brescia a aussi tourné des westerns spaghetti, des « poliziotto » (des polars italiens plutôt violents), des films érotiques et du grand n’importe quoi comme ses SUPERMEN CONTRE LES AMAZONES (1975, Superuomini, superdonne, superbotte).

Mais les films d’Alfonso Brescia qui nous intéressent particulièrement ici, ce sont ses cinq navets à minuscules budgets, réalisés derrière le pseudonyme d’Al Bradley (parfois orthographié Al Bradly) et qui flirtent avec le succès de la sortie de STAR WARS en 1977. Ce n’est évidemment pas STAR CRASH (1978) de Luiggi Cozzi, non, c’est le rayon d’en-dessous, celui qui est plein de poussière et que vous confondiez malencontreusement avec un marche-pied. Et je pense que si vous avez fréquentés les vidéoclubs des années 80, vos 14020306312815263611951781 dans TRAPARDyeux risquent de pétiller comme des bonbons qui claquent dans la bouche en revoyant les affiches de ces films.

Des films qui se ressemblent plus ou moins et dont la belle Malisa Longo en est très souvent l’héroïne.

ANNO ZERO – GUERRA NELLO SPAZIO (1977) ou COSMOS, WAR OF THE PLANETS

Considéré comme un remake de LA PLANÈTE DES VAMPIRES (1965, Terrore nello spazio) de Mario Bava, ANNO ZERO – GUERRA NELLO SPAZIO n’en a pas moins été tourné pour rattraper le public de STAR WARS et les nouveaux fans de SF :

Dans un avenir lointain, et après avoir reçu de mystérieux signaux de radio, un vaisseau spatial atterrit sur ​​une planète inconnue. Celle-ci est déserte, mais bientôt l’équipage découvre les vestiges d’une ville antique, ainsi que les derniers survivants d’un peuple qui habitait autrefois la planète. L’équipage est alors opprimé par une entité maléfique qui hante ce monde. Celle-ci prend la forme d’une machine ultra-sophistiquée qui contrôle les esprits…

Costumes kitschs, effets spéciaux ringards et sons électroniques criards sont au programme de cet ANNO ZERO – GUERRA NELLO SPAZIO qui est comme un mélange raté de PLANÈTE INTERDITE (1956) et de LA PLANÈTE DES VAMPIRES (1965). (ANNO ZERO – GUERRA NELLO SPAZIO EN ENTIER ET EN VERSION ANGLAISE)

14020306504615263611951794BATTAGLIE NEGLI SPAZI STELLARI (1977) ou LA BATAILLE DES ÉTOILES et BATTLE OF THE STARS

Alors qu’il explore le cosmos, le vaisseau Magellan est attiré par le champ de gravité d’un astéroïde inconnu. Malgré la désapprobation de la base Altaïr, le capitaine Vassilov décide d’aller explorer l’astéroïde en question avec un de ses hommes. Ils sont massacrés par des créatures de l’espace, les Goniens, un peuple autrefois technologiquement avancé, et gouverné par un immense ordinateur, qui a décidé de détruire la Terre…

BATTAGLIE NEGLI SPAZI STELLARI a été réalisé par Alfonso Brescia à partir de stock-shots qu’on retrouve d’ailleurs dans les cinq films.

Voici le très sympathique générique de BATTAGLIE NEGLI SPAZI STELLARI que vous pourrez fredonner en souriant et en frappant gaiement dans les mains.

14020307040115263611951822LA GUERRA DEI ROBOT (1978) ou LA GUERRE DES ROBOTS et WAR OF THE ROBOTS

Une civilisation extraterrestre, face à son extinction imminente, kidnappe deux célèbres scientifiques de la génétique sur la Terre. Une troupe de soldats est envoyée pour lutter contre les robots humanoïdes et secourir les deux prisonniers. (LA GUERRA DEI ROBOT EN ENTIER ET EN VERSION ANGLAISE)

SETTE UOMINI D’ORO NELLO SPAZIO (1979) ou STAR ODYSSEY

En 2312, la Terre rebaptisée Sol 3 est vendue à un despote nommé Kress, qui en profite pour commencer une collecte d’esclaves humanoïdes qu’il revend à ses homologues. Le professeur Maury et quelques amis se révoltent contre le nouveau propriétaire de Sol 3, en tentant de déjouer ses plans et en luttant contre son armée de cyborgs.

STAR ODYSSEY ou le nanar qui fera repousser l’acné perdue en le revoyant ici, EN ENTIER ET EN VERSION ANGLAISE

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14020307070615263611951823LA BESTIA NELLO SPAZIO (1980) ou THE BEAST FROM SPACE

Dans un avenir lointain (je sais, je me répète), la lutte pour la supériorité spatiale a forcé l’humanité à coloniser le cosmos afin d’y récolter un élément chimique rare, l’Antallum, qui est l’ingrédient clé pour la construction des bombes à neutrons. Le capitaine de vaisseau Larry Madison et son équipage sont affectés pour se rendre sur la planète Lorigon, mais le vaisseau se trouve pris sous le contrôle d’un ordinateur émettant directement de ​​Lorigon et qui incite le pauvre équipage à avoir des relations sexuelles forcées…

Forcément, FLESH GORDON (1974) est passé par là, et voici, pour conclure cet article, un extrait soft de LA BESTIA NELLO SPAZIO, sorti aux USA 1980 sous le titre THE BEAST FROM SPACE, et où on peut y voir quelques stock-shots d’ANNO ZERO – GUERRA NELLO SPAZIO.

- Trapard – (CosmoFiction)

COSMOCRITIQUE : LES AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME DIMENSION (1985)

COSMOCRITIQUE : LES AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME DIMENSION (1985) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14020107535215263611946223 dans COSMOCRITIQUELES AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME DIMENSION (MY SCIENCE PROJECT) s’annonçait plutôt comme un bon divertissement de SF. Il n’en fut rien. La déception fut au rendez-vous en 1985, autant pour moi que pour Alain, comme on peut le lire ici dans sa critique paru dans le numéro 17 de CosmoFiction Fanzine d’août 1986. L’intrigue du film est la suivante : « A deux semaines de rendre un projet de science vital pour eux, car susceptible de les faire recaler, deux lycéens, Michael et Vince, adeptes des « 400 coups » ne trouvent rien de mieux que de dérober, dans une base militaire, un appareil mystérieux dont ils ne tardent pas à découvrir qu’il est doté d’une technologie leur ouvrant des portes spatio-temporelles ! » (scifi-universe.com)

Amateurs des AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE, fanatiques de LA QUATRIÈME DIMENSION, c’est à vous que je fais appel ici car, comme vous, ce nom bien sympathique des AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME DIMENSION m’a tapé dans l’œil ! Seulement… elles sont à présent bien loin mes illusions à propos de ce que pouvait contenir ce petit film de science-fiction, car il s’agit bien là d’un petit film… tout petit même à mes yeux… ainsi qu’à mon sens de l’humour…

Première remarque : l’humour qui se veut ici omniprésent s’avère, par l’intermédiaire des héros de l’histoire (deux étudiants minables qui ne savent que réparer leur voiture ou baiser), être assez plat (pour situer à peu près le niveau, disons que les amateurs de RAMBO y trouveront quand même leur compte !). On est bien loin du comique d’INDIANA JONES et du charme de la série de Rod Serling ! Une seule consolation : les effets spéciaux, qui, de leur côté, ont largement rempli leur rôle.

14020107552115263611946225 dans FANZINE COSMOFICTIONUn film qui, s’il semble s’inscrire dans la jeune lignée de RETOUR VERS LE FUTUR, n’en demeure pas moins d’un niveau bien moins élevé, tant au point de vue de l’histoire que du comique !

Pour en revenir aux effets spéciaux, on peut dire qu’il est aujourd’hui si commun d’en rencontrer d’excellents dans le cinéma US que ceux-ci ne suffisent pas à relever l’intérêt du film dont l’histoire, mal exploitée, en fait un navet.

- Alain - (CosmoFiction)

COSMOFICHE : LIFEFORCE (1985)

COSMOFICHE : LIFEFORCE (1985) dans CINÉMA 14013105020815263611943639LIFEFORCE
Année : 1985
Réalisateur : Tobe Hooper
Scénario : Dan O’Bannon et Don Jakoby, d’après le roman de Colin Wilson « Les vampires de l’espace »
Production : Menahem Golan et Yoram Globus (Cannon Group)
Musique : Henry Mancini
Effets spéciaux : John Dykstra
Pays : USA
Durée : 1h44
Interprètes : Steva Railsback, Peter Fifth, Frank Finlay, Mathilda May, Patrick Stewart, Michael Gothard…

L’HISTOIRE
Un vaisseau spatial anglo-américain en mission vers la comète de Halley découvre, caché derrière elle, un immense vaisseau extraterrestre de plus de cent kilomètres. Une équipe pénètre à l’intérieur et trouve les restes momifiés de chauves-souris géantes ainsi que trois sarcophages de cristal contenant chacun un humanoïde nu. Les corps, en état de léthargie, sont ramenés sur Terre pour être étudiés à Londres. Mais les humanoïdes se réveillent et provoquent la panique dans la capitale britannique et bientôt dans le monde entier…

DES VAMPIRES DE L’ESPACE
Fort de son succès international acquis avec POLTERGEIST en 1982, Tobe Hooper, célèbre réalisateur du non moins célèbre MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE SHOCKING TRUTH / 1974), se voit confier la tâche de réaliser cette grosse production de la très productive (et très contestée) Cannon des années 1980. « Menahem Golan m’avait fait parvenir un exemplaire des « Vampires de l’espace »  de Colin Wilson au cours de l’été 1983″, déclare Tobe Hooper. « Je l’ai lu en un week-end, nous nous sommes entretenus 15 minutes, et j’ai été engagé pour réaliser le film ! Les premières pages du roman, et notamment la découverte du vaisseau spatial  et des trois humanoïdes m’avaient fasciné. Wilson était arrivé, par la seule vertu de son style, à créer une ambiance horrifiante dans laquelle j’avais retrouvé mes propres visions. Le livre se situait dans un avenir lointain, mais nous avons décidé de rendre l’action contemporaine pour faciliter l’identification du spectateur. J’ai engagé Dan O’Bannon et Don Jakoby pour écrire le scénario. O’Bannon sait très habilement doser les éléments futuristes, le suspense et l’horreur. Nous avons eu de très bonnes relations. C’est un scénariste rapide, et nos vues se sont remarquablement complétées. »

14013105033815263611943642 dans COSMOFICHELES MEILLEURS TECHNICIENS DE L’ÉPOQUE 
LIFEFORCE, réalisé en 1985 pour un budget de 25 millions de dollars, profite astucieusement du passage en 1986 de l’impressionnante comète de Halley aux environs de la Terre, passage qui a lieu à peu près tous les 76 ans (2061 pour le prochain…). Les comètes ayant depuis toujours fasciné et inquiété les hommes, la presse de l’époque entretient cette peur de l’inconnu. Les frères Golan Globus sautent sur cette occasion rêvée pour exploiter cinématographiquement l’événement, première incursion de Tobe Hooper dans le domaine de la science-fiction. Pour cela, ils décident de lui offrir un panel des meilleurs techniciens de l’époque : John Graysmark (chef décorateur de RAGTIME), Alan Hume (chef opérateur du RETOUR DU JEDI), John Dykstra (superviseur des effets spéciaux de STAR WARS IV), Nick Maley (maquilleur de KRULL) et beaucoup d’autres encore. En outre, la musique du film est confiée au talentueux Henri Mancini (connu entre autres pour son thème de LA PANTHERE ROSE). Enfin, si le casting fait la part belle aux acteurs peu connus (Patrick Stewart ne l’était pas autant qu’aujourd’hui avec STAR TREK et X-MEN), il laisse la place à une nouvelle venue, la Française Mathilda May, choisie pour sa beauté plastique… Celle-ci déclare à propos de son rôle : « Au début, je me suis demandée dans quelle affaire je m’engageais. Je sais qu’ils souhaitaient pour le rôle une fille dont le physique présente la particularité de ne pouvoir être immédiatement associé à un pays. La recherche du casting a d’ailleurs été internationale. Mon agent m’a appelée en me disant que je devais me rendre à Londres sur le champ : tout ce que je savais du film, c’est que le réalisateur était Tobe Hooper, dont je connaissais, en particulier, Poltergeist. Et c’est là que j’ai eu le choc : car la première chose qu’on m’a demandée a été de me déshabiller… »

14013105045415263611943644 dans HORREUR38 DÉCORS 
38 décors sont nécessaires pour LIFEFORCE, dont le plus imposant : l’antre des vampires de l’espace à l’intérieur du vaisseau extraterrestre. Le film est entièrement tourné aux studios Thorn Emi d’Elstree en Angleterre, avec un quartier entier de la ville de Londres qui sera reconstitué sur plusieurs centaines de mètres carrés. Des dizaines de morts-vivants sont conçus par Nick Maley, maquilleur prothésiste. Ces zombies sont le résultat des méfaits des vampires de l’espace assoiffés de l’énergie vitale des êtres humains qu’ils aspirent dans un tourbillon d’ectoplasmes. C’est également Nick Maley qui se verra confier la tâche ardue de créer la gigantesque chauve-souris finale du film. Tobe Hooper déclare à propos du travail de Nick Maley : « Nick Maley a réussi des prothèses grandeur nature, des robots entièrement articulés incroyablement osseux, tout racornis, télécommandés par radio ou par fil, dont certains nécessitaient pas moins de vingt opérateurs ! » 

L’ÂME HUMAINE VAMPIRISÉE 
En ce qui concerne les attaques des vampires extraterrestres, John Dykstra déclare : « Il nous fallait représenter l’âme humaine quittant le corps. Ce qui n’était pas rien. Après tout, je n’en avais jamais vu, pas plus en train de quitter l’organisme humain que de faire quoi que ce soit d’autre… Nous voulions quelque chose d’impalpable, de ténu comme un voile ; quelque chose de translucide, de tangible et d’intangible à la fois. Il fallait que ce soit reconnaissable, identifiable instantanément par la couleur, la forme ou le mouvement, de telle sorte que le public comprenne ce qui était en train d’arriver d’une séquence à l’autre. »

14013105060915263611943645 dans LifeforceUN ÉCHEC DE LUXE
Six mois de tournage, 400 acteurs et techniciens seront nécessaires à Tobe Hooper pour finalement accoucher d’un film brouillon, particulièrement décevant dans sa mise en scène, le jeu de ses acteurs et son rythme. Le sujet, pourtant prometteur, aurait peut-être abouti entre de meilleures mains. LIFEFORCE, continuellement plongé dans l’obscurité, réserve malgré tout quelques jolies séquences comme l’ouverture du film, Londres en proie aux morts-vivants ou encore la beauté plastique de Mathilda May en vampire de l’espace. Mais malheureusement cela ne suffit pas pour un faire un bon film, même en bénéficiant des meilleurs techniciens au monde, surtout si le projet est livré à un réalisateur incompétent. LIFEFORCE ne rapportera que 11 millions de dollars et scellera le destin et la réputation, surfaite, de Tobe Hooper.

14013105111015263611943648 dans SCIENCE-FICTIONL’AVIS DES SPÉCIALISTES 

« Avec un enthousiasme juvénile, Hooper nous donne des séquences spatiales ronflantes pleines d’effets spéciaux stupéfiants. Et une vampire qui passe son temps toute nue. Et des victimes qui se désintègrent, et une théorie prouvant que Dracula était un extraterrestre, et – de plus en plus fort – Londres en proie aux flammes et aux zombies sans compter un accouplement sauvage dans la Cathédrale Saint-Paul ! Que demander de plus ? Peut-être un scénario qui perde moins de boulons en marche, une réalisation qui ne ridiculise pas tout ce qu’elle touche, et des acteurs moins granitiques. A ceci près, Lifeforce est un beau jouet. » (Guy Delcourt / L’année du Film Fantastique 85-86 / éd. Bédérama)

« Quand on compare en effet le film et le livre de Wilson, on éprouve le paradoxal sentiment de vivre vraiment la même histoire et, dans le même temps, une histoire complètement différente ! La solution de l’énigme est évidente : les deux scénaristes ont réussi une excellente transposition sur le plan de l’image de ce qui fonctionnait fort bien sous la forme romanesque. Au point que sur le moment, le livre risque même de paraître, comparativement, un peu faible, poussiéreux et verbeux. » (Bertrand Borie / L’Ecran Fantastique 61)

« Une œuvre marquante et souvent effrayante à qui il faut chercher une parenté thématique certaine avec LES MONSTRES DE L’ESPACE. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique, L’Année Du Cinéma Fantastique 85-86.

LE CINOCHE DE TRAPARD : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (1988)

Des clowns venus de l’espace ?… C’est possible nous dit Trapard, surtout si « clown » ne s’écrit pas avec un « c » mais avec un « k », dans ce « k » tout s’explique : cela n’a rien de terrien, Trapard nous l’assure et nous rassure.

LE CINOCHE DE TRAPARD : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (1988) dans CINÉMA 1401290423041526361193839014012904254215263611938391 dans HORREURDans une petite ville américaine, des étudiants boivent et flirtent ensemble au moment où une étoile filante traverse le ciel et s’écrase tout près d’eux. Mike et Debbie marchent en direction de l’étoile et découvrent une sorte de chapiteau géant avec des couloirs multicolores. Ils pénètrent dans l’engin jusqu’à une pièce remplie d’immenses cocons roses en coton et en sucre qui renferment des cadavres. Le chapiteau est en fait un véhicule spatial venu d’une autre planète et dont les passagers sont des clowns venus détruire la Terre…

Stephen Chiodo est crédité comme réalisateur de cet OVNI qui est un mélange de graphisme de SF des 50′s (surtout celui des ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, 1953) et d’humour de la fin des 80′s, mais ce projet farfelu est né de l’esprit des frères Chiodo. Stephen, Charles et Edward Chiodo, est un trio de créateurs d’effets spéciaux issus du Bronx new-yorkais et à qui l’on doit entre autres les marionnettes des CRITTERS (1986).

Ce retour aux 50′s était très courant dans la SF des années 80. Souvenez-vous des ENVAHISSEURS SONT PARMI NOUS (1983, Strange Invaders) et son univers paranoïaque très fifties, mais aussi EXPLORERS (1985), LA NUIT DES SANGSUES (1986, Night of the Creeps), CHEESBURGER FILM-SANDWICH (1987, Amazon Women on the Moon), LE BLOB (1988), L’HOMME-HOMARD VENU DE MARS (1989, Lobster Man From Mars) et tant d’autres. Et c’est sans oublier les premiers films de Tim Burton.

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE, ou LES CLOWNS TUEURS VENUS DE L’ESPACE, est un pur produit de contre-culture américaine destiné au circuit de location de la VHS, avec cet humour décalé et plein de dérision, et cette touche rock que l’on retrouvait déjà dans LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985, Return of the Living Dead). Cette dérision très rock’n'roll est à son comble à chaque apparition sur fond de heavy metal synthétique des clowns tueurs qui anéantissent au laser autant de bimbos, de vieillards que de loubards et de policiers.

14012904293615263611938392 dans LE CINOCHE DE TRAPARD

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE est un film qui est devenu culte, et son mélange d’étrangeté surréaliste et d’humour sadique n’est pas étranger à son succès. Deux ans plus tard, ÇA (1990, It!) reviendra sur cet humour sadique et guignolesque avec un autre clown bien plus célèbre et dont la première édition du roman de Stephen King aux États-Unis est de 1986, donc antérieure à la réalisation de KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE.

Les frères Chiodo ont annoncé la sortie, pour 2015 de RETURN OF THE KILLER KLOWNS IN 3D, ce qui ne peut immanquablement que réjouir les fans de leur film.

- Trapard- (CosmoFiction)

http://www.dailymotion.com/video/xlsrc8

10 MÉCHANTS DES 80′s

10 méchants des 80′s, capturés au hasard et aussitôt mis en cage pour les besoins de cet article ! Leur réputation n’est plus à faire et leur dangerosité n’est plus à prouver, aussi me fallait-il prendre quelques précautions au cas où…

10 MÉCHANTS DES 80's dans CINÉMA 14012809245815263611935842LE PLUS DÉTERMINÉ : LE T-800 (Terminator – 1985 – James Cameron)

On l’appelle aussi le Terminator (traduisez : L’Éxécuteur, en quelque sorte). Mi-homme mi-machine, nous avons là affaire à un cyborg modèle T-800. Il ne s’agit pas du plus perfectionné, d’autres suivront, beaucoup plus élaborés, dont le T-1000, mais il demeure certainement le plus déterminé. Programmez-lui sa mission et il l’exécutera jusqu’au bout sans la moindre pitié, avec la froideur de la Mort, aussi froide que sa carcasse métallique recouverte de muscles et de chair. Quasiment indestructible (sa résistance au feu, aux tirs, aux explosions, aux broyeurs est phénoménale), il représente une véritable machine de guerre dont peut se vanter son fabricant, Skynet. Le T-800 affectionne particulièrement les ensembles de cuir noir et, surtout, les lunettes de soleil appropriées. En outre, il sait adapter son langage en fonction de l’individu auquel il s’adresse de sa voix déshumanisée qui possède pourtant un étrange accent autrichien…

14012809290915263611935859 dans FANTASTIQUELE PLUS BLAGUEUR : FREDDY KRUEGER (Les Griffes de la Nuit – 1984 – Wes Craven)

À l’origine, il s’agit d’un odieux criminel qui n’a pas hésité à assassiner une vingtaine d’enfants. Les parents des petites victimes se chargeront de lui régler son compte en incendiant sa maison, et notre Freddy mourra brûlé vif. Bien fait pour lui. Mourra ? Pas vraiment en fait. Freddy Krueger hante désormais les rêves, ou plutôt les cauchemars, de ses nouvelles victimes : les enfants de ceux qui l’ont éliminé… Vêtu d’un chapeau et d’un pull à rayures, à jamais défiguré par ses graves brûlures, il agite dans sa main droite une série de lames fixées sur un gant. C’est avec cette arme originale qu’il découpe, éventre, décapite ou déchiquette ses infortunées victimes dans leurs rêves. Oui, car pour résister à Freddy, il ne faut surtout, surtout pas s’endormir. Le sommeil est la porte des rêves, et les rêves représentent son territoire de chasse. C’est là où, avec un humour morbide, il traque ses jeunes victimes, souvent des ados bien cons, et dans un véritable décorum digne d’un Lewis Carroll qui aurait sombré dans le trash, Freddy s’amuse à saigner du teenager dans de grands éclats de rire vengeurs…

14012809314215263611935868 dans HORREURLE PLUS OLD FASHION : MING, L’EMPEREUR (Flash Gordon – 1980 – Mike Hodges)

L’empereur Ming règne sur les planètes Mongo, Arboria, Frigia et tant d’autres. Véritable tyran cruel et sanguinaire, Ming se délecte de voir les peuples de l’Univers souffrir sous son joug. Pour lui, les autres civilisations ne sont que des pions sur le gigantesque échiquier du cosmos, et l’homme, en joueur invétéré, ne fait que les manipuler, les déplacer et les éliminer. Ming possède une fille, la belle princesse Aura, presque aussi perfide que lui. En tout cas, et malgré son âge, l’appétit sexuel de l’empereur s’avère au plus haut de sa forme, et l’on pourrait même se demander s’il n’a pas commis l’inceste en voyant Aura roucouler si langoureusement à ses côtés… Ming se régale également de divers costumes, tous plus kitschs les uns que les autres, mais c’est la mode sur Mongo. Paillettes, couleurs criardes, dorures, rien n’échappe aux mauvais goûts de ce vieux fou que même une Lady Gaga, pourtant déjà bien atteinte sur ce plan là, ne pourrait aucunement concurrencer.

14012809340515263611935871 dans SCIENCE-FICTIONLE PLUS REPTILIEN : THULSA DOOM (Conan le Barbare – 1982 – John Milius)

Redoutable ennemi de Conan, le Cimmérien, Thulsa Doom impose ses méfaits de son temple situé sur la Montagne du Pouvoir et dirige, tel un sorcier gourou, sa secte d’adorateurs. Notre homme, plutôt bien portant et chevelu, possède une voix (du moins en V.O.) qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre tyran, un certain Darth Vader qui habite, quant à lui, dans une galaxie très lointaine… Thulsa Doom, aussi glacial qu’un reptile, a la possibilité de se métamorphoser en un gigantesque serpent, et son pouvoir hypnotique peut s’avérer fatal. Mais tout tyran aussi puissant qu’il soit possède sa faille, et Conan saura l’exploiter afin de lui trancher la tête. Belle revanche pour celui qui aura vu sa famille toute entière se faire massacrer par ce monstre.

14012809373315263611935875LE PLUS SQUELETTIQUE : SKELETOR (Les Maîtres de l’Univers – 1987 – Gary Goddard)

Skeletor est forcément un copain de Ming : tous deux partagent en effet la même soif de pouvoir et de conquête, sans compter le joug qu’ils exercent sur leurs peuples afin de les asservir au plus haut point. Et comme son univers est devenu trop étroit, Skeletor n’hésite pas à venir chasser du Musclor sur la Terre. « Skeletor »… « Skeletor » ?… Oui, quel nom particulier, je vous l’accorde… Aux environs d’Eternia, une chance que le ridicule ne tue pas en plus de Skeletor et de ses armées. Comme son nom l’indique, notre tyran possède le visage d’un crâne de squelette, oui, car même ailleurs dans les autres galaxies les aliens semblent tous détenir une apparence semblable à celle des êtres humains. Que l’Univers est bien fait. Sinon, que dire… Skeletor passe son temps à faire des va-et-vient tonitruants dans sa salle du trône en martelant puissamment le sol de sa canne. Sa colère est terrible, il en veut constamment au pauvre Musclor et ses alliés. Ce qui causera sa perte. Finalement, Skeletor aurait mieux fait de rester chez lui jouer aux osselets.

14012809391515263611935877LE PLUS ZOMBIFIÉ : JASON VOORHEES (Vendredi 13 – 1980 – Sean S. Cunningham)

Le p’tit Jason n’a pas eu de chance dans son enfance. Alors que, déjà, la nature ne l’avait pas gâté physiquement, notre bambin va tomber à l’eau et se noyer au cours d’un séjour en colonie de vacances à Crystal Lake… Mais que faisaient donc à ce moment là les moniteurs pour n’avoir rien vu ? Eh bien ils faisaient l’amour, dans le pré… Cependant, c’est bien plus tard que l’on va découvrir que Jason a échappé de justesse à la noyade. Le petiot, s’étant réfugié dans une cabane, va vivre en ermite. Entre temps, sa maman ayant été zigouillée par une ado du camp de Crystal Lake, et Jason ayant bien, bien grandi, ce dernier va dès lors entreprendre le massacre de tout ce qui est ado et qui fornique dans la nature sous les arbres, sous les tentes, près du feu, derrière les buissons, dans les branches, sous l’eau, sur l’eau… Rivalisant d’imagination pour notre plus grand plaisir, et affublé d’un masque de hockey, Jason va se livrer à une véritable boucherie où tout le monde y passera de la manière la plus horrible et la plus originale possible. Maintes fois abattu, notre Jason reviendra régulièrement d’entre les morts pour s’occuper encore et toujours des teenagers mal éduqués.

14012809411515263611935878LE PLUS GROS : BARON HARKONNEN (Dune – 1984 – David Lynch)

Le baron de la Maison Harkonnen, ennemi juré des Atréides, vit sur la planète Geidi Prime. Vladimir, tel est son prénom (il n’est pourtant pas russe, je vous l’assure), s’avère si obèse, si lourd et si bouffi tout plein qu’il ne peut se déplacer qu’avec des suspenseurs. Là, dans les airs, heureux qu’il est de se sentir tout à coup aussi léger qu’une plume, notre baron éructe, vocifère, postillonne sa haine envers le duc Leto et son ascendance. Un médecin traite régulièrement les pustules et boursouflures immondes qui lui couvrent le visage, se régalant visiblement d’en extraire le pus… Vladimir est un monstre aussi appétissant qu’une mouche verte sur du fumier. Et sa cruauté envers les autres saura se retourner contre lui.

14012809464515263611935881LE PLUS VAMPIRIQUE : JERRY DANDRIGE (Vampire, vous avez dit Vampire ? – 1985 – Tom Holland)

Ne vous fiez pas au charme de Jerry Dandrige ou vous pourriez le regretter. Sous ses airs de séducteur dandy, Jerry n’a rien à voir avec Lewis, non, rien d’un comique du tout. Notre homme n’est autre qu’un vampire, pas l’un de ces machins blafards sortis tout droit d’un TWILIGHT, non, plutôt un vampire new look à la peau mate, ce qui est rare, je vous l’accorde. Venu s’installer près de la maison de Charlie Brewster, un ado totalement fou de films d’horreur, il va vite séduire sa petite amie et tenter d’utiliser ses canines. Si notre vampire respecte dans l’ensemble certaines particularités liées à sa race démoniaque (dort dans un cercueil, aucun reflet dans une glace), il ne suffit pas de brandir un crucifix devant lui afin de s’en protéger : encore faut-il avoir la foi. Enfin, Jerry peut se transformer en une horrible chauve-souris bien loin de celles que l’on agitait avec des fils dans les films d’antan.

14012809485115263611935887LE PLUS ATTEINT : MOLA RAM (Indiana Jones et le Temple Maudit – 1984 – Steven Spielberg)

Mola Ram, grand prêtre indien, dirige ses disciples, les Thugs, pour réaliser des sacrifices humains dans son immense temple souterrain. Il s’agit d’honorer ainsi la déesse Kâlî. Personnage fou à lier et, forcément, très dangereux, Mola Ram est à la recherche des cinq pierres de Sankara, pierres sacrées dont il détient déjà les trois premières. Celui qui parviendra à les posséder toutes connaîtra alors fortune et gloire. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, Mola Ram n’hésite pas à faire des enfants ses esclaves ou à utiliser la torture. Une chance : Indy sera là pour le livrer aux crocodiles affamés. Ainsi finira le grand prêtre indien qui n’aura donc jamais connu fortune et gloire.

14012809540815263611935895LE PLUS GORE : HERBERT WEST (Re-animator – 1985 – Stuart Gordon)

Herbert West est un jeune étudiant en médecine complètement disjoncté, comme ses appareils qui provoquent des courts-circuits au cours d’expériences peu recommandables. Normal, me direz-vous, quand on travaille à l’université Miskatonic d’Arkham. Brillant élève du professeur Carl Hill qui est un éminent spécialiste de la physionomie et du fonctionnement du cerveau, Herbert va bientôt s’opposer violemment à son professeur, et l’élève deviendra alors le grand rival de Carl Hill en personne. En effet, Herbert West prétend pouvoir réanimer les morts grâce à une substance fluo de sa création, ce qui ne va pas sans scandaliser son prof. La guerre est donc déclarée, et tout cela finira forcément dans un bain de sang où têtes décapitées et tripes en tous genres formeront un puissant cocktail gore. Sans doute qu’Herbert avait lu les travaux d’un certain baron Frankenstein avant de faire ses preuves. En attendant, ses résultats seront loin d’être à la hauteur…

Il est temps pour moi de relâcher ses dangereux individus sur le web avant qu’il ne soit trop tard !

- Morbius – (CosmoFiction)

LE RETOUR DE FLASH GORDON !

LE RETOUR DE FLASH GORDON ! dans CINÉMA 14012511464015263611929786N’ayant pas vu le film TED (de Seth McFarlane, 2012), c’est tout à fait par hasard que j’ai découvert la séquence où Sam J. Jones reprend son rôle de Flash Gordon, du film éponyme produit par Dino De Laurentiis en 1980, pour un court moment à la fois étonnant, sympathique et quelque peu émouvant, du moins pour ceux qui ont découvert le film FLASH GORDON (réalisé par Mike Hodges) à l’époque de sa sortie. On y voit un Sam J. Jones, avec 32 ans de plus au compteur, permettre à un fan absolu de voyager au royaume de Ming ! L’intrigue du film TED est la suivante :

« En 1985, John Bennet, un garçon de huit ans, n’arrive pas à se faire d’amis. Le soir de Noël, il fait le vœu que son ours en peluche qu’il vient de recevoir à Noël prenne vie et qu’il soit son meilleur ami pour la vie ; son vœu sera exaucé par magie, l’ours Ted (traduction de « Teddy bear ») prend vie et cette histoire devient célèbre. Vingt-sept ans plus tard, en 2012, Ted et John vivent toujours ensemble, mais la présence de l’ours empiète sur la vie de couple de John, depuis quatre ans avec Lori. En effet, John et son ours se comportent comme de grands enfants, passant leur temps à boire des bières et fumer de la drogue devant des navets, leur préféré étant FLASH GORDON. Aussi, Lori va forcer la main de son petit ami et le pousser à s’éloigner de son meilleur ami d’enfance afin de le faire grandir et le rendre plus mûr. » (Wikipédia)

La séquence à voir d’urgence (avec la musique de Queen en fond !) :

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- Morbius – (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : ALLIGATOR (1980)

Après les monstres mutants de PROPHECY (1979), Trapard nous propose un alligator au menu d’aujourd’hui… ou plutôt est-ce vous qui allez constituer son menu… À Trapard ? Non, à l’alligator bien sûr !

LE CINOCHE DE TRAPARD : ALLIGATOR (1980) dans CINÉMA 14012507061315263611927362Tout le monde a sûrement entendu cette légende urbaine des années 80 qui racontait que des familles américaines avaient ramené des bébés crocodiles à New-York. Mais que de peur de les voir grandir et devenir dangereux pour elles, ces mêmes familles les avaient évacués par la cuvette des WC. Des centaines de crocodiles faisant trempettes dans les recoins sombres des égouts de New-York…

À Nouméa, j’ai beaucoup entendu, à cette même époque, cette histoire d’une famille de broussards dont le patriarche avait pêché un requin, et qui s’était servi d’un petit lac sur sa propriété comme d’un aquarium pour laisser faire trempette à son requin. Un squale qui s’est finalement avéré être une femelle et qui a fait quelques petits. Et lorsque les Broussards ont déménagé pendant les « Évènements », vendant leur propriété à une autre famille, ils auraient légèrement oublié d’indiquer qu’ils laissaient plusieurs bébêtes quelque part sur leur terrain au fond d’un trou d’eau. Et les gosses des nouveaux propriétaires auraient eu la bonne idée de faire un plongeon dans le lac un beau jour d’été calédonien…

Tout le monde connait ce genre d’histoire qui a servi d’alibi à de nombreux scénarios de films d’horreur, et pour celle qui concerne les crocodiles des égouts new-yorkais, le cinéaste Lewis Teague en a lui aussi fait un film. Les fans de ciné d’horreur des 80′s connaissent Lewis Teague pour ses adaptations de Stephen King, avec le film à sketches CAT’S EYES (1985) mais surtout pour son adaptation de CUJO en 1983. Il a aussi réalisé LES DIAMANTS DU NIL (1985, The Jewel of the Nile) qui est la suite directe d’À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (1984, Romancing the Stone), le bon film d’aventure post-Indy de Robert Zemeckis.

Mais ALLIGATOR, aussi connu comme L’INCROYABLE ALLIGATOR, date du tout début des années 80. Une période transitoire où la réalisation des films commençaient déjà à ressembler au style des 80′s, tout en gardant un peu de l’efficacité des seventies avec de très bons comédiens souvent trentenaires, la mode du cinéma avec des teenagers pointant vraiment le bout de son acné vers le milieu de la décennie.

14012507072915263611927367 dans HORREURNe pas confondre ALLIGATOR de Lewis Teague avec le film d’horreur exotique italien de Sergio Martino, IL FIUME DEL GRANDE CAIMANO (1979) qui pourrait se traduire en français par « Le Fleuve du Grand Caïman » et que l’on retrouve sous divers titres selon les éditeurs, comme par exemple ALLIGATOR, LE GRAND ALLIGATOR ou encore LE DIEU ALLIGATOR…

ALLIGATOR de Lewis Teague, avec sa bébête devenue gigantesque et surgissant des égouts, fait plutôt figure de film culte. Et il annonce bien d’autres monstruosités suburbaines à venir, de C.H.U.D. (1984) à MIMIC (1997). En passant par le film hollandais de Dick Maas avec de la bonne… grosse bestiole, AMSTERDAMNED (1988).

Le film de Lewis Teague suit évidemment la logique du succès des DENTS DE LA MER (1975, Jaws) ou de PIRANHAS (1978), ALLIGATOR reprend même certaines astuces scénaristiques du film de Steven Spielberg. Et on n’évitera pas bien entendu la scène éculée du gars qui panique et qui tombe à l’eau au même moment où l’animal approche à toute vitesse…

14012507083915263611927368 dans LE CINOCHE DE TRAPARDEt en 1980, le cinéma gore et la violence étant à leur comble au cinéma comme à la télévision, le film débute au Nouveau-Mexique où une famille new-yorkaise passe le weekend et observe un spectacle payant dans lequel un homme joue à énerver un alligator dans une petite mare. Mais voilà que l’homme se laisse renverser par l’animal qui en profite pour le mordre sauvagement à la jambe. Tout ceci se déroulant sous les yeux d’une gamine new-yorkaise qui annonce, l’air blasé, à son père qui est en train de lui acheter un bébé alligator : « Ils auraient au moins pu utiliser du vrai sang »… Une touche d’humour qui annonce bien celui des années 80.

- Trapard -

ALLIGATOR est visible ici.

COSMOCRITIQUE : 2010, L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT (1984)

COSMOCRITIQUE : 2010, L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT (1984) dans 2010 : l'Année du Premier Contact 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14012407094815263611924994 dans CINÉMAJamais nous n’aurions pu imaginer une suite au chef-d’œuvre de Stanley Kubrick : 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE. Et pourtant, Arthur C. Clarke, déjà à l’origine de la nouvelle qui inspira le film de Kubrick, écrivit quelques années plus tard 2010, la suite officielle. Son roman sera adapté au cinéma par Peter Hyams. Voici les trois critiques parues sur ce film dans le fanzine CosmoFiction. La première, d’Alain, date de mai 1985 (CosmoFiction 6) ; la seconde, de Paul-Étienne C., date de février 1986, elle parut en compagnie de la mienne dans CosmoFiction 14. Le film nous avait fait forte impression, au point même que je le considérais alors personnellement comme un chef-d’œuvre ! J’étais décidément très indulgent à l’époque.

Si 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE apparut, il y a dix-sept ans de cela, comme une révolution dans le cinéma et reste encore aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, 2010 n’en demeure pas moins réussi.

C’est d’ailleurs un film formidable à tous points de vue que nous présente Peter Hyams, à commencer par son scénario. Un scénario qui nous donne une image totalement différente de celles que nous ont proposé des films comme LE JOUR D’APRÈS, LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE ou encore L’AUBE ROUGE, puisqu’il nous présente l’étonnante association de l’URSS et des USA pour non seulement tenter de découvrir ce qui s’est passé à bord du vaisseau américain « Discovery » abandonné, après un incident terrible, en orbite autour de Jupiter, mais également pour poursuivre les recherches qui n’avaient pas pu être menées à bien par l’équipage du « Discovery » : découvrir si la vie existe ou peut exister sur d’autres planètes que la Terre. Il ne fait aucun doute que le réalisateur a voulu ici transmettre par l’image de cette association un message humanitaire et de paix, ce qui me semble d’ailleurs avoir été très bien réussi car je dois dire que personnellement je fus très impressionné par ce côté du film.

Il est surprenant de remarquer, pendant la vision du film, qu’à aucun moment Peter Hyams n’a fait preuve de chauvinisme envers les Américains. Cela s’explique peut-être par le fait qu’il ait fait appel à plusieurs acteurs soviétiques, en plus des acteurs américains, pour incarner l’équipage russe du vaisseau « Leonov ». Cette excellente idée est certainement l’un des nombreux atouts qui font de 2010 un film très réaliste. Mais le plus grand restera, sans aucun doute, les effets spéciaux. Ils réussissent à impressionner le spectateur par des images et des décors dénués de ces nombreux gadgets SF que l’on rencontre souvent aujourd’hui dans tout film de science-fiction.

14012407142515263611924995 dans COSMOCRITIQUES’il existe un côté, par contre, où Peter Hyams n’a pas du tout suivi l’exemple de Stanley Kubrick dans 2001 : ODYSSÉE DE L’ESPACE, c’est au niveau des rapports humains et des sentiments qui sont ici nettement plus visibles. Avec des films comme ORANGE MÉCANIQUE et SHINING, il est évident que Stanley Kubrick n’est pas très sentimental. Peter Hyams a remis les choses en place.

Ceux qui ont apprécié 2001 auront certainement hâte de connaître l’explication ayant trait à la nature du monolithe noir qui hante l’espace, et qui le hante d’ailleurs toujours dans 2010. A vrai dire, cette intrigue ne sera résolue qu’à moitié, le seul astronaute à s’en être approché ayant été pulvérisé dans l’espace. L’on imagine que le monolithe est la structure de base à la création de toute forme de vie puisque partout où celui-ci est présent il y a de la vie ou il va y en avoir. Le responsable américain de l’expédition le surnommera « Ambassadeur d’Intelligence ». On ne peut en fait lui donner une définition exacte. Le mystère qui était, à son sujet, total dans 2001 reste donc ici encore mystère… partiel, si l’on veut.

Et pour ceux qui n’ont pas vu 2001 : ODYSSÉE DE L’ESPACE, me direz-vous, que leur reste-t-il d’attrayant ? Qu’ils se rassurent. Peter Hyams, qui a décidément réussi ce film d’une façon magistrale, a fait en sorte que 2010 soit un film plaisant et tout à fait compréhensible pour tous.

- Alain -

Enfin ! Le voilà sur nos écrans (depuis le temps qu’on l’espérait !). Ne vous attendez surtout pas , en allant voir 2010, à vous retrouver en face d’une pâle reconstitution du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick (2001), ou encore en face d’un super space opera du genre de STAR WARS ; mais 2010 n’est pas non plus un de ces films psychologiques où l’on ne comprend rien du début à la fin, non, 2010 : L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT est un chef-d’œuvre, il n’y a pas d’autre mot pour le désigner. Du début jusqu’à la fin du film vous resterez béat devant les effets spéciaux…

14012407155815263611924996 dans FANZINE COSMOFICTION2010, c’est l’Événement de l’année, malgré la sortie prochaine de STAR TREK III (space opera à 100%) qui ne pourra sans doute pas me faire changer d’avis ; 2010, c’est un bijou ! Mais non, je ne déteste pas le space opera, loin de moi cette idée. Mais quand on se retrouve devant un film qui a demandé des années de travail, dont la réalisation a été menée de main de maître, dont l’intrigue est si passionnante…

Dès les premières images du film, je fus cloué à mon fauteuil. Et lorsque je vis Jupiter apparaître sur l’écran, je sentis mes yeux s’écarquiller ! J’assistais à un spectacle unique, d’une rare somptuosité. Il s’agit en effet de la plus étonnante représentation de planètes réalisée à ce jour : SU-PER-BE (c’est le mot !).

Quant aux vaisseaux, vous pourrez découvrir et admirer le magnifique « Leonov » qui, vu de l’extérieur, possède une certaine ressemblance avec ceux de STAR WARS. Le « Discovery » est toujours présent, ainsi que le monolithe noir (ou plutôt « les ») dont on n’apprend rien de plus dans ce second volet que ce que l’on avait appris dans le premier (c’est-à-dire pas grand chose). Quant aux acteurs, 2010 compte une excellente distribution avec le non moins excellent Roy Scheider, révélé par JAWS et confirmé par 2010. Également présente, Helen Mirren (CALIGULA) qui, pour une Américaine incarnant une Russe, mérite toute notre admiration ! Les autres acteurs sont tous aussi convaincants les uns que les autres, leur prestation est plus qu’excellente…

Mais il nous faut également tirer un grand coup de chapeau au réalisateur, Peter Hyams, et au responsable des effets spéciaux : Richard Edlund. Que dire à leur sujet à part que c’est grâce à eux que le film atteint son niveau de crédibilité le plus total, qu’ils se sont saignés les quatre veines pour satisfaire les spectateurs assidus que nous sommes… et ils y sont arrivés, au-delà de nos espérances, en nous offrant un très grand et très beau film. Allez voir 2010 et, pourquoi pas, le revoir !

- Paul-Étienne C. -

14012407171915263611924997 dans SCIENCE-FICTIONDécidément, Jupiter semble être le monde préféré de Peter Hyams ! Après son excellent film OUTLAND, où toute l’action était censée se dérouler sur Io, l’un des satellites de Jupiter, Hyams récidive, toujours dans le même secteur du système solaire avec, cette fois-ci, un morceau de choix : 2010, la suite du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE. Alors que l’œuvre cinématographique originale réalisée par Stanley Kubrick, pleine de poésie mais froide, nous entraînait dans l’espace sur un air de Strauss, nous faisait découvrir des vaisseaux blancs aux allures élancées et nous obligeait à nous creuser les méninges, 2010 version Hyams est une œuvre tout à fait différente du premier film, mais une œuvre digne du plus haut intérêt. En effet, 2010 est un film superbe, admirablement mis en scène par Peter Hyams qui, là encore, nous prouve tous ses talents de réalisateur et sa parfaite maîtrise quant à la direction d’acteurs. Il serait stupide de vouloir à tout prix comparer les deux films : Hyams avait décidé, dès le départ, que 2010 serait tout à fait différent de 2001. C’est ainsi que nous découvrons une suite qui, sur une histoire parfaitement claire, répond à certaines de nos questions laissées en suspens à la fin de 2001, une suite où les vaisseaux sont tarabiscotés mais d’un grand réalisme, où les effets spéciaux n’ont jamais atteint un tel degré de perfection (à part dans les STAR WARS !) : ils sont incroyablement convaincants !

Certains, comme moi, regretteront peut-être les vaisseaux du premier film et leurs intérieurs d’un réalisme sans pareil au contraire de ceux de 2010 aux tableaux de bord aux couleurs de l’arc-en-ciel : on se croirait en pleine fête foraine ! Mais, malgré ce détail, 2010 constitue une digne suite à 2001, un chef-d’œuvre sublime par ses images et ses acteurs au talent irréprochable. C’est aussi et surtout un grand message de paix. La fin du film reste, à ce propos, quelque peu surprenante. Mais il est parfois si bon de pouvoir s’imaginer qu’un jour, peut-être en 2010, les peuples de la Terre finiront par s’entendre et se tourneront alors, ensemble, vers les étoiles en oubliant à jamais leurs conflits… »

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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MAKING OF TERMINATOR

Voici un petit reportage d’époque sur le tournage du film de James Cameron : TERMINATOR (1984). On y voit interviewés Schwarzenegger, James Cameron, Stan Winston (pour les effets spéciaux), Linda Hamilton et Michael Biehn, avec des séquences de tournage et d’essais sur le Terminator. Et même si c’est en V.O., les amateurs apprécieront sûrement !

- Morbius – (CosmoFiction)

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COSMOFICHE : DARK CRYSTAL (1982)

COSMOFICHE : DARK CRYSTAL (1982)  dans CINÉMA 14012305155115263611922793DARK CRYSTAL
Année : 1982
Réalisateur : Jim Henson & Frank Oz
Scénario : Jim Henson & David Odell
Production : Jim Henson, Gary Kurtz & David Lazer (Universal Pictures)
Musique : Trevor Jones
Effets spéciaux : Roy Field & Brian Smithies (effets visuels), Ian Wingrove (effets mécaniques), Ben Burtt (effets sonores)
Pays : USA
Durée : 93 min
Interprètes : Stephen Garlick, Lisa Maxwell, Billie Whitelaw, Barry Dennen, Michael Kilgarriff…

L’HISTOIRE
“Un autre monde, un autre temps, à l’âge des miracles… Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelflings, partent à la recherche d’un éclat de cristal gigantesque, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils devront pour cela affronter les terribles et cruels Skekses qui tiennent ces derniers en esclavage…”

5 ANNÉES DE PRÉPARATION INTENSIVE
DARK CRYSTAL, qui a obtenu le Grand Prix d’Avoriaz en 1983, est le fruit d’une rencontre extraordinaire entre Jim Henson-Frank Oz (créateurs du célèbre MUPPETS SHOW), Gary Kurtz (producteur de STAR WARS IV et STAR WARS V) et Brian Froud (illustrateur spécialisé dans le domaine du Merveilleux). Il leur a fallu cinq années de travail et de recherches intensives sur le mime, la sculpture, la peinture, le maquillage et la manipulation pour accoucher de l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma fantastique, une véritable œuvre d’art d’une richesse et d’une imagination rarement atteintes dans le domaine du septième art.« Personne n’avait jamais fait ce que nous tentions de faire », déclare Jim Henson.« Brian Froud avait inventé de merveilleuses créatures, pleines d’humour  et d’une grande ingéniosité. Pour leur donner vie, nous avons utilisé de nouvelles techniques de manipulations et appris à travailler sur une multitude de matériaux, depuis le caoutchouc jusqu’au plastique susceptible de donner aux yeux des personnages l’éclat que nous souhaitions. »

14012305172615263611922794 dans COSMOFICHEDES COSTUMES DE 50 KILOS
À l’époque point de numérique, uniquement de l’animatronique, c’est-à-dire l’animation de marionnettes par des systèmes électroniques même si de nombreux mimes furent également employés pour se glisser sous la peau de certains personnages. Le film a eu également recourt à des danseurs, des comédiens et un clown ! Il fallait parfois endosser une carapace de Garthim qui pèse 50 kilos ! « Il nous est arrivé de rester trois heures de suite enfermés dans ces carapaces dont nous sortions défigurés, mais avec l’immense satisfaction d’avoir créé quelque chose. Notre désir de perfection nous faisait oublier la technique. Les cables qui commandaient tel ou tel mouvement de détail sont devenus des prothèses, ils faisaient parti de nous, nous les avons oubliés », déclare Jim Henson.

DES MARIONNETTES POUR PLUS DE CRÉDIBILITÉ 
Jim Henson précise avoir choisi Gary Kurtz en tant que producteur car il souhaitait bénéficier de son expérience, en particulier comment ne pas dépasser un budget. Leur rencontre a eu lieu sur le tournage de L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE où Yoda était déjà une création Henson, animé et même doublé par Frank Oz.« Nous avions été très satisfaits de notre travail sur Yoda », avoue Jim Henson.« Mais ça n’avait fait que souligner la complexité de notre projet : tout un film avec des marionnettes… ça ne serait pas simple ! » 

14012305190715263611922796 dans Dark CrystalGary Kurtz précise pourquoi le film a opté pour des marionnettes plutôt que pour des comédiens en chair et en os :« Si nous avons tenu à le faire comme ça, c’est qu’il nous a paru que de la sorte, les créatures seraient plus crédibles que des êtres humains, même artistiquement maquillés. Nous avons fait des essais avec des enfants et des nains en costume, mais nous avons très vite compris que ça émoussait sensiblement le côté fantastique, merveilleux, du film. »

BRIAN FROUD, LE CRÉATEUR 
C’est Brian Froud, talentueux artiste du Merveilleux, qui va s’atteler à la création de tous les personnages du film. Il devra faire face constamment au délicat problème du passage du croquis à la réalisation de la marionnette. « Le plus facile fut de leur donner une allure générale », dit-il. « Cela se compliquait lorsqu’il s’agissait de traduire la grande idée en un animal capable de se mouvoir. » 

Brian Froud est fier de son travail sur DARK CRYSTAL : « Je voulais que ce soit un succès du point de vue artistique, et à mon avis nous y sommes arrivés. Nous avons fait un grand pas en avant, même si l’on ne s’en aperçoit que d’ici quelques années. Il s’y trouve des images d’une telle densité que sa vision requiert une certaine attention, voire de la concentration de la part du public. C’est mon problème lorsque je le regarde ; j’ouvre tout grand les yeux, j’en oublie d’écouter ce qui se passe ! Ce film est tellement original et nouveau pour moi que je suis à chaque fois emballé. »

SERVICES DE TABLE ET TAPISSERIES SKEKSES
Harry Lange (2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE, MOONRAKER…) s’occupera quant à lui des magnifiques décors de DARK CRYSTAL, mais pas seulement des décors de fond, il sera également à l’origine des armes, des cannes, des bijoux, des tapisseries, des tentures anciennes et du service de table des Skeksis ! Harry Lange avoue avoir appris beaucoup sur le tournage de DARK CRYSTAL, un film dont il gardera un excellent souvenir : « C’était un film difficile à faire, mais rien d’insurmontable. Et je suis bien content d’avoir participé à l’élaboration d’un film aussi ambitieux et expérimental, au fond. Personne n’avait jamais rien fait de pareil. Et je doute qu’il se trouve quelqu’un pour essayer un jour prochain. »

14012305210415263611922797 dans FANTASTIQUEUN THÈME DE 4 NOTES
La splendide musique du film est l’oeuvre de Trevor Jones, lequel l’a composée en quelques jours seulement malgré son implication dans le projet durant deux ans et demi : « J’ai écrit un thème principal qui, selon moi, collait exactement avec l’atmosphère fantastique du film et dans les quatre notes toujours répétées duquel on retrouve toutes ces implications. »

UNE EXPÉRIENCE VISUELLE UNIQUE
DARK CRYSTAL est une expérience visuelle unique, une œuvre d’art qui prend vie sous nos yeux émerveillés, un monde imaginaire d’une richesse absolue et d’une beauté fascinante, pour ne pas dire saisissante. Plus de trente ans après sa sortie, le film de Jim Henson et Frank Oz garde tout de son impact. C’est la perfection à tous les niveaux : de l’animatronique aux décors et paysages en passant par les objets et la musique. Rien n’a été oublié. 
DARK CRYSTAL est la preuve formelle que lorsque la volonté de réussir est là, on peut déplacer les montagnes, le pouvoir de création l’emporte sur tous les plans.

La suite annoncée pour 2011, POWER OF THE DARK CRYSTAL, et qui devait être réalisée par Genndy Tartakovsky (LE LABORATOIRE DE DEXTER, SAMOURAÏ JACK, CLONE WARS…) n’a pas abouti. Retard ? Report ? Abandon ?… On devait y suivre les aventures d’une mystérieuse fille de feu, qui avec l’aide d’un paria Gelfling, volait un éclat du cristal légendaire dans le but de faire revivre le soleil mourant se trouvant au centre de la planète… Nul doute que cette suite se fera un jour, avec ou sans Tartakovsky.

14012305224215263611922798L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« L’histoire des deux Gelflings à la recherche d’un éclat de cristal susceptible de redonner quelque souffle à un monde moribond n’est pas à proprement parler passionnante, mais les décors et, surtout, le bestiaire fantastique plein d’imagination se révèlent des plus réjouissants. » (Lorris Murail / Guide Totem : La Science-Fiction / éd. Larousse / 1999)

« Dommage que les deux héros soient si anodins et stéréotypés, et que le débordement de la fantasy ait édulcoré ce qui, à l’époque, passait à juste titre pour une œuvre novatrice. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

« Chacune des images du film, dotée d’une richesse visuelle à laquelle un simple regard ne peut suffire, s’affirme comme un véritable morceau de bravoure que l’on savoure avec un intérêt passionné. D’autant plus que l’action est toujours présente au fil des séquences, qui, pour insolites et diversifiées qu’elles soient, se fondent en une parfaite harmonie. Une superbe fable philosophique qui enchantera petits et grands. » (Cathy Karani / L’Écran Fantastique 67)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Wikipédia, L’Écran Fantastique, Première.

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