Archives pour la catégorie CINÉMA

MAKING OF LES AVENTURES DE JACK BURTON (1986)

Petit reportage « making of  » (en V.O.) du film de John Carpenter, LES AVENTURES DE JACK BURTON : DANS LES GRIFFES DU MANDARIN (BIG TROUBLE IN LITTLE CHINA, 1986). On y voit ze master himself, Carpenter, mais aussi Kurt Russell, la superbe Kim Cattrall, Dennis Dun et James Hong.

- Morbius – (CosmoFiction)

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Également dans la catégorie Reportage :

La Bataille des Planètes / Albator / Terminator / Goldorak / X-Or / Dune / Blade Runner / Contamination

INSTANTANÉ : LES AVENTURES DE JACK BURTON (1986)

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(CosmoFiction)

COSMOCRITIQUE : STARMAN (1984)

COSMOCRITIQUE : STARMAN (1984) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

starmanstarman2En 1984, à la grande surprise de tous, John Carpenter délaisse l’horreur pour une histoire de SF… C’est l’époque où il se frotte aux majors hollywoodiennes avec THE THING, CHRISTINE et bien sûr STARMAN… Voici la critique d’Alain parue dans le numéro 9 de CosmoFiction Fanzine d’août 1985.

L’histoire : « Un extra-terrestre est poursuivi par l’armée américaine. Il se réfugie chez une jeune veuve et prend l’apparence de son mari défunt. La jeune femme l’héberge et l’accompagne dans sa fuite… » (allocine.fr)

Derrière l’image d’un John Carpenter cynique et cruel (HALLOWEEN, FOG, CHRISTINE), apparaît aujourd’hui une image totalement différente, qui reflète tendresse et amitié… Ce constat nous est offert après la vision de STARMAN qui s’avère être un film d’amour.

starman3STARMAN nous relate une rencontre, au début tumultueuse, peu à peu amicale puis amoureuse, entre un extra-terrestre (brillamment interprété par Jeff Bridges) et une Terrienne (Karen Allen). Cette dernière aidera par la suite le visiteur à rejoindre sa planète, sa visite ayant reçu un accueil des plus froids. Ce scénario permet au film de ne pas sombrer dans une banale histoire d’amour. En effet, STARMAN compte un certain nombre de scènes d’action particulièrement réussies. De même, on peut ajouter que John Carpenter a apporté beaucoup d’attention aux effets spéciaux du film qui, cependant, restent secondaires. Leur réussite ne pourrait d’ailleurs être mise en cause, vu les maîtres en la matière : Rick Baker, Dick Smith, Stan Winston, et les techniciens de l’ILM !

Je dirai, pour finir, que la réussite des effets spéciaux est égale à la réussite du film lui-même qui, après DUNE et 2010, constitue sans aucun doute l’un des événements cinématographiques SF de l’année !

- Alain - (CosmoFiction)

DANS LES 80′s, IL Y AVAIT AUSSI STAR WARS !

En ce STAR WARS Day, CosmoFiction est aussi de la fête. Eh oui, souvenez-vous : L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE est sorti en 1980, et LE RETOUR DU JEDI en 1983 ! Les Eighties s’ouvraient alors avec l’Episode V de la fabuleuse saga de George Lucas, un épisode très attendu par les milliers de fans à travers le monde, y compris en Nouvelle-Calédonie. L’Empire frappait très fort en imposant aux rebelles une cinglante défaite sur Hoth, et on apprenait l’incroyable nouvelle : Vador est le père de Luke ! Puis, en 1983, on découvrait enfin le fameux Jabba évoqué à plusieurs reprises dans les chapitres précédents et, surtout, Anakin Skywalker – Dark Vador révélait son vrai visage après un impressionnant duel au sabre laser orchestré par l’Empereur Palpatine en personne…

Ces deux splendides affiches, j’ai la chance de les posséder encore aujourd’hui dans leur grand format. À chaque fois que je les revois, que de souvenirs ressurgissent en moi…

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (2e partie)

Et alors qu’il vient à peine de nous présenter sa première partie sur le cinéma post-apocalyptique des 80′s, Trapard nous fait une révélation qui a l’effet d’une bombe :

VOUS NE LE SAVEZ PAS ENCORE MAIS NOUS SOMMES TOUS MORTS DANS LES ANNÉES 80 !

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Conséquences directes de la Guerre Froide, le téléfilm de Nicholas Meyer, LE JOUR D’APRÈS (1983, The Day After) est la continuité brutale de LA BOMBE (1966) de Peter Watkins et va plus loin encore que le cultissime et angoissant WARGAMES (1983) vers le grand « Baboum » final : À Kansas City, alors que les radios et télévisions ne cessent de diffuser des communiqués alarmants sur la crise qui sévit en Allemagne, les citoyens vaquent à leurs occupations habituelles. Mais très vite, les pires craintes deviennent réalité. En réponse aux missiles envoyés par les USA, les Soviétiques jourlancent des bombes nucléaires sur l’Amérique. C’est alors l’horreur. Un gigantesque champignon éclaire le ciel, dévastant le pays en quelques minutes. Les quelques centaines de rescapés vont désormais devoir survivre face aux horribles conséquences de cette attaque…

jour3Un film patriotique et anxiogène qui rappelle évidemment les démarches médiatiques en forme de « couperet » qui existent dans un grand nombre de pays démocratiques et destinées à couper des élans économiques. Et personnellement, j’étais adolescent à cette époque et je me souviens que cette médiatisation était omniprésente même en Nouvelle-Calédonie et que par exemple, en tant que collégiens pour nous défouler et nous moquer de nos professeurs assez âgés, nous lancions des rumeurs selon lesquelles ces mêmes professeurs avaient fait fabriquer des abris anti-atomiques sous leurs villas. C’était dans l’air du temps. Et depuis les années 90 et la chute du communisme, le cinéma d’horreur ou de SF étant totalement détaché de toutes ces connotations politiques et sociales envahissantes, a énormément perdu de son impact émotionnel et anxiogène, tentant souvent de récupérer l’angoisse par le biais du viscéral de manière primaire et frontale. Ce qui fonctionne évidemment beaucoup moins. Ou alors, on se recrée une image gouvernementale à la 1984 depuis MATRIX & Co…

Extrait du téléfilm LE JOUR D’APRÈS :

http://www.dailymotion.com/video/x12g53r

D’ailleurs, histoire d’en rajouter une couche politico-apocalyptique résultant de la Guerre Froide au cinéma : voici les invasions soviétiques avec L’AUBE ROUGE (1984, Red Dawn) de John Milius, dans lequel des centaines de parachutistes sous les ordres du colonel Ernesto Bella prennent d’assaut la ville de Calumet, au Colorado. Les Cubains alliés aux Soviétiques viennent de déclencher les hostilités contre les États-Unis…

aubeUn sujet comme L’AUBE ROUGE sous-entend tous les polars musclés américains des années 70-80 traitant du terrorisme urbain et anti-capitaliste, et il est aussi une vision moderne et plus frontale de tous les films d’attaques extraterrestres des 50′s débarqués de « La planète Rouge », LE JOUR D’APRÈS et L’AUBE ROUGE ressemblant à des remakes modernes de LA GUERRE DES MONDES (1954).

Et sur la même logique que LE JOUR D’APRÈS, bien qu’il s’agisse cette fois du conflit iranien dans une production anglo-américano-australienne réalisée par Mick Jackson, il y a THREADS (1984).
La jeune Ruth Beckett et son fiancé, Jimmy, s’établissent à Sheffield en Angleterre tout en attendant leur premier enfant. Pendant ce temps, les tensions au Moyen-Orient sont exacerbées lorsque l’Amérique intervient en Iran. Alors que les autorités britanniques tentent de ramener le calme dans le pays, le conflit ne tarde pas à se transformer en guerre nucléaire et le monde vit l’apocalypse. La terre est dévastée et réduite à néant. Dans ce paysage cauchemardesque l’humanité semble condamnée, et c’est l’ultime combat de Ruth dans ce futur post-nucléaire…

Puis le film canadien, LE DERNIER TESTAMENT (1983, Testament) de Lynne Littman.

Dans une petite ville isolée de Californie. Après un immense éclair dans le ciel, les habitants sont coupés du monde extérieur. Ils décident d’instaurer une sorte de Croix-Rouge mais le médecin leur avoue que d’importantes retombées radioactives sont à craindre. Les plus faibles tombent déjà comme des mouches et l’eau devient de plus en plus rare…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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L’AFFICHE : DEATHSTALKER (1983)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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Très belle affiche signée Boris Vallejo pour ce qui semble être, malheureusement, un monumental nanar d’heroic fantasy ! « Semble être », car je ne l’ai pas vu et ne me permettrai pas de le juger, mais rien qu’à voir la bande-annonce ici… Cependant les commentaires des internautes sur Horreur.net évoquent un film « pas si mal », alors, on peut se tromper…

L’histoire : « Le barbare Deathstalker est chargé par une vieille sorcière de récupérer les trois pouvoirs de la création – un calice, une amulette, et une épée – auprès d’un magicien maléfique, Munkar, qui veut les utiliser dans de vils desseins. Après avoir récupéré l’épée, Deathstalker rejoint le groupe de voyageurs qui se rend au Grand Tournoi qui va déterminé le plus grand guerrier du monde. Il va alors se retrouver confronté à un roi usurpateur qui retient prisonnière une belle princesse… » (Horreur.net)

DEATHSTALKER est un film réalisé par John Watson et produit par l’Argentine et les États-Unis. Ah, et Roger Corman est bien sûr derrière tout ça…

- Morbius – (CosmoFiction)

INSTANTANÉ : DREAMSCAPE (1984)

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(CosmoFiction)

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (1ère partie)

Délaissant ses zombies, Trapard nous revient, mais avec ses bombes nucléaires, ses pandémies et ses phénomènes naturels dévastateurs cette fois. « Repentez-vous car la fin du monde est proche ! » nous lance-t-il, les yeux exorbités ! Si après ce dossier en sept parties vous ne l’avez pas fait, il ne faudra pas lui en vouloir…

La fin de la Guerre Froide, la crise pétrolifère et monétaire, la Guerre du Liban, la Guerre Iran-Irak, les attentats en Ulster, Tchernobyl, les différents séismes en Algérie, au Mexique, en Colombie, en Arménie, les révoltes en Syrie et en Nouvelle-Calédonie, la Guerre du Golfe… On était tellement occupés, qu’on ne l’a pas vu péter.

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QU’IL ÉTAIT DOUX LE TEMPS DE LA GUERRE FROIDE OÙ NOUS FLÂNIONS GAIEMENT EN FAMILLES EN PARTANT À LA CUEILLETTE DES CHAMPIGNONS ATOMIQUES…

mad_max2À force de préparer l’Humain à une éventuelle bombe atomique dans les années 50 et 60 (relire l’article sur THIS IS NOT A TEST) et à force de jouer avec elle, elle finit inévitablement par péter. Mais existera-t-il une vie après l’explosion fatale ? C’est évidemment le cinéma de science-fiction qui cristallise le mieux le sujet et qui donne une réponse avec chaque post-nuke (ou films d’action post-nucléaires ou post-apocalyptiques). Et ce, depuis MAD MAX (1979), bien que dès les années 50 Roger Corman réalisait déjà DAY THE WORLD ENDED en 1955 et THE LAST WOMAN ON EARTH en 1960. La Grande-Bretagne proposait aussi en 1969, avec un sarcasme amusant, la comédie noire de Richard Lester L’ULTIME GARÇONNIÈRE (1969, The Bed-Sitting Room) dont l’intrigue se déroule à Londres « lors du troisième ou du quatrième anniversaire de la guerre nucléaire qui a duré deux minutes et 28 secondes, y compris la signature du traité de paix ». Trois (ou peut-être quatre) ans après l’holocauste nucléaire, les survivants errent au milieu des débris atomiques…

En France, DEMAIN LES MÔMES (1976) de Jean Pourtalé, et aux États-Unis LE SURVIVANT (1971, The Omega Man) avec Charlton Heston, qui est déjà le remake du film italien JE SUIS UNE LÉGENDE (1964, L’ultimo uomo della Terra), annonçaient déjà aussi un futur rose mais de la couleur d’un champignon atomique pour le premier et d’un post-holocauste bactériologique pour le second.

les-survivants-de-la-fin-du-monde_230256_9365Puis je citerai encore LES SURVIVANTS DE LA FIN DU MONDE (1977, Damnation Alley) qui proposait aussi un des futurs les plus incertains, avec quelques membres d’une base militaire californienne qui ont réchappé à la Troisième Guerre mondiale après que des bombes atomiques aient été lancées de l’URSS (WARGAMES avant l’heure). Les militaires se retrouvant sur une Terre ravagée et dont le cataclysme nucléaire a engendré de dangereuses mutations des éléments de la faune et de la flore (vous devez sûrement vous souvenir de la scène culte de slalom à moto entre des scorpions). Et dans NEW new_york_ne_rpond_plusYORK NE RÉPOND PLUS (1975, The Ultimate Warrior), après un cataclysme de type inconnu, les rares survivants vivent en bandes organisées dans des quartiers isolés et fortifiés et tentent désespérément de trouver de la nourriture. Alors qu’avec APOCALYPSE 2024 (1975, A Boy and his Dog) de L.Q. Jones, la Quatrième Guerre mondiale a eu lieu en 2007, après celle située entre 1948 et 1983, qualifiée de « Guerre Froide et Chaude » qui dura cinq jours et qui provoqua la destruction nucléaire de toute civilisation sur Terre. Et bien sûr LA PLANÈTE DES SINGES, et autres films de zombies ou de collision d’astéroïdes, n’étaient pas là pour annoncer des jours meilleurs. Bien évidemment ces films étaient la conséquence de la fameuse division politique américano-soviétique, et la liste des post-nukes antérieure aux années 80 ne s’arrête pas là (j’y ajouterai juste le film espagnol ÚLTIMO DESEO avec Paul Naschy datant de 1976, parce que j’aime bien ce film), mais il faut bien commencer notre série : celle des films du grand bombardement cinématographique dans les années 80.

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Les années 70 se concluent avec QUINTET (1979) de Robert Altman.

Dans un futur post-apocalyptique, une nouvelle période glaciaire a recouvert la Terre de neige et de glace. La plupart de la flore et de la faune ont disparu et les chiens sauvages dévorent la chair des victimes qui jonchent les rues. Pour le divertissement, les survivants jouent à un jeu cruel dénommé « Quintet », une forme macabre de backgammon dans lequel les perdant y laissent leur vie. Dans ce milieu hostile, Essex, un vagabond, se bat pour venger la mort de son frère et de sa femme et gagner à cet ultime jeu…

malevilEt c’est peut-être là où on l’attendait le moins que le post-nuke a frappé en premier dans les 80′s : en France (dis-moi que j’ai raison Morbius!). Ceci avec MALEVIL (1981), le film français de Christian de Chalonge revenant sur des bases plus classiques du post-nuke européen des Seventies (et même Sixties comme le film italien, ECCE HOMO, LES SURVIVANTS de Bruno Gaburro de 1968) et justement adapté d’un roman de Robert Merle publié en 1972. Un film d’anticipation français interprété par du beau monde : Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant et Jacques Villeret.

Vivant avec leur famille dans un petit bourg campagnard du centre de la France nommé « Malevil », le maire, le pharmacien, des cultivateurs, commerçants, une vieille femme et un simple d’esprit se réunissent dans une grande cave viticole pour débattre d’un banal sujet administratif, un beau jour ensoleillé à la fin de l’été. Soudain, le petit poste de radio qu’écoute le benêt ne capte plus aucune fréquence. Quelques instants plus tard, une considérable explosion retentit ainsi qu’un violent et long éclair qu’ils aperçoivent sous la porte d’entrée. Le bruit, la chaleur intense, l’humidité qui suinte des murs les assomment tous. Sortant de leur léthargie, ils contemplent leur nouvel univers où rien ou presque ne subsiste. Dès lors, ils vont devoir aborder une nouvelle existence faite d’ isolationnisme et de violence…

La même année, nos Caro & Jeunet nationaux tourneront d’ailleurs un post-nuke très moderne, mais plus comique et allégorique avec LE BUNKER DE LA DERNIÈRE RAFALE (1981).

LeDernierCombat01Une équipe de militaires déjantés est confinée à l’intérieur d’un bunker. Lorsque l’un d’eux découvre un compteur qui défile à rebours, tous sont affolés. Que se passera-t-il à la fin du décompte ? C’est dans cette ambiance lourde de tension qu’ils sombreront tous peu à peu dans la plus profonde folie…

Toujours en 1981, Luc Besson lui-même tournera un court-métrage post-nucléaire L’AVANT-DERNIER, qu’il rallongera par la suite et qu’il sortira en salles en 1983, devenant le cultissime DERNIER COMBAT, un excellent film en noir et blanc, qui n’est pas sans rappeler l’univers futuriste anarchisant d’APOCALYPSE 2024 (1975) de L.Q. Jones.

Après une apocalypse nucléaire, les rares survivants devenus muets sont en majorité des hommes, les femmes ont pratiquement disparu. Ils semblent n’avoir qu’une seule obsession : s’entretuer ou asservir leur prochain…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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COSMOCRITIQUE : MIRACLE SUR LA 8e RUE (1987)

COSMOCRITIQUE : MIRACLE SUR LA 8e RUE (1987) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

miracle1miracle2MIRACLE SUR LA 8e RUE (BATTERIES NOT INCLUDED) ne m’a pas laissé de souvenir impérissable. Je me rappelle plutôt m’être profondément ennuyé en le voyant, un peu rassasié à l’époque par ces histoires pleines de bons sentiments… Ce n’est pas le cas de Paul-Étienne qui l’exprime vivement à travers cette critique publiée dans CosmoFiction Fanzine numéro 4 de novembre 1988.

L’histoire : « Les habitants d’un vieil immeuble sont menacés d’expulsion par Lacey, un promoteur véreux qui souhaite raser le quartier pour y construire un complexe immobilier. Comme ils refusent de partir, celui-ci engage Carlos, un voyou, pour les déloger par la manière forte. Mais c’est sans compter sur l’aide inopinée d’étranges créatures mécaniques qui se nourrissent d’électricité, sont des bricoleurs hors pair, et se prennent d’amitié pour les habitants de la bâtisse. »(Wikipédia)

Le COCOON nouveau est arrivé ! C’est ce qui vient tout de suite à l’esprit au vue de l’affiche (splendide, signée Drew), et cette déduction n’est pas totalement injustifiée. En effet, le film de Matthew Robbins n’est pas très éloigné du chef-d’œuvre de Ron Howard, car ce qui frappe en premier lieu ce sont bien ces héros du troisième âge, quelque peu dépassés par des événements qu’ils ne contrôlent pas, mais qu’ils parviendront à résoudre grâce à une précieuse aide extérieure ! Cependant, les similitudes ne s’arrêtent pas là. L’émotion tient certainement la part du lion dans cette production qui se voulait avant tout distrayante… quelques scènes sont vraiment touchantes… et ce, sans jamais tomber dans l’excès.

miracle3Néanmoins, la grande originalité de ce nouveau rejeton de l’écurie Spielberg est, chose extraordinaire, les extraterrestres eux-mêmes… alors que l’on croyait avoir tout vu sans que plus rien ne puisse nous étonner ! D’E.T. à Alien en passant par Jabba, que pouvait-on encore inventer ? La trouvaille est de taille, car si nos êtres – non belliqueux, il faut le préciser, Spielberg oblige – venus de l’espace sont bel et bien vivants, leur organisme n’est pas fait de chair ou de sang mais de mécaniques ; et il devient comique de les voir se nourrir de boîtes de conserve, de se régénérer à l’électricité, de se réparer eux-mêmes ou de se perfectionner (si, si, avec des casseroles et des fers à repasser !), et même d’accoucher de petits Scouts Walkers plus vrais que les vrais ! Ce qui veut dire que les I.L.M. sont effets spéciaux… euh, non ! Comment dire ?… Ah : I.L.M. s’est chargé des effets spéciaux ! Voilà qui explique tout et me dispense totalement de m’étendre sur cette partie du film dont vous avez déjà compris la quasi perfection. Matthew Robbins, qui avait déjà signé CORVETTE SUMMER avec Mark-Skywalker-Hamill, vient de me faire la plus belle surprise de l’année !

miracle4Sorti presque inaperçu en France, et même aux States, jamais je n’aurais imaginé l’instant d’un quart de millième de secondes que ce petit film pouvait prétendre à bousculer les grands. C’était sans voir le nom de tonton Steven bien en évidence, pourtant, sur le haut de l’affiche, ni sur la formidable prestation musicale de James Horner dont la composition, « tout en innovation » vous verrez, est à elle seule un élément moteur indispensable.

Quant à ceux qui n’y verront, comme toujours, qu’une simple et « nouvelle recette pognon » de Spielberg, une nouvelle histoire de gentils E.T. prêts à tout pour aider les désespérés au cœur généreux,  à ceux-ci : tant pis ! Moi, j’ai adoré, et cela me suffit ! Je ne me noierai pas dans une vaste entreprise de reconversion des bornés, ils ne me concernent plus, ils ne m’intéressent plus ! Et pourtant, Dieu sait si j’ai flippé pour ces papys, que j’ai craqué face aux « extra-engins-terrestres » (tous vraiment plus originaux les uns que les autres), que j’ai flanché à chaque plan de ce film sympa, distrayant, agréable, tendre, drôle, merveilleux… tant de qualificatifs qui correspondent si bien au film et qui montrent à quel point je voudrais le défendre !

Bref, MIRACLE SUR LA 8e RUE est un film comme on les aime et comme on aimerait qu’ils soient tous (dans l’esprit). C’est en tout cas un des rares que je suis allé voir avec une migraine astrale (mais c’était le dernier jour d’exploitation… ma mission de Scifile avant tout !) et dont je suis ressorti « pétant la forme », prêt à me mettre à l’écoute des étoiles !

- Paul-Étienne - (CosmoFiction)

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COSMOFICHE : FLASH GORDON (1980)

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FLASH GORDON
Année : 1980
Réalisateur : Mike Hodges
Scénario : Lorenzo Semple Jr (d’après les personnages créés par Alex Raymond)
Production : Dino de Laurentiis (AMLF)
Musique : Queen
Pays : USA / Grande-Bretagne
Durée : 115 min
Interprètes : Sam Jones, Ornella Muti, Melody Anderson, Max Von Sydow, Chaim Topol, Timothy Dalton, Brian Blessed, Mariangela Melato…

L’HISTOIRE
flash2Suite à une série de catastrophes naturelles étranges, Flash Gordon, capitaine de l’équipe de foot-ball américain des New York Jets, Dale, une fervente admiratrice, et Zarkov, savant atomiste de la NASA, sont faits prisonniers par l’empereur Ming sur la planète Mongo. Ce dernier, séduit par Dale, décide de l’épouser tandis que Flash est condamné à mort…

REFUSÉ À GEORGE LUCAS
Au départ, le projet de l’adaptation cinématographique de la célèbre BD d’Alex Raymond, Flash Gordon (Guy l’Eclair, en français), aurait dû revenir dans les années 1970 à George Lucas. Mais les droits lui furent (heureusement !) refusés et Lucas créa par la suite ce que l’on connaît : STAR WARS, une saga qui, à sa façon, s’inspire à bien des niveaux de Flash Gordon. Ce sera après le prodigieux succès de LA GUERRE DES ÉTOILES en 1977 que le fameux producteur italien Dino de Laurentiis, à la recherche d’un futur filon, parviendra à s’emparer des droits de Flash Gordon afin de mettre en chantier le film. Il investira alors plus de 40 millions de dollars dans ce projet faramineux.

flash4UN FLASH SADO-MASO ?…
Dino de Laurentiis choisit le metteur en scène Nicolas Roeg qui se lance alors dans l’immense travail de pré-production. Cependant Roeg est renvoyé au bout d’un an. En effet, Dino de Laurentiis prétexte que l’homme est « trop intellectuel » et « pas assez commercial »… Dino avoue aussi : « Mon but : faire rêver le spectateur au premier degré. » Néanmoins on apprend dans Impact 48 que Nicolas Roeg envisageait une version totalement à part de FLASH GORDON, un FLASH GORDON revu et corrigé qui aurait abouti à une aventure sado-maso… Si le FLASH GORDON de Mike Hodges évite cet écueil, il n’est pas exempt de scènes à l’érotisme sulfureux et aux touches parfois sado-maso (la princesse Aura fouettée…). Sacrés Italiens !

Finalement, c’est Mike Hodges qui hérite du projet. Ce réalisateur, formé sur des séries télévisées dramatiques et des tournages de spots publicitaires, est l’auteur de séries telles que RUMOUR et SUSPECT, et il a débuté au cinéma dans GET CARTER (avec Michaël Caine).

DÉCORS SOMPTUEUX
flash5Le tournage de FLASH GORDON débute le 6 août 1979 et occupe six plateaux dans les studios de Shepperton en Angleterre, mais aussi le complexe « GUERRE DES ÉTOILES » (ainsi nommé après le tournage de STAR WARS) de E.M.I. à Borehamwood (avec une surface scénique de 14 000 mètres carrés !) ainsi qu’une immense structure à Brookland dans le Surrey. C’est Danilo Donati (CALIGULA) qui est chargé des décors somptueux du film. Décorateur et costumier italien, Donati a travaillé au théâtre avec Luchino Visconti, puis il deviendra le collaborateur attitré de Fellini et Zeffirelli.

Le film sera terminé six mois plus tard. Il aura nécessité de gigantesques décors et 600 costumes dont celui de l’empereur Ming qui pesait à lui seul 30 kg ! Inutile de préciser que l’acteur Max Von Sydow ne le portait que le temps d’une prise.

UN CIEL AUX DIVERS COLORANTS
Les spécialistes des effets spéciaux du film durent faire face à certains problèmes techniques, notamment la conception si particulière du ciel de Mongo ou des diverses planètes de FLASH GORDON. La solution sera trouvée en plongeant la caméra dans un bassin où sont déversés des liquides aux couleurs et aux densités différentes. En ce qui concerne les hommes-faucons, un système de marionnettes à fils sera conçu pour les soutenir dans leur vol. C’était l’époque de la débrouillardise où les techniciens du merveilleux se lançaient constamment des défis et où les solutions parfois les plus simples étaient les meilleures.

flash3LE CASTING ET LA MUSIQUE
Sam Jones incarne Flash Gordon à l’écran, il avait auparavant tourné aux côtés de Bo Derek dans le film ELLE. C’est en participant à un jeu télévisé programmé à Los Angeles que Dino de Laurentiis le remarque. La séduisante princesse Aura, fille de l’empereur Ming, est jouée par la superbe actrice italienne Ornella Muti. Max Von Sydow, talentueux acteur suédois (naturalisé français en 2002), est le despotique empereur Ming, un rôle qui lui va à ravir. Melody Anderson, apparue dans des téléfilms, incarne Dale Arden. Timothy Dalton, futur James Bond (et dont la carrière est en dents de scie), joue le prince Barin. Enfin, c’est Brian Blessed (STAR WARS EPISODE I : LA MENACE FANTÔME) qui est le prince Vultan, chef des hommes-faucons.

La musique de FLASH GORDON sera confiée au groupe Queen, lequel composera le célèbre générique du film en compagnie de superbes morceaux.

FLASH GORDON 2
Un FLASH GORDON 2 aurait dû être tourné, mais l’acteur Sam Jones, fou furieux après avoir appris qu’il avait été doublé sans son accord dans certaines scènes, refusa systématiquement de participer au projet, lequel sombra rapidement dans les marais d’Arboria…

ENTRE NANAR ET FILM CULTE
flash6FLASH GORDON, considéré par certains comme un navet du genre et par d’autres comme un film culte, représente une sympathique tentative d’adaptation de la bande-dessinée d’Alex Raymond. Certes, notre auteur de BD a dû plus d’une fois se retourner dans sa tombe lors du tournage du film de Mike Hodges, mais l’œuvre possède un charme clinquant qui, s’il pourra irriter la rétine de quelques-uns (voire les oreilles avec Queen…), pourra également amuser et faire sourire sans hypocrisie les amateurs de cinéma italien kitsch à la sauce STAR CRASH (toutes proportions gardées entre les deux films, bien sûr !). Eh oui, comment ne pas songer au film de Luigi Cozzi en contemplant les décors du palais de Ming dignes d’un show disco des années 1980 ? Les costumes eux-mêmes s’inscrivent dans un style que l’on qualifierait aujourd’hui de « bling-bling » (c’est d’ailleurs le bruit qu’ils font tout au long du film !). Mais peu importe : le spectacle est là, souvent magnifié par des ciels merveilleux, de splendides décors de villes flottantes ou de forêts profondes et hostiles. En dehors des scènes parfois torrides entre la princesse Aura et Flash, la poésie est présente ! Et que dire de Max Von Sydow dans le rôle de l’empereur Ming ! On se délecte à chacune de ses apparitions.

FLASH GORDON n’est pas un film à prendre au sérieux, quiconque expérimente cette tentative s’enfuit en hurlant car ce n’est pas un film qui se prend au sérieux. FLASH GORDON est un film où l’humour (volontaire ?… involontaire ?…) est omniprésent dans des scènes délirantes aux dialogues et aux situations souvent inattendus. FLASH GORDON est un film qui n’a peur de rien, ce que savaient faire les Italiens, autrefois bien sûr. Il fait partie de ces films plus ou moins ratés que l’on a du mal à détester, quoi qu’en disent certaines des méchantes critiques ci-dessous…

flash7L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« Oeuvre à grand spectacle sans prétention, « Flash Gordon » a su garder son charme désuet cher aux nostalgiques de la BD 1930. » (Catherine Laporte /L’Express)

« [...] Mais la ligne est ténue entre le naïf rigolo et le cucul. Or on la franchit ici avec allégresse, à coups d’effets spéciaux qui – hyper raffinement technologique ? – ont l’air rudimentaires et d’humour que l’on craint involontaire (« Je t’aime, Flash, mais il nous reste quatorze heures pour sauver la Terre ! »). Ornella Mutti parade dans des robes interstellaires et paraît doublée par Linguaphone, Max Von Sydow semble bien content que personne ne le reconnaisse sous son maquillage et Sam Flash Jones est musclé mais inexistant. Sorry, folks ! » (H.B. / Première)

« [...] Dino de Laurentiis, grand vizir de cette superproduction, déverse des flots de dollars dans des plateaux clinquants, aux couleurs criardes. Un mauvais goût à combler un Andy Warhol. Un mauvais goût également de circonstance car, dans ce space opera rococo, la navette spatiale est bricolée dans une serre par un savant atomiste de la Nasa. Zarkov, qu’il s’appelle, et c’est une espèce de professeur Tournesol, formulant des théories ahurissantes sur l’agression de la Terre par une puissance extraterrestre belliqueuse. [...] Ce Flash Gordon, c’est vraiment « Sérénade dans le Cosmos ». Ne manque plus que Luis Mariano dans un scaphandre orange fluorescent, poussant la chansonnette de l’espace. Freddie Mercury et le groupe Queen s’acquittent fort bien de cette tâche, constellant les déboires de l’aventurier, et notamment un fastueux match de rugby, d’un tonique « Flash, ah ah » dans la grande tradition de « I want to buy a bicycle » de leur cru aussi. » (Marc Toullec / Impact 48)

« Bien que tentant d’attirer un public jeune à travers la musique du groupe Queen et quelques touches d’érotisme apportées par Ornella Muti, Dino de Laurentiis échoua lamentablement. Seuls les décors baroques et futuristes de la cour de Ming , les costumes étonnants de la princesse Aurore et des hommes-faucons imaginés par Dino Donati, parvinrent à retenir  l’attention. Sam Jones, l’interprète du rôle-titre retourna aussitôt à l’anonymat dont il n’aurait jamais dû sortir. » (Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff / L’Encyclopédie de la Science-Fiction / 1996 / éd. Jacques Granger)

« Un peu au-dessus de BARBARELLA tout en naviguant dans les mêmes eaux plates, ce film nous rappelle surtout qu’il est bien difficile de ressusciter le passé. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Première, Impact, L’Express, 80 Grands Succès de la Science-Fiction,Wikipédia.

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