Archives pour la catégorie CINÉMA

SPECIAL GUEST : MA FRATELLI

SPECIAL GUEST : MA FRATELLI dans CINÉMA lS4gIb-ma

Ma Fratelli c’est, comment dire, l’élégance incarnée avec son béret, son collier de perles, son cardigan, ses bas noirs et un tatouage sur le bras gauche. Mais Ma Fratelli c’est aussi et surtout une gueule, une vraie gueule, qui a de la gueule.

LU4gIb-ma2 dans FANTASTIQUEMa Fratelli, c’est la maman de Jake et Francis. Bon, de Lotney aussi. Mais là faut pas trop le chanter sur les toits car Ma cache son rejeton depuis qu’elle l’a bercé, bébé, un peu trop près du mur… et depuis c’est devenu Sinok… Elle n’aime pas trop qu’on raconte cette histoire. Faut comprendre, la pauvre. Elle ne l’a pas fait exprès, c’était juste un accident, quoi, ça peut arriver à n’importe quelle mère, non ?

Et comme Ma adore ses gosses elle est prête à tout pour les aider, en bonne mama italienne pour qui la famille compte plus que tout. Alors aller aider son fils à s’échapper de la prison de Clatsop est un devoir, rien ni personne ne pourra l’arrêter, ce qu’elle parvient à faire en quelques courses poursuites avec les voitures de flics.

Ma Fratelli n’aime pas non plus être dérangée dans ses projets par une bande de mioches sortis de nulle part et surnommés les Goonies. Aussi n’hésite-t-elle pas à faire preuve yX4gIb-ma3 dans Les Gooniesd’autorité en menaçant de leur couper la langue, de leur faire boire de l’alcool, de les enfermer ou, carrément, de leur tirer une balle entre les deux yeux s’ils continuent à lui casser les pieds. Il n’y a que de cette façon qu’on peut parvenir à calmer des gosses excités. Ma le sait bien, elle a trouvé la méthode.

Anne Ramsey a incarné Ma Fratelli dans LES GOONIES (1985, Richard Donner). Elle était aussi dans L’AMIE MORTELLE (1986) et FANTÔMES EN FÊTE (1988). On ne l’oubliera jamais dans son rôle de mère italienne râleuse et autoritaire, chef de gang, de même que l’on n’oubliera jamais son incomparable « belle bouille » ! Anne Ramsey est décédée en 1988.

- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Autres vedettes de Special Guest :

Ursa / Mike Donovan / Max Rockatansky / Bub / Peter Vincent / Alex Rogan / Rick Deckard / Isabeau d’Anjou / Lord Casque Noir / Le Terminator / Robocop / Snake Plissken

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INDEX DE COSMOFICTION / GUIDE COSMOFICTION

ALBUM PHOTO : ENEMY (1985)

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(CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

INSTANTANÉ : LES DENTS DE LA MER 3 (1983)

INSTANTANÉ : LES DENTS DE LA MER 3 (1983) dans CINÉMA 95094-jaws3

(CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

L’AFFICHE : MYSTÉRIEUSE PLANÈTE (1982)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : MYSTÉRIEUSE PLANÈTE (1982) dans CINÉMA 807255-mystrieuse-plante

Comment vous dire… Si vous pensiez avoir touché le fond après avoir vu les 5 sous-STAR WARS d’Alfonso Brescia, dépêchez-vous de regarder MYSTÉRIEUSE PLANÈTE de Brett Piper. D’ailleurs le point commun entre Brescia et Piper c’est cette affiche allemande qui reprend justement le titre allemand à consonance anglo-saxonne de SETTE UOMINI D’ORO NELLO SPAZIO (1979) : STAR ODYSSEY. Le film de Piper a aussi été distribué avec les titres GALAXIE WARRIOR et LA BATAILLE DES GALAXIES.

L’affiche allemande indique aussi que MYSTÉRIEUSE PLANÈTE est une adaptation libre de « L’île Mystérieuse » de Jules Verne. L’adaptation est d’ailleurs tellement libre qu’il n’y a pas vraiment de points communs flagrants entre le bouquin et le film. Mais le nom de Jules Verne, ça aide à vendre. Et Brett Piper a réussi vendre toute une série de nanars sur le marché de la VHS, avec ce premier brouillon sorti en 1982, ainsi que deux films post-apocalyptiques comme GALAXY (1986), MUTANT WAR (1989) et son plus célèbre distribué par Troma, A NYMPHOID BARBARIAN IN DINOSAUR HELL (1990). Les autres influences identifiables de MYSTÉRIEUSE PLANÈTE flirtent du côté de la SF classique avec, par exemple, cette jolie femme préhistorique d’une autre planète souvent présente dans les dérivés de science-fiction du « Monde Perdu » de Conan Doyle, ainsi que ce qui semble être une civilisation aux pouvoirs proches de ceux des Krells de PLANÈTE INTERDITE (1956).

L’intrigue : Un vaisseau spatial atterrit sur une planète et l’équipage s’étonne de constater qu’y vit une belle femme capable de soigner les malades et les blessés, ainsi qu’une civilisation d’êtres à l’intelligence supérieure…

Autant vous dire que ce petit synopsis vous en dira beaucoup plus que l’histoire un peu incompréhensible et la réalisation maladroite du film, parce que tout est raté dans MYSTÉRIEUSE PLANÈTE, du jeu des comédiens aux situations incompréhensibles et mal cadrées qui ne sont pas sans rappeler le WEASELS RIP MY FLESH (1979) de Nathan Schiff. Mais à la différence de la carrière vite oubliée de Nathan Schiff, Brett Piper a réussi à tirer son épingle du jeu de monde du nanar science-fictionnel en devenant le Ray Harryhausen du pauvre. Et s’il n’avait pas animé toute une faune incroyable de créatures en pâtes à modeler, il ne continuerait peut-être pas à sortir encore aujourd’hui de nouveaux DTV aux histoires plus improbables les unes que les autres.

En attendant, si vous ne connaissez pas le Monsieur, profitez que MYSTÉRIEUSE PLANÈTE soit en VF sur YouTube pour vous immerger dans l’univers hallucinant et amateur de son tout premier film, dont l’attaque de la tortue géante à deux têtes et du tyrannosaure extraterrestre sont les moments forts.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Également dans la catégorie L’Affiche :

Galaxina / La Galaxie de la Terreur / Star Crystal / Crime Zone / Forbidden World / Nightflyers / Space Raiders / Les Mercenaires de l’Espace / Contamination / L’Humanoïde / Deathstalker / Les Aventures de Jack Burton / Le Retour de Godzilla / New York 1997 / Le Bateau de la Mort / L’Épée Sauvage / The Deadly Spawn / Future-Kill / Terreur Extra-terrestre / The Terror Within / Time Walker / Le Démon dans l’Île / Frayeurs /Mind Warp, an Infinity of Terror / Onde de Choc / Robot Killer / Yor, le Chasseur du Futur / La Septième Dimension / The Brain / Les Captives de l’Espace / La Quatrième Dimension / Toxic Zombies /La Tour de l’Angoisse / Mad Max : des affiches / Slugs / Des Goonies et des affiches / Dune / Le Trou Noir / Street Trash / Dreamscape / Le Choc des Titans / Retour vers le Futur / Le Retour des Tomates Tueuses / Enemy / Saturn 3 / The Thing / Creepshow / Aliens, le Retour / City of the Walking Dead / Les Maîtres du Temps / Atomic Cyborg / Plutonium Baby /Laserblast 2 / Wheels of Terror / Dawn of the Mummy / La Guerre des Mondes, le Prochain Siècle / The Stuff / The Dungeonmaster / The Blade Master / Demonoid, Messenger of Death ! / Warlords / L’Histoire Sans Fin / Witchdoctor of the Living Dead / Hurlements / Starfighter / Au-delà de la Terreur / Soif de Sang

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LE REJETON HYBRIDE, TENTACULAIRE ET INCESTUEUX

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 !

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LE REJETON HYBRIDE, TENTACULAIRE ET INCESTUEUX dans CINÉMA 19062909040115263616291772

Ou comment aller plus loin encore dans la cruauté de l’enfantement gore, après les deux rejetons jumeaux cannibales et mutants d’INSEMINOÏD de Norman J. Warren.

19062909055015263616291773 dans HORREURMais le rejeton qui nous intéresse aujourd’hui est beaucoup plus complexe et castrateur que les deux précédents. Mi-tentaculaire, mi assassin à tendances cannibales, il est plus ou moins le héros de POSSESSION (1981) d’Andrzej Żuławski. C’est le genre d’OVNI qu’on adore ou que l’on déteste, ou même que l’on aime sans trop savoir pourquoi : pour le personnage d’Adjani ensorcelée, ou pour la folie visuelle qui sous-entend une forme de paranoïa incompréhensible, ou tout simplement pour cette histoire d’incommunicabilité totale et implacable dans le couple Neill/Adjani.

L’intrigue : Mark retourne chez lui à Berlin alors que sa femme, Anna, décide de le quitter. Il la soupçonne d’avoir un amant en la personne de Heinrich, un illuminé adepte du New Age. Mais celui-ci lui affirme qu’elle l’a aussi quitté pour un autre. Alors que les rapports de Mark avec sa femme deviennent de plus en plus tendus, il se rend compte que le nouvel amant de cette dernière n’est pas humain…

POSSESSION se situe dans un moment complexe de la vie et dans la carrière de Żuławski, et il fait écho à son premier long-métrage polonais, LA TROISIÈME PARTIE DE LA NUIT (1971, Trzecia czesc nocy), un autre film aux limites du fantastique où la question de l’enfantement difficile est aussi traité mais d’une autre manière. Voici ce que Wikipedia indique au sujet de la transition brutale avec le tournage de son film de science-fiction, SUR LE GLOBE D’ARGENT :

19062909082015263616291774 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINE« Ce film a été tourné à Berlin. Le réalisateur l’a écrit au cours d’un divorce douloureux. Cette œuvre est charnière dans la carrière du cinéaste, après la décision du gouvernement polonais d’arrêter le tournage de son film d’anticipation SUR LE GLOBE D’ARGENT neuf jours avant la fin. Ennuyé par les autorités et passé in extremis à l’Ouest grâce à un ami français travaillant à la Paramount, Żuławski finalise le scénario de POSSESSION dans un hôtel de New York sous l’effet de l’alcool. Il refuse de situer le cadre de sa fiction aux États-Unis et exprime le souhait de tourner le film au plus près de son pays d’origine : là où la frontière entre le monde capitaliste et communiste est la plus visible. Le choix de Berlin, au pied du Mur, s’impose. »

« La « créature » tentaculaire dont il est question dans le film a été créée par Carlo Rambaldi, sculpteur italien, également créateur du design de KING KONG (1976), des extra-terrestres de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (1977) et d’E.T. (1982). Żuławski n’était pas d’accord avec Rambaldi quant à son aspect, aussi a-t-elle été partiellement modifiée à la dernière minute, quelques heures avant le début du tournage des scènes correspondantes. »

Le résultat donne une entité indéfinissable, tentaculaire mais surtout étreignante, et souvent filmée dans la pénombre. L’imagerie de possession antéchristique alors à la mode dans le cinéma américain sert surtout à alimenter l’obsession paranoïaque de Mark (Sam Neill), alors complètement égaré dans un monde qui le dépasse complètement.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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Autres Monstres de la Semaine :

Beholder chinois / Créature de Fyrine IV / Sinok / Asticot-géant-violeur de Morganthus / Martien glouton / Ver des sables d’Arrakis / Vermithrax Pejorative / Gremlins / Molasar / Darkness / La Chose / La Mouche / Audrey II / Pinhead / Visiteurs / Cœlacanthe mutant / Dévoreur de Pluton / Yautja galactique  / Hobgoblin ratatiné / Katahdin, le grizzli mutant / Extraterrestre incubateur cannibale / Guzoo, le parasite sanglant de la nuit des temps / L’alien envahisseur aux mille cocons / La nouvelle femme guêpe / L’homme-homard venu de Mars / Rawhead Rex ou le monstre à la gueule figée / Mangeur de pierre d’une histoire sans fin / La créature qui voulait se faire aussi belle que l’Alien / Les Critters / La créature du marais / Les deux rejetons jumeaux mutants et cannibales

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INSTANTANÉ : THE GATE (1987)

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(CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

LA BANDE-ANNONCE : LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981) dans CINÉMA 19052508122415263616250194Comme son titre l’indique, LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981, The Incredible Shrinking Woman) est un dérivé du roman de Richard Matheson, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (1957).

La bande-annonce en VO annonce une comédie de science-fiction familiale, et elle fait évidemment penser à CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES (1989). On y trouve beaucoup d’ingrédients de la SF et du film d’hybridation des 50′s. Mais c’est sans compter sur la présence de Joel Schumacher à la réalisation, un cinéaste intelligent à qui l’on doit des films qui remettent souvent le spectateur américain en question (GÉNÉRATION PERDUE, L’EXPÉRIENCE INTERDITE, CHUTE LIBRE, 8 MILLIMÈTRES, PHONE GAME…).

L’intrigue : À la suite d’une exposition à un curieux mélange de produits domestiques, Pat Kramer, une mère au foyer, développe une étrange maladie : elle se met à rétrécir. Embarrassés, les médecins luttent pour prendre soin de sa famille. Mais si le sort de Pat capture le cœur des Américains, la jeune femme attire également l’attention d’un groupe de scientifiques peu scrupuleux qui cherche à prendre le contrôle du monde !…

LA FEMME QUI RÉTRÉCIT démarre comme une comédie, nous plongeant dans cette insouciance typique des 80′s. Mais c’est aussi pour Joel Schumacher une manière de nous montrer les travers de cette légendaire insouciance, surtout lorsque la vulnérabilité entre en scène (un thème cher aussi à Tim Burton). L’HOMME QUI RÉTRÉCIT de Jack Arnold nous proposait déjà cette même analyse critique, mais au niveau d’une population américaine des années 50. Le danger atomique a finalement été remplacé par le thème des perturbateurs endocriniens qui sont aujourd’hui le lot de notre actualité quotidienne.

Critique et léger à la fois, LA FEMME QUI RÉTRÉCIT est assez représentatif d’un cinéma intelligent, observateur et critique du début des années 80, dont on peut aussi ajouter LA MORT EN DIRECT (1980) de Bertrand Tavernier, LOOKER (1981) de Michael Crichton, SCANNERS (1981) de Cronenberg, SHOCK TREATMENT (1981) de Jim Sharman (qui me fait un peu penser à un TRUMAN SHOW avant l’heure), EATING RAOUL (1982) de Paul Bartel, LE PRIX DU DANGER (1983) d’Yves Boisset. Et quelques autres que vous pourrez ajouter en commentaires…

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Cliquez sur l’image ci-dessous pour obtenir la bande-annonce du film.

Image de prévisualisation YouTube

Autres bandes-annonces de la catégorie :

Réincarnations / Millenium / Philadelphia Experiment / Cabal / L’Enfant du Diable / Nuit Noire / Hysterical / Les Moines Rouges / Le Sous-Sol de la Peur / Popcorn / Voltan le Barbare / Pulgasari / Mutant War / Strange Invaders / La Nuit des Mutants / The Kindred / The Slayer / The Video Dead /Flesh Eater / L’Ascenseur / The Kiss / Les Marrrtiens / Robe de Sang / Robot Jox / Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e Dimension / M.A.L. : Mutant Aquatique en Liberté / Le Guerrier de l’Espace / Les Maîtres de l’Univers / Aliens, le Retour / Baby, le Secret de la Légende Oubliée / La Force / Slime City / Meurtres en VHS / Meridian, le Baiser de la Bête / L’Aube des Zombies / C’était Demain / Les Débiles de l’Espace / The Stuff / The Dungeonmaster / Les Prédateurs de la Nuit / Driving Force / Le Sang des Héros / Dreamscape / Le Survivant d’un Monde Parallèle / Le Singe du Diable

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COSMOCRITIQUE : DUNE (1984)

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La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

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Il faut vraiment que je sois en panne d’articles pour publier cette critique du DUNE de David Lynch, une critique que j’ai moi-même écrite alors que j’étais très jeune et que je n’avais pas encore lu le roman de Frank Herbert. Non pas que je sois en totale contradiction avec ce que j’ai rédigé en 1985 dans CosmoFiction Fanzine n°11 (première génération), non, car je considère réellement le film de Lynch comme un chef-d’œuvre sublime (franchement rien à cirer de ce qu’en pense les fans d’Herbert), comme un condensé du meilleur du roman, une synthèse qui ne se perd pas dans des scènes ou 19051809325815263616242490 dans Dunedialogues inutiles ou soporifiques, qui n’apporteraient rien à sa version cinématographique. Je le revois d’ailleurs chaque année avec toujours le même plaisir. Non, en fait, ce qui m’a toujours fait hésiter à publier cette critique, c’est mon enthousiasme hyper-débordant pour le film de Lynch ! Les superlatifs ne manquent pas, et je vais jusqu’à le qualifier d’œuvre marquante de cette fin de siècle (le XXe). Un peu fort. Mais bon, j’étais alors complètement sous le charme. Et puis merde, je ne faisais pas parti de l’éternel lot de pisse-vinaigre ! Rappelons également que Frank Herbert lui-même a aimé la version de son Dune par David Lynch, et puis si sa version cinématographique n’a pas fait date dans l’histoire du cinéma elle est néanmoins devenue culte, alors… alors allons-y…

« Avec l’adaptation cinématographique du célèbre roman de Frank Herbert, DUNE, David Lynch vient de réaliser un film qui fera date dans l’histoire du cinéma de science-fiction et du cinéma tout court. DUNE, le film, est un monumental chef-d’œuvre dressé à la gloire de la SF cinématographique et pour lequel le slogan « Un monde au-delà de vos rêves, un film au-delà de votre imagination » convient tout à fait. En effet, les images du film sont à la fois superbes et déroutantes. On y côtoie des peuples plongés dans un univers ressemblant fort à celui du XVIIe siècle terrien, où vêtements et coiffures à l’ancienne se mêlent à des architectures rétros et modernes, architectures différentes suivant chaque planète, un style propre ayant été scrupuleusement conçu pour chaque monde.

En outre, les vaisseaux sont eux aussi particuliers, jamais de tels appareils aux formes rondes ou allongées n’avaient été créés pour un film de 19051809364115263616242491 dans SCIENCE-FICTIONscience-fiction ! DUNE fourmille de machines extraordinaires : les boucliers protecteurs, une trouvaille sublime autant qu’impressionnante, les amplificateurs de voix, armes redoutables et véritablement surprenantes, les marteleurs, les chercheurs tueurs, et bien d’autres encore ! Autant d’appareils plus étonnants les uns que les autres dont raffole tout fanatique du genre et qui nous montrent à l’évidence la formidable imagination de Frank Herbert. 

DUNE pourra donc troubler certains amateurs du genre par un univers SF hors du commun, jamais représenté à l’écran, mais auquel on s’habitue très vite tant l’histoire est passionnante et des plus grandioses. Une histoire en laquelle on croit réellement, menée tambour battant par un réalisateur de génie et une pléiade de vedettes dont la réputation n’est plus à faire.

DUNE éblouit le spectateur par ses images pleines de puissance, pleines de beauté, auxquelles le cinéma confère toute sa magie à travers des effets spéciaux extraordinaires, les quelques faiblesses ayant trait à ceux-ci sont vite oubliées, laissant place à l’extase.

DUNE se termine sur une bataille de titans opposant les armées fremen aux armées harkonnen et impériales, l’une des plus grandioses et des plus belles batailles de tout le cinéma de science-fiction nous est ainsi offerte, terminant en apothéose le film qui, avec la saga de LA GUERRE DES ÉTOILES, aura le plus marqué la production cinématographique des années 80… et pourquoi pas de cette fin de siècle. »

- Hervé Besson - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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Également dans la catégorie Cosmocritique :

Gremlins / Terminator / Les Goonies / 2010, l’Année du Premier Contact / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Histoires Fantastiques / Hellraiser, le Pacte / Cocoon / Princess Bride / Running Man / Miracle sur la 8e Rue / Starman / Legend / Incidents de Parcours / Superman IV : le Face à Face / Retour vers le Futur / Labyrinthe / Génération Perdue / Starfighter / Hidden / Le Blob / Willow / Les Maîtres de l’Univers / Elmer, le Remue-Méninges / Retour vers le Futur 2 & Retour vers le Futur 3 / Dolls / Les Sorcières d’Eastwick / La Folle Histoire de l’Espace / Brazil / Androïde / L’Amie Mortelle / Flic ou Zombie / Vampire… vous avez dit Vampire ? 2 / Electric Dreams / Lifeforce / Project-X / Futur Immédiat, Los Angeles 1991 / Vendredi 13, Chapitre VI : Jason le Mort-Vivant / Joey / Fou à tuer / Star Trek VI : Retour sur Terre / Les Barbarians / Gwendoline / Astrolab 22

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ALBUM PHOTO : STARFIGHTER (1984)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES DEUX REJETONS JUMEAUX MUTANTS ET CANNIBALES

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 !

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES DEUX REJETONS JUMEAUX MUTANTS ET CANNIBALES dans CINÉMA 19040509124915263616188203

J’ai eu un peu de mal à trouver une manière de nommer ces deux monstres-là puisque, au fond, quelles créatures des séries B des années 80 n’étaient pas un peu mutantes et cannibales ?

Ceux-là, au moins, sont facilement identifiables puisque ce sont des bébés. Ils sont les dérivés extrêmes et gores de l’Aliensploitation des années 80, issus du film anglais, INSEMINOÏD (1981) de Norman J. Warren.

L’intrigue : Au cours d’une expédition archéologique sur une planète hostile, l’équipage d’un vaisseau subit les assauts répétés d’une présence extraterrestre…

19040509220715263616188208 dans HORREURLe titre et l’affiche annonçaient d’avance le coup fourré, et en louant la VHS on savait déjà qu’on taperait dans la marge la plus éloignée de celle du bon goût. Après la vision d’INSEMINOÏD, le face-hugger et le xenomorphe de H. R. Giger devenaient finalement presque « soft » et sophistiqués, tant Norman J. Warren, avec peu de moyens, allait directement à l’essentiel. Sur le principe de la surenchère gore, après que le cannibale d’ANTHROPOPHAGOUS (1980) dévore goulûment un fœtus sorti du ventre d’une mère, ou qu’un gamin zombifié égorge la sienne dans LE MANOIR DE LA TERREUR (les histoires d’anthropophagies familiales étant déjà bien présentes dans le ZOMBIE de Romero), il était logique que nos deux nouveaux nés grignotent aussi de la viande humaine dans INSEMINOÏD.

Le petit plus du film de Warren, c’est le spectacle de cette mère au bord de la folie qui protège coûte que coûte ses deux rejetons tant monstrueux soient-ils. Une mère plus qu’inquiétante et blafarde, interprétée par Judy Geeson, qui rappelle beaucoup le rôle de Betsy Palmer, alias Pamela Voorhees la mère de Jason dans le premier volet des VENDREDI 13 (1980). Et sur le même principe, Isabelle Adjani protégeait aussi son hideuse progéniture dans POSSESSION (1981) D’Andrzej Żuławski. « Ou quand les mamans pètent une durite » : un thème très présent dans les années 80 avec entre autres les mamans cannibales de FLESH-EATING MOTHERS (1988) ou celle, plus qu’inquiétante de PARENTS (1989). Sans oublier les MÉMÉS CANNIBALES (1988) d’Emmanuel Kervyn qui touchait au thème sacré de la grand-mère, bien avant le TATIE DANIELLE (1990) d’Etienne Chatiliez.

Pour en revenir aux deux bébés mutants d’INSEMINOÏD, ils ont aussi la particularité bestiale de transmettre des signaux télépathiques à leur mère, un artifice repris l’année suivante par Frank Henenlotter pour ses siamois séparés malgré eux, Duane et Belial Bradley dans FRÈRE DE SANG (1982, Basket Case). De vieux restes du thème de la télékinésie tant exploité tout au long des années 70 ?

En tout cas, les films de Norman J. Warren ont eu les honneurs d’une belle édition chez Neo Publishing il y a une bonne dizaine d’années, ce qui nous a permis de les revoir dans d’assez bonnes conditions. Les Anglais quand à eux ont eu le droit au fameux « Cercueil Box 5 DVD ».

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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