Archives pour la catégorie CINÉMA

L’AFFICHE : HURLEMENTS (1981)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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Ah, l’affiche du film de Joe Dante : si minimaliste et pourtant tout un programme derrière cette peau de cuir tannée lacérée par une femme aux ongles longs et coupants comme ceux d’un loup.

L’intrigue : Los Angeles, Karen White est une journaliste qui se retrouve traquée par un tueur en série nommé Eddie Quist. En coopération avec la police, elle prend part à un piège pour capturer Eddie en acceptant de le rencontrer dans un peep-show. Alors que Quist force la journaliste à regarder une vidéo de viol, il est tué par les forces de l’ordre. Karen est traumatisée et souffre d’amnésie. Son thérapeute, le docteur George Waggner, décide de l’envoyer avec son mari Bill dans un centre isolé à la campagne où ses patients prennent du repos : « La Colonie »…

« La Colonie » : un terme à double-sens qui en dit long sur la suite du film.

Je me suis toujours demandé pourquoi Joe Dante et John Landis avait chacun tourné un film de loup-garou en même temps. Du coup on retrouve souvent HURLEMENTS et LE LOUP-GAROU DE LONDRES comparés dans des débats de cinéphiles, ce qui n’a pas vraiment de sens. Est-ce que l’on compare par exemple PLANÈTE TERREUR et LE BOULEVARD DE LA MORT parce que deux copains lancent l’idée de tourner deux faux films grindhouse en même temps ?

LE LOUP-GAROU DE LONDRES est avant tout une comédie sombre aux effets spéciaux réussis et qui prend sa source dans le cinéma de monstres de la Universal Pictures des années 40. À l’inverse, Joe Dante possède une très bonne culture du cinéma bis, et particulièrement pour le cinéma trash et déviant des seventies. Sa « colonie » de loup-garous rappelle évidemment les communautés que je qualifierai de « dark hippies » qui puisent leurs sources dans les premiers grands films de motards comme L’ÉQUIPÉE SAUVAGE (1953) avec Marlon Brando… et qui se déclinent doucement en mode Hell’s Angels drogués, assassins et satanistes avec SATAN SADISTS (1969), I DRINK YOUR BLOOD (1970), sans oublier les zombies motards de PSYCHOMANIA (1973) et les Hell’s Angels lycanthropes de WEREWOLVES ON WHEELS (1971). Le synopsis de ce dernier film me fait d’ailleurs penser à une belle intro pour HURLEMENTS et ses suites : Un groupe de motards traversant le désert américain tombe sur un ancien monastère où a lieu un étrange rite satanique. Des moines drapés de noir leur fournissent de la nourriture droguée, et bientôt les bikers s’endorment. Au cours de la nuit, les satanistes lancent une malédiction sur la petite amie du chef de la bande qui se transforme alors en loup-garou. Très vite, elle contamine son compagnon et la terreur s’installe parmi le groupe…

D’ailleurs, on retrouve dans HURLEMENTS la sexualité des seventies de manière feutrée, mais toujours prête à exploser, dans le personnage de Marsha Quist incarnée par la comédienne Elisabeth Brooks qui semble tout droit sortie de WEREWOLVES ON WHEELS et sera l’anti-héroïne des suites de HURLEMENTS. Et au passage, Joe Dante fait ainsi un clin d’œil au sous-sous-genre assez peu connu des films de louves-garou comme SHE-WOLF OF LONDON (1946), LA LOBA (1965), ou encore LA LOUVE SANGUINAIRE (1976, La lupa mannara) de Rino Di Silvestro dont voici le synopsis à tendance psychanalytique :

Hanté par un traumatisme de son enfance, Daniella Neseri fait des cauchemars à propos d’une ancêtre qui aurait été loup-garou. Elle finit par être internée dans un asile psychiatrique alors que l’on retrouve le corps mutilé de son beau frère…

Un synopsis qui résume d’ailleurs symboliquement aussi l’affiche de HURLEMENTS, ainsi que cette histoire de journaliste télévisée représentative de l’Américaine moyenne et qui, sous prétexte de déontologie, se retrouve à faire un bout de chemin sur le versant sauvage de l’Amérique (pour paraphraser la chanson proto-punk de Lou Reed).

- Trapard – (CosmoFiction)

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DÉMONS (1985)

Tom revient sur le DÉMONS de Lamberto Bava, ou comment une salle obscure peut devenir l’antre de monstruosités démoniaques issues du film d’horreur projeté à l’écran… Mieux que la 3D, participez au massacre et devenez vous-même une victime !

DÉMONS (1985)  dans CINÉMA 18042105445815263615678672DÉMONS

Italie – 1985 – Lamberto Bava

Avec : Urbano Barberini, Natasha Hovey, Karl Zinny, Fiore Argento, Paola Cozzo, Fabiola Toledo, Geretta Giancarlo, Bobby Rhodes…

Dans l’univers du 7e art, comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs, être le fils d’une personnalité dont le talent est unanimement reconnu n’est pas forcément d’une aide précieuse. Si cela permet, entre autres, d’intégrer le milieu avec une certaine forme de facilité, avoir pour père le légendaire Mario Bava est parfois un héritage lourd à porter. Passage quasiment obligatoire, la comparaison est en soi une évidence dont, malheureusement, Lamberto est une victime toute désignée. Alors même si l’on a coutume de souvent reprocher au fiston de ne pas avoir une maestria identique à celle de son paternel derrière une caméra, il n’empêche que notre Bava Jr va insuffler à ses mises en scène un style généreux et assez personnel, le tout aux antipodes de celles de son illustre géniteur… et c’est tant mieux !

18042105470015263615678673 dans DémonsNous sommes dans le courant des glorieuses 80′s, et alors qu’il commence seulement à en prendre conscience, le cinéma d’exploitation italien entonne un inéluctable chant du cygne qui le conduira à la funeste fin que nous lui connaissons tous. Seulement, au divin pays de Garibaldi, il existe une poignée de solides artisans qui vont continuer, coûte que coûte, à mettre en boîte des péloches dans des genres aussi divers que variés, et à proposer des œuvres de qualité, certes, parfois très inégales, mais bien souvent hautement jouissives. Petit zoom sur l’un des titres phares de cette année 1985, avec le terrifiant et très jubilatoire DÉMONS

18042105501315263615678674 dans HORREURIls feront des cathédrales leurs cimetières et des tombes leurs cités… C’est par cette phrase, qui en dit bien long, que Lamberto Bava nous invite à une plongée apocalyptique dans l’horreur. Un groupe de personnes va être convié par un type à l’allure mystérieuse, le trop rare réalisateur Michele Soavi, ici interprète, à assister à la projection d’une étrange avant-première dans un cinéma fraichement rénové. Jusque là, rien de bien anormal, sauf que les événements relatés dans le film sont en train de se matérialiser à même ladite salle obscure. Quelques jeunes gens partent explorer une curieuse crypte dans laquelle serait enterré le prophète Nostradamus. Parmi eux, un homme, qui après s’être entaillé avec un masque annonçant la venue sur terre des démons, se transforme en une créature infernale assoiffée de sang et va éliminer un à un ses partenaires de fortune. Parallèlement, Rosemary, une femme que l’on devine être une prostituée et qui, dans la réalité, s’est coupée au visage avec l’objet maudit, est en train d’assister confortablement à la séance. Sa blessure s’infectant, cette dernière se retirera afin de soigner sa plaie devenue purulente. Ceci est le point d’ancrage que Lamberto Bava va exploiter afin de donner à son métrage un rythme nerveux et enlevé.

18042105525715263615678675 dans TOMQuelques instants plus tard, on retrouve Carmen qui, inquiète, part à la recherche de son amie de trottoir afin de s’assurer de son état. Débute alors un hallucinant plan-séquence aussi effrayant qu’il n’est maîtrisé. Carmen retrouve une Rosemary agonisante dans les toilettes. Elle remarque que d’abominables traces de sang et autres joyeusetés recouvrent un lavabo qui a dû être le témoin d’un repoudrage de nez du genre assez salissant. 18042106010115263615678678Son regard se tourne alors vers la porte entrebâillée de l’un des sanitaires dans lequel se trouve sa collègue. Au fur et à mesure que la caméra s’approche d’une Rosemary recroquevillée sur elle-même et faisant dos à l’objectif, on commence à entendre de plus en plus distinctement des grognements qui n’ont plus grand chose d’humain. Lentement, Rosemary pose sa main sur le mur. Celle-ci a changé d’aspect, elle est désormais munie de griffes acérées. Puis, elle tourne brusquement la tête en direction de la malheureuse Carmen qui était venue lui porter secours. Là, c’est à un visage démoniaque aux yeux révulsés et à la bouche suintante de bave que nous avons désormais affaire. Les démons sont lâchés et la partie peut commencer. Superbe, et diablement efficace…

On l’aura bien compris, même sous la plume d’un Dardano Sacchetti au meilleur de sa forme, DEMONI ne va pas chercher à tirer parti de la puissance de son scénario, hormis évidement sur le fait qu’il joue énormément sur l’aspect claustrophobique du lieu dans lequel sont piégés les protagonistes, mais bien de la cadence à laquelle va se dérouler cette bande. Passé les 15 – 20 premières minutes d’exposition, et une fois que la baveuse Rosemary aura pas mal arrangé les cabinets du ciné, Lamberto envoie la sauce non-stop pendant une bonne heure sans pratiquement aucune interruption.

18042105563915263615678677Jouant un maximum sur l’impact visuel de ce qu’il porte à l’écran, le fils Bava va pouvoir compter sur les effets spéciaux du génial Sergio Stivaletti (PHENOMENA, DELLAMORE DELLAMORTE pour ne citer qu’eux) qui, déjà, s’imposait naturellement comme l’un des maquilleurs les plus doués de sa génération. Les séquences de transformations des créatures sont d’un réalisme assez saisissant, et chaque attaque de l’une d’entre elles donnent lieu à d’incroyables déferlements gores. Au programme, on a de l’arrachage de gorge, de l’énucléation, des coups de griffes dévastateurs et des morsures hyper gerbantes… Rien que ça ? Non… On nous gratifiera aussi de la fameuse scène culte de cette bobine dans laquelle la toute contaminée Kathy, alors à terre, verra un authentique monstre s’extraire violemment de son dos en laissant ses reins en charpies. Pas mal…

On pardonnera ainsi une interprétation assez faible mais surtout très inégale. Les bisseux reconnaîtront nombre de seconds couteaux habitués aux bis transalpins et qui donnent un certain cachet à l’ensemble de l’œuvre. Le bellâtre Urbano Barberini (TERREUR À L’OPÉRA, IL GATTO NERO de Luigi Cozzi), ayant notamment retrouvé le même Bava deux ans plus tard dans l’excellent L’AUBERGE DE LA 18042106031515263615678679VENGEANCE, Fiore Argento l’une des filles du maestro, et Bobby Rhodes (LE GLADIATEUR DU FUTUR, DÉMONS 2), en pleine cool black attitude toujours égal à lui-même. Une bien jolie brochette d’acteurs, hormis le fait que pour la nomination aux Oscars… on repassera…

Magnifié par une surprenante bande originale très hard rock chevelu (AC/DC, Iron Maiden, Saxon…), on ne s’en plaindra pas d’ailleurs, et par un superbe score de Claudio Simonetti qui ajoute une ambiance inquiétante et oppressante à ce petit classique, DÉMONS est à n’en point douter une série B qui a définitivement marquée cette décennie magique que furent les années 80. Véritable hit de vidéoclub et jouissant d’un capital sympathie très conséquent auprès des fans l’ayant découvert, comme moi, lors de sa sortie ciné/vidéo, DEMONI est probablement le meilleur effort de Lamberto Bava. Sûrement pas son plus abouti, on lui préférera peut-être MACABRO, mais en tout cas le plus révélateur de son talent qui n’est, malheureusement, pas toujours reconnu à sa juste valeur…

- Tom – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

POUR VOIR LE FILM « DÉMONS » EN ENTIER ET EN V.F, CLIQUEZ SUR L’IMAGE CI-DESSOUS :

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Ratman / Flesh Eater

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MUSIQUE : ENEMY – Fyrine IV

MUSIQUE : ENEMY - Fyrine IV dans CINÉMA 18041807573415263615673476C’est tout de même à un Français que l’on doit la musique du film ENEMY (Enemy Mine, 1985, Wolfgang Petersen), et non des moindres puisqu’il s’agit de Maurice Jarre, déjà célèbre pour avoir composé les bandes originales de LAWRENCE D’ARABIE (1962), LE DOCTEUR JIVAGO (1965) et tant d’autres.

Et c’est là où l’on s’interroge : pourquoi Wolfgang Petersen n’a pas demandé au fils de Maurice Jarre, le non moins célèbre Jean-Michel, grand adepte du synthé, d’écrire la musique de son film ? Voulait-il donner un certain cachet à ENEMY en s’offrant les services du père et non du fils, à une époque où les B.O.F. des space operas étaient d’abord confiées aux plus talentueux compositeurs d’Hollywood comme John Williams, Jerry Goldsmith ou Elmer Bernstein ?…

En tout cas si Jean-Michel est absent, Maurice, qui a toujours renié son fils, ne se prive pas d’utiliser quelque synthés dans son orchestre philharmonique. L’ensemble de la B.O. d’ENEMY se laisse écouter avec plaisir sans être non plus une musique de film extraordinaire. Elle demeure en fond, n’osant jamais trop en faire ou se montrer aussi hardie que les partitions d’un John Williams ou d’un Goldsmith, un peu comme les œuvres d’un autre compositeur français très en vogue actuellement : Alexandre Desplat.

Voici l’ouverture du film ENEMY, planante à souhait. Nous nous trouvons en plein cœur de l’espace intersidéral, flottant dans l’immensité spatiale, entouré d’étoiles et de planètes. Puis la musique se fait plus menaçante. C’est la guerre entre la Terre et les Dracs, race extraterrestre. Et nous découvrons Fyrine IV, monde hostile et désert, calciné par des pluies régulières de météorites… Bienvenue dans ce beau space opera de Wolfgang Petersen…

- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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ALBUM PHOTO : LIFEFORCE (1985)

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PAROLES : JIM HENSON ET « DARK CRYSTAL »

PAROLES : JIM HENSON ET Jim Henson, réalisateur de DARK CRYSTAL (1982), parle des comédiens dans la peau des créatures du film :

« Il fallait d’abord décider de la façon dont se déplacerait chaque personnage. Pour les guerriers Garthims, nous avons essayé plusieurs façons. Puis Jean-Pierre Amiel (ndlr : Jean-Pierre Amiel est mime et chorégraphe suisse) a essayé à son tour, et il a trouvé tout de suite une curieuse façon de se déplacer latéralement ! Mais la plus grande épreuve pour nos interprètes fut de se libérer de la technique, de faire abstraction de la mécanique, d’apprendre à habiter les personnages. Il fallait qu’ils se familiarisent complètement avec eux, adoptent leur façon de penser, leur comportement, leurs tics et leur démarche. »

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FLESH EATER (1988)

Du gore bisseux, en veux-tu ? En voilà ! Porté par un Tom qui tente de se frayer un passage au milieu d’ados enfiévrés prêts à l’orgie un soir d’Halloween (chose qu’il ne faut surtout pas faire ce jour-là, évidemment), ce FLESH EATER s’avère une excellente surprise, nous confie l’ami Tom alors que trois zombies se pointent déjà derrière lui… 

FLESH EATER (1988) dans CINÉMA 18040706462215263615654981FLESH EATER

William Hinzman – États-Unis – 1988

Avec : William Hinzman, John Mowod, Leslie Ann Wick, Kevin Kindlin, Charis Kirkpatrik Acuff, James J. Rutan…

Dans nos petites caboches toute bisseuses, difficile en effet d’oublier l’apparition spectrale du premier zombie montrant le bout de sa truffe putréfiée dans le chef-d’oeuvre de Romero, NIGHT OF THE LIVING-DEAD. Non content d’être le célèbre agresseur du frangin de la blonde Barbara, William Hinzman semble ne pas avoir eu sa ration de barbaque fraîche et va remettre le couvert 20 ans plus tard pour un nouveau film de morts-vivants : le bien nommé FLESH EATER. Et apparemment, ce jeûne prolongé lui a méchamment ouvert l’appétit…

18040706480115263615654982 dans HORREURLe jour d’Halloween, un groupe de kids, qui n’ont probablement pas inventé l’eau tiède, part en camping aux abords d’une forêt afin d’y célébrer dignement la fête des morts. Bières, musique et pelotage de tétons en bonne et due forme sont de la partie lorsque, non loin de leur campement de fortune, un fermier du coin va découvrir une étrange pierre tombale. Parfaitement dissimulée sous au moins 8 feuilles d’arbre et 3 millimètres de terre, la singulière sépulture va attiser la curiosité de l’agriculteur qui va entreprendre de découvrir ce qu’elle recèle. Faisant fi de l’avertissement gravé dans la pierre, le redneck va faire connaissance avec une goule bien décidée à contaminer la région par sa morsure zombificatrice…

Bien avant de passer comme un grand à la mise en scène de son premier long-métrage, le slasher ONE BY ONE en 1987, Hinzman va être un inconditionnel que l’on retrouvera souvent dans le sillage de big George. En sus de ses interventions en tant qu’interprète (LA NUIT bien entendu, mais aussi SEASON OF THE WITCH ou encore KNIGHTRIDERS, dans lequel il n’est pourtant pas crédité), William Hinzman va endosser différentes casquettes sous l’égide du réal’ de CREEPSHOW et se montrer particulièrement polyvalent. Chef-opérateur pour l’excellent LA NUIT DES FOUS-VIVANTS, assistant caméraman pour le classique de 68 et, selon la légende, il aurait même collaboré à l’élaboration de certains éclairages. Un mec qui touche, quoi.

18040706495515263615654983 dans TOMLorsqu’il passe une seconde et ultime fois derrière la caméra en 1988, Hinzman, Bill pour les intimes, va se lancer dans sa propre version d’une bande mettant en vedette les méfaits de nos cadavres ambulants favoris. S’il ne dispose que de très peu de moyens, on parle ici d’un budget qui avoisinerait les 60000 billets verts, le réalisateur va de prime soigner le déroulement de son scénario, afin de ne pas court-circuiter les bobines du père Georgy ayant vu le jour quelques années plus tôt.

Se souvenant probablement à bon escient des déboires juridiques que connu John Russo (le scénariste de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS) lorsque ce dernier écrivit l’intrigue du génial RETURN OF THE LIVING-DEAD de Dan O’Bannon, William Hinzman va s’arranger pour que la cause de la naissance de ses mangeurs de chair soit mise sur le compte d’un culte plus ou moins obscur à tendance satanique. Là où chez George Romero, le pourquoi du comment était plus évasif et de surcroît un chouia plus science-fictionnel. Mais mis à part cette délicate précaution, le William ne va quand même pas se gêner pour pomper allègrement certaines idées de la péloche du barbu.

18040706522115263615654984Passée la dispensable mais impérative présentation des différents personnages, somme toute très superficielle, Hinzman attaque direct à la gorge et envoie la dose tant attendue d’hémoglobine. Et pour cela, il va recadrer les protagonistes dans des situations qui ne sont pas sans nous rappeler quelques bons souvenirs. Un siège un peu branlant dans une cabane dans laquelle gît l’une des nanas ayant été préalablement mordue, et qui n’attend que le moment fatidique pour se transformer. Une battue, organisée par les autorités afin d’abattre les contaminés qui ont le malheur de passer devant le viseur de villageois armés de fusils à la gâchette plutôt facile. Puis le sort réservé aux héros, enfin, des jeunes disposant d’un QI similaire à celui d’un bulot, qui se feront flinguer maladroitement lors d’un final qui, pour le coup, devient involontairement très drôle en offrant un clin d’œil non dissimulé à la disparition de Ben à la fin de LA NUIT. Bref, pas mal de références que j’imagine volontaires de la part du flesh eater en costard à l’égard de la pépite sortie deux décennies auparavant. Après, il y a pire comme source d’inspiration…

18040706561815263615654991Et cela n’est en soi pas bien gênant. Pour la simple et bonne raison qu’Hinzman va faire preuve d’un brio assez inattendu pour porter à l’écran sa horde de joyeux drilles bouffeurs de tripailles. Même si l’on comprend vite que les dollars ne coulent pas à flot sur cette modeste prod’, et malgré les inconvénients d’un tournage en 16 mm, la réalisation ne va pas pour autant être à la ramasse. Si le rythme de cette série B est parfois très inégal, l’homme qui a failli nous soulager définitivement des beuglements incessants de cette chieuse de Barbara, va nous offrir un panel de séquences gorissimes du plus bel effet. On va de la morsure gerbante à la bastos qui te fait péter le citron, en passant par l’éventration suivie de prélèvements d’organes dont vont se repaître les créatures affamées, et on termine par un bon coup de hache en pleine 18040706580315263615654992gueule qui éclabousse. Pas mal ce programme. Et comme dans tout bon bis qui se respecte, Hinzman va en sus nous gratifier dans la foulée de quelques plans nichons, ainsi que d’un passage dévoilant une jolie nymphette nue sous la douche, c’est plus pratique qu’habillée, que le zombie en chef se fera un plaisir d’aller boulotter au sortir de cette dernière, avec zoom sur les atouts mammaires de la gonzesse à l’appui.

Découvert pour ma pomme il y peu grâce à la très chouette édition parue chez Uncut Movies, je trouve que FLESH EATER est une excellente surprise. Très honnêtement, je m’attendais à, au mieux, un petit Z divertissant et sanguinolent, et je me retrouve finalement avec un bien chouette film de morts-vivants conçu avec passion et respect du genre. Comme quoi, en matière de cinéma, l’envie et le talent peuvent souvent pallier à bien des carences…

- Tom – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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L’AFFICHE : WITCHDOCTOR OF THE LIVING DEAD (1985)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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Attention : gare à l’affiche ! Elle est extrêmement chargée vous ne trouvez pas ? L’auteur de ce poster constitué de collages avait sûrement bien plus peur du millimètre vide que de la page blanche. Mais au moins, avec ce genre d’affiche, plus besoin de bande-annonce : tout est dans le rectangle. Pour ce qui est du film, voici finalement LE nanar in-répertoriable des années 80. Mais il sera tout de même répertorié sur CosmoFiction, na ! Il s’agit d’un film sans budget, tourné au Nigéria en VHS, en 1985, par un certain Charles Abi Enonchong.

L’intrigue : Un sorcier maléfique terrorise un village parce que ses habitants ont délaissé les croyances ancestrales au profit du christianisme. Ce sorcier a en outre le pouvoir de se transformer en chèvre, personne ne sachant vraiment trop pourquoi, mais surtout celui de libérer des hordes de zombies farineux. Mais c’est sans compter sur le prêtre du village et ses alliés qui vont tout faire pour l’arrêter…

… Et même jusqu’à égorger une pauvre biquette naine après l’avoir dardée de flèches lancées d’un arc pour gosses. Une biquette qui n’avait rien demandé, ni sûrement signé aucun contrat pour être figurante dans cette super production made in Nollywood, une scène « gore » qui a aussi forcément été influencée par le scandale des animaux maltraités sur le tournage de CANNIBAL HOLOCAUST en 1980. Mais voilà, Brigitte Bardot ne louait sûrement pas de VHS avec des zombies nigériens à l’époque…

Au final, WITCHDOCTOR OF THE LIVING DEAD comporte un grand nombre de scènes sans queue ni tête, mal filmées, mal montées, mal sonorisées, mais souvent très drôles. Le monteur s’amusant avec les technologies VHS de l’époque. Et voulant trop en faire quitte à plomber la crédibilité du film, les zombies font souvent du surplace, ce qui les rend assez peu effrayants. Et manque de budget oblige (et sûrement de boutiques nigériennes spécialisées en maquillage), seul le visage des zombies est blafard, recouvert d’une farine épaisse ou de poudre de plâtre blanc.

Autres passages très drôles : le sorcier ayant le pouvoir de contrôler les humains en leur faisant avaler des serpents (oui, et des couleuvres aussi !), certains habitants du village se retrouvent agressés par des serpents de toutes espèces… mais en plastique. Des jouets de farces et attrapes qu’ils se forcent à enfoncer au fond de leur gorge afin de s’auto-envoûter. En gros, ça donne un peu ça : « Mon Dieu, quel gros serpent en plastique ! Oh non, il va me mordre ! Je l’attrape et je le mets dans ma bouche parce qu’il est méchant et qu’il va me contrôler en pénétrant dans ma gorge ! ».

WITCHDOCTOR OF THE LIVING DEAD semble avoir été tourné dans la langue d’un Shakespeare nigérien, donc on ne le trouve qu’en version anglaise sur YouTube.

- Trapard – (CosmoFiction)

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DISPO YOUTUBE : L’INVASION VIENT DE MARS (1986)

Un film fantastique ou de SF disponible en version française et en entier sur YouTube ? De surcroît un film rare ou difficile à dénicher ? L’alerte est donnée : CosmoFiction se fait un devoir de vous le signaler. Cet article s’autodétruira quand le film aura disparu de YouTube sachant que ses jours sont comptés…

DISPO YOUTUBE : L'INVASION VIENT DE MARS (1986) dans CINÉMA 18033107222615263615640271

Et c’est là qu’on va me dire tout de suite : « Ah mais tu sais,  y a plein de films fantastiques et de SF en VF sur YouTube, notamment des années 80 ! ». Oui, oui, je sais les amis. Sinon je ne serai pas en train de vous en parler, hein. Et puis la playlist YouTube de CosmoFiction en compte déjà un joli paquet, hein, grâce aux cinéphiles avertis de tous poils et de toutes espèces. Mais on a parlé ici de « films rares ou 18033107235115263615640272 dans DISPO YOUTUBEdifficiles à dénicher », et L’INVASION VIENT DE MARS (Invaders from Mars) en fait partie. Donc ce sera lui et pas les autres, na ! Ou peut-être les autres une prochaine fois mais pas aujourd’hui, re-na !

Réalisé par Tobe Hooper à l’heure où, délaissant ses tronçonneuses et poltergeists, notre homme s’initiait tant bien que mal à la SF avec également LIFEFORCE, L’INVASION VIENT DE MARS n’est autre que le remake du célèbre classique des fifties, LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE (Invaders from Mars, 1953, William Cameron Menzies), remake orchestré par la non moins célèbre Cannon qui fit quelques-uns des beaux jours des Eighties. L’histoire est connue :

« Un jeune garçon passionné d’astronomie essaie d’arrêter l’invasion de sa ville par des aliens qui s’emparent de l’esprit de ses habitants en contrôlant l’esprit humain au moyen d’un implant situé dans le cou de leurs victimes. Avec l’infirmière de son école, le garçon va tenter d’alerter et obtenir l’aide de l’armée américaine. » (Wikipédia)

Accueil mitigé, à l’époque, pour ce remake aux aliens balourds et (volontairement ?…) amusants, John Dykstra et Stan Winston ayant même obtenu leur nomination aux Razzie Awards 1986 pour les Pires effets spéciaux (oh, la honte !), avec Louise Fletcher dans le rôle de la méchante institutrice (elle-même nominée au Pire second rôle féminin… c’est cruel quand même). Et pourtant, même si L’INVASION VIENT DE MARS n’a pas le charme de l’original de 1953, le temps lui confère aujourd’hui un certain… comment dire… un certain quelque chose de bizarre, un truc-machin-bidule qui fait que c’est bien un film des 80′s : il ose ! Quitte à se prendre les pieds dans le tapis ! Mais c’est aussi une preuve certaine que la Cannon avait vraiment du fric à foutre en l’air à l’époque…

- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Cliquez sur l’image  ci-dessous pour voir le film.

Image de prévisualisation YouTube

SPECIAL GUEST : ROBOCOP

SPECIAL GUEST : ROBOCOP dans CINÉMA 18033009122915263615639153

Dans l’avenir, la morale n’a pas sa place (déjà qu’aujourd’hui, euh…) et recycler un flic après son décès sera chose courante grâce à la technologie et la science…

18033009142615263615639154 dans RobocopRobocop, du film ROBOCOP de Paul Verhoeven (1987), était à l’origine un être humain. Abattu froidement au cours d’une intervention, le policier Alex Murphy (Peter Weller) sera utilisé comme cobaye par Bob Morton, un homme sans scrupule à l’origine du projet Robocop et désireux de s’imposer coûte que coûte dans sa hiérarchie. C’est ainsi qu’Alex deviendra le premier robot-flic (un robocop). Après qu’on lui ait effacé la mémoire de son ancienne vie, ce qui reste de son corps sera transféré dans une armure métallique informatisée, sorte d’exosquelette d’une résistance absolue grâce à un alliage spécial.

Doté d’un système de visé d’une efficacité redoutable, Robocop possède un pistolet automatique intégré dans sa jambe droite. Il dispose également d’un scanner-thermographe qui lui permet de voir à travers les murs.

Robocop peut se connecter aux ordinateurs et enregistrer en continue ses interventions. Il sera par la suite équipé d’un réacteur dorsal et pourra remplacer son bras gauche par un combiné mitrailleuse, lance-flamme et lance-roquette. Robocop est programmé pour appliquer quatre directives : être au service des citoyens, protéger les innocents, faire respecter la loi et ne pas s’attaquer à un membre de l’OCP (le conglomérat à l’origine de sa conception). Néanmoins certaines de ces directives ne seront pas respectées car peu à peu l’homme dans la machine retrouvera les souvenirs de son ancienne vie.

Robocop a été conçu par Rob Bottin. Il est apparu dans trois films,  ROBOCOP (Paul Verhoeven / 1987), ROBOCOP 2 (Irvin Kershner / 1990), ROBOCOP 3 (Fred Dekker / 1992), dans une série télévisée en 1994, dans des séries animées en 1988 et 1998 et dans quelques téléfilms. Une nouvelle version de l’homme cyborg a été créée pour le remake de José Pardilha en 2014.

- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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Autres vedettes de Special Guest :

Ursa / Mike Donovan / Max Rockatansky / Bub / Peter Vincent / Alex Rogan / Rick Deckard / Isabeau d’Anjou / Lord Casque Noir / Le Terminator

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RATMAN (1988)

Sperme de rat + ovule de guenon = Ratman ! Allons, allons, ne prenez pas cet air dégoûté, voyons. La recette est simple et efficace, certes, quelque peu risquée tout de même… C’est le cas du film de Giuliano Carnimeo que Tom vous présente aujourd’hui dans son premier article pour CosmoFiction. On le remercie !

RATMAN (1988) dans CINÉMA 18032105374515263615623767

RATMAN

de Giuliano Carnimeo – Italie – 1988

Avec : David Warbeck, Janet Agren, Eva Grimaldi, Nelson de la Rosa, Luisa Menon…

Sur une île paradisiaque, Fred Williams, un écrivain spécialisé dans le polar, va faire la rencontre de Terry, la fille d’un sénateur américain. Si l’homme a la plume qui saigne y est venu dans l’optique de trouver l’inspiration afin de rédiger son nouveau roman, la progéniture du politicien doit elle identifier ce que la police locale soupçonne être le cadavre de Maryline, sa sœur bien-aimée. Une fois en visite à la morgue, Terry va découvrir que la dépouille présentée par l’inspecteur en charge de cette affaire n’est autre que celui de Peggy, une amie proche de sa sœurette. Mais le plus étrange, c’est qu’il semblerait que cette dernière fut lacérée par ce qui s’apparente à des blessures causées par un ou plusieurs rats…

18032105413915263615623768 dans HORREURLe film de monstres est une valeur sûre au cinéma, et ce n’est pas nos amis italiens qui vont omettre ce détail, surtout en cette fin des années 80 où la lire se fait de plus en plus rare pour produire ce genre de bobine. Mis en scène par Giuliano Carnimeo, artisan providentiel qui aura traîné sa carcasse dans pas mal de série B dont quelques westerns plutôt recommandables (RINGO CHERCHE UNE PLACE POUR MOURIR, LE FOSSOYEUR), RATMAN est le stéréotype même de la petite bande ne bénéficiant guère d’importants moyens, mais dont le niveau va être considérablement élevé grâce notamment à un scénario audacieux et à une mise en scène qui, si elle n’est pas révolutionnaire, va se montrer diablement efficace.

Le ratman est le fruit d’une expérience génétique menée par un savant raté, ayant eu la bonne idée de le créer à partir de sperme de rat et d’ovule de guenon. J’imagine que bien des chercheurs doivent envisager ce type de projet dans le but de vouloir faire avancer la science… Seulement voilà, sa création, extrêmement agressive au demeurant, va échapper à son contrôle et partir dans une macabre épopée sanguinaire en tuant tous les protagonistes qui auront le malheur de croiser sa route. Et pour ça, notre 18032105453515263615623769 dans TOMhamster enragé est plutôt bien armé. Doté d’une intelligence particulièrement développée, d’un poison mortel qu’il inocule via ses griffes tranchantes comme des rasoirs, la petite monstruosité va se transformer en une véritable machine à tuer. Sous les traits de Nelson de la Rosa, que l’on a pu voir jouer du piano au côté de Marlon Brando dans L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU version Frankenheimer, l’abominable rongeur est clairement l’attraction principale de cette œuvre. Bien aidée par une trame lui faisant la part belle aux niveaux des apparitions, cette aberration scientifique ne va pas se faire prier lorsqu’elle va avoir la possibilité de dessouder les personnages qu’elle va être amenée à rencontrer. Et comme dans toute bonne prod’ italienne de cette époque, le budget hémoglobine va être plutôt généreux. En résulte donc un nombre important de passages gores carrément bienvenus, palliant de surcroît la linéarité d’une intrigue qui, si elle n’est pas déplaisante, aurait gagné à être davantage approfondie.

18032105495615263615623770Difficile en effet d’avoir une quelconque empathie envers le pauvre Nelson, tant Carnimeo se contente de l’utiliser tel un outil de destruction au lieu de se pencher un peu plus sur sa genèse. Ça charcle, ça déchiquette, mais au final, on ne sait pas grand-chose sur l’horrible petite bestiole. Dommage. Bon, au moins, cette prise de position a le mérite d’aller droit au but, et ce n’est déjà pas si mal…

Pouvant se targuer d’un casting qui, sur le papier, a franchement de la gueule, devant la caméra du réal’ des EXTERMINATEURS DE L’AN 3000 c’est une tout autre histoire. L’excellent David Warbeck (HÉROS D’APOCALYPSE, L’AU-DELÀ), est à mille lieues des prestations qu’il a coutume de proposer. Ne semblant guère concerné par les attaques répétées du gerbille sur pattes, il semblerait que l’inoubliable interprète des AVENTURIERS DU COBRA D’OR soit venu cabotiner sur le plateau du Giuliano juste pour encaisser un chèque, que 18032105524815263615623771j’imagine assez modeste, dans l’intention de payer quelques factures et de remplir son frigo. En contrepartie, Carnimeo a eu l’idée lumineuse de s’offrir les services de l’une des plus belles choses à qui Dame Nature ait donné naissance de l’autre côté des Alpes : la sculpturale Eva Grimaldi. Exploitant pleinement le potentiel physique de la bombe du COUVENT DES PÉCHERESSES, Giuliano Carnimeo va nous gratifier d’une séquence de douche torride nous dévoilant Sœur désir intégralement nue, et poussant des gémissements contemplatifs à chaque passage langoureux de ses mains sur son corps divin. Rempli de connotations érotiques, l’ensemble se déroule, bien entendu, sous le regard avisé du ratman, qui pour le coup n’a même pas sa nouille de rongeur qui frétille. Étrange animal…

Même si parfois maladroite, QUELLA VILLA IN FONDO AL PARCO, son titre quelque peu racoleur en version originale, est un honnête bis doté de quelques fulgurances assez inattendues et, même si elle aurait pu bénéficier d’un traitement un peu plus qualitatif, peut se vanter d’avoir, en la présence du ratman, proposée un boogeyman vraiment intéressant. Un bel exemple de ce que nos amis italiens savaient encore faire en cette fin des années 80. Comme quoi, malgré le fait que nombre de détracteurs se plaisent encore à qualifier cette période de néant cinématographique concernant la série B italienne, une péloche comme RATMAN permet de reconsidérer leurs propos… Et puis bon, rien que pour assister à la douche d’Eva, ce film vaut bien tous les visionnages du monde…

- Tom – (CosmoFiction)

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