Archives pour la catégorie CINÉMA

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LE REJETON HYBRIDE, TENTACULAIRE ET INCESTUEUX

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 !

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LE REJETON HYBRIDE, TENTACULAIRE ET INCESTUEUX dans CINÉMA 19062909040115263616291772

Ou comment aller plus loin encore dans la cruauté de l’enfantement gore, après les deux rejetons jumeaux cannibales et mutants d’INSEMINOÏD de Norman J. Warren.

19062909055015263616291773 dans HORREURMais le rejeton qui nous intéresse aujourd’hui est beaucoup plus complexe et castrateur que les deux précédents. Mi-tentaculaire, mi assassin à tendances cannibales, il est plus ou moins le héros de POSSESSION (1981) d’Andrzej Żuławski. C’est le genre d’OVNI qu’on adore ou que l’on déteste, ou même que l’on aime sans trop savoir pourquoi : pour le personnage d’Adjani ensorcelée, ou pour la folie visuelle qui sous-entend une forme de paranoïa incompréhensible, ou tout simplement pour cette histoire d’incommunicabilité totale et implacable dans le couple Neill/Adjani.

L’intrigue : Mark retourne chez lui à Berlin alors que sa femme, Anna, décide de le quitter. Il la soupçonne d’avoir un amant en la personne de Heinrich, un illuminé adepte du New Age. Mais celui-ci lui affirme qu’elle l’a aussi quitté pour un autre. Alors que les rapports de Mark avec sa femme deviennent de plus en plus tendus, il se rend compte que le nouvel amant de cette dernière n’est pas humain…

POSSESSION se situe dans un moment complexe de la vie et dans la carrière de Żuławski, et il fait écho à son premier long-métrage polonais, LA TROISIÈME PARTIE DE LA NUIT (1971, Trzecia czesc nocy), un autre film aux limites du fantastique où la question de l’enfantement difficile est aussi traité mais d’une autre manière. Voici ce que Wikipedia indique au sujet de la transition brutale avec le tournage de son film de science-fiction, SUR LE GLOBE D’ARGENT :

19062909082015263616291774 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINE« Ce film a été tourné à Berlin. Le réalisateur l’a écrit au cours d’un divorce douloureux. Cette œuvre est charnière dans la carrière du cinéaste, après la décision du gouvernement polonais d’arrêter le tournage de son film d’anticipation SUR LE GLOBE D’ARGENT neuf jours avant la fin. Ennuyé par les autorités et passé in extremis à l’Ouest grâce à un ami français travaillant à la Paramount, Żuławski finalise le scénario de POSSESSION dans un hôtel de New York sous l’effet de l’alcool. Il refuse de situer le cadre de sa fiction aux États-Unis et exprime le souhait de tourner le film au plus près de son pays d’origine : là où la frontière entre le monde capitaliste et communiste est la plus visible. Le choix de Berlin, au pied du Mur, s’impose. »

« La « créature » tentaculaire dont il est question dans le film a été créée par Carlo Rambaldi, sculpteur italien, également créateur du design de KING KONG (1976), des extra-terrestres de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (1977) et d’E.T. (1982). Żuławski n’était pas d’accord avec Rambaldi quant à son aspect, aussi a-t-elle été partiellement modifiée à la dernière minute, quelques heures avant le début du tournage des scènes correspondantes. »

Le résultat donne une entité indéfinissable, tentaculaire mais surtout étreignante, et souvent filmée dans la pénombre. L’imagerie de possession antéchristique alors à la mode dans le cinéma américain sert surtout à alimenter l’obsession paranoïaque de Mark (Sam Neill), alors complètement égaré dans un monde qui le dépasse complètement.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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Autres Monstres de la Semaine :

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INSTANTANÉ : THE GATE (1987)

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(CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

LA BANDE-ANNONCE : LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981) dans CINÉMA 19052508122415263616250194Comme son titre l’indique, LA FEMME QUI RÉTRÉCIT (1981, The Incredible Shrinking Woman) est un dérivé du roman de Richard Matheson, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (1957).

La bande-annonce en VO annonce une comédie de science-fiction familiale, et elle fait évidemment penser à CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES (1989). On y trouve beaucoup d’ingrédients de la SF et du film d’hybridation des 50′s. Mais c’est sans compter sur la présence de Joel Schumacher à la réalisation, un cinéaste intelligent à qui l’on doit des films qui remettent souvent le spectateur américain en question (GÉNÉRATION PERDUE, L’EXPÉRIENCE INTERDITE, CHUTE LIBRE, 8 MILLIMÈTRES, PHONE GAME…).

L’intrigue : À la suite d’une exposition à un curieux mélange de produits domestiques, Pat Kramer, une mère au foyer, développe une étrange maladie : elle se met à rétrécir. Embarrassés, les médecins luttent pour prendre soin de sa famille. Mais si le sort de Pat capture le cœur des Américains, la jeune femme attire également l’attention d’un groupe de scientifiques peu scrupuleux qui cherche à prendre le contrôle du monde !…

LA FEMME QUI RÉTRÉCIT démarre comme une comédie, nous plongeant dans cette insouciance typique des 80′s. Mais c’est aussi pour Joel Schumacher une manière de nous montrer les travers de cette légendaire insouciance, surtout lorsque la vulnérabilité entre en scène (un thème cher aussi à Tim Burton). L’HOMME QUI RÉTRÉCIT de Jack Arnold nous proposait déjà cette même analyse critique, mais au niveau d’une population américaine des années 50. Le danger atomique a finalement été remplacé par le thème des perturbateurs endocriniens qui sont aujourd’hui le lot de notre actualité quotidienne.

Critique et léger à la fois, LA FEMME QUI RÉTRÉCIT est assez représentatif d’un cinéma intelligent, observateur et critique du début des années 80, dont on peut aussi ajouter LA MORT EN DIRECT (1980) de Bertrand Tavernier, LOOKER (1981) de Michael Crichton, SCANNERS (1981) de Cronenberg, SHOCK TREATMENT (1981) de Jim Sharman (qui me fait un peu penser à un TRUMAN SHOW avant l’heure), EATING RAOUL (1982) de Paul Bartel, LE PRIX DU DANGER (1983) d’Yves Boisset. Et quelques autres que vous pourrez ajouter en commentaires…

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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COSMOCRITIQUE : DUNE (1984)

COSMOCRITIQUE : DUNE (1984) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

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Il faut vraiment que je sois en panne d’articles pour publier cette critique du DUNE de David Lynch, une critique que j’ai moi-même écrite alors que j’étais très jeune et que je n’avais pas encore lu le roman de Frank Herbert. Non pas que je sois en totale contradiction avec ce que j’ai rédigé en 1985 dans CosmoFiction Fanzine n°11 (première génération), non, car je considère réellement le film de Lynch comme un chef-d’œuvre sublime (franchement rien à cirer de ce qu’en pense les fans d’Herbert), comme un condensé du meilleur du roman, une synthèse qui ne se perd pas dans des scènes ou 19051809325815263616242490 dans Dunedialogues inutiles ou soporifiques, qui n’apporteraient rien à sa version cinématographique. Je le revois d’ailleurs chaque année avec toujours le même plaisir. Non, en fait, ce qui m’a toujours fait hésiter à publier cette critique, c’est mon enthousiasme hyper-débordant pour le film de Lynch ! Les superlatifs ne manquent pas, et je vais jusqu’à le qualifier d’œuvre marquante de cette fin de siècle (le XXe). Un peu fort. Mais bon, j’étais alors complètement sous le charme. Et puis merde, je ne faisais pas parti de l’éternel lot de pisse-vinaigre ! Rappelons également que Frank Herbert lui-même a aimé la version de son Dune par David Lynch, et puis si sa version cinématographique n’a pas fait date dans l’histoire du cinéma elle est néanmoins devenue culte, alors… alors allons-y…

« Avec l’adaptation cinématographique du célèbre roman de Frank Herbert, DUNE, David Lynch vient de réaliser un film qui fera date dans l’histoire du cinéma de science-fiction et du cinéma tout court. DUNE, le film, est un monumental chef-d’œuvre dressé à la gloire de la SF cinématographique et pour lequel le slogan « Un monde au-delà de vos rêves, un film au-delà de votre imagination » convient tout à fait. En effet, les images du film sont à la fois superbes et déroutantes. On y côtoie des peuples plongés dans un univers ressemblant fort à celui du XVIIe siècle terrien, où vêtements et coiffures à l’ancienne se mêlent à des architectures rétros et modernes, architectures différentes suivant chaque planète, un style propre ayant été scrupuleusement conçu pour chaque monde.

En outre, les vaisseaux sont eux aussi particuliers, jamais de tels appareils aux formes rondes ou allongées n’avaient été créés pour un film de 19051809364115263616242491 dans SCIENCE-FICTIONscience-fiction ! DUNE fourmille de machines extraordinaires : les boucliers protecteurs, une trouvaille sublime autant qu’impressionnante, les amplificateurs de voix, armes redoutables et véritablement surprenantes, les marteleurs, les chercheurs tueurs, et bien d’autres encore ! Autant d’appareils plus étonnants les uns que les autres dont raffole tout fanatique du genre et qui nous montrent à l’évidence la formidable imagination de Frank Herbert. 

DUNE pourra donc troubler certains amateurs du genre par un univers SF hors du commun, jamais représenté à l’écran, mais auquel on s’habitue très vite tant l’histoire est passionnante et des plus grandioses. Une histoire en laquelle on croit réellement, menée tambour battant par un réalisateur de génie et une pléiade de vedettes dont la réputation n’est plus à faire.

DUNE éblouit le spectateur par ses images pleines de puissance, pleines de beauté, auxquelles le cinéma confère toute sa magie à travers des effets spéciaux extraordinaires, les quelques faiblesses ayant trait à ceux-ci sont vite oubliées, laissant place à l’extase.

DUNE se termine sur une bataille de titans opposant les armées fremen aux armées harkonnen et impériales, l’une des plus grandioses et des plus belles batailles de tout le cinéma de science-fiction nous est ainsi offerte, terminant en apothéose le film qui, avec la saga de LA GUERRE DES ÉTOILES, aura le plus marqué la production cinématographique des années 80… et pourquoi pas de cette fin de siècle. »

- Hervé Besson - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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Gremlins / Terminator / Les Goonies / 2010, l’Année du Premier Contact / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Histoires Fantastiques / Hellraiser, le Pacte / Cocoon / Princess Bride / Running Man / Miracle sur la 8e Rue / Starman / Legend / Incidents de Parcours / Superman IV : le Face à Face / Retour vers le Futur / Labyrinthe / Génération Perdue / Starfighter / Hidden / Le Blob / Willow / Les Maîtres de l’Univers / Elmer, le Remue-Méninges / Retour vers le Futur 2 & Retour vers le Futur 3 / Dolls / Les Sorcières d’Eastwick / La Folle Histoire de l’Espace / Brazil / Androïde / L’Amie Mortelle / Flic ou Zombie / Vampire… vous avez dit Vampire ? 2 / Electric Dreams / Lifeforce / Project-X / Futur Immédiat, Los Angeles 1991 / Vendredi 13, Chapitre VI : Jason le Mort-Vivant / Joey / Fou à tuer / Star Trek VI : Retour sur Terre / Les Barbarians / Gwendoline / Astrolab 22

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ALBUM PHOTO : STARFIGHTER (1984)

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(CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES DEUX REJETONS JUMEAUX MUTANTS ET CANNIBALES

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 !

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LES DEUX REJETONS JUMEAUX MUTANTS ET CANNIBALES dans CINÉMA 19040509124915263616188203

J’ai eu un peu de mal à trouver une manière de nommer ces deux monstres-là puisque, au fond, quelles créatures des séries B des années 80 n’étaient pas un peu mutantes et cannibales ?

Ceux-là, au moins, sont facilement identifiables puisque ce sont des bébés. Ils sont les dérivés extrêmes et gores de l’Aliensploitation des années 80, issus du film anglais, INSEMINOÏD (1981) de Norman J. Warren.

L’intrigue : Au cours d’une expédition archéologique sur une planète hostile, l’équipage d’un vaisseau subit les assauts répétés d’une présence extraterrestre…

19040509220715263616188208 dans HORREURLe titre et l’affiche annonçaient d’avance le coup fourré, et en louant la VHS on savait déjà qu’on taperait dans la marge la plus éloignée de celle du bon goût. Après la vision d’INSEMINOÏD, le face-hugger et le xenomorphe de H. R. Giger devenaient finalement presque « soft » et sophistiqués, tant Norman J. Warren, avec peu de moyens, allait directement à l’essentiel. Sur le principe de la surenchère gore, après que le cannibale d’ANTHROPOPHAGOUS (1980) dévore goulûment un fœtus sorti du ventre d’une mère, ou qu’un gamin zombifié égorge la sienne dans LE MANOIR DE LA TERREUR (les histoires d’anthropophagies familiales étant déjà bien présentes dans le ZOMBIE de Romero), il était logique que nos deux nouveaux nés grignotent aussi de la viande humaine dans INSEMINOÏD.

Le petit plus du film de Warren, c’est le spectacle de cette mère au bord de la folie qui protège coûte que coûte ses deux rejetons tant monstrueux soient-ils. Une mère plus qu’inquiétante et blafarde, interprétée par Judy Geeson, qui rappelle beaucoup le rôle de Betsy Palmer, alias Pamela Voorhees la mère de Jason dans le premier volet des VENDREDI 13 (1980). Et sur le même principe, Isabelle Adjani protégeait aussi son hideuse progéniture dans POSSESSION (1981) D’Andrzej Żuławski. « Ou quand les mamans pètent une durite » : un thème très présent dans les années 80 avec entre autres les mamans cannibales de FLESH-EATING MOTHERS (1988) ou celle, plus qu’inquiétante de PARENTS (1989). Sans oublier les MÉMÉS CANNIBALES (1988) d’Emmanuel Kervyn qui touchait au thème sacré de la grand-mère, bien avant le TATIE DANIELLE (1990) d’Etienne Chatiliez.

Pour en revenir aux deux bébés mutants d’INSEMINOÏD, ils ont aussi la particularité bestiale de transmettre des signaux télépathiques à leur mère, un artifice repris l’année suivante par Frank Henenlotter pour ses siamois séparés malgré eux, Duane et Belial Bradley dans FRÈRE DE SANG (1982, Basket Case). De vieux restes du thème de la télékinésie tant exploité tout au long des années 70 ?

En tout cas, les films de Norman J. Warren ont eu les honneurs d’une belle édition chez Neo Publishing il y a une bonne dizaine d’années, ce qui nous a permis de les revoir dans d’assez bonnes conditions. Les Anglais quand à eux ont eu le droit au fameux « Cercueil Box 5 DVD ».

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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LE CINOCHE DE TRAPARD : WEASELS RIP MY FLESH (1979)

Saviez-vous que des budgets misérables peuvent engendrer des belettes version grosses couvertures velues ? Je vois que vous me regardez d’un air songeur… Je peux vous assurez que je n’ai rien bu ni fumé. Seul notre dévoué Trapard saura vous expliquer la chose, et aussi pourquoi un zombie peut avoir besoin de dentifrice… si, si…

LE CINOCHE DE TRAPARD : WEASELS RIP MY FLESH (1979) dans CINÉMA 19031608331315263616160754

Vingt ans après les musaraignes géantes de THE KILLER SHREWS (1959), voici les belettes radioactives de WEASELS RIP MY FLESH (un titre très sympa reprenant celui d’un album de Frank Zappa). Il s’agit du premier long-métrage de Nathan Schiff (THE LONG ISLAND CANNIBAL MASSACRE, THE DON’T CUT THE GRASS ANYMORE), un réalisateur qui n’a signé qu’une poignée de films d’horreur aux budgets si microscopiques qu’il y a de quoi avoir envie de s’attarder un moment devant.

19031608345415263616160755 dans HORREURRien que WEASELS RIP MY FLESH semble avoir été tourné en 16mm, avec une poignée de potes. Et contrairement à Peter Jackson avec son BAD TASTE tourné sur deux ans, Nathan Schiff ne semble pas du tout avoir misé sur le temps qui lui aurait sûrement permis d’ajouter une dimension un peu plus décalée à son film. Ici au contraire, c’est le premier degré qui domine et qui alourdit l’ensemble. Et une bonne partie du métrage semble avoir été tourné un peu à part, avec de très gros plans un peu abstraits et censés représenter la mutation radioactive de nos belettes qui ressemblent surtout à de la pâte à modeler ou à des grosses couvertures velues, agressives et balancées sur des victimes effrayées. On croise aussi au détour du film, une sorte d’Infecté mordu par une belette et bavant de la mousse de dentifrice, les yeux complètement révulsés. Et même un petit requin affamé, qui ressemble surtout à une de ces enseignes de magasin de pêche (qui représentent majoritairement des espadons) et qui arrache le bras d’un gars qui venait déjà de se faire manger l’autre par une belette en carton.

19031608361715263616160757 dans LE CINOCHE DE TRAPARDAvec son budget misérable, Nathan Schiff explore tout de même pas mal de thèmes et il use des effets gores comme j’abuse personnellement d’huile pimentée dans mes pizzas. Allant même jusqu’à faire jaillir de nulle part, un mutant mi-homme mi-belette en carton qui affrontera même, lors d’une scène mémorable, une belette géante en papier mâché peint à la gouache.

Évidemment, WEASELS RIP MY FLESH s’inspire de plus grosses productions comme PROPHECY, LE MONSTRE (1979), mais il faut le regarder comme d’autres tentatives fauchées de l’époque comme LE JOUR OÙ IL ARRIVA SUR TERRE (1979), ALIEN DEAD (1980) ou les réalisations de Don Dohler comme ALIEN FACTOR (1978) ou FIEND (1980). Des films un peu bâclés mais qui tentaient de concurrencer les Majors dans les réseaux de distribution.

En attendant, je vous laisse découvrir ce bijou sur septième art en V.O. sur YouTube.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

LE FILM COMPLET EN V.O. :

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Autres films de la catégorie Le Cinoche de Trapard :

Prisoners of the Lost Universe / Carnage / Matador / Prophecy, le Monstre / Alligator / Killer Klowns from Outer Space / Gunan le Guerrier / Les Yeux de Laura Mars / Nuits de Cauchemar / The Dark / Delirium / Le Cimetière de la Terreur / Zombie Nightmare / Neon Maniacs / Les Forces du Mal / Le Démon des Profondeurs / Adam et Ève contre les Cannibales / Slipstream, le Souffle du Futur / El Aullido del Diablo / La Guerre des Vampires / Desert Alien / La Chasse aux Morts-Vivants / The Pink Chiquitas / Phoenix, the Warrior / Beyond the Universe

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LA BANDE-ANNONCE : LE SINGE DU DIABLE (1984)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou pour titiller votre curiosité !

LA BANDE-ANNONCE : LE SINGE DU DIABLE (1984) dans CINÉMA 19030906090115263616150896Cette bande-annonce minimaliste annonce tout le film, bien que le titre aussi : un jouet va commettre des crimes démoniaques. Et ce bien avant DOLLS (1987) de Stuart Gordon, et la poupée Chucky de JEU D’ENFANT (1988) de Tom Holland.

Bien que la bande-annonce soit en VO, elle a été postée sur la chaîne française de fans ClubStephenKingFr en indiquant que le film s’inspire de la nouvelle « Le Singe » publiée par Stephen King en 1980, mais que l’auteur ne fut jamais crédité (tout comme pour LE COBAYE en 1992).

LE SINGE DU DIABLE aka EL DIABLO ou THE DEVIL’S GIFT est une petite production fauchée du réalisateur Kenneth J. Berton et à l’ambiance typique des 80′s.

L’intrigue : Elmira Johnson, une vieille dame, utilise une planche de ouija pour communiquer avec un esprit. Quand ce dernier se met en colère, il se manifeste sous la forme d’un jouet de singe se servant de ses cymbales pour frapper par la foudre la maison de la vieille femme. Quelque temps plus tard, David Andrews, un père célibataire de banlieue, célèbre le neuvième anniversaire de son fils Michael. L’enfant reçoit le singe en cadeau de Susan, la petite amie de David, qui l’a acheté dans un magasin d’antiquités. Peu après la fête, David se réveille en hurlant d’un cauchemar dans lequel il a trouvé Michael mort dans la baignoire. Après le flétrissement des plantes de la maison et la mort mystérieuse du chien de la famille, David soupçonne le singe d’être derrière les événements…

Ce genre de sujet rappelle évidemment les attaques du fétiche zuni de LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975) ou la méchante poupée de joker qui se cache sous le lit du frère de Carol Ann dans POLTERGEIST (1982). Justement, suite à la sortie de LA POUPÉE DE LA TERREUR 2 (1996) de Dan Curtis, Kenneth J. Berton a remonté LE SINGE DU DIABLE, en le raccourcissant et en supprimant les scènes d’horreur, pour l’intégrer dans le film à sketchs pour enfants, LES NOUVELLES AVENTURES DE MERLIN L’ENCHANTEUR (1996).

Résumé : Un enfant regarde la télévision quand une coupure de courant le force à parler avec son grand père en guise de divertissement. Ce dernier, un ancien scénariste de télévision lui raconte un vieux scénario à propos de Merlin l’Enchanteur. Dans cette histoire, Merlin tient un magasin magique dans le monde d’aujourd’hui, accompagné de sa joyeuse femme et de gnomes, de serpents, de dragon… A partir de ce décor, deux histoires vont se dérouler à partir du magasin…Un excentrique critique commence à prononcer des formules magiques d’un livre de Merlin…Un garçon reçoit pour son anniversaire une poupée d’un singe, le genre assez effrayant avec ses horribles yeux et sa paire de cymbales. Le problème est que quand le singe claque ses symbales, quelqu’un meurt…

Vous pouvez regarder la version longue du SINGE DU DIABLE en version française sur Youtube.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA CRÉATURE DU MARAIS

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : LA CRÉATURE DU MARAIS dans CINÉMA 19030507534315263616145875

La créature du marais c’est évidemment SWAMP THING, le héros de la série de DC Comics créé par Len Wein et Berni Wrightson en 1977, et modifié par Alan Moore dans les années 2010.

19030507550815263616145876 dans FANTASTIQUEVoici ce qu’en dit Wikipedia : « Le docteur Alec Holland, chercheur sur les capacités bio-restauratrices, se retrouve isolé avec sa femme afin de poursuivre ses recherches au milieu d’un marais de Louisiane. Ses découvertes attirent la convoitise d’une entreprise peu scrupuleuse, et lui et sa femme deviennent les victimes d’une bombe placée dans le laboratoire. Alec Holland gisant dans le marais où s’est déversé le résultat de ses recherches se trouve transformé en Swamp Thing, du moins c’est ce que croit Swamp Thing lui-même. Mais la créature finira par apprendre de la bouche du savant fou Jason Woodrue, alias Floronic Man/L’homme floronique, qu’il n’est pas réellement Alec Holland, mais une créature végétale qui possède ses souvenirs. Swamp Thing est en fait un esprit élémentaire qui finira par découvrir toute l’étendue de ses pouvoirs (cette conception du personnage est l’apport d’Alan Moore). Amoureux de Abigail Arcane, il finira par trouver le bonheur à ses côtés après une vie difficile. »

Le Swamp Thing adapté par Wes Craven en 1982 (et sa suite, LE RETOUR DE LA CRÉATURE DU LAGON de Jim Wynorski en 1989) est la version classique des DC Comics. Ce sont des films plutôt « funs » avec une créature du marais puissante, revancharde mais attachante. Et surtout amoureuse d’Alice Cable interprétée par Adrienne Barbeau, alors transfuge des grands classiques de John Carpenter, mais aussi d’une autre adaptation des DC Comics : CREEPSHOW. Dans LE RETOUR DE LA CRÉATURE DU LAGON, Swamp Thing est amoureux d’Abby Arcane (comme quoi, on peut changer d’amoureuse plus que de chemise) qui est interprétée par la blonde Heather Locklear (très présente dans les séries HOOKER et DYNASTY) et qui à mon avis, correspondant assez bien aux goûts du réalisateur Jim Wynorski.

Swamp Thing est donc un homme végétal, tout comme la même année, l’était Stephen King alias Jordy Verrill dans l’un des segments de CREEPSHOW. À savoir que bien avant la création de SWAMP THING par DC Comics, Marvel avait lancé, en 1971, MAN-THING créé par Stan Lee, Roy Thomas, Gerry Conway et Gray Morrow, et souvent surnommé la « Créature des marais », pour sa ressemblance avec SWAMP THING. Brett Leonard (LE COBAYE) en a tourné une adaptation en 2005 pour Sci-Fi Channel, titrée MAN-THING. Mais le succès de SWAMP THING semble avoir surpassé de très loin celui de MAN-THING.

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La créature est interprétée dans les deux films (et dans deux costumes en latex différents) par le cascadeur bodybuildé, Dick Durock. Durock réapparaîtra d’ailleurs dans un spin-off télévisé avec la série SWAMP THING (1990-1993) qui me semble être inédite en France, tout comme la série animée SWAMP THING (1990-1991) créée par Len Wein et Bernie Wrightson eux-mêmes.

Apparemment, Vincenzo Natali devrait tourner un remake de LA CRÉATURE DU MARAIS, mais je ne sais pas trop s’il veut adapter Len Wein & Bernie Wrightson ou la version d’Alan Moore. À suivre, donc…

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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L’AFFICHE : SOIF DE SANG (1979)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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Voici une belle affiche rouge vif et sanguinolente. Au moins, on savait ce qu’on allait voir avec ce type d’accroche : du cinéma d’horreur et des vampires.

Souvent on limite les films de vampires des années 80 au DRACULA (1979) de John Badham et à quelques classiques comme VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 1 & 2, GÉNÉRATION PERDUE (1987) et AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE (1987). Mais si je vous donne quelques titres comme ça, vous pourrez mieux juger de leur nombre : LE VAMPIRE DE CES DAMES (1979), NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT (1979), LE CLUB DES MONSTRES (1980), BUENAS NOCHES, SEÑOR MONSTRUO (1981), LES PRÉDATEURS (1983), TRANSYLVANIA 6-5000 (1985), VAMPIRE FOREVER (1985), VAMP (1986), CENTRAL PARK DRIVER (1987), I WAS A TEENAGE VAMPIRE (1987), THE MONSTER SQUAD (1987), EMBRASSE-MOI VAMPIRE (1988), NOSFERATU À VENISE (1988), BEVERLY HILLS VAMP (1989), SUNDOWN LA GUERRE DES VAMPIRES (1989) et tous les MISTER VAMPIRE made in Hong-Kong. Ou encore DRACULAX (1978) dans un genre un peu plus précis, ou même le court-métrage culte de Shin’ya Tsukamoto, THE ADVENTURE OF DENCHU KOZO (1987). Mais ce n’est finalement pas la quantité qui fait défaut aux films de vampires dans les années 80 mais le public visé : exceptés quelques titres, la majorité des vampires des 80′s étaient définitivement des monstres destinés aux adolescents et au cercle familial. Mais plus vraiment, ou plus du tout gothiques. Le cinéma de vampires « plus adulte » ayant repris au début des années 90 avec INNOCENT BLOOD (1992) de John Landis, le DRACULA (1992) de Coppola, la série DARK SHADOWS (1991) de Dan Curtis, et la longue saga des SUBSPECIES réalisée par Ted Nicolaou entamée en 1991… Jusqu’à la série BUFFY CONTRE LES VAMPIRES (1997).

Pour en revenir à SOIF DE SANG, alias THIRST de Rod Hardy, il ne représente pas tout à fait encore les années 80 : le sujet du vampirisme est traité pour un public adulte avec une modernisation du thème et du sang.

Résumé : Kate Davis est enlevé par une organisation clandestine et se réveille dans une immense propriété appelée « la ferme ». Des tas de gens y vivent en gravitant autour d’une piscine mais semblent détachés du monde. On explique à Kate qu’elle est la descendante biologique de la sanguinaire comtesse Bàthory et que la ferme est en fait un immense réservoir de sang humain dont une petite minorité se nourrit. Kate refusant d’intégrer volontairement la secte, est soumise à des lavages de cerveaux et à des séances d’hypnose…

SOIF DE SANG démarre en trombes au sein d’un décor cloisonné très gothique, mais le film de Rod Hardy s’ancre très vite dans un présent indéfini. Le cinéma aux atours victoriens des années 60 ayant laissé la place à des films aux réalités plus implacables dès le début des années 70 à la suite de la guerre du Vietnam et aux médiatisations plus participatives des affaires politiques, comme celle du Watergate. Ainsi, à partir des années 70, l’horreur pouvait être à chaque coin de rue, mais elle n’était plus vraiment communiste, mais bel et bien américaine. Et les polars, les thrillers, les « revenge », les rape & revenge », ou même des films d’horreur comme MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE, qui situaient leurs actions dans de petits bleds texans, du Tennessee, ou du reste du sud des États-Unis, montraient bien que le pouvoir politique et policier n’y existait pas sans ses maillons affairistes et ses collaborateurs bien ancrés dans la population. D’où le sentiment d’oppression et de paranoïa pour les personnages de films qui se trouvaient soudainement en être exclus. Et d’où l’intérêt des films de sectes ces années-là. Et bien que SOIF DE SANG soit un pur produit de la Ozploitation, il explore à fond cet aspect ténébreux des petits bleds du cinéma américain.

« Les suceurs de sang sont parmi nous » est d’ailleurs un thème très Seventies, avec par exemple, TRAITEMENT DE CHOC (1973) en France, THE THIRSTY DEAD (1974) aux Philippines, débordant jusque dans les années 80 avec LA NUIT DE LA MORT (1980) de Raphaël Delpard. Et le film de Rod Hardy explore aussi ce type de cercle rural, pas si fermé que ça. Et sans trop en dire, il anticipe aussi de plus d’une vingtaine d’années le thème du vampirisme et du traitement du sang selon le cinéma des années 2000-2010, comme ULTRAVIOLET (2006), DAYBREAKERS (2009), etc…

Pour conclure, SOIF DE SANG est un bon petit produit australien mettant en vedette Chantal Contouri, une actrice australienne d’origine grecque (comme l’était aussi George Miller). Et les seconds rôles, servant aussi de têtes d’affiches du film, sont interprétés par Henry Silva et David Hemmings, tout deux alors transfuges du cinéma bis italien, plutôt policier pour le premier et surtout giallesque pour le second.

- Trapard - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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