FLESH EATER (1988)

Du gore bisseux, en veux-tu ? En voilà ! Porté par un Tom qui tente de se frayer un passage au milieu d’ados enfiévrés prêts à l’orgie un soir d’Halloween (chose qu’il ne faut surtout pas faire ce jour-là, évidemment), ce FLESH EATER s’avère une excellente surprise, nous confie l’ami Tom alors que trois zombies se pointent déjà derrière lui… 

FLESH EATER (1988) dans CINÉMA 18040706462215263615654981FLESH EATER

William Hinzman – États-Unis – 1988

Avec : William Hinzman, John Mowod, Leslie Ann Wick, Kevin Kindlin, Charis Kirkpatrik Acuff, James J. Rutan…

Dans nos petites caboches toute bisseuses, difficile en effet d’oublier l’apparition spectrale du premier zombie montrant le bout de sa truffe putréfiée dans le chef-d’oeuvre de Romero, NIGHT OF THE LIVING-DEAD. Non content d’être le célèbre agresseur du frangin de la blonde Barbara, William Hinzman semble ne pas avoir eu sa ration de barbaque fraîche et va remettre le couvert 20 ans plus tard pour un nouveau film de morts-vivants : le bien nommé FLESH EATER. Et apparemment, ce jeûne prolongé lui a méchamment ouvert l’appétit…

18040706480115263615654982 dans HORREURLe jour d’Halloween, un groupe de kids, qui n’ont probablement pas inventé l’eau tiède, part en camping aux abords d’une forêt afin d’y célébrer dignement la fête des morts. Bières, musique et pelotage de tétons en bonne et due forme sont de la partie lorsque, non loin de leur campement de fortune, un fermier du coin va découvrir une étrange pierre tombale. Parfaitement dissimulée sous au moins 8 feuilles d’arbre et 3 millimètres de terre, la singulière sépulture va attiser la curiosité de l’agriculteur qui va entreprendre de découvrir ce qu’elle recèle. Faisant fi de l’avertissement gravé dans la pierre, le redneck va faire connaissance avec une goule bien décidée à contaminer la région par sa morsure zombificatrice…

Bien avant de passer comme un grand à la mise en scène de son premier long-métrage, le slasher ONE BY ONE en 1987, Hinzman va être un inconditionnel que l’on retrouvera souvent dans le sillage de big George. En sus de ses interventions en tant qu’interprète (LA NUIT bien entendu, mais aussi SEASON OF THE WITCH ou encore KNIGHTRIDERS, dans lequel il n’est pourtant pas crédité), William Hinzman va endosser différentes casquettes sous l’égide du réal’ de CREEPSHOW et se montrer particulièrement polyvalent. Chef-opérateur pour l’excellent LA NUIT DES FOUS-VIVANTS, assistant caméraman pour le classique de 68 et, selon la légende, il aurait même collaboré à l’élaboration de certains éclairages. Un mec qui touche, quoi.

18040706495515263615654983 dans TOMLorsqu’il passe une seconde et ultime fois derrière la caméra en 1988, Hinzman, Bill pour les intimes, va se lancer dans sa propre version d’une bande mettant en vedette les méfaits de nos cadavres ambulants favoris. S’il ne dispose que de très peu de moyens, on parle ici d’un budget qui avoisinerait les 60000 billets verts, le réalisateur va de prime soigner le déroulement de son scénario, afin de ne pas court-circuiter les bobines du père Georgy ayant vu le jour quelques années plus tôt.

Se souvenant probablement à bon escient des déboires juridiques que connu John Russo (le scénariste de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS) lorsque ce dernier écrivit l’intrigue du génial RETURN OF THE LIVING-DEAD de Dan O’Bannon, William Hinzman va s’arranger pour que la cause de la naissance de ses mangeurs de chair soit mise sur le compte d’un culte plus ou moins obscur à tendance satanique. Là où chez George Romero, le pourquoi du comment était plus évasif et de surcroît un chouia plus science-fictionnel. Mais mis à part cette délicate précaution, le William ne va quand même pas se gêner pour pomper allègrement certaines idées de la péloche du barbu.

18040706522115263615654984Passée la dispensable mais impérative présentation des différents personnages, somme toute très superficielle, Hinzman attaque direct à la gorge et envoie la dose tant attendue d’hémoglobine. Et pour cela, il va recadrer les protagonistes dans des situations qui ne sont pas sans nous rappeler quelques bons souvenirs. Un siège un peu branlant dans une cabane dans laquelle gît l’une des nanas ayant été préalablement mordue, et qui n’attend que le moment fatidique pour se transformer. Une battue, organisée par les autorités afin d’abattre les contaminés qui ont le malheur de passer devant le viseur de villageois armés de fusils à la gâchette plutôt facile. Puis le sort réservé aux héros, enfin, des jeunes disposant d’un QI similaire à celui d’un bulot, qui se feront flinguer maladroitement lors d’un final qui, pour le coup, devient involontairement très drôle en offrant un clin d’œil non dissimulé à la disparition de Ben à la fin de LA NUIT. Bref, pas mal de références que j’imagine volontaires de la part du flesh eater en costard à l’égard de la pépite sortie deux décennies auparavant. Après, il y a pire comme source d’inspiration…

18040706561815263615654991Et cela n’est en soi pas bien gênant. Pour la simple et bonne raison qu’Hinzman va faire preuve d’un brio assez inattendu pour porter à l’écran sa horde de joyeux drilles bouffeurs de tripailles. Même si l’on comprend vite que les dollars ne coulent pas à flot sur cette modeste prod’, et malgré les inconvénients d’un tournage en 16 mm, la réalisation ne va pas pour autant être à la ramasse. Si le rythme de cette série B est parfois très inégal, l’homme qui a failli nous soulager définitivement des beuglements incessants de cette chieuse de Barbara, va nous offrir un panel de séquences gorissimes du plus bel effet. On va de la morsure gerbante à la bastos qui te fait péter le citron, en passant par l’éventration suivie de prélèvements d’organes dont vont se repaître les créatures affamées, et on termine par un bon coup de hache en pleine 18040706580315263615654992gueule qui éclabousse. Pas mal ce programme. Et comme dans tout bon bis qui se respecte, Hinzman va en sus nous gratifier dans la foulée de quelques plans nichons, ainsi que d’un passage dévoilant une jolie nymphette nue sous la douche, c’est plus pratique qu’habillée, que le zombie en chef se fera un plaisir d’aller boulotter au sortir de cette dernière, avec zoom sur les atouts mammaires de la gonzesse à l’appui.

Découvert pour ma pomme il y peu grâce à la très chouette édition parue chez Uncut Movies, je trouve que FLESH EATER est une excellente surprise. Très honnêtement, je m’attendais à, au mieux, un petit Z divertissant et sanguinolent, et je me retrouve finalement avec un bien chouette film de morts-vivants conçu avec passion et respect du genre. Comme quoi, en matière de cinéma, l’envie et le talent peuvent souvent pallier à bien des carences…

- Tom – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Cliquez ici pour rejoindre LE GROUPE D’ALTAÏR IV sur Facebook !

Cliquez ici pour vous rendre sur la playlist YouTube de CosmoFiction !

Cliquez ici pour visiter le tableau CosmoFiction sur Pinterest !

INDEX DE COSMOFICTION / GUIDE COSMOFICTION

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com

 


3 commentaires

  1. morbius dit :

    Il fallait oser, et ce William Hinzman a osé…

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : VAISSEAUX SF : LE CYBERLAB

  2. trapard dit :

    Merci beaucoup Tom. Il est très bien ce FLESH EATERS, le titre étant un clin d’œil à l’un des titres originaux de LA NUIT DES MORTS VIVANTS : NIGHT OF THE FLESH EATERS (FLESH EATERS 2 et 3 étant aussi des titres d’exploitation des fausses suites par Lucio Fulci de ZOMBIE de Romero).

    Je ne me souviens plus du tout de William « Bill » Hinzman dans SEASON OF THE WITCH. En revanche, il n’est que figurant dans KNIGHTRIDERS comme d’autres célébrités dont j’avais minuté les apparition sur le blog UFSF :
    « Ed Harris y joue un petit rôle en tenue médiévale et en moto. Tom Savini y qui croise de nouveau le géant Ken Foree après ZOMBIE. Et ce bon vieux Stephen King en touriste-plouc mangeur de casse-croute apparait à 11mn48 au milieu d’une foule de badauds qui pique-niquent, lui qui jouera l’année suivante dans le premier segment de CREEPSHOW. Et pendant à peine trois secondes, debout sur une branche et armé d’un arc et d’une flèche à 41mm10, ce vieux William ‘Bill’ Hinzman échappé de son cimetière de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS. »

    Si ça te dit, j’avais moi aussi traité de FLESH EATER dans la catégorie « bande-annonce » de ce blog : http://cosmofiction.unblog.fr/2015/05/05/la-bande-annonce-flesh-eater-1988/

    J’étais aussi revenu sur Bill Hinzman il y a quelques temps au sujet de CHILDREN OF THE LIVING DEAD dans lequel Papa Hinzman a fait tourner sa fillette Heidi dans le rôle d’un enfant-zombie :

    http://morbius.unblog.fr/2017/11/09/children-of-the-living-dead-2001/

  3. trapard dit :

    Les affiches américaines VHS/DVD/Blu-ray de L’ENFER DES ZOMBIES (ZOMBIE FLESH EATERS 1) et de ZOMBIE 3 (ZOMBIE FLESH EATERS 2) de Lucio Fulci.
    Le FLESH EATER de Bill Hinzman est sorti la même année 1988 que le ZOMBIE FLESH EATERS 2 de Fulci.

    http://blackholereviews.blogspot.com/2011/11/zombie-flesh-eaters-cost-me-arm-and.html

    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/913f3Gd2GfL._SY445_.jpg

Répondre

FranciaD |
Alexandre, Diego, Samuel |
Le Petit Lapin |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mes petits écrits...
| symptoms for ms in women19
| REGLISSE , VENUSSE & BAMBY