LE MONSTRE DE LA SEMAINE : EXTRATERRESTRE INCUBATEUR CANNIBALE

Un monstre des Eighties, invité vedette de la semaine sur CosmoFiction ! Un monstre parmi le florilège infernal des créatures issues des films ou des séries télévisées fantastiques et de science-fiction des années 80 ! 

LE MONSTRE DE LA SEMAINE : EXTRATERRESTRE INCUBATEUR CANNIBALE dans CINÉMA 17020208070415263614819498

Il nous arrive de l’espace à bord du nanar culte, DEADLY SPAWN (1983) de Douglas McKeown. Du pur cinéma bis, sorti en salles aux USA sous le titre de RETURN OF THE ALIENS : THE DEADLY SPAWN, histoire de capitaliser quelques gains sur le succès du film de Ridley Scott, ALIEN (1979). Et sorti en France en VHS avec comme titre LA CHOSE, histoire de jouer sur l’ambiguïté avec le film de 17020208102815263614819500 dans HORREURJohn Carpenter, THE THING (1982).

L’intrigue : Alors qu’un météorite s’écrase sur Terre, non loin de là, deux campeurs sont déchiquetés par des créatures hideuses et cannibales. Mais elles ont aussi décidé de s’en prendre à notre belle planète bleue et grise, en commençant par une villa voisine…

C’est certain qu’avec le peu de budget destiné aux effets-spéciaux (et au reste, d’ailleurs) il valait mieux concentrer l’intrigue en huis-clos. Ce qui m’amuse, c’est qu’au début de années 90, j’avais visionné un court-métrage fait par des adolescents catalans. Et l’intrigue était exactement la même, bien que les adolescents avaient remplacé les créatures plutôt ratées de THE DEADLY SPAWN par des petits Critters verdâtres confectionnés avec du latex. En gros, ça donnait un peu le même film mais sans argent.

Restent les créatures cannibales du film de Douglas McKeown, dont l’affiche pourrait aujourd’hui laisser à penser qu’il s’agit d’un croisement 17020208121615263614819502 dans LE MONSTRE DE LA SEMAINEentre les Tremors et les vers des sables de DUNE. À l’image, c’est évidemment un tout autre spectacle. Et si on oublie les passages où elles gesticulent en ombres chinoises, les créatures ne ressemblent pas à grand chose.

Devildead.com : « Alors que le monstre de ALIEN était un organisme d’une complexité hors norme, alimentant à lui seul les rebondissements de la moitié du film, la créature de THE DEADLY SPAWN est au contraire d’une simplicité effarante. Son corps est composé d’un long tube digestif au bout duquel se trouve une gigantesque bouche émaillée d’une rangée de dents parmi les plus denses de l’histoire du cinéma. Après tout, quoi de plus logique pour une bestiole qui n’a qu’un but dans la vie : manger. Pour ajouter un peu de piquant à ce schéma simpliste, le film met en scène une créature «mère» (celle qui provient de la météorite ouvrant le métrage) qui prolifère en accouchant d’une multitude de petits «spawn» qui se glisseront un peu partout dans la maison… »

À noter aussi que les créatures sont surmontées de petites pattes mal articulées et qui s’agitent dans tous les sens. Et que la reine mère ressemblerait pour un peu à Audrey II, mais en nettement plus grosse. La reine mère étant aussi la « Deadly Spawn », faisant encore une fois référence à ALIEN.

17020208153215263614819503 dans SCIENCE-FICTION« Spawn » se traduisant en français par « Frayer », c’est à dire : « Pondre ses œufs », en parlant des poissons. Synonyme : « aleviner ». Traduction en anglais : « to spawn ».

Il se trouve que THE DEADLY SPAWN a eu une suite sortie en 1990 avec THE DEADLY SPAWN 2 : THE METAMORPHOSIS réalisé par Glenn Takakjian. Évidemment, avec un titre pareil, le film de Takakjian aurait été invendable et il est donc sorti en VHS sous le titre mieux connu de METAMORPHOSIS : THE ALIEN FACTOR.

L’intrigue : Alors qu’il effectue des expériences secrètes sur des tissus extraterrestres fournis par le ministère de la défense, le Dr Michael Foster, responsable du service génétique du centre de recherche de la Talos Corporation, se fait mordre par une créature qui a muté suite à l’injection de cellules étrangères. Il subit à son tour la mutation et se transforme en horrible créature. Sherry Griffen, fille d’un agent de sécurité de la Talos Corporation inquiète de l’absence de son père se rend au laboratoire sans savoir que celui-ci a été victime du monstre…

Alors oui, la créature ne vient plus de l’espace cette fois. Et bien qu’elle ressemble par certains aspects à celles du premier DEADLY SPAWN avec son cou démesuré surmonté de milliers de dents, nous avons ici affaire à un sous-THE THING de la meilleure imitation. Donc : mutation génétique, assimilation de corps étrangers, la même mâchoire éjectable en forme de pétales qui bondissait du chien-loup dans THE THING pour broyer le visage du chirurgien, et les longues tiges en mutation qui transfèrent la matière d’un corps à un autre. Tout y est.

Reste la scénario du film qui hésite entre celui de LEVIATHAN (1989), de M.A.L. MUTANT AQUATIQUE EN LIBERTÉ (1989) et de cette longue série de post-ALIENS dont on peut citer ALIEN, LA CRÉATURE DES ABYSSES (1989), M.N.I. MUTANTS NON IDENTIFIÉS (1989), SHADOWZONE (1990) ou encore XTRO 2, ACTIVITÉ EXTRATERRESTRE (1990)…

- Trapard – (CosmoFiction)

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2 commentaires

  1. morbius dit :

    Ce monstre à la dentition à faire rêver tout dentiste qui se respecte me rappelle le Sarlacc du RETOUR DU JEDI. C’était exactement la même chose pour la même année, 1983 : un ver qui n’est autre qu’un long tube digestif. Sauf que le Sarlacc est un géant et il met plusieurs milliers d’années pour digérer ses proies…

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : IMAGINART - ROGER DEAN

  2. trapard dit :

    Ah oui, en effet, tu as raison. Les créateurs des Spawns s’en sont sûrement inspirés.
    Du coup, ça me fait aussi penser à la créature enfoui sous le sable dans ENEMY MINE sorti l’année suivante. C’est presque un mini Sarlacc à tentacules.

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