ZOMBIES DES ANNÉES 80, OUI MAIS ZOMBIES JUSQU’AU BOUT DES SEINS ! (partie 6)

Sixième partie du dossier Zombies des Années 80, avec cette fois des zombies asiatiques aux mœurs quelques peu différentes de leurs copains occidentaux et possédant une forme olympique. Trapard vous raconte tout. Et croyez-moi, on peut lui faire confiance quand il nous dit :

LES ZOMBIES ASIATIQUES SONT À PRENDRE AVEC DES BAGUETTES !

ZOMBIES DES ANNÉES 80, OUI MAIS ZOMBIES JUSQU'AU BOUT DES SEINS ! (partie 6) dans CINÉMA 15071305442315263613439628

En effet, les zombies chinois et hong-kongais ne ressemblent en rien à nos classiques morts vivants définis par Hollywood. Les non-morts de Chine sont autant des vampires que des zombies mais : oust Bram Stoker avec ses chauves-souris, avec ses antres carpatiques et victoriens ou encore avec ses hypnoses et ses morsures aux jugulaires ! Oust Abraham Van Helsing ou Abraham Lincoln ! Et oust les croyances vaudous, les victimes de virus et autres pandémies ! En Chine, on n’élimine pas un non-mort d’un coup de pieu dans le cœur, d’une balle dans la tête ou en avalant un saucisson à l’ail pour lui souffler dans le nez. Ce sont les moines taoïstes qui se chargent de cette sale besogne à l’aide de parchemins contenants des prières mortuaires qu’ils épinglent sur la tête des zombies et d’un zeste de kung-15071305463315263613439629 dans DOSSIERfu lorsque celui-ci s’avère être plutôt coriace. D’ailleurs, les non-morts chinois sont plutôt vifs et se déplacent en sautillant plus ou moins haut ou loin. Et c’est justement lors des années 80 (et fin 70) qu’une poignée de réalisateurs chinois ont fait le forcing pour internationaliser un cinéma sclérosé par un totalitarisme politique et culturel. Et à Tsui Hark et à Sammo Hung (pour ne citer que ces deux là) de tenter depuis le début des années 80 de créer un compromis entre films de cannibales, de vampires, de zombies et autres féroces bébêtes hollywoodiennes avec une industrie cinématographique très ancrée dans une tradition ancestrale cadrée politiquement. Avec cette nouvelle vague sino-hong-kongaise, nous sommes déjà à des années lumières des grands classiques de la Shaw Brothers ou même de l’interminable Bruceploitation (films de kung-fu hong-kongais ou taïwanais à petits budgets de la fin des années 1970, profitant de la mort de Bruce Lee pour utiliser des sosies). Cela donnait des films plus riches culturellement tout en restant dans une universalité toujours abordable. Le film de fantômes-zombies-vampires chinois n’est d’ailleurs pas prêt de s’éteindre, Tsui Hark l’ayant relancé en 2003 avec VAMPIRE HUNTERS réalisé par Wellson Chin, puis avec les différentes déclinaisons animées ou les reboots d’HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS, ou encore les nouvelles aventures du génial Détective Dee qui annoncent encore de beaux jours au cinéma fantastique à grand spectacle made in China.

15071305483315263613439630 dans Dossier : Zombies des 80'sEn 1980, L’EXORCISTE CHINOIS (Gui da gui) de Sammo Hung lance donc la parade avec son fantôme de l’au-delà défiguré aux bras démesurés et avec sa cohorte de zombies sautillant, adeptes du mimétisme et maîtrisant l’art du kung-fu dans ce film à l’humour bien déjanté. L’EXORCISTE CHINOIS lance donc la mode à succès des 80′s des « Ghost-kung-fu-comedy », presque un sous-genre à part entière du film d’arts martiaux hong-kongais. D’ailleurs devant le succès rencontré par ce film, Sammo Hung va exploiter le filon en produisant et interprétant LA FUREUR DU REVENANT (1982) réalisé par son comparse Wu Ma (célèbre pour son rôle de prêtre taoïste dans les deux premiers HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS). Toujours produit par ses soins, Sammo Hung confie aussi la réalisation de MISTER VAMPIRE à Ricky Lau, son chef opérateur attitré. L’EXORCISTE CHINOIS est aussi et avant tout une comédie dans laquelle Sammo Hung affine son personnage de benêt courageux et attachant.

L’intrigue : Cheung est un homme courageux mais un naïf qui ignore que sa femme le trompe avec son patron. Ce dernier est un riche marchand sans scrupule qui décide de se débarrasser de son employé gênant. Il décide donc de louer les services d’un puissant sorcier taoïste corrompu. Heureusement, son collègue qui n’est pas de son avis, entreprend d’aider Cheung à se défendre contre les maléfices qui le hantent dans la nuit…

Sammo Hung qui incarne Cheung laissera la réalisation à Ricky Lau pour incarner cette fois Po dans L’EXORCISTE CHINOIS 2 (1990, Gwai Aau Gwai), vendu en France comme étant une suite du film sorti en 1980.

15071305513015263613439631 dans HORREURL’intrigue : Po est, depuis sa naissance, destiné à épouser la fille de Monsieur Chu, dont il est éperdument amoureux. Mais il n’est pas le seul. Sze, également sous le charme de la jeune fille est prêt à tout pour la conquérir et va même jusqu’à engager un sorcier dans le but d’évincer son rival. Mais Po s’avère être le fils d’un grand exorciste et il n’est pas disposé à se laisser faire…

15071306142215263613439638 dans TRAPARDAvant tout vendu comme un film d’arts martiaux KUNG-FU ZOMBIE (1981, Wu long tian shi zhao ji gui) de Yi-Jung Hua ne raconte pas moins le même genre d’histoire que L’EXORCISTE CHINOIS tout en mettant en vedette Billy Chong (aka Willy Dozan, acteur indonésien devenu l’un des nombreux successeurs de Bruce Lee à Hong Kong).

L’intrigue : Un criminel arrive en ville afin de tuer Billy Chong à cause d’un différend passé. Mais au lieu de se salir les mains, il décide d’embaucher un moine taoïste afin qu’il réanime quelques zombies pour faire le travail à sa place…

LA FUREUR DU REVENANT (1982, Ren xia ren / The dead and the deadly) de Wu Ma, avec son titre d’exploitation français à la c*** qui cherche forcément à gruger du côté du succès de LA FUREUR DE VAINCRE (1973), LA FUREUR DU DRAGON (1973), LA FUREUR DU JUSTE (1980), LE FÜHRER EN FOLIE (1973). Ah non, peut-être pas le dernier, tiens…

L’intrigue : Wah Li simule sa mort pour pouvoir toucher un héritage. Son meilleur ami trouve ça bizarre et décide de se déguiser en pantin de funérailles pour mener son enquête. Ma finira par mourir de la main de ses complices. Son fantôme demandera alors à son copain de l’aider à se venger…

Sammo Hung et Wu Ma ont aussi tourné ensemble PORTRAIT DE FANTÔME CHINOIS (1988, Hua zhong xian), l’une des nombreuses déclinaisons d’HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS (1987, Qian nu you hun) de Tsui Hark et Tony Ching Siu Tung.

15071305553215263613439632L’intrigue : Un jeune lettré tombe amoureux d’une belle jeune fille qui s’avère être un fantôme. Celle-ci doit, après des siècles de captivité, capturer l’essence d’un être humain pour que le démon qui la possède puisse être capable de retrouver ses pouvoirs. Pour que la fantômette s’échappe à l’emprise du mal, elle va se cacher dans le portrait que son amant lui a peint. Mais le démon décide de capturer le jeune homme afin que sa belle se découvre. Elle finira par le sauver, cependant, elle devra retourner dans son monde. Ne pouvant supporter de vivre seul sans son amour, il décidera de la suivre…

L’intrigue d’HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS : Esclave d’un démon, une femme spectre est obligée de séduire les hommes pour que son maître puisse s’emparer de leur vies. Un collecteur d’impôt, jeune et naïf, tombe amoureux de la belle et va l’aider à se réincarner…

Ricky Lau a tourné les quatre volets de la cultissime saga des MISTER VAMPIRE (1985-1986-1987-1988) avec Lam Ching-Ying, Richard Ng, Lu Fang, Wu Ma, Yuen Kwai, Billy Lau et Sammo Hung. Franchement, c’est ma saga préférée de « Ghost-kung-fu-comedy » que je trouve réussie à tous les niveaux et particulièrement dans son humour.

MISTER VAMPIRE (1985, Geung si sin sang).

L’intrigue : Maître Kau est un prêtre taoïste adepte du kung fu. Lorsqu’il déterre le cercueil d’un riche notable en vue de lui trouver une meilleure sépulture, Kau s’aperçoit que ce dernier s’est transformé en vampire. Suite à la négligence de ses deux nigauds de disciples, la créature s’échappe afin de semer la terreur…

15071306004415263613439633LE RETOUR DE MISTER VAMPIRE (1986, Jiang shi xian sheng xu ji).

L’intrigue : Des archéologues sans scrupules déterrent trois cadavres en costumes de mandarin, un couple et son jeune fils. Bien entendu, ce sont des vampires qui vont profiter de l’occasion pour se réveiller et s’échapper dans Hong Kong. Un apothicaire adepte du taoïsme va tenter de les ramener dans le royaume des morts…

15071306203115263613439640MISTER VAMPIRE ET LES DÉMONS DE L’ENFER (1987, Ling huan xian sheng).

L’intrigue : Un village est la cible d’un groupe de trois guerriers fantômes particulièrement violents. Maître Kau va s’allier avec un autre prêtre taoïste quelque peu original afin de vaincre le mal…

LA FIN DE MISTER VAMPIRE (1988, Jiang shi shu shu).

L’intrigue : Un prêtre taoïste découvre qu’un moine bouddhiste vient de s’installer à côté de chez lui. Les deux hommes se détestent cordialement, mais un convoi royal escortant un membre de la famille royale devenu vampire passe à proximité. Le vampire, terriblement puissant, s’échappe de son cercueil malgré les protections…

La saga s’arrête avec le dernier volet, un peu moins bon que le précédent et sans réelles surprises, bien que Ricky Lau sortira en 1992, MISTER VAMPIRE 92 (Xīn Jiāngshī Xiānshēng) aka CHINESE VAMPIRE STORY ou NEW MISTER VAMPIRE, qui se veut une suite directe du MISTER VAMPIRE de 1985. Bien que certains comédiens du premier volet réapparaissent dans cet épisode, Wu Ma n’y joue déjà plus. Et bien que sur le déclin, le concept de la « Ghost-kung-fu-comedy » fera des petits avec notamment KUNG-FU VAMPIRE (1993, Xiang xi shi wang) de Cheung-Yan Yuen et avec quelques déclinaisons érotiques des HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOISdestinées à l’exportation comme les EROTIC GHOST STORY (1990, Liao zhai yan tan) dont la franchise s’étendra jusqu’à la fin des années 90.

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Plus sérieux que les films précédents et plus sur le ton de la magie noire (l’un des thèmes forts du cinéma d’horreur du continent asiatique), on trouve aussi THE BOXER’S OMEN (1983, Mo) de Chih-Hung Kuei, ZHONG GUI (1983) de Chuan Yang aka SEEDIND OF A GHOST et la longue série des BLACK MAGIC.

15071306062415263613439635Le cinéma japonais quand à lui est toujours autant friand d’histoires de fantômes ou kaidan. Mais il a pourtant été très peu productif en films de zombies exceptées ces toutes dernières années où il a calé sa récente mouvance hyper-gore et trash sur l’actuelle mode internationale lancée par THE WALKIND DEAD & CO.

On retrouve un peu ce même schéma avec le cinéma taïwanais, coréen du sud et même thaïlandais qui est toujours aussi productif lorsqu’il s’agit de films de fantômes et dont NANG NAK (1999) de Nonzee Nimibutr en est à mon goût le meilleur représentant.

L’intrigue : Mak part en guerre, délaissant derrière lui sa demeure près du canal Prakanong et sa chère épouse Nak, alors qu’elle est enceinte. Cependant, la guerre de Chiang Toong est sanglante ; Mak est gravement blessé et perd son ami Prig. Il échappe de justesse à la mort grâce aux soins de moines qui l’ont recueilli, mais trop affecté par ses blessures, il est loin de se douter que sa tendre femme vient de perdre la vie en accouchant de leur fils. À son retour pourtant, Mak retrouve sa femme et son jeune fils comme si de rien n’était, même si Nak a un comportement parfois étrange. Quelques jours après son retour, il aperçoit son ami, Uml, qui s’enfuit comme effrayé et quand celui-ci vient le retrouver un peu plus tard, c’est pour lui faire comprendre que sa femme et son enfant ne sont que des fantômes… (Wikipédia)

Le cinéma indonésien des années 80, bien que bourré de fantômes et de revenants turbine surtout avec des histoires de magie noire et de sorcellerie (LA REINE DE LA MAGIE NOIRE, etc… etc…).

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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2 commentaires

  1. morbius dit :

    Non, non, merci Trapard ! Allez, on va s’envoyer des fleurs. :)

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : ROBOT-CRAIGNOS (108)

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