Archive pour juin, 2015

SPECIAL GUEST : PETER VINCENT

SPECIAL GUEST : PETER VINCENT dans CINÉMA 15062910095915263613406734Peter Vincent (à ne surtout pas confondre avec David Vincent) anime régulièrement l’émission « Nuit d’Horreur « (« Fright Night » en anglais) à la télévision américaine. Habillé tel un Van Helsing, il déambule dans un décor de carton pâte imitant un cimetière plongé dans la brume. Là, notre présentateur télé offre aux amateurs (en mal de perles rares du royaume des nanars du cinéma fantastique et d’horreur) et aux adolescents boutonneux (en mal de petite copine effarouchée s’accrochant à leur cou) des programmes dont la plupart des films ont déjà été présentés sur Les Échos d’Altaïr, catégorie Drive-in. Prenant de grands airs solennels et parlant sur un ton ferme, les yeux écarquillés, notre Van Helsing de pacotille redevient, dès la fin de son émission, un simple mortel errant parmi tant d’autres, confronté aux petits soucis quotidiens.

15062910131915263613406749 dans HORREURMais la vie de Peter Vincent bascule le jour où un adolescent, nommé Charley Brewster, vient le trouver pour se débarrasser de vrais vampires logeant à côté de chez lui… Dès lors, notre pauvre homme va devoir affronter la dure réalité : oui, les vampires existent (tout le monde le savait déjà, non ?) ! Ici point de Bela Lugosi ni de Christopher Lee, mais des seigneurs de la nuit assoiffés de sang qui se montreront fort coriaces face à notre chasseur de vampires improvisé. Eau bénite, crucifix, gousses d’ail et tutti quanti seront, pour une fois, utilisés à bon escient par un brave Peter Vincent effrayé et totalement dépassé par les événements !

15062910150015263613406757 dans SPECIAL GUESTPire : trois années plus tard, alors qu’il pensait ce cauchemar terminé, le voilà à nouveau confronté à des vampires ! Mais cette fois il s’agira de Regine (à ne surtout pas confondre avec une autre Régine bien de chez nous), une vampire sensuelle qui ira jusqu’à lui voler son émission « Nuit d’Horreur »…

C’est le formidable Roddy McDowall qui incarne Peter Vincent dans VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? (1985) et VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ? 2 (1988). Tout fantasticophile le connaît déjà pour sa contribution à de nombreux films et séries télévisées fantastiques et de science-fiction, dont notamment le cycle de LA PLANÈTE DES SINGES (1968) où il interpréta Cornélius. Retrouver Roddy McDowall était toujours un grand plaisir. Il nous a malheureusement quitté en 1998.

- Morbius – (CosmoFiction)

Autres vedettes de Special Guest :

Ursa / Mike Donovan / Max Rockatansky / Bub

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LE CINOCHE DE TRAPARD : ADAM ET ÈVE CONTRE LES CANNIBALES (1983)

La Genèse selon Trapard, ni plus ni moins ! Enfin… peut-être un peu moins que plus avec des cannibales, des ptérodactyles et… et plein d’autres choses qui harcèlent nos pauvres Adam et Ève, lesquels souhaiteraient plutôt… euh… oui, oui, vous voyez très bien ce que je veux dire. Mais avec les Italiens, TOUT est possible !

LE CINOCHE DE TRAPARD : ADAM ET ÈVE CONTRE LES CANNIBALES (1983) dans CINÉMA 15062810042315263613404110Après avoir parlé de GUNAN LE GUERRIER sur CosmoFiction, je me devais envers Morbius de ne pas m’arrêter en si bon chemin en abordant le grand cinéma ! Du coup, voici une petite découverte faite il y a peu : ADAMO ED EVA, LA PRIMA STORIA D’AMORE d’Enzo Doria et Luigi Russo sorti en France sous le simple titre d’ADAM ET ÈVE. Et avec Mark Gregory (LES GUERRIERS DU BRONX 1 et 2) en prime dans le rôle d’Adam.

L’intrigue : Après un holocauste nucléaire, la Terre est dévastée puis miraculeusement reconstruite. Adam se réveille et s’extirpe d’un grand cocon végétal et part à la conquête d’une nature paradisiaque qui semble être l’Eden. Ses rêves font naître Ève avec laquelle il flirte innocemment, entièrement nus tous les deux, jusqu’à ce que Ève décide de croquer dans le fruit de la connaissance. Alors s’enchaînent les évènements : Adam et Ève se rencontrent comme des bêtes sur la paille, ce qui attise la colère de Dieu qui remue ciel et volcan, faisant fuir vers l’horizon nos deux héros apeurés. Ils devront affronter des tribus guerrières Cro-Magnon, fuir des clans de cannibales, des ours affamés, des meutes de loups et même des ptérodactyles…

Bon je sais, ça fait beaucoup d’émotions d’un seul coup en lisant ce scénario d’une seule traite. En même temps, moi j’ai regardé le film. Pour résumer sa première moitié, il est constitué d’images paradisiaques très léchées pour une ambiance très pop-romantique (avec la musique qui va avec).

Dès les vingt premières minutes on pense immanquablement au LAGON BLEU (The Blue Lagoon) sorti en 1980 avec Brooke Shields dans le rôle principal, un film romantique dont cet ADAM ET ÈVE semble être un plagiat mal assumé malgré de nombreuses similitudes chez les deux personnages centraux et dans certaines de leurs situations. Ensuite, ce film co-produit entre l’Italie et 15062810064515263613404111 dans FANTASTIQUEl’Espagne est sorti en pleine explosion du cinéma post-apocalyptique italien. En 1983, l’Espagne produisait aussi un autre post-nuke aux faux airs de Genèse avec ANIMALES RACIONALES (1983) d’Eligio Herrero, avec beaucoup plus d’érotisme. C’est dire si le ton était donné à cette époque. Et en 1983 l’Italie produisait aussi coup sur coup, IRONMASTER, LA GUERRE DU FER, CONQUEST, YOR, LE CHASSEUR DU FUTUR, ATOR L’INVINCIBLE, THOR : des séries Z avec des fourrures en guise de costumes et aux budgets tellement dérisoires qu’ADAMO ED EVA, LA PRIMA STORIA D’AMORE ne dénote finalement pas trop face à cette petite tranche d’histoire du cinéma bis italien. Vous pourrez toujours vous faire votre avis puisque le film se trouve être sur YouTube sous le titre ADAM AND EVE VERSUS THE CANNIBALS. Personnellement je reste assez mitigé parce que j’ai suivi le film en entier et l’ambiance m’a plutôt bien plu.

- Trapard – (CosmoFiction)

ADAM AND EVE VERSUS THE CANNIBALS en entier et en V.O. (sous-titré en anglais) :

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Autres films de la catégorie Le Cinoche de Trapard :

Prisoners of the Lost Universe / Carnage / Matador / Prophecy, le Monstre / Alligator / Killer Klowns from Outer Space / Gunan le Guerrier / Les Yeux de Laura Mars / Nuits de Cauchemar / The Dark / Delirium / Le Cimetière de la Terreur / Zombie Nightmare / Neon Maniacs / Les Forces du Mal / Le Démon des Profondeurs

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BYE, JAMES HORNER…

BYE, JAMES HORNER... dans MUSIQUE 15062708272315263613401190James Horner nous a quitté cette semaine à l’âge de 61 ans, bêtement, dans un accident d’avion, son propre avion qu’il pilotait… Considéré, sans doute à juste titre, comme l’un des plus grands compositeurs de musiques de films, on lui doit les bandes originales de BRAVEHEART, LE NOM DE LA ROSE, TITANIC, APOLLO 13, AVATAR… Mais pour nous, cosmophiles, fans de films de SF et de Fantastique des années 80, James Horner incarne, avec le grand Jerry Goldsmith, les plus mémorables B.O. des Eighties avec KRULL, STAR TREK II, COCOON, WILLOW… et notamment certains thèmes musicaux parmi les plus émouvants du cinéma que l’on aime. Souvenirs d’un fan infidèle… 

En 1984, Dominique Monrocq écrivait dans « James Horner : émergence d’un jeune compositeur »  (L’Année du Cinéma Fantastique 84-85 / éd. Bédérama) :

« Les compositeurs pour le cinéma sont courtisés comme des stars ! Un musicien connu cité dans un générique est une garantie de qualité aussi importante que la renommée du réalisateur ou des interprètes. Et face à des gens comme John Williams ou Jerry Goldsmith qui « contrôlent » quasiment le marché des grosses productions hollywoodiennes, James Horner fait figure d’outsider en puissance. Avec pour principal avantage des cachets encore nettement inférieurs à ceux de ses collègues plus célèbres.

discÂgé d’à peine trente ans, James Horner ne maîtrise pas encore un style qui lui serait personnel. Témoignant d’une compétence orchestrale manifeste, ses partitions rappellent dans leur forme l’écriture de Goldsmith. D’ailleurs Horner l’avoue lui-même sans aucun complexe, et ce dès LES MERCENAIRES DE L’ESPACE. À la demande des producteurs, sa composition s’inspirait largement de la musique de STAR TREK (le film). Pour une série B parodique dans l’esprit, une telle partition ne pouvait qu’amener un degré supplémentaire dans la démesure. En conséquence, la surprise fut grande quand Horner écrivit la musique de STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN. L’élève servile venait de remplacer le Maître. Il devenait dans la foulée un auteur à suivre avec attention. À défaut de faire preuve de génie, Horner a prouvé avec LA FOIRE DES TÉNÈBRES et surtout BRAINSTORM, qu’il avait accompli de gigantesques progrès depuis l’époque des œuvres à petit budget de la New World. Même si les chœurs célestes et les arrangements ne sont pas éloignés de RENCONTRES DU 3e TYPE, la force émotive de la musique décuple l’impact du film de Trumbull. L’image n’est rien sans une harmonie qui l’accompagne et la sert. James Horner a compris cette relation et possède l’étoffe nécessaire pour devenir un futur compositeur de premier plan. Il lui suffit d’attendre un travail qui, coïncidant avec son évolution propre, lui permettra de dévoiler ses possibilités latentes. Il possède déjà la confiance de plusieurs grands studios (la Paramount exigea qu’il remplace Basil Poledouris – John Milius oblige ! – pour RETOUR VERS L’ENFER). Ce qui, en des temps où Michel Legrand ne peut s’empêcher de gâcher JAMAIS PLUS JAMAIS, est un atout que Horner aurait tort de négliger ! »

disc2C’est avec une certaine émotion que j’ai appris la mort de James Roy Horner en ce début de semaine. J’ai pu entendre resurgir dans ma tête des musiques de films, des thèmes, et surtout un style musical propre que j’appréciais beaucoup dans les débuts du compositeur, dans cette riche période des années 80 où le cinéma fantastique et de science-fiction lui doit énormément de B.O. Quelques titres ? Allons-y :

LES MONSTRES DE LA MER (Humanoids from the Deep, 1980), LES MERCENAIRES DE L’ESPACE (Battle Beyond the Stars, 1980), LA MAIN DU CAUCHEMAR (The Hand, 1981), WOLFEN (1981), LA FERME DE LA TERREUR (Deadly Blessing, 1981), STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN (Star Trek II : The Wrath of Khan, 1982), LA FOIRE DES TÉNÈBRES (Something Wicked This Way Comes, 1983), SPACE RIDERS (1983), KRULL (1983), BRAINSTORM (1983), LE DERNIER TESTAMENT (Testament, 1983), STAR TREK III : À LA RECHERCHE DE SPOCK (Star Trek III : The Search for Spock), COCOON (1985), BARBARIAN QUEEN (1985), LES MAGICIENS DU ROYAUME PERDU (Wizards of the Lost Kingdom, 1985), ALIENS, LE RETOUR (Aliens, 1986), MIRACLE SUR LA 8e RUE (Batteries not Included, 1987), WILLOW (1988), LE PETIT DINOSAURE ET LA VALLÉE DES MERVEILLES (The Land Before Time, 1988), COCOON, LE RETOUR (Cocoon : The Return, 1988) et CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES (Honey, I Shrunk the Kids, 1989).

Sans être un véritable mélomane, et encore moins un musicien, j’ai toujours eu malgré tout une oreille attentive pour les musiques de films, et ce depuis tout jeune. J’accorde beaucoup d’importance aux B.O., aux génériques de séries TV. En ce qui concerne James Horner, je l’ai découvert pour la première fois vers mes 14 ans, chez un pote qui achetait des B.O. de films de SF davantage pour m’épater que par plaisir de les écouter. Lorsqu’il a lancé le vinyle 33 tours des MERCENAIRES DE L’ESPACE, je suis tout de suite tombé à la renverse, à la fois par la puissance du son et la beauté du thème ! Le Main Title déchirait sous les percussions et les cuivres ! C’était de la vraie B.O., comme je l’aime pour un space opera : épique, grandiose et pleine de promesses ! Promesses par forcément tenues par ce film réalisé par Jimmy T. Murakami et produit par Roger Corman, mais peu importe ! Déjà, je retenais le nom : James Horner ! Un p’tit nouveau qu’il me faudrait obligatoirement suivre de près.

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J’ai longtemps voulu acheter la B.O. des MERCENAIRES DE L’ESPACE, mais le 33 tours n’était pas en vente en Nouvelle-Calédonie. Mon pote l’avait ramené d’Australie… Rage ! Qu’à cela ne tienne ! 30 ans plus tard je pouvais enfin commander la musique du film en CD sur l’excellent site américain de vente de B.O. rares : Buysoundtrax. Depuis, je réécoute très régulièrement ce Main Title dont je ne me lasse pas !

Oui, il est évident qu’à ses débuts James Horner ne se privait pas de plagier à outrance Jerry Goldsmith, et notamment dans certains morceaux des MERCENAIRES DE L’ESPACE. Ce fut le cas aussi, bien sûr, pour STAR TREK II et III. Le pire, c’est que, très souvent, il s’auto-plagiait lui-même ! J’avais fini par le surnommer gentiment le « photocopieur » dans les conversations que nous avions entre membres d’une association de science-fiction calédonienne.

En 1981 je devais le retrouver dans l’excellent WOLFEN de Michael Wadleigh. Dès le générique, j’étais dans l’ambiance mystérieuse et inquiétante de ce film fantastique, et là encore notre James s’amusait à marcher sur les traces du grand Goldsmith !

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Puis vint STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN, en 1982. J’avoue avoir été littéralement abasourdi par la beauté et la richesse de la bande originale du film de Nicholas Meyer. James Horner remplaçait magistralement Jerry Goldsmith sur STAR TREK ! Violente, épique, ample et majestueuse, la musique de STAR TREK II demeure encore aujourd’hui l’une des plus belles de notre compositeur, avec la reprise du célèbre thème d’Alexander Courage…

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Cependant, avec KRULL en 1983, James Horner atteignit des sommets. Si le film s’avère malheureusement raté, la B.O. est absolument somptueuse. Wikipédia déclare d’ailleurs très justement à son sujet : «  Le réel intérêt de ce film résiderait dans sa bande son (composée par James Horner), considérée comme un véritable chef-d’œuvre dans le genre des musiques de film. »  Avec ses chœurs et l’emploi du London Symphony Orchestra, la bande originale de KRULL est un must…

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Ensuite, en 1985, je fus conquis à nouveau mais cette fois par la B.O. de COCOON, le merveilleux film de Ron Howard. Son générique servira d’ailleurs, 30 ans plus tard, à la bande-annonce de SUPER 8 de JJ Abrams, hommage aux films des années 80 à la façon Spielberg. Autrement dit : les meilleurs ! COCOON possède également des morceaux très émouvants, en particulier celui de la mort de Rose (Rose’s Death) que je joins ici en deuxième extrait.

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En 1986, James Horner rencontra pour la première fois James Cameron à l’occasion de la suite d’ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER : ALIENS, LE RETOUR. À partir de là, on les retrouva souvent ensemble. Consécration : sa partition pour ALIENS fut nominée aux Oscars. Même si l’on est loin de l’excellence de la B.O. de Jerry Goldsmith pour ALIEN, celle de Horner présente bien des qualités.

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Avec WILLOW, film de Ron Howard, en 1988, James Horner nous offrit une bande originale extraordinaire, très inspirée, et véritablement magnifique. Nous sommes dans l’heroic fantasy, et notre compositeur nous envoûte en nous plongeant au cœur du Merveilleux.

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Et ce sera en cette fin d’années 80, début des années 90, que mon immense admiration pour Horner commence à flancher. Pourquoi ? Je le trouve désormais beaucoup moins inspiré, moins original et trop sage… voire même plutôt médiocre par moments. Ce qu’il a gagné en maturité sur le plan musical et qui plaît tant aux autres me déplaît… Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment, que je renie son œuvre à partir de là. Mais avant je reconnaissais d’office le style Horner dès le début d’un film sans même savoir s’il en avait composé la partition. Par la suite, il se confondra dans la masse des compositeurs, du moins à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles. Et si avant j’achetais sans la moindre hésitation n’importe quelle B.O. estampillée James Horner, je finirai ensuite par les laisser dans les bacs. Je signale que je possède tout de même celle de TITANIC, que j’apprécie énormément…

James HornerMais Horner, c’est assurément un compositeur comme le cinéma fantastique et de SF en a rarement connu. Et c’est assurément avec John Williams et Jerry Goldsmith, l’un des trois plus grands. Que nous reste-t-il aujourd’hui en dehors du grand John Williams ?… James Newton Howard, sans doute, John Ottman, peut-être, mais certainement pas Hans Zimmer. Sa musique inexpressive, sans âme et sans saveur correspond exactement à ce qu’en a dit John Ottman, à une certaine standardisation de la B.O. d’aujourd’hui : « C’est un son qui rassure les producteurs parce qu’il est interchangeable. Du coup, pour éviter de se faire virer, c’est ce que proposent les compositeurs. Leur musique sert ensuite de temp track sur un autre film, et le cycle continue, processus accentué par le fait que pas mal de monteurs collent ce type de musique dans les films pour se faciliter la tâche. À force, personne n’arrive à imaginer autre chose, donc c’est recopié encore et encore. Si quelqu’un se donnait la peine de construire un temp track qui relève le niveau, peut-être arriverait-on à éviter l’invasion de ce type de son, d’autant qu’il ne rend pas service aux films. » 

Oui, il n’est pas près de revenir  le temps des Horner…

On finit par ce merveilleux thème tiré de la B.O. du film d’animation LE PETIT DINOSAURE ET LA VALLÉE DES MERVEILLES (1988) , un thème qui commence tout guilleret pour devenir peu à peu très émouvant, suivi de la remise du prix Max Steiner à James Horner, en 2013, à Vienne.

Merci à toi pour toutes ces merveilleuses musiques, James, des B.O. qui me rappellent de formidables moments de ma vie.

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- Morbius – (CosmoFiction)

(À lire également, la dernière interview de James Horner sur telerama.fr)

INSTANTANÉ : CREEPSHOW 2 (1987)

creepshow2

(CosmoFiction)

COSMOCRITIQUE : ANDROÏDE (1982)

COSMOCRITIQUE : ANDROÏDE (1982) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

androidJ’ai découvert ANDROÏDE (Androïd) à l’époque en VHS. Ce film de SF, signé Aaron Lipstadt, avec Klaus Kinski, est une production New World Picture (Roger Corman). J’avais été agréablement surpris par ce petit film de série B… et je l’explique dans ma « critique », écrite alors pour le numéro 4 de CosmoFiction Fanzine, première génération, de mars 1985. 30 ans se sont écoulés depuis et je ne sais pas si mon avis serait le même aujourd’hui car je n’ai jamais revu ANDROÏDE. Et comme j’en entends dire beaucoup de mal un peu partout, je me dis que je dois être, décidément, un piètre amateur de cinéma fantastique et de science-fiction…

L’histoire :

Dans une station spatiale abandonnée depuis longtemps, le Docteur Daniel poursuit, inlassablement, ses travaux : la création de Cassandra, l’androïde le plus parfait de la galaxie. Comme assistant, il ne possède que Max 404, un androïde de la génération précédente passionné par la vie humaine. Soudain, la vie récluse des deux habitants de la station se trouvera bouleversée par l’arrivée de trois criminels. Pour le Docteur Daniel, la présence d’une femme parmi eux est une chance inespérée : seule son énergie vitale peut en effet donner vie à Cassandra…

ANDROÏDE est un film merveilleux pour plusieurs raisons. Tout d’abord par son histoire, histoire qui, à première vue, peut paraître banale, mais qui se révèle être en fait un véritable tour de force, car bien que l’action se déroule uniquement sur une station spatiale habitée par seulement deux personnes, il nous est impossible de nous ennuyer un seul instant tant les différentes scènes sont bien menées.

android2Max 404 (Don Opper) est fascinant, Klaus Kinski surprenant. Et lorsque l’on sait que les décors utilisés pour la station ne sont que des décors de fortune, déjà maintes et maintes fois utilisés dans LA GALAXIE DE LA TERREUR et LES MERCENAIRES DE L’ESPACE, et qu’ici ils sont tout à fait méconnaissables, l’on ne peut que tirer un grand coup de chapeau au réalisateur : Aaron Lipstadt. Tout jeune débutant dans le métier, il a réussi à nous faire plonger dans cet univers qui nous passionne et qui nous fait suivre avec le plus grand intérêt la vie d’un androïde qui voudrait être un être humain, qui voudrait connaître les sentiments d’un être humain, qui voudrait apprendre à aimer comme un être humain… sans savoir qu’il est bien plus qu’un être humain…

- Hervé/Morbius – (CosmoFiction)

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Également dans la catégorie Cosmocritique :

Gremlins / Terminator / Les Goonies / 2010, l’Année du Premier Contact / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Histoires Fantastiques / Hellraiser, le Pacte / Cocoon / Princess Bride / Running Man / Miracle sur la 8e Rue / Starman / Legend / Incidents de Parcours / Superman IV : le Face à Face / Retour vers le Futur / Labyrinthe / Génération Perdue / Starfighter / Hidden / Le Blob / Willow / Les Maîtres de l’Univers / Elmer, le Remue-Méninges / Retour vers le Futur 2 & Retour vers le Futur 3 / Dolls / Les Sorcières d’Eastwick / La Folle Histoire de l’Espace / Brazil

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LA BANDE-ANNONCE : L’ASCENSEUR (1983)

La bande-annonce, pour se rappeler de bons ou de mauvais souvenirs, ou tout simplement pour titiller votre curiosité !

ascenseurSi vous avez été un adepte des vidéo-clubs durant toutes les années 80, vous connaissez forcément cette célèbre bande-annonce, au moins presque comme si vous l’aviez faite vous-même. Et au cas où le style provocateur des premiers films néerlandais de Paul Verhoeven (TURKISH DELIGHT, LE CHOIX DU DESTIN, SPETTERS, LE QUATRIÈME HOMME jusqu’au virage international avec LA CHAIR ET LE SANG) ne vous ait pas contaminé, les deux films d’horreur de Dick Maas (L’ASCENSEUR et AMSTERDAMNED) vous auront forcément fait découvrir le cinéma assez méconnu des Pays-Bas assez peu exploité en VHS. L’ASCENSEUR a d’ailleurs été une jolie surprise avec son histoire plutôt simple et pourtant inattendue.

L’intrigue : Quatre morts. Tel est le bilan de l’incompréhensible accident survenu dans un ascenseur. Un dépanneur en vérifie le mécanisme. Aucune anomalie ne semble entraver la bonne marche de l’appareil. Les jours suivants, les victimes se succèdent…

Un film passionnant d’ascenseur maléfique aux crimes souvent politiquement incorrects puisqu’il s’en prend autant aux enfants qu’aux non-voyants. L’ASCENSEUR est aussi une sorte de « Slasher mécanique » qui annonce MAXIMUM OVERDRIVE (1986) tourné par Stephen King himself, et dans lequel tout appareil mécanique, électrique et électronique devient un potentiel assassin.

- Trapard – (CosmoFiction)

http://www.dailymotion.com/video/xpwf7r

Autres bandes-annonces de la catégorie : 

Réincarnations / Millenium / Philadelphia Experiment / Cabal / L’Enfant du Diable / Nuit Noire / Hysterical / Les Moines Rouges / Le Sous-Sol de la Peur / Popcorn / Voltan le Barbare / Pulgasari / Mutant War / Strange Invaders / La Nuit des Mutants / The Kindred / The Slayer / The Video Dead / Flesh Eater

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L’AFFICHE : DUNE (1984)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : DUNE (1984) dans CINÉMA 15061507491615263613367159

Il existe forcément différentes versions de l’affiche du film de David Lynch, DUNE, mais il faut savoir qu’elles ne sont pas si nombreuses. La plupart, notamment la version française, reprennent l’immense désert d’Arrakis, ce qui paraît logique dans la mesure où c’est cette planète, appelée aussi Dune, qui donne d’abord son nom au roman de Frank Herbert avant de l’offrir au film de 1984.

Mon choix s’est orienté aujourd’hui sur cette superbe affiche de DUNE, très rare, signée par l’artiste italien Renato Casaro (déjà à l’origine des affiches de FLASH GORDON, EVIL DEAD 3, LEVIATHAN et beaucoup d’autres des 80′s). D’après mes informations, cette version fut destinée pour l’Italie mais aussi pour les pays anglo-saxons en dehors des États-Unis. Pour une fois les personnages principaux y apparaissent.

Je ne reviendrai pas sur l’histoire de DUNE que tout le monde connaît ici, ni sur la polémique au sujet de cette adaptation cinématographique célèbre signée David Lynch. Sachez simplement que je ne fais pas du tout partie de ses détracteurs. Bien au contraire.

- Morbius – (CosmoFiction)

Également dans la catégorie L’Affiche :

Galaxina / La Galaxie de la Terreur / Star Crystal / Crime Zone / Forbidden World / Nightflyers / Space Raiders / Les Mercenaires de l’Espace / Contamination / L’Humanoïde / Deathstalker / Les Aventures de Jack Burton / Le Retour de Godzilla / New York 1997 / Le Bateau de la Mort / L’Épée Sauvage / The Deadly Spawn / Future-Kill / Terreur Extra-terrestre / The Terror Within / Time Walker / Le Démon dans l’Île / Frayeurs /Mind Warp, an Infinity of Terror / Onde de Choc / Robot Killer / Yor, le Chasseur du Futur / La Septième Dimension / The Brain / Les Captives de l’Espace / La Quatrième Dimension / Toxic Zombies /La Tour de l’Angoisse / Mad Max : des affiches / Slugs / Des Goonies et des affiches

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INSTANTANÉ : ABYSS (1989)

abyss

(CosmoFiction)

ZOMBIES DES ANNÉES 80, OUI MAIS ZOMBIES JUSQU’AU BOUT DES SEINS ! (partie 5)

Comme dit la pub : quand y en a plus, y en a encore ! Alors que personne ne s’y attendait, Trapard contre-attaque avec trois nouvelles parties à ajouter au fameux dossier des zombies des 80′s que n’auraient pas renié Mulder et Scully ! À nouveau les zombies envahissent CosmoFiction pour plusieurs semaines. Mais comme Trapard les a tous apprivoisés (oui, oui, il les connaît bien), on ne risque rien. Ouf ! Allez, on lui laisse le micro.

zomb

Mon dossier en quatre parties sur les zombies des années 80 commençait déjà à sentir un peu le rance au fond des entrailles de CosmoFiction. Du coup, j’ai décidé de l’exhumer et de faire faire quelques pas dans le cimetière à nos bons vieux zomblards croulants juste histoire de leur présenter quelques nouveaux copains d’outre-tombe sur lesquels j’avais malhonnêtement fait l’impasse. En vérité, je n’ai plus trop d’inspiration et je compte me faire un maximum d’argent en revenant sur le succès de mes vieux articles ! Ah non, ça ne marche pas comme ça ? Et même en demandant à Unblog un pourcentage sur les liens publicitaires intercalés entre mes titres de Zombies-Movies ? Ah, non plus ?

Bon, donc plus sérieusement, certains films de zombies des 80′s que vous trouverez dans cet article-bis en 3 nouvelles parties ont déjà eu l’honneur d’être présentés dans CosmoFiction ces derniers mois dans des articles complètement éparpillés. Vous n’aurez qu’à cliquer sur les liens, l’article-intercalaire présent se contentera surtout de réunir et de lâcher la horde au grand complet sur le blog. Donc voici :

QUELQUES ZOUBLIS ÉTERNELS QUI JAILLISSENT HORS DE LA TOMBE !

ZOMBIES DES ANNÉES 80, OUI MAIS ZOMBIES JUSQU'AU BOUT DES SEINS ! (partie 5) dans CINÉMA 15061112371315263613353287Un fût rempli de produits toxiques qui tombe malencontreusement d’un camion de l’US Army et se répand dans une rivière, une centrale atomique qui explose près d’un village, quelques erreurs de manipulations de gaz expérimentaux… Nous traitions déjà de la sulfureuse catégorie des zombies atomiques ou toxiques avec des films comme THE CHILDREN OF RAVENSBACK (1980), L’AVION DE L’APOCALYPSE (1980), LA MORTE avionVIVANTE (1982) qui auront par la suite quelques dérivés mutants avec THE BEING (1983) ou C.H.U.D. (1984), LE RETOUR DES MORTS VIVANTS (1985), OZONE, THE ATTACK OF THE REDNECK MUTANTS (1986), REDNECK ZOMBIES (1987) et j’en passe… Aussi TOXIC ZOMBIES (1980) aka BLOODEATERS aka FOREST OF FEAR fait partie de ce groupe d’enfumés par des produits hautement toxiques transformant tout une population en mutants assassins.

L’intrigue : Le gouvernement, décidant d’enrayer les plantations illégales de cannabis menées par des hippies, envoie un avion pour asperger les champs de drogues expérimentales militaires. En plein travail, les agriculteurs se transforment en zombies…

Et encore quelques produits toxiques nocifs dans LA NUIT DES MUTANTS (1984) aka NIGHT SHADOWS ou MUTANT ou PESTILENCE ou encore TOXIC WASTE, une sympathique petite série B signée de John ‘Bud’ Cardos.

L’intrigue : Deux frères en ballade champêtre se frottent à une bande de bouseux qui les envoient promptement dans le décor. Pas de chance, les mêmes péquenots les attendent au bar du coin. Il faudra l’arrivée du shérif pour calmer les choses. Mais nos deux citadins en goguette ne sont pas encore au bout de leurs surprises…

15061112383615263613353288 dans Dossier : Zombies des 80'sAvec THE AFTERMATH (1982) ou ZOMBIE AFTERMATH, de et avec Steve Barkett, on a le droit à une toxicité à très grande échelle puisqu’il s’agit d’un film post-apocalyptique à budget serré mais dont l’alibi science-fictionnel est plutôt sympa en soi.

L’intrigue : Deux astronautes reviennent sur terre pour constater que tout a été détruit par une guerre nucléaire. Les survivants sont des mutants zombifiés et un gang de motards qui violent et pillent les quelques rescapés éparses de l’holocauste…

On retrouve dans THE AFTERMATH le comédien Sid Haig dans un rôle tout aussi percutant que celui qu’il tenait un peu auparavant dans LA GALAXIE DE LA TERREUR (1981, Galaxy of Terror).

Puis I WAS A TEENAGE ZOMBIE (1987) aka ATOMIC THRILL de John Elias Michalakis qui n’est pas vraiment un remake de l’original de 1957, mais plutôt un nanar toxique du genre de TOXIC AVENGER (1985).

L’intrigue : Six copains de lycée tuent accidentellement un revendeur de drogues et jettent son corps dans une réserve de produits toxiques. Celui-ci mute en une sorte de zombie bien décidé à se venger…

Alors que C.H.U.D. (1984, Cannibalistic Humanoid Underground Dwellers) de Douglas Cheek racontait une histoire de mutation toxique sur des SDF dans les égouts de New-York, C.H.U.D. 2 : BUD THE CHUD (1989) de David Irving nous plonge dans un pur sujet de contamination par un zombie toxique.

L’intrigue : Des étudiants se rendent dans la morgue d’un hôpital pour subtiliser un cadavre pour leur cours de science. Problème : il ne s’agit pas d’un cadavre ordinaire, mais d’un mort-vivant cannibale, fruit d’un programme militaire ultra-secret. Bud, le CHUD, s’enfuit : tous ceux qu’il attaque se transforment à leur tour…

15061112412015263613353289 dans HORREUR

Si l’on considère que le sérum qui sert à Herbert West à réanimer les morts est toxique, alors RE-ANIMATOR (1985) de Stuart Gordon et RE-ANIMATOR 2, LA FIANCÉE DU RE-ANIMATOR (1990, Bride of Re-Animator) de Brian Yuzna trouvent leur place dans ce petit chapitre. Dans cette logique, on trouve aussi DR. IMMORTALIZER (1989) aka THE IMMORTALIZER de Joel Bender avec sa clique de gardes du corps bodybuildés et zombifiés par un médecin dément.

15061112445915263613353290 dans TRAPARDL’intrigue : Le docteur Devine est un médecin un peu particulier. Contre un million de dollars, il offre de transplanter le cerveau de ses clients âgés dans des corps jeunes et beaux…

Mais aussi RE-ANIMATOR HOSPITAL (1989) aka THE DEAD PIT de Brett Leonard (LE COBAYE).

L’intrigue : Directeur d’un institut de redressement mental, le psychiatre Gérald Swan soupçonne son collègue, le docteur Colin Ramzi, de se livrer à des expériences diaboliques et des rites morbides sur ses patients lobotomisés. Cherchant une preuve, il suit discrètement ce dernier jusqu’au sous-sol de l’institut nuclearmutantet découvre le carnage. Il assassine son collègue et, afin d’éviter le scandale, l’emmure avec les cobayes dans « la chambre des morts ». Vingt ans plus tard, la belle amnésique Jane Doe arrive à l’institut et c’est à ce moment qu’un tremblement de terre fait sauter toutes les portes et libère les créatures prisonnières…

Ces derniers films ont très sûrement incité N. G. Mount (Norbert Moutier) à tourner son improbable et gorissime TREPANATOR (1991). Puis pas tout à fait mort, mais plus très vivant non plus, mais surtout super radioactif, c’est le héros du nanar canadien, croisement entre celui de TOXIC AVENGER (1985) et de DARKMAN (1990) : NUCLEAR MUTANT (1990) de Craig Pryce, aka REVENGE OF THE RADIOACTIVE REPORTER.

Un reporter un peu trop curieux se fait balancer par le patron d’une centrale nucléaire dans la cuve de traitement de déchets radioactifs. Par miracle il s’en sort vivant, mais atrocement défiguré. Il entreprend alors de se venger…

Il existe aussi une autre variante de cause zombificatrice : l’organisme inconnu venu d’ailleurs et arrivé sur Terre à cheval sur une météorite. Un thème très, très vaguement exploré en 1968 dans LA NUIT DES MORTS VIVANTS et revenu à la mode avec le très sympathique LA CITÉ DES ZOMBIES (2006, Gang of the Dead) de Duane Stinnett aka LAST RITES OF THE DEAD aka tout plein d’autres titres d’exploitations en français comme en anglais.

15061112494915263613353291L’infection commence généralement par le biais d’une larve ou d’une sangsue extraterrestre, puis elle fait son chemin de bouches à oreilles arrachées. Du coup, en 1979, Harry Thomason réalise LE JOUR OÙ IL ARRIVA SUR TERRE (The Day It Came to Earth) qui annonce déjà ce que sera la couleur venue du ciel.

L’intrigue : Un météore incandescent tombe dans un étang isolé dans lequel des tueurs à gages de la mafia ont jeté le corps d’une de leurs victimes. Les étudiants de l’université locale utilisent aussi l’étang comme lieu de natation et de flirte. La tuerie va pouvoir commencer…

Il n’y a qu’un unique zombie dans LE JOUR OÙ IL ARRIVA SUR TERRE, mais un zombie très laid pour une série B à l’ambiance très teen-movie avec de faux airs de plein de petits films d’époque comme LE MONSTRE QUI VIENT DE L’ESPACE (1977, The Incredible Melting Man), THE DARK (1979) ou de TIMEWALKER, LE PROMENEUR DE L’ÉTERNITÉ (1982), bien que le dernier traite surtout d’une momie de l’espace.

15061112532615263613353292À propos de momie, j’ouvre une petite parenthèse pour L’AUBE DES ZOMBIES (1981, Dawn of the Mummy), un inénarrable nanar signé Frank Agrama qui fut vendu en France comme un film de zombies alors qu’il s’agit d’un sujet d’attaque groupé de momies égyptiennes cannibales.

L’intrigue : Un photographe et ses jeunes modèles font une séance photos non loin de la pyramide de Kheops lorsqu’ils tombent sur des pilleurs de tombes qui viennent de découvrir le tombeau maudit d’un roi égyptien. Son cadavre momifié y repose. Un fabuleux trésor serait caché quelque part dans le tombeau. Le photographe décide d’y faire poser ses modèles pendant que les pilleurs attendent leur départ afin de garder le trésor pour eux seuls. La chaleur des spots réveille la momie, qui elle-même provoque le réveil de dizaines de zombies au beau milieu du désert. La momie et sa horde de zombies vont décimer la troupe et envahir le petit village…

15061101004515263613353296Pour clore cette parenthèse et pour en revenir aux zombies d’outre-espace, en 1980, Fred Olen Ray réalise THE ALIEN DEAD (1980) aka SWAMP OF THE BLOOD LEECHES aka IT FELL FROM THE SKY, un autre nanar qui explore aussi le thème du zombie qui débarque du ciel.

L’intrigue : Un météore frappe une maison lacustre installée dans un marais d’un état du Sud. Transformés en zombies, les habitants de la maison s’en prennent tout d’abord aux alligators du marais avant de s’attaquer à la population de la ville voisine…

On retrouve ce genre de situations dans LES SUCEURS DE SANG VENUS DE L’ESPACE (1984) ou BLOOD SUCKERS FROM OUTER-SPACE, autre nanar mais réalisé par Glen Coburn.

L’intrigue : La vie d’une communauté agricole au cœur du Texas se voit menacée par la venue d’extraterrestres. La paix qui nait dans cette région n’existe plus quand petit à petit plusieurs habitants se transforment en suceurs de sang s’attaquant à tous. ne reculant devant rien sauf à la force extraterrestre qui envahit leurs corps. La police et l’armée se voient confrontées à un véritable massacre sans solution : bras coupés, décapitations par une scie électrique et une trainée de sang infectieuse sans fin…

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Meilleur à tous les niveaux que les films précédemment cités, LA NUIT DES SANGSUES (1986) ou EXTRA SANGSUES et NIGHT OF THE CREEPS de Fred Dekker est un excellent film de SF horrifique rendant un bel hommage aux films de drive-in des 50′s.

L’intrigue : Quelque part dans l’espace et dans le temps, une expérience scientifique réalisée par des extraterrestres tourne mal et un monstre s’échappe. Sa capsule s’écrase sur le campus de Pledge Week en 1959. Des années plus tard, deux étudiants voulant entrer dans une fraternité doivent voler un cadavre dans le laboratoire du campus. Hélas, le mort se réveille et attaque un professeur qui se retrouve infecté…

15061101093815263613353299Juste une petite digression sur les zombies en uniformes : nous connaissions déjà les morts de la Grande Guerre qui se relevaient pour condamner les vivants dans J’ACCUSE ! (1919) d’Abel Gance. Mais aussi les zombies-templiers de la saga espagnole d’Amando de Ossorio. Sans oublier les infréquentables zombies-nazis du COMMANDO DES MORTS VIVANTS (1977) et du LAC DES MORTS VIVANTS (1981). Sans oublier les zombies-nazis du gore NIGHT OF THE ZOMBIES (1981) de Joel M. Reed. Ce film au budget anémique a d’abord vu le jour sous le nom de GAMMA 693 en 1979. Rebaptisé NIGHT OF THE WEHRMACHT ZOMBIES en 1981 et ressuscité en 1983 sous le nouveau nom de NIGHT OF THE ZOMBIES.

L’intrigue : Des années après la fin de la guerre, des soldats américains et allemands se battent encore, réanimés par le gaz Gamma 693. Deux agents de la CIA se retrouvent au beau milieu de la bataille… (Le Zomblard from outer-space)

« Un gaz expérimental utilisé durant la dernière guerre est responsable de l’état zombifié des troupes qui, trente ans plus tard, n’ont rien perdu de leur ardeur. Les monstres en question, visages pâles de clown blanc et tour des yeux souligné au crayon noir, battent la campagne allemande, agressent le pauvre monde et suscitent l’intérêt d’une bande de néo-nazis rêvant de reprendre la lutte au moyen de cette armée de robots invincibles. Ils finiront quasiment décomposés sous l’effet corrosif de bouteilles de neige carbonique. Comme si ce genre d’énormité suffisait au succès de l’œuvre (oui, oeuvre, le terme est peut-être un peu fort), l’auteur se borne à filmer d’inlassables plages de dialogues et se contente d’accompagner l’avance de son commando d’une musique martiale et de chants nazis. Amis du bon goût bonjour. Dans un coin de l’écran l’acteur de X Jamie Gillis tente de passer pour un bon acteur et tire sur les zombies, ce qui provoque toujours chez eux une hilarité surprenante. Au moins, il y en a deux ou trois qui s’amusent dans la salle…» (Ze Craignos Monsters, Tome 3, Jean-Pierre Putters)

15061101134515263613353305Puis voici donc les zombies de la guerre du Vietnam et ceux issus de la guerre de Sécession américaine avec L’ARMÉE DES DAMNÉS (1986) aka ZOMBIE BRIGADE ou ZOMBIE COMMANDO, qui est un film australien réalisé par Carmelo Musca et Barrie Pattison et dont les vétérans de la guerre du Vietnam enterrés dans le Bush australien se relèvent pour tuer les vivants.

L’intrigue : Le maire d’une petite ville de province annonce à ses administrés qu’un parc d’attraction va s’implanter dans les environs. La démolition d’un mausolée élevé à la mémoire des soldats morts durant la guerre du Vietnam provoque une invasion de créatures démoniaques. L’armée de morts vivants détruit tous les moyens de communication, isolant la bourgade du reste du monde. Seul un vieil aborigène parvient à repousser les zombies grâce à la magie…

Avec THE SUPERNATURALS (1986) d’Armand Mastroianni, ce sont les zombies-sudistes qui se relèvent pour terminer la guerre.

L’intrigue : La patrouille du sergent Leona Hawkins effectue des manœuvres d’exercice dans le Sud des États-Unis. Malheureusement pour elle, l’endroit choisi fut le siège d’un massacre de soldats confédérés par les troupes yankees. Les rebelles, véritables morts-vivants, vont alors sortir de leurs tombes pour se venger… (Le Zomblard from outer-space)

Pour ce qui est des morts-vivants en uniformes, nous en traitions déjà dans la troisième partie de ce dossier. FLIC OU ZOMBIE (1988, Dead Heat) ayant lancé la mode du « Zombie Cop » et son versant le plus sombre déboulait avec MANIAC COP (1988), PSYCHO COP (1989), MANIAC COP 2 (1990), ZOMBIE COP (1991), MANIAC COP 3 (1993), PSYCHO COP RETURNS (1993)… J’y ajouterai aussi BIENVENUE EN ENFER ou L’AUTOROUTE DE L’ENFER (1991, 15061101174115263613353307Highway to Hell) de Ate de Jong, avec son Flic-Zombie de l’Enfer, bien que ce soit surtout un teen-movie un peu tardif et situé dans la Quatrième Dimension comme il en fleurissait dans les années 80.

hellcopL’intrigue : Un couple en fuite pour aller se marier à Las Veags fait le plein d’essence dans une station service. Le propriétaire fait tout pour les empêcher de continuer de nuit, mais en vain. Peu après, un inquiétant policier amène la fille avec lui…

Pour terminer sur cette logique, j’ajouterai aussi le DTV amateur et complètement fauché, ZOMBIE ARMY (1991) de Betty Stapleford.

L’intrigue : Lorsque l’armée récupère un ancien asile, les soldats découvrent que certains détenus vivent encore dans l’isolement et sont devenus des zombies meurtriers…

Et ne pas confondre ce ZOMBIE ARMY (1991) avec ARMY OF ZOMBIES (1991, Kadunlakaisijat) du réalisateur finlandais Olli Soinio dont les films d’horreur ont l’air très sympathiques mais que je n’ai jamais vu.

L’intrigue : La terrible famille Kyyrol qui terrorisait la population d’un tranquille village a pratiquement été décimée. Seul survivant, Sulo, un des trois frères, est un géant un peu simplet. Pas de quoi s’inquiéter donc a priori. Du moins, jusqu’à ce que ce dernier n’aille plonger les cadavres de ses proches dans une source d’eau glacée…

En conclusion de cette partie, j’ouvre une petite parenthèse pour y ranger quelques films de zombies inclassables.

15061101222615263613353411C’est le cas avec ZOMBIETHON (1986) de Ken Dixon à qui l’on doit aussi LES CAPTIVES DE L’ESPACE (1987). Le réalisateur a surtout utilisé des zombies-projectionnistes et spectateurs d’une salle de cinéma comme alibi pour présenter une série d’extraits de films européens sur ce même thème dans le but de les faire découvrir aux États-Unis. À savoir : LA VIE AMOUREUSE DE L’HOMME INVISIBLE (1970), UNE VIERGE CHEZ LES MORTS VIVANTS (1973), L’ENFER DES ZOMBIES (1979), FOLIA OMICIDA (1981), LE LAC DES MORTS VIVANTS (1977) et L’OASIS DES MORTS VIVANTS. Mais aussi WHITE ZOMBIE (1932) et THE ASTRO-ZOMBIES (1968).

Toujours dans cette logique d’utiliser des zombies pour mettre en avant un autre spectacle, il y a LINNEA QUIGLEY’S HORROR WORKOUT (1990) de Kenneth J. Hall.

« Linnea Quigley c’est la punkette qui danse dans le cimetière du RETOUR DES MORTS VIVANTS de Dan O’Bannon en 1985. La belle a plusieurs cordes à son arc : guitariste, chanteuse (The Skirts), écrivaine et modèle chez « Playboy » et « Penthouse »…. Souvent considérée comme la « Reine des Scream Queens » elle détiendrait le record du plus long cri enregistré au cinéma : 90 secondes… » (Le Zomblard From Outer Space). Dave Altou nous présentait lui aussi la miss sur CosmoFiction.

L’intrigue : Après une bonne douche bien chaude avec plein de mousse qui se glisse tout partout, Linnea fait des étirements pour s’échauffer pendant que des extraits de ses films défilent très régulièrement. Puis Linnea part ensuite faire un petit jogging. En chemin, elle croise des zombies flasques qui la suivent jusqu’à la maison où elle leur enseigne quelques exercices d’aérobic autour de la piscine. Plus tard, elle invite des copines pour un party pyjama et un entraînement nocturne d’aérobic très rythmé. Mais, les lumières s’éteignent. Aïe…

zombie4Puis voici (re)venu le zombie vaudou dans ZOMBIE NIGHTMARE (1986) de Jack Bravman.

L’intrigue : Tony Washington est assassiné par un gang d’adolescents. Molly Mokembe, une femme adepte du vaudou, décide de le ramener à la vie pour qu’il puisse assouvir sa vengeance et enfin trouver le repos… (Le Zomblard From Outer Space)

Jon Mikl Thor, le rockeur bodybuildé qui incarne le zombie du film a aussi tourné un film d’horreur heavy metal avec quelques zombies dedans avec ROCK’N'ROLL NIGHTMARE (1987), une série B dans la lignée de HARD ROCK ZOMBIES (1984), TRICK OR TREAT (1986), BLACK ROSES (1988) etc…

Avec THE VIDEO DEAD (1987) de Robert Scott, les zombies surgissent d’un téléviseur maléfique pour semer la panique dans les familles.

L’intrigue : Jeff et Zoé, deux adolescents seuls dans leur nouvelle maison, découvrent un vieux poste de télévision. Mais ils ne savent pas encore que quelque chose d’horrible se cache à l’intérieur… Les zombies s’échappent de l’écran et massacre la famille de Jeff avant de semer la terreur dans toute la ville. Jeff et Zoé vont devoir mettre fin au carnage par tous les moyens possibles…

FLESH EATERS (1988) de Bill Hinzman est aussi un inclassable, sur une base plus classique, dans puisque le point de départ de la contamination vient d’une vieille stèle enterrée qui a été scellée avec une ancienne malédiction.

L’intrigue : Une soirée d’Halloween organisée dans une forêt lugubre par un groupe d’étudiants va devenir le théâtre d’une série de meurtres particulièrement brutaux. Ignorant la légende sanglante qui plane sur ces lieux, les fêtards vont devenir les infortunées victimes d’une horde de morts-vivants bien décidés à profiter de cette livraison inopinée de chair humaine. Un petit groupe de survivants parvient à se barricader dans une vieille maison espérant ainsi échapper aux mâchoires acérées de leurs assaillants qui les traquent sans relâche. Lorsque la bâtisse est assiégée par les zombies, le petit groupe n’a plus d’autre choix que d’affronter les monstres sanguinaires… (Le Zomblard from Outer Space)

15061101292815263613353414Petit film culte du genre de BAD TASTE (1987) sans vraiment de budget (bien que légèrement aidé financièrement par Sam Raimi), THE DEAD NEXT DOOR (1988) de J.R. Bookwalter fait gicler de la bonne grosse cervelle bien rouge et bien fraîche dans tous les coins dans un monde de zombies après que la population ait été exposée à un virus d’origine militaire (comme quoi, les films d’infectés des années 2000 n’ont rien apporté de très nouveau).

L’intrigue : Les membres d’un commando anti-zombies doivent trouver les scientifiques qui ont développé le virus, et l’antidote à celui-ci…

Le retour de Troma après REDNECK ZOMBIES (1989) avec le nanar CHOPPER CHICKS IN ZOMBIE TOWN (1989) aka CHROME HEARTS de Dan Hoskins ou la version Hell’s Angels au féminin à la façon FASTER PUSSICAT KILL ! KILL ! (1965) ou même EASY WHEELS sorti la même année 1989, mais nos motardes de choc affrontent une horde de zombies.

L’intrigue : Un gang de motardes violentes et délurées se dresse vaillamment face à une armée de zombies accidentellement échappés d’un vieux bunker sécurisé…

Voilà de quoi ajouter à la longue liste de films de zombies américains des Eighties. J’en oublie sûrement d’autres que vous pourrez préciser en commentaires ci-dessous.

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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SPECIAL GUEST : BUB

Étrange sobriquet que ce « Bub » dont il faut plutôt chercher une appartenance du côté de « Bubba » plutôt que celui de « Boob ». Car Bub est un gros nounours fidèle en amitié, et héros secondaire mais pourtant mythique du JOUR DES MORTS VIVANTS (1985, Day of the Dead) de George A. Romero.

bub3

En effet, alors que le film de zombies s’engluait dans les histoires de vaudou, le réalisateur George A. Romero l’a réactualisé dans un contexte plus moderne, plus proche du nôtre finalement avec LA NUIT DES MORTS VIVANTS (1968, Night of the Living Dead). Romero n’est évidemment pas le premier à avoir fait du zombie un monstre contemporain, mais il a poussé le vice en le rapprochant un peu plus de nous à chaque film, en lui apposant une subconscience, le faisant même réagir en fonction de ses automatismes antérieurs dans ZOMBIE (1979, Dawn of the Dead).

bub2Et c’est tout naturellement qu’intervient Bub dans le troisième volet de la saga de Romero, LE JOUR DES MORTS VIVANTS. Protégés de milliers de zombies aux urgences prédatrices, au sein d’un ancien bunker atomique, le docteur Logan enseigne à Bub les rudiments de ce qu’était autrefois sa vie de vivant. Finalement Bub y découvre sa propre fragilité dans le sentiment d’amitié. En tant que spectateur, vous souvenez-vous de combien de zombies, excepté Bub, vous avez tiré ce sentiment de tristesse et de colère au moment où il se fait abattre par un humain devenu plus monstrueux que lui ? Ensuite lorsque je citais Bubba plus haut, il ne faut pas oublier qu’il y a nounours et nounours, car Bub reste avant tout un zombie imprévisible et avide de chair humaine (ce n’est pas non plus L’ÎLE AUX ENFANTS) !

bub4Bub, c’est surtout le comédien Sherman Howard (L’ARME FATALE 2, OUTRAGES, DARK ANGEL, RICOCHET et il est aussi présent dans STAR TREK, THE NEXT GENERATION et dans STAR TREK, DEEP SPACE NINE). C’est une bonne bouille grimée et camouflée par les pinceaux de Tom Savini, avec de fausses dents pourris. Et Sherman se donne de grands airs de benêt grimaçant pour le rôle lorsqu’il écoute de la musique avec un walkman ou lorsqu’il tente de se raser le contour des yeux avec un rasoir électrique.

En 2004, Danny Boyle en proposera une sorte d’équivalent mal esquissé dans 28 JOURS PLUS TARD avec un infecté mis sous clé par un commando armé dans le but de lui faire subir des expériences qu’on pourrait imaginer similaires à celles qui ont été effectuées sur Bub. Mais à dire vrai, il n’y a pas deux Bub comme lui. Alors : « respect Bub ! ».

- Trapard – (CosmoFiction)

Respect Bub

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