RENÉ LALOUX ET « GANDAHAR »

gandaharRené Laloux, réalisateur de GANDAHAR (1987), s’exprime ici sur la difficulté d’adapter un roman à l’écran, sachant que son film d’animation n’est autre que l’adaptation du roman de Jean-Pierre Andrevon intitulé Les Hommes-Machines contre Gandahar : « Rêver sur un sujet, c’est ajouter, c’est rendre hommage. C’est comme traduire un texte d’une langue dans une autre. Le faire littéralement, c’est voué à l’échec. Supposons que vous avez un poète qui parle en français, si vous voulez le traduire en anglais, il faut que ce soit un autre poète qui le fasse, c’est-à-dire en l’interprétant, en le changeant éventuellement, mais en gardant le même ton, la même sensibilité. Une adaptation au cinéma, c’est un peu la même chose, avec le fait qu’il y a en plus la construction dramatique. Le fait que le cinéma joue dans le temps. Ce n’est donc pas par hasard si le cinéma est très servi par les phénomènes de paradoxe temporel, parce que le temps est tout à fait cyclique, comme la musique. »

(L’Écran Fantastique 90 – mars 1988) (CosmoFiction)

 


Répondre

FranciaD |
Alexandre, Diego, Samuel |
Le Petit Lapin |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mes petits écrits...
| symptoms for ms in women19
| REGLISSE , VENUSSE & BAMBY