COSMOCRITIQUE : LE BLOB (1988)

COSMOCRITIQUE : LE BLOB (1988) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

blob1LE BLOB (THE BLOB) de Chuck Russell est le remake de DANGER PLANÉTAIRE (THE BLOB, 1958) où Steve McQueen faisait ses débuts. J’ai découvert le film en France, et je me souviens m’être éclaté comme un fou lors de sa vision ! À tel point qu’il me fallait parler de « chef-d’œuvre », de « futur classique », lorsque j’ai écrit cette critique enthousiaste pour le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine de janvier 1990. Avec plus de 20 ans de recul, je n’irai pas jusqu’à parler de chef-d’œuvre aujourd’hui, même si j’apprécie toujours autant de revoir ce sacré bon film de Chuck Russell, beaucoup plus que l’original, c’est sûr.

blob2L’histoire : Une météorite percute la Terre. Une masse informe s’en extrait et grandit en ingérant un à un les habitants d’une ville des États-Unis. Le Blob se glisse partout pour traquer ses proies et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Dans cette ambiance d’enfer, Meg Penny et Brian Flagg, tentent de survivre, alors qu’une mystérieuse équipe gouvernementale met la ville en quarantaine… (Wikipédia)

Énorme masse gélatineuse rose, gluante, dégoulinante, visqueuse, poisseuse, qui s’infiltre entre les fissures, les fentes et les trous de serrure, le Blob (tel est le nom de la « chose ») s’étale mollement pour se déverser, d’un jet, sur sa victime qu’il recouvre, baveur et affamé afin de la digérer en… la liquéfiant. Fuyez les gelées de fraises et de cassis, refusez les chewing-gums, n’approchez plus la pâte à modeler (rose), ne vous brossez plus les dents avec ce dentifrice à pâte rouge transparente et, surtout, ne dressez plus vos cheveux avec le premier gel rose acheté au supermarché du coin : vous risqueriez de le regretter amèrement car une portion du Blob s’est perdue à Nouméa… Où s’est-elle cachée ?… Peut-être bien au Sci-Fi Club ! Soyez sans crainte en tout cas : nos espions nous ont récemment révélé que vous ne la rencontrerez jamais dans une salle de cinéma de la ville…

blob3En attendant, permettez-moi de ne pas résister au désir brûlant de vous parler de ce petit chef-d’œuvre de science-fiction horrifique (gorifique, devrait-on dire !) que j’ai eu la chance de visionner en février en France dans une salle parisienne pleine à craquer, devant laquelle il fallait faire la queue sur les Champs-Elysées pour pouvoir entrer et littéralement VIVRE l’un des films les plus détonnants et haletants de ces dernières années, un futur classique du genre qui s’inscrit dans un style SF-horrifique moderne du type de THE THING ou LA MOUCHE, un film au titre déjà entendu et que tout poisson rouge peut prononcer dans son aquarium : le BLOB… BLOB… BLOB…

Non, LE BLOB 88 n’est pas à proprement parler un remake du BLOB 58 dans lequel le défunt Steve McQueen faisait ses débuts en tant qu’acteur (DANGER PLANÉTAIRE était le titre du film). Ce n’est pas non plus une version quelconque de ATTENTION AU BLOB, suite tournée en 1974 par le terrible J.R. de DALLAS : Larry Hagman (eh oui, comme quoi le pétrole mène à tout !). Même si le Blob est toujours le Blob, c’est-à-dire un gigantesque Malabar qu’on aurait un peu trop mâché et recraché négligemment sur le trottoir, ou une gelée mauve sans saveur dont seules les ménagères néo-zélandaises ont le secret, sa couleur a changé (on passe du rouge vif 58 au rose-violacé translucide très 88), et ses attaques se caractérisent par une violence inouïe. En outre, telle une créature tout droit issue des méandres d’un délirant cerveau lovecraftien, le Blob s’est doté de longs bras ou tentacules capables de se dresser en un tour de mains (!) pour brutalement saisir ses victimes !

blob4Mais là où le Blob 88 distance radicalement ses prédécesseurs et les relègue au rang de contines-pour-teenagers-à-ne-pas-brusquer, là où réside la force de frappe du film de Chuck Russell, c’est là où nul Blob n’était encore jamais allé auparavant : dans le gore absolu de séquences infernales relevées par une sauvage dose de violence qui ferait fondre de peur les deux premiers Blob réunis en une seule et même montagne gélatineuse ! Les scènes baignent dans un suspense de première classe que l’on n’avait pas connu depuis longtemps.

Dans le premier film de la série tourné il y a trente ans, la caméra n’était pas aussi indiscrète que celle d’aujourd’hui. Elle filmait les séquences d’attaque avec pudeur et sobriété, montrant uniquement le Blob et ses « allures menaçantes », s’attardant rarement à filmer la chose s’acharnant sur ses victimes. Jamais elle blob5n’aurait osé exécuter un plan arrière afin de dévoiler les restes fumants des corps liquéfiés, en partie digérés par le Blob. La caméra de Chuck Russell ne s’en prive pas. Elle se délecte de ses gros plans et lèche de long en large les corps essorés par cet immense estomac rampant qu’est le Blob. Les effets gores de Tony Gardner et John Caglione ont de quoi vous remuer les tripes, notamment lors de la séquence où le corps d’un clochard est découvert rongé jusqu’au bassin, ou lors de celle où une fille implose devant les yeux horrifiés de son boy-friend, ou encore celle où… je n’en dirai pas plus ! Vous l’avez compris : le Blob 88 ne fait pas dans la dentelle. Il s’est mis au goût du jour : toujours plus de sang, toujours plus de tripes, toujours plus de gore… avec des SFX toujours plus convaincants.

Ruez-vous dans votre vidéo-club si vous n’avez pas encore vu ce petit chef-d’œuvre de SF horrifique : il est fait pour vous !

- Hervé /Morbius – (CosmoFiction)

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