AUX FRONTIÈRES DES GÉNÉRATIONS PERDUES…

génEn introduction, cet article pourrait plus ou moins s’associer au DOMAINE DU FANATIQUE – édition n°5 écrit par Morbius.

En 1987 sortaient en salles deux films de vampires déjà cultes au moment de leur édition en VHS. J’ai nommé GÉNÉRATION PERDUE (The Lost Boys) de Joel Schumacher et AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE (Near Dark) de Kathryn Bigelow (aka Madame James Cameron à la ville en 1987).

Personnellement, j’avais 16 ans lorsque j’ai découvert le premier, et ce dès sa sortie, et évidemment, j’ai retrouvé un peu de ma rébellion adolescente dans les personnages de vampires-voyous-hard-rockeurs, un peu de mes doutes dans celui de Michael Emerson et toute mon énergie de geek des années 80 en Sam, le petit frère. Et bien entendu, les frères Frog représentaient pour moi toute cette violence refoulée et déguisée issue des RAMBO et de tous ces films sur le retour au Vietnam qui m’aimantaient constamment sur les rayons des vidéoclubs. Et je suppose que la génération de mes parents (une des premières, dans une certaine généralité, à avoir cassé le tabou et la symbolique des lois sacrées du mariage), s’y est plus ou moins reconnue elle aussi dans le personnage de Lucy, la mère divorcée et en quête d’indépendance sociale avec deux enfants à charge. De plus, GÉNÉRATION PERDUE développait tout une iconographie matérielle et vestimentaire qui représentait à merveille la fin des années 80.

Après un divorce difficile, Lucy Emerson emménage avec ses deux enfants, Michael et Sam, chez son père, en Californie. En apparence paisible, la petite ville de Santa Carla, surnommée « capitale du crime » par ses habitants, semble renfermer bien des mystères. Michael ne tarde pas à faire la connaissance d’une jeune fille, Star, qui fait partie d’un groupe de motards. Prêt à tout pour la séduire, il accepte de se plier aux rituels qu’exigent David, le charismatique et dangereux leader de la bande. Mais ces défis, de plus en plus extrêmes, semblent cacher un enjeu des plus obscurs. De son côté, Sam rencontre les frères Frog, qui le mettent en garde contre la présence de dangereuses créatures à Santa Carla : les Vampires ! D’abord sceptique, Sam voit s’opérer chez Michael d’inquiétants changements. L’étau se resserre alors autour des Emerson…

frontièresÀ l’inverse, j’avais été très intrigué par le film de Kathryn Bigelow, AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE, car rien dans ce film ne me représentait vraiment et pourtant… Tout l’univers poétique, ultra-violent et irréel me transportait en même temps d’un même élan. De plus, chacun des personnages semblait anachronique à lui seul, tout en cherchant à se comprendre les uns et les autres, ou en refusant de le faire à l’inverse, et chaque personnage avait aussi des allures presque anodines, mais qui engendraient des situations fortes à elles seules.

Une nuit, Caleb, un jeune fermier de l’Oklahoma, rencontre la belle Mae. Fasciné, il tente de la séduire et obtient d’elle un baiser qui devient une morsure. Ce contact va entraîner Caleb dans le monde des compagnons de Mae, des vampires. Il devra apprendre à tuer pour s’abreuver du sang de ses victimes…

Aujourd’hui, lorsque je revoie ces deux films, je dois évidemment faire deux exercices très différents car les années qui se sont écoulées depuis 1987 ont creusé un écart évident. Bien que l’intrigue tienne en elle-même, je regarde désormais GÉNÉRATION PERDUE comme un film des années 80, et les producteurs des deux suites (THE LOST BOYS 2, THE TRIBE, 2008 et THE LOST BOYS, THE THIRST, 2010) ne s’y sont pas trompés en tentant de jouer de manière un peu caricature sans doute sur l’écart entre deux générations de spectateurs : les ados des années 80 et ceux des années 2000. Et à l’inverse, le côté totalement anachronique et décalé d’AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE me fait toujours le même effet de surprise qu’il y a plus de vingt-cinq ans. Je crois qu’à la genèse de ces deux films, Schumacher cherchait la recette du succès et Bigelow, cherchait celle pour durer. En tout cas, je suis persuadé que cela se confirmera d’ici les prochains trente ans…

- Trapard – (CosmoFiction)

 


Un commentaire

  1. Trapard dit :

    Perso, je trouve que THE THOMPSONS, le film des Butcher Brothers (The Hamiltons – The Violent Kind) rappelle un peu l’univers d’AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE mais de manière assez moderne et contemporaine.

    https://www.youtube.com/watch?v=0Sn0v0BTFVA

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