LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (7e partie)

Et nous voilà donc arrivé au chapitre final de ce grand dossier consacré au post-apocalyptique des 80′s (toutes les parties précédentes sont regroupées ici). Trapard termine son exploration de ces terres en ruines ou irradiées par des carcasses. Non pas celles d’êtres humains, heureusement, mais par celles, rouillées, des machines. Oui, vous savez, celles qui nous entourent dans notre vie quotidienne. Méfiez-vous d’elles, elles pourraient un jour causer notre perte…

PUIS VINT LE TEMPS OÙ LES MACHINES ANÉANTISSAIENT L’HUMANITÉ…

terminator

Et si le modernisme absorbait complètement l’Humanité qui l’a engendré ? De L’ASCENCEUR (1983) de Dick Maas qui fonctionne et tue selon son bon plaisir, à toutes la mécanique automobile et ménagère qui semble se liguer contre ses créateurs dans MAXIMUM OVERDRIVE (1984) de Stephen King. Sans oublier la superbe Plymouth fury 1958 de CHRISTINE (1983), elle-même étant déjà un LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (7e partie) dans CINÉMA 14011101192215263611887120dérivé du camion fou de DUEL (1971) de Spielberg et de la Berline noire d’ENFER MÉCANIQUE (1977, The Car) d’Elliot Silverstein. N’oublions pas non plus l’électricité prenant vie dans MIRACLE SUR LA 8e RUE (1987, Batterie Not Included), DANGER HAUTE TENSION (1988, Pulse) ou SHOCKER (1989). Mais aussi l’informatique avec ELECTRIC DREAMS (1984) et SHORT CIRCUIT (1986), deux films encore relativement gentillets face au sinistre Hal 9000 de 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE (1968), et surtout face à ce qui nous attend dans le futur proche présenté dans le TERMINATOR (1984, The Terminator) de James Cameron.

En 1985, alors que Marty McFly se retrouvait emberlificoté dans le propre passé de sa famille dans RETOUR VERS LE FUTUR (1985), à l’inverse, TERMINATOR nous annonçait des lendemains on ne peut plus chargés en conséquences…

En 2029, une guerre apocalyptique oppose ce qui reste de l’humanité décimée par un holocauste nucléaire aux machines douées d’intelligence artificielle. Deux êtres de cette époque sont envoyés dans le passé, en 1984, à Los Angeles. L’un est un robot Terminator, un assassin cybernétique programmé pour tuer une certaine Sarah Connor : l’autre est Kyle Reese, un résistant humain envoyé par John Connor (le fils que Sarah doit mettre au monde dans un futur proche) afin de protéger sa mère. Les troupes de Connor étant sur le point de triompher en 2029, les machines envoient dans le passé (1984) un Terminator afin de tuer sa mère, et ainsi empêcher la naissance de John Connor, « effaçant » de manière rétroactive son existence…

decapitronJe ne m’étendrai pas sur la série TV d’animation TRANSFORMERS (1984-1987) de Nelson Shin (ou Shin Neung-kyun de son vrai nom coréen), diffusée à partir de 1985 sur Canal + en France, mais plutôt sur ELIMINATORS (1986) aka DECAPITRON, une bisserie d’Empire Pictures réalisée par Peter Manoogian et destinée à capitaliser une partie du succès de TERMINATOR, et sortie en même temps que l’ATOMIC CYBORG (1986) de Sergio Martino (qui n’est pas un post-nuke mais qui reprend certaines scènes du film de James Cameron, plan pour plan).

Le professeur Reeves veut devenir le maître du monde en faisant un saut dans le temps à l’époque de la Rome antique et donc modifier le futur… Pour cela, il utilise un être mi-homme, mi-robot. Ce « mandroïde » se déplace dans le passé afin de faire le crashtest-dummy de la machine à voyager dans le temps du professeur. Une fois que celle-ci devient opérationnelle, le professeur n’a plus besoin de notre Robocop de fortune et veut l’envoyer à la casse. Et là, tout bascule…

Cherry_2000Nettement plus fun et sexy que ELIMINATORS, c’est CHERRY 2000 (1987) de Steve De Jarnatt.

En l’an 2017, dans une société où les relations d’un couple ne sont plus que démarches administratives, il n’est pas surprenant que Sam Treadwell préfère sa Cherry 2000, une superbe créature androïde à l’apparence tout à fait humaine, hyper-sexy, qui l’accueille lorsqu’il rentre du travail, lui prépare de bons petits plats et qui est toujours prête et avide de relations sexuelles quel qu’en soit le lieu et l’instant. Malheureusement pour Sam, Cherry est victime d’un court-circuit alors qu’ils font l’amour sur le sol humide de la cuisine. Épris de sa Cherry dont le modèle ne se fabrique  plus, Sam va embaucher E. Johnson, une jeune femme qui sait comment accéder à la zone 7…

Très proche du sujet de TERMINATOR, l’Australie produit LE GARDIEN DU TEMPS (1987, The Time Guardian) de Brian Hannant, un film assez original en soi et interprété par Carrie Fisher et Dean Stockwell.

Après l’apocalypse, et très gravement endommagée par une attaque des Jen-Diki (des robots venus du Futur), une ville qui voyage dans le temps se voit obligée de se poser en l’an 1988, et envoie un gardien expérimenté, Ballard, pour l’y préparer. Cependant, tandis que le guerrier prépare la zone pour l’arrivée imminente de la ville du futur, trois sphères temporelles Jen-Diki traversent l’espace-temps…

cyborgEn France, le réalisateur Jean-Pierre Bastid tourne un téléfilm intéressant en 1988 avec HAUTE SÉCURITÉ.

Face à la montée de la délinquance, le Gouverneur décide de confier la sécurité de la ville à des policiers-robots, formidables machines mobiles et autonomes qui font appel à toutes les ressources de l’intelligence artificielle. Ces androïdes qui, en principe, ne sont pas programmés pour tuer, ne sont pas tout à fait au point..

Pour revenir au post-nuke robotique, Albert Pyun tourne, pour la firme de Roger Corman, le désormais culte CYBORG (1988) avec Jean-Claude Van Damme.

Réduit à l’anarchie et en proie à une peste mortelle, l’Amérique du 21ème siècle n’est plus qu’un cauchemar tumultueux et barbare. Seule Pearl Prophet, une très belle entité mi-humain mi-robot possède la connaissance nécessaire pour développer un vaccin. Mais lors de sa quête désespérée pour rassembler les données et élaborer un remède, Pearl est capturée par des Pirates cannibales qui s’accaparent l’antidote afin de régner sur le monde… Seul Gibson Rickenbacker, un virtuose du sabre et du combat peut la délivrer et sauver le monde….

Et pour Charles Band, Stuart Gordon quitte les films de zombies pour les robots du futur avec LES GLADIATEURS DE L’APOCALYPSE aka ROBOT JOX (1990).

L’action se passe après la Troisième Guerre mondiale. La guerre est criminalisée. À la place, des robots géants appelés Robo Jox s’affrontent. Ces matches se déroulent entre les deux plus grandes superpuissances sur des territoires disputés. Achilles est pilote d’un de ces grands robots. Il va devoir s’emparer de l’Alaska…

robot-jox-poster

LES GLADIATEURS DE L’APOCALYPSE aura même le droit à une suite en 1993 avec ROBOT WARS d’Albert Band.

Dans cette logique et en débordant sur les années 90, un grand nombre de séries B de SF seront des post-nukes avec des États policiers robotisés et informatisés, un peu comme si la SF se rouillait dans les 90′s, et ceci jusqu’à… l’arrivée de DARK CITY et de MATRIX. Des post-nukes souvent sans gros budgets et produits par Roger Corman ou Charles Band, dont voici une liste non-exhaustive (et ça fait d’ailleurs beaucoup trop pour mon petit cerveau d’avoir dû ingurgiter tous ces films pour mon article) :

ARCADIA (1990) de Paul Bamborough, HARDWARE (1990) de Richard Stanley, DOLLMAN (1991) d’Albert Pyun, TERMINATOR 2 (1991) de James Cameron, PROTOYPE X29A (1992) de Phillip J. Roth, ACTION MUTANTE (1993) d’Alex de la Iglesia, CYBORG COP 1, 2 & 3 (1993-1996), FORTRESS (1993) de Stuart Gordon, KNIGHTS, LES CHEVALIERS DU FUTUR (1993, Knights) d’Albert Pyun, L’ARMÉE DES 12 SINGES (1993, Twelve Monkeys) de Terry Gilliam, TC 2000 (1993) de T.J. Scott, NEMESIS 1 & 2 (1993-1995) d’Albert Pyun, CYBER TRACKER (1994) de Richard Pepin, DEATH MACHINE (1994) de Stephen Norrington, AUSGESTORBEN (1995) de Michael Pohl, DIGITAL MAN (1995) de Phillip J. Roth, JUDGE DREDD (1995) de Danny Cannon, TANK GIRL (1995) de Rachel Talalay, ZONE 39 (1996) de John Tatoulis, BLEAK FUTURE (1997) de B. Scott O’Malley…

- Trapard – (CosmoFiction)

FIN !

terminator3

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Un commentaire

  1. trapard dit :

    Calquée sur TERMINATOR, il y a aussi l’incroyable navet L’HOLOCAUSTE DES ROBOTS (1986) produit par Charles Band et réalisé pat Tim Kincaid a qui l’on doit aussi un ROBOT KILLERS (1987) tout aussi nul.

    https://www.youtube.com/watch?v=u3EfHbGPHro

    On y trouve des robot-craignos comme Klyton et Torque :

    http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-robotholocaust-robot-holocaust.html

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