LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (4e partie)

L’aventure se poursuit sur les terres  désertes et poussiéreuses du post-apocalyptique des 80′s avec cette quatrième partie de notre grand dossier signé Trapard (voir également les parties 1, 2 et 3). Notre Mad Max nous emmène aujourd’hui à bord de son Interceptor dans des contrées australiennes et italiennes où parfois nul homme n’est encore jamais allé…

LORSQUE LE « NO FUTURE » DEVIENT APOCALYPTIQUEMENT UN GROS FOUTOIR !

madmax

Pour ce qui nous concerne avec CosmoFiction, les années 80 ont fait péter la planète dans un nombre incroyable de post-nukes de séries B et Z, souvent italiennes, parfois très réussies mais souvent très mauvaises. Et c’est MAD MAX, le film de SF punk australien de George Miller qui annonce la couleur d’un futur ultra-violent où seuls les plus forts et les plus brutaux prennent le dessus. Un mouvement madcinématographique qui coïncide avec la seconde vague punk (si l’on considère bien entendu que la première vague datant de la fin des années 60 aux États-Unis, et décrite par les historiens du rock n’en est pas vraiment une). Un cinéma mettant en avant la violence urbaine avec LES GUERRIERS DE LA NUIT (1979, The Warriors), CLASS 84 (1982), mais surtout, NEW-YORK 1997 (1981, Escape from New-York), un film de John Carpenter, prônant un État-Policier futuriste et qui sera une source d’inspiration inépuisable pour le cinéma bis post-nuke italien mélangé à l’univers de MAD MAX (1979) et aux grands espaces dévastés de MAD MAX 2 (1981, The Road Warrior). Ce deuxième volet cristallisant par la même occasion une forme nouvelle de road-movie futuriste :

mad1Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et le chaos règne sur le monde. Après avoir vu sa famille et son collègue massacrés par une bande de motards, Max Rockatansky, un ancien policier de la route, vit désormais en marge, sillonnant les routes de ce pays livré à la violence et à la loi du plus fort au volant de son bolide, l’Interceptor…

Mais avant de commencer ma longue série de titres de nanars italiens copiés sur le second volet de MAD MAX, j’indiquerai un très bon post-nuke néo-zélandais : LE CAMION DE LA MORT (1981, Warlords of the 21st Century) d’Harley Cokeliss.

Après l’ère du pétrole, les nations ont fait faillite, les gouvernements sont tombés, un nouvel âge sans loi s’est établi. Fuyant les villes, les populations ont créé dans les campagnes des communautés qui vivent en circuit fermé, retranchées derrière les fortifications qu’elles ont érigées pour se protéger des pillards. Mais leurs palissades sont inefficaces face à la puissance du camion blindé de Straker, l’homme qui s’est taillé un empire basé sur la violence et la cruauté. Face à Straker va bientôt se dresser un mystérieux personnage en armure. Il s’appelle Hunter, c’est un ex-commando qui vit retiré du monde et se déplace à moto…

warlords

La firme américaine Empire Pictures, alors en concurrence avec un flot de sorties de post-nukes italiens que je citerai la fois suivante, en profite pour sortir METALSTORM, LA TEMPÊTE D’ACIER (1983, Metalstorm : the destruction of Jared-Syn) de Charles Band :

Après un cataclysme, Dogen, est un « ranger », chargé de maintenir l’ordre dans les territoires les plus hostiles où s’agitent des tribus de mutants guidés par un comploteur du nom de Jared-Syn. Ce dernier, secondé par son fils Baal, a pour ambition de se faire élire chef des tribus, ce qui l’aidera à contrôler le cristal du pouvoir de Seth…

Du lourd ! Et autrement dit, un gros mélange d’heroïc-fantasy à la KRULL (1983) mais dans un monde post-apocalyptique à la MAD MAX 2.

metalstorm

Au Canada, Clive A. Smith tourne le film d’animation-rock-musical ROCK & RULE (1982), un peu sur la lancée du SF-rock du récent MÉTAL HURLANT (1981) de Gerald Potterton.

rock-rule-posterDans un futur apocalyptique, les animaux ont remplacé les humains, ces derniers ayant disparu, dont ils ont maintenant toutes les caractéristiques. La gracieuse Angel, membre d’un groupe punk rock sans succès, est enlevée par l’horrible Mok, une superstar au statut de mythe. Mok a l’intention d’utiliser la voix d’Angel pour ouvrir les portes d’une autre dimension. Omar, l’ami d’Angel, ainsi que Stretch et Dizzy, les deux autres musiciens du groupe, partent à la recherche de leur amie…

Toujours dans le film d’animation post-apocalyptique, mais en nettement plus poétique et moins punk, l’ancien élève de Paul Grimault, Jean-François Laguionie sort GWEN, LE LIVRE DES SABLES en 1984 en France.

Une jeune fille, Gwen, a été adoptée par une tribu de nomades, dans un monde post-apocalyptique envahi par le sable. Dans ce désert, où ne subsistent que de rares animaux, une autruche, une gerboise ou un scorpion, une entité inconnue déverse parfois des flots d’objets, reproductions gigantesques de produits banals de notre monde (valises, téléphones, horloges…). Quand le jeune garçon avec lequel Gwen s’est liée d’amitié est enlevé par l’entité, Gwen part avec Roseline, une vieille dame, à sa recherche. Elle va rencontrer d’autres humains vivant dans les restes d’une civilisation éteinte…

traquésMais revenons en Australie avec LES TRAQUÉS DE L’AN 2000 (1982, Turkey Shoot) de Brian Trenchard-Smith, parce qu’il n’y a pas que MAD MAX en Australie… Y’a aussi des kangourous ! Ce film d’anticipation de Trenchard-Smith ne définit pas vraiment de monde post-apocalyptique, bien que son intrigue se déroule dans un monde futuriste quelque peu dévasté et désocialisé, mais avec un rapport évident au monde de demain présenté dans SOLEIL VERT (1973, Soylent Green) de Richard Fleischer.

Dans un futur proche, sous un régime totalitaire, la chasse aux « déviants » est ouverte. Que vous soyez à peine soupçonné de prostitution, ou bien que vous vous exprimiez un peu trop librement, vous aurez droit au camp de rééducation. Au programme de l’établissement : séances de torture, gardiens sadiques jusqu’à une organisation de chasse à l’homme…

En 1986, Brian Trenchard-Smith a tourné un autre film d’anticipation assez New Wave où dans un futur proche, l’économie s’est effondrée et les vagues de criminalité sont devenues massives avec DEAD-END DRIVE-IN, sorti à l’époque en VHS sous le titre LE DRIVE-IN DE L’ENFER.

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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Également dans la catégorie Dossier :

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INDEX DE COSMOFICTION

 


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