Archive pour mai, 2014

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (6e partie)

Avant-dernier épisode de notre grand feuilleton post-apocalyptique des Eighties (les autres se cachent ici). Trapard est pas loin d’avoir atteint la dose maximale de radiations. Il est temps pour lui de revenir sur des terres plus saines, car lorsqu’on croise Sybil Danning en compagnie de Johnny Halliday et d’Akira, les séquelles peuvent être irréversibles…

DU NANAR FUTURISTE JUSQU’À AKIRA

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Toujours en 1983, l’Afrique du Sud produit SURVIVAL ZONE (1983) de Percival Rubens.

survival1988, après la Troisième Guerre mondiale (le film date de 1983 !), il ne subsiste que quelques survivants disséminés ici et là. D’un côté, nous avons une horde de motards psychopathes nihilistes cannibales. De l’autre nous avons une gentille famille modèle, qui rebâtit son petit monde avec philosophie. Entre deux, il y a Adam, un jeune loup solitaire, un rien naïf qui piste les motards…

Un film violent mais parallèlement bourré de bons sentiments.

Puis voici venu le temps – non pas de l’Île aux Enfants – mais du cinéma bis philippin avec les films du réalisateur Cirio H. Santiago, avec STRYKER (1983) aka THE WARRIORS OF TOMORROW ON THE HIGHWAY TO HELL, histoire de reprendre le titre du morceau d’AC/DC pour faire plus australien… comme MAD MAX 2 que ce film imite tendrement, ainsi que RAMBO. Mais bon, RAMBO et le cinéma bis philippin a toujours été une intarissable histoire d’amour et une interminable série d’imitations à une époque où le cinéma bis italien disparaissait.

Dans un avenir lointain, les ressources en eau de la planète se sont presque taries. Une femme connaît l’une des dernières sources protégées par des Amazones. Elle est capturé par un bandit qui essaye de la faire parler sous la torture. Mais un héros, Stryker, s’engage avec d’autres « good guys » et les Amazones pour libérer la jeune femme…

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Et LES GUERRIERS DU FUTUR (1985) aka LES ROUES DE FEU (Wheels Of Fire) aka DESERT WARRIOR ou l’éternel retour sans fin de MAD MAX 2 : Après la bombe atomique, l’humanité vit au milieu d’un vaste champ de ruines, parcourant les étendues dévastées à bord de véhicules aménagés pour le combat. Le gouvernement tente vaille que vaille de maintenir l’ordre avec ses soldats, mais les communautés pacifiques vivent sous la menace de barbares dépenaillés, crasseux et violeurs. « Tracer », un des plus coriaces parmi les durs de durs qui zonent dans les ruines fumantes de la civilisation, tombe par hasard sur sa sœur Arlie, accompagnée de son nouveau petit ami. Mais Arlie est capturée et emmenée dans le camp de Scourge, un redoutable seigneur de guerre, pour y subir tous les outrages. Tracer décide alors de tout mettre en œuvre pour libérer sa sœur, et faire la peau à l’infâme Scourge…

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Puis c’est le nanar américain d’action futuriste, COMMANDO PANTHER (1984, Panther Squad) de Pierre Chevalier.

Dans un futur indéterminé, le monde est dirigé par la Nouvelle Organisation des Nations. Dans le cadre du programme de conquête spatiale, le lancement d’une fusée révolutionnaire est interrompu par une organisation écologiste terroriste, qui réclame l’arrêt des essais spatiaux et prend le contrôle de la fusée. C’est le moment pour N.O.O.N. de faire appel à son meilleur agent, Ilona. Et Ilona, c’est Sybil Danning !

guerriersdusoleilDans la logique du teen-movie, le réalisateur Alan Johnson a tourné le sympathique LES GUERRIERS DU SOLEIL (1986, Solarbabies).

Dans le futur, la Terre est devenue une planète aride. Un groupe d’adolescents en roller, qui se surnomment eux-mêmes les « Guerriers du soleil », sont guidés par une sphère mystérieuse nommée « Bodhi », celle-ci a la faculté de fournir de l’eau à la planète. Mais lorsque Bodhi est volée, les « Guerriers du soleil » se lancent dans une aventure sur roulettes avec l’intention de retrouver le puissant globe…

De retour en France, avec un faux alibi post-apocalyptique dans TERMINUS (1987) de Pierre-William Glenn et avec Johnny Hallyday, Karen Allen et Jürgen Prochnow dans les rôles principaux.

Une course effrénée à la mort à travers les méandres d’un jeu conçu pour un enfant «mutant». À la fin des années 80, Monsieur élabore un jeu pour Mati, un enfant «mutant». La règle est simple, il suffit de rallier Terminus, un endroit imaginaire, à bord du camion rouge, tout en évitant les pièges des camions gris. Gus, au volant, est guidée par Monstre, un ordinateur créé par Mati. Parfois défaillant, Monstre n’enregistre pas toujours les ordres et n’en fait qu’à sa tête. C’est ainsi que Gus est entraînée malgré elle dans un pays totalitaire où la course est prohibée. Arrêtée et emprisonnée, elle se retrouve en compagnie de Manchot, un ancien détenu. Torturée par les militaires, elle est sur le point de rendre l’âme quand Manchot décide de la libérer…

terminusLe Japon n’est évidemment pas en reste avec le post-nuke comme le prouve AKIRA (1988, アキラ) de Katsuhiro Ōtomo. L’introduction du film montre la destruction de Tokyo le 16 juillet 1988, le jour de la sortie du film au Japon.

31 ans plus tard, après la Troisième Guerre mondiale, en 2019, Neo-Tokyo est une mégalopole corrompue et sillonnée par des bandes de jeunes motards désœuvrés et drogués. Une nuit, l’un d’eux, Tetsuo, a un accident en essayant d’éviter ce qui semble être d’abord un jeune garçon mais qui a un visage de vieillard. Il est capturé par l’armée et est l’objet de nombreux tests dans le cadre d’un projet militaire ultra secret pour repérer et former des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques…

Voici encore quelques titres de films de ce genre : SHE (1982) aka BARBARIANS de Avi Nesher, PARASITE (1982) de Charles Band, LE CIMETIÈRES DES VOITURES (1983) de Fernando Arrabal, RUSH 1 & 2 (1983-1984) de Tonino Ricci, MAD WARRIOR (1985) de Willie Milan, SURVIVAL EARTH (1985) de Peter McCubbin, AMERICA 3000 (1986) de David Engelbach, CREEPOZOÏDS (1987) de David Decoteau, STEEL DAWN (1987) de Lance Hool, URBAN WARRIORS (1987) de Giuseppe Vari, SURF NAZIS MUST DIE (1987) de Peter George, DESERT WARRIOR (1988) de Jim Goldman, PHOENIX THE WARRIOR (1988) de Robert Hayes, AFTERSHOCK (1990) de Franck Harris, LE TRÉSOR DES ÎLES CHIENNES (1990) de F.J. Ossang, A NYMPHOÏD BARBARIAN IN DINOSAUR HELL (1991) de Brett Piper.

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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MAKING OF FEATURETTE DE POLTERGEIST (1982)

Dans ce « Making of Featurette » de POLTERGEIST, on peut voir Steven Spielberg à l’œuvre sur le tournage (plus que Tobe Hooper…), les acteurs principaux du film et l’élaboration de quelques effets spéciaux.

- Morbius – (CosmoFiction)

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INSTANTANÉ : ELECTRIC DREAMS (1984)

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(CosmoFiction)

COSMOCRITIQUE : INCIDENTS DE PARCOURS (1988)

COSMOCRITIQUE : INCIDENTS DE PARCOURS (1988) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

incidents1Une histoire de singe pas comme les autres que ce très intéressant INCIDENTS DE PARCOURS de George A. Romero (LA NUIT DES MORTS-VIVANTS). Voici la critique de Yan D. publiée dans le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine de janvier 1990.

L’histoire : « Allan Mann est un jeune scientifique doué qui voit son brillant avenir brisé par un accident qui le laisse paraplégique. Il sombre alors dans la dépression jusqu’au jour où un ami lui offre un singe capucin prénommé Ella. Avec ce singe, Allan reprend goût à la vie, mais l’animal développe bientôt un comportement agressif envers tous ceux qui s’approchent de lui. » (Wikipédia)

Il y a des metteurs en scène dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas très prolifiques. C’est le cas notamment de George Andrew Romero qui, en vingt ans de carrière, n’a que six films à son actif. Six films, oui, mais quels films ! Jugez plutôt : LA NUIT DES MORTS VIVANTS (LE classique of the classiques), MARTIN, ZOMBIE (chef-d’œuvre), CREEPSHOW (un classique), LE JOUR DES MORTS VIVANTS (superbe) et enfin INCIDENTS DE PARCOURS (hallucinant). Dans ce dernier, il est heureux de constater le changement d’optique opéré par Romero (que l’on aurait pu croire définitivement enfermé dans un carcan zombiesque). En effet, ici, point de créatures éructantes et baveuses, point de vampires et encore moins de loups-garous. Non. Dans INCIDENTS DE PARCOURS, il n’y a qu’un singe. Un innocent, un mignon petit singe. Si mignon, en fait, que l’on a envie de le prendre dans ses bras pour le cajoler. Cependant, ce singe n’est pas comme les autres : il est supérieurement intelligent par rapport à la moyenne de ses petits copains, tellement intelligent qu’il peut même se mettre en contact télépathique avec un humain et également ressentir toute la gamme d’émotions…

incidents2Comme on peut le constater, l’intrigue d’INCIDENTS DE PARCOURS est tout à fait originale et passionnante. L’histoire ne sombre dans aucune facilité (si ce n’est la scène d’amour, quelque peu incongrue… mais pas dénuée de sens). Comme d’habitude chez les films de Romero, l’interprétation est hors-pair : les acteurs entrent dans la peau de leur personnage avec un tel talent, un tel réalisme, qu’on y croit vraiment, notamment en ce qui concerne Allan, magistralement interprété par Jason Beghe (qui ne volerait pas une nomination à l’Oscar) et aussi l’astucieux primate, Boo (et on ne rigole pas !), qui est certainement la révélation du film (je n’avais pas vu un singe aussi réaliste depuis… 1933, avec KING KONG !).

La musique, magistrale, fait ressentir admirablement le drame qui se joue dans le film. Elle est dûe aux talents du musicien David Shire qui nous livre là une partition quelque peu ressemblante à celle de LINK signée Goldsmith.

Les effets spéciaux sont quant à eux l’œuvre d’un vétéran des films de Romero : Tom Savini, qui travaille avec le grand cinéaste depuis 1977 (MARTIN). Dans INCIDENTS DE PARCOURS, les SFX sont aussi réussis qu’invisibles à l’écran (et c’est un compliment que je fais à Savini). Quoiqu’il en soit, il s’agit là d’une réussite majeure dans la carrière du Maître.

Mais la palme revient sans nul doute à Romero qui, avec son dernier film, nous prouve enfin qu’il sait filmer autre choses que des zombies. Le seul défaut du film serait peut-être sa lenteur (on les sent passer les 90 minutes, croyez-moi !). Néanmoins, ce n’est là qu’un infime détail qui ne nuira en rien au futur classique de Romero.

- Yan D. - (CosmoFiction)

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Gremlins / Terminator / Les Goonies / 2010, l’Année du Premier Contact / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Histoires Fantastiques / Hellraiser, le Pacte / Cocoon / Princess Bride / Running Man / Miracle sur la 8e Rue / Starman / Legend

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INSTANTANÉ : MOONTRAP (1989)

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(CosmoFiction)

L’AFFICHE : NEW YORK 1997 (1981)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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Sacrée affiche pour un sacré film ! NEW YORK 1997, réalisé en 1981 par John Carpenter, fait partie intégrante de ces films qu’il faut avoir vus, de ces classiques incontournables, de ces films cultes, pour ne pas dire de ces chefs-d’œuvre, oui, tout simplement.

Les 80′s débutaient fort avec ce film où un certain Snake Plissken (Kurt Russell), un dangereux voyou criminel, avait pour mission d’aller sauver le président des États-Unis tombé, par accident, en plein cœur de la plus redoutable prison au monde (en 1997 !) : New York, New York…

Cette version américaine de l’affiche est dix fois supérieure à la française, proche de l’amateurisme. La statue de la Liberté décapitée… tout un symbole…

- Morbius – (CosmoFiction)

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Galaxina / La Galaxie de la Terreur / Star Crystal / Crime Zone / Forbidden World / Nightflyers / Space Raiders / Les Mercenaires de l’Espace / Contamination / L’Humanoïde / Deathstalker / Les Aventures de Jack Burton / Le Retour de Godzilla

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INSTANTANÉ : ALIENS (1986)

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(CosmoFiction)

JOE DANTE ET « GREMLINS » (2)

JOE DANTE ET À la question « Par quoi avez-vous été particulièrement attiré dans le scénario de GREMLINS ? », Joe Dante répond : « Le ton. Au départ, il s’agit d’une histoire très naïve, très tendre, un peu comparable aux films de Frank Capra et de Preston Sturges… Et puis, au milieu, le récit bascule brutalement dans l’épouvante. C’est comme si on avait renvoyé le premier metteur en scène et engagé Hitchcock ou Fritz Lang pour finir le film ! La juxtaposition de ces deux styles disparates m’a beaucoup intéressé. J’étais curieux de voir la réaction des spectateurs. Le succès du film m’a d’ailleurs plutôt étonné. D’autre part, j’aime les films qui peuvent être perçus comme une pure distraction, mais dont la structure me permet de glisser des choses moins évidentes. »

(L’Année du Cinéma Fantastique 84-85 / Guy Delcourt / éd. Bédérama)

(CosmoFiction)

INSTANTANÉ : CREEPSHOW (1982)

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(CosmoFiction)

LE POST-APOCALYPTIQUE DES ANNÉES 80 (5e partie)

Cinquième partie de notre balade post-apocalyptique dans le cinéma des 80′s (les chapitres précédents : partie 1, partie 2, partie 3, partie 4). Aujourd’hui, Trapard vous convie à rencontrer une véritable ménagerie sauvage : les Gladiateurs du Futur, les Exterminateurs, le gang des Templars, les Euraks, les Interceptors, les Texas Rangers, les Trapardators (ah non, celui-là n’est pas présent…), tous, absolument tous made in Italy !

LORSQUE L’ITALIE SORT LA GROSSE ARTILLERIE FUTURISTE !

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Dans la lignée des GUERRIERS DE LA NUIT et de NEW-YORK 1997, l’Italie se lance déjà à la conquête du film de gangs futuristes avec LES GUERRIERS DU BRONX (1982, 1990 : I guerrieri del Bronx) aka THE BRONX WARRIOR d’Enzo G. Castellari.

guerriersNew York, 1990, futur post-apocalyptique. Une jeune fille s’introduit dans le quartier du Bronx, décrété zone dangereuse et détenu par des bandes féroces qui se déchirent entre elles. Elle devient l’enjeu d’un compétition furieuse dans l’enceinte de ce lieu interdit…

Mais c’est surtout avec LES GUERRIERS DU BRONX 2 (1983, Fuga dal Bronx) du même Castellari que les choses se précisent puisqu’étant pourtant encore très inspiré de NEW-YORK 1997, le film fut vendu sous plusieurs titres futuristes erronés dont ESCAPE 2000. « Je suis Rital et je le reste »  aurait pu fredonner notre cher Enzo G. Castellari.

Dans un futur proche où la société est plus que jamais sous le joug de multinationales sans scrupules, l’une d’elles souhaite faire table rase du vaste dépotoir qu’est devenu le Bronx pour y construire une cité moderne. Pour ce faire, elle charge Wangler et ses exterminateurs d’éradiquer les derniers habitants et les bandes de loubards qui hantent encore les lieux…

LES GUERRIERS DU BRONX 1 & 2 permettent surtout de mettre en avant une nouvelle vedette italienne, géant chevelu et musclé au visage d’enfant et à la démarche d’un Jar-jar Binks constipé, et au jeu particulièrement insipide que seuls les doublages dédiés à l’exportation du film sauvent du profond ridicule : j’ai nommé Mark Gregory (de son vrai nom, Marco Di Gregorio).

Histoire de continuer de pomper à la même source, le même Castellari tourne aussi sur sa lancée, LES NOUVEAUX BARBARES (1983, I Nuovi barbari).

En 2019, après la fin de la Troisième Guerre mondiale, les rares rescapés tentent de survivre dans un monde dévasté où le gang des Templars cherche à annihiler toute forme de vie restante…

Les Templars se veulent évidemment inspirés des barbares motorisés de MAD MAX 2 mais avec des looks plus proches de ceux des Village People et à la manière futuriste (et avec beaucoup de sérieux). Le chef des Templars est interprété par le géant George Eastman (qui, au passage, joue dans presque tous les post-nukes italiens des 80′s), et il est affublé dans LES NOUVEAUX BARBARES d’une sorte de costard de Stormtrooper du dimanche super ringard et plus blanc que blanc (ce qui, entre nous, ne doit pas lui faciliter le lessivage après une guerre atomique).

2019

Puis vient le temps de 2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW-YORK (1983, 2019 – Dopo la caduta di New York) de Sergio Martino, l’un des meilleurs post-nukes italien de cette période, même s’il a, par certains côtés, tout du nanar italien.

2019bUne société se scinde en deux groupes après une guerre nucléaire. La Fédération emploie un mercenaire pour infiltrer la ville de New York qui est sous la domination Euraks, et afin de venir en aide à la dernière femme fertile de la Terre…

Une dictature sur une planète stérile où les océans et les déserts sont radioactifs, entraînant des hybridations chez les êtres humains, voilà qui annonce un futur des moins réjouissants. Reprenant le principe de NEW-YORK 1997, les Euraks ont fait de la ville de New-York un vrai camp de concentration où ils entassent ceux qui constituent la rébellion à leur domination politique. Dans le Nevada, des courses de voitures ont lieu, et c’est un moyen pour Sergio Martino de reprendre toute une iconographie mécanique issue des MAD MAX. Je me souviens d’ailleurs que cette imagerie autour de véhicules punks et futuristes avait permis la ressortie en VHS d’un autre film australien, qui n’avait pourtant rien à voir avec ce genre de sujets d’anticipation, mais dont le 2019cdesign des voitures rivalisait déjà d’inventivité : LES VOITURES QUI ONT MANGÉ PARIS (1974, The Cars That Ate Paris) de Peter Weir. Et 2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW-YORK préfigure plus de 20 ans en avance le thème central du FILS DE L’HOMME (2006, Children of Men) d’Alfonso Cuarón : la quête de survie de la fertilité dans un monde devenu presque entièrement stérile (bien que ce thème soit lui-même un dérivé du roman d’Orwell, 1984 et de ses différentes déclinaisons cinématographiques).

Avec LES PRÉDATEURS DU FUTUR (1983, I Predatori di Atlantide) aka THE ATLANTIS INTERCEPTORS, le nanar de Ruggero Deodato mélange allègrement RAMBO, LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE et l’imagerie de MAD MAX 2.

prédateursDans un futur proche, sur une plate-forme de recherches océanographiques, une équipe de savants découvre une plaque en or massif. Une fois celle-ci dégagée de la fange et totalement nettoyée, d’étranges inscriptions intriguent bientôt les scientifiques. Des tests de datation situent l’objet à l’ère précolombienne. Mais un terrible raz-de-marée empêche les chercheurs de poursuivre plus avant leurs investigations. Lorsque le calme revient, seuls trois rescapés parviennent à rejoindre une embarcation de plaisanciers, qui passe là par hasard. Le petit groupe débarque alors dans une ville ravagée. D’étranges bandits, les Interceptors, y saccagent tout sur leur passage…

On y retrouve d’ailleurs Humungus et sa bande, mais interprétés par des comédiens italiens, le nom du gang étant les « Interceptors » comme le véhicule de Max, le titre international du film de Deodato, ATLANTIS INTERCEPTORS, cherchant évidemment à attirer des spectateurs fans de MAD MAX 2. L’attaque des Interceptors se déroulant sur une simple île près des côtes de la Floride, le réalisateur a finalement simplement remplacé les zombies et cannibales côtiers habituels du bis italien par ce gang de hors-la-loi motorisés d’outre-mer. C’est presque WATERWORLD, mais en version nanar et sans dépasser les rivages de l’île en question : en gros, ça ne vole pas haut et ça ne flotte pas non plus.

L’année 1983, le réalisateur français Yves Boisset adaptait le roman The Prize of Peril, de Robert Sheckley avec LE PRIX DU DANGER qui montrait dans un futur proche, un jeu télévisé intitulé Le Prix du danger dont la règle est la suivante : un homme constamment suivi par les caméras télévisées doit parvenir à rejoindre un endroit secret en échappant à cinq traqueurs chargés de le tuer. Le roman de Shecley sera réécrit à la manière futuriste par Stephen King et publié en 1982, et Paul Michael Glaser en tournera en 1987 le film RUNNING MAN. Mais la même année que la sortie du PRIX DU DANGER (1983), Joe D’Amato sortit LE GLADIATEUR DU FUTUR (1983, Endgame, Bronx lotta finale), une sorte d’adaptation inavouée de Sheckley et de King à la manière post-nuke.

New-York. À la suite d’une guerre nucléaire, des gladiateurs s’affrontent dans une arène et leurs exploits sont retransmis à la télévision. L’un d’eux, Shannon, est contacté par une femme mutante, qui lui demande de l’aider à sortir de la zone contaminée où elle est enfermée avec des amis…

LE GLADIATEUR DU FUTUR

Un jeu télévisé après une guerre nucléaire, il faut bien s’appeler Joe D’Amato pour nous pondre un tel sujet et pour réunir en un seul film tous les ingrédients du non-succés des nanars italiens énumérés au-dessus : New-York, le Bronx, des mutants, des loubards, etc… Certains véhicules futuristes sont aussi visibles dans LE GLADIATEUR DU FUTUR mais leur apparence kitsch et colorée nous prouve qu’on est à des années lumières d’un BLADE RUNNER mais bel et bien dans un film costumé (déguisé ?) des années 80. Et cinéma italien oblige, on n’échappe pas aux coups de poings et aux gifles sonores…

2072Incroyablement, Lucio Fulci nous pond un sujet identique l’année suivante, avec une touche de ROLLERBALL (1975) et de COURSE À LA MORT DE L’AN 2000 (197, Death Race 2000) en prime. C’est 2072, LES MERCENAIRES DU FUTUR (1984, I guerrieri dell’anno 2072) aka LES CENTURIONS : AN 2001 aka ROME 2033 THE FIGHTER CENTURIONS. Des dates si fondamentalement différentes qu’elles nous laissent un peu rêveurs, non ?

Alors que Rome en 2072 (ah, voilà !) n’est que violence et carnage, une chaîne de télévision invente un jeu de gladiateurs à moto dans une arène, avec des condamnés à mort. Drake, condamné à mort après une machination policière, se retrouve dans l’arène face à trois hommes…

exterminateursPuis ça se « corse » (bien qu’il s’agisse d’« Italiens ») avec LES EXTERMINATEURS DE L’AN 3000 (1983, Gli Sterminatori dell’anno 3000), un film italo-espagnol de Giuliano Carnimeo.

La Terre en l’an 3000 (bon sang, que le temps passe vite…). Des paysages ravagés par la sécheresse. Depuis la dernière explosion atomique, pas une goutte d’eau n’est tombée. Toute une zone est décrétée territoire interdit car y règnent des bandes farouches et barbares, les « Exterminateurs ». Alien est l’un d’eux et à bord d’un véhicule blindé et super-équipé d’armes en tout genre, il sème la terreur à la recherche de la moindre goutte d’eau…

Et encore un pur dérivé de MAD MAX 2, évidemment, et dans la plus limpide tradition de son imitation nanardesque, la majorité des scènes, des personnages et des décors étant calqués sur ceux du film de George Miller mais en très peu crédibles. Sans parler de cette sale manie qu’avaient les réalisateurs italiens de faire jouer des gamins ultra-bavards dans leurs post-nukes depuis la sortie de MAD MAX 2 avec son jeune sauvageon muet (cherchez l’erreur, à moins que ce soit une forme d’originalité de leur part…).

2020Encore en Italie, Joe D’Amato a réalisé 2020 TEXAS GLADIATORS (1983, Anno 2020 I Gladiatori Del Futuro), un western post-apocalyptique dans la plus pure veine nanardesque :

Après l’explosion d’une quelconque bombe (on ne les compte déjà plus depuis le début de cet article), le monde a régressé vers la sauvagerie. Au Texas, seuls les Texas Rangers du futur maintiennent un semblant d’ordre face aux bandits et aux pillards de toutes sortes…

Des cowboys et des Indiens dans un futur post-apocalyptique, autrement dit : c’est complètement crétin.

Encore un nanar italien, mais peut-être plus original que les autres : LES RATS DE MANHATTAN (1984, Notte di terrore) aka RATS de Bruno Mattei.

Après une catastrophe atomique mondiale, les deux nouvelles civilisations subsistant sur Terre sont menacées par une invasion de rats. Deux cent vingt-cinq ans après une catastrophe atomique, le monde est divisé en deux camps. Il y a ceux qui vivent sous Terre et les primitifs, qui vivent sur ce qui reste de la surface terrestre. Puis, il y a des rats, par milliers, qui menacent les survivants…

- Trapard – (CosmoFiction)

À SUIVRE !

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