« BLADE RUNNER » : UNE CRITIQUE D’ÉPOQUE

Dans les années 80, je me souviens très bien que la revue Première n’était pas tendre avec les films fantastiques et de science-fiction, sa bête noire étant STAR TREK… Mais heureusement, avec le temps l’équipe de rédaction a changé et donc, avec elle, son opinion sur les films que nous aimons ici. Voici la critique de BLADE RUNNER parue en 1982 dans les pages de Première. Je n’ai malheureusement (ou heureusement…) pas le nom du journaliste.

- Morbius – (CosmoFiction)

blade« Du style avant toute chose. Telle est, depuis LES DUELLISTES et ALIEN, la devise de Ridley Scott. BLADE RUNNER n’y échappe pas. Comme chaque fois, Scott soigne les décors, les ambiances, les costumes, les lumières, voulant créer à chaque film un univers plastique nouveau. Dans BLADE RUNNER – avec l’aide géniale de Syd Mead, l’un des meilleurs « designers futuristes » américains, et de Douglas Trumbull, « le » spécialiste des effets spéciaux (2001) – il y réussit parfaitement. Rarement ville du futur aura été aussi bien pensée et réalisée et aura présenté une vision aussi riche et aussi dense. Comme avec la navette spatiale d’ALIEN, il arrive à nous faire croire que cette ville n’est pas née hier mais qu’elle a déjà vécu : les immeubles y ont trente-six styles comme s’il y avait déjà eu trente-six époques, les rues où grouille une foule innombrable sont défoncées et toujours embouteillées par des véhicules étonnants. En outre, à cause de la pollution, il règne une nuit permanente et la pluie, qui ne cesse de tomber, oblige les piétons à porter des parapluies aux manches de néon : ce qui donne au macadam les reflets et les éclats qu’il avait dans les films des années 40. Volontairement. BLADE RUNNER est une « detective story » du futur (dont les hors-la-loi sont les « répliquants », des hommes créés artificiellement qui se sont révoltés). Oui, mais voilà… Ridley Scott a tant soigné le décor et les ambiances qu’il en a quelque peu oublié l’histoire et les personnages auxquels pourtant Harrison Ford et trois « découvertes » : Rutger Hauer, Daryl Hannah et Sean Young s’efforcent de donner vie… L’écrin est superbe mais… un peu vide, peut-être ? »

 


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