COSMOFICHE : KRULL (1983)

COSMOFICHE : KRULL (1983) dans CINÉMA 14030108224915263612024432KRULL

Année : 1983
Réalisation : Peter Yates
Scénario : Stanford Sherman
Production : Ron Silverman
Musique : James Horner
Effets spéciaux : Derek Meddings
Pays : U.S.A / G.B.
Durée : 1 H 40
Interprètes : 
Ken Marshall, Lysette Anthony, Freddie Jones, Francesca Annis, David Battley, Bernard Bresslaw…

L’HISTOIRE
Les épousailles de Colwyn, fils du roi Turold et de Lyssa, fille du roi Eirig, prévues pour réunir les deux royaumes, ne sont pas du goût de la Bête, cachée dans la Forteresse Noire qui fait enlever la belle. Mais son fiancé, aidé du cyclope et de toute une bande de rebelles, délivrera sa bien-aimée. (Wikipédia)

LES DRAGONS DE KRULL
KRULL, sorti la même année que LE RETOUR DU JEDI et d’autres productions cinématographiques d’envergure, fut un échec retentissant au box-office. C’est la Columbia qui a tenu a produire ce film d’heroic-fantasy, un genre qui commençait à être à la mode dans les années 1980 (CONAN LE BARBARE, CONAN LE DESTRUCTEUR, KALIDOR, LE DRAGON DU LAC DE FEU…). Réalisé par Peter Yates (LES GRANDS FONDS, BULLIT…) pour un budget conséquent de 32 millions de dollars, KRULL, qui devait d’abord s’appeler LES DRAGONS DE KRULL (des dragons étaient en effet prévus au départ), a utilisé les services d’un grand spécialiste des effets spéciaux de l’époque : Derek Meddings (on lui doit les effets spéciaux des THUNDERBIRDS, JAMES BOND, SUPERMAN avec Christopher Reeve…).

Derek Meddings, qui s’est ainsi occupé d’un magnifique décor de toile d’araignée géante, déclare :  »Avec des fils de Nylon extensibles, j’ai d’abord tissé une toile sur toute la hauteur d’un studio, avant d’y plonger les acteurs. Sur un autre plateau, l’araignée avançait selon les procédés classiques de l’animation. Puis j’ai recréé un minicocon creusé d’un trou noir, au fond duquel était projetée l’image de l’action. »

UNE COLORATION MÉDIÉVALE 
14030108241315263612024433 dans COSMOFICHERon Silverman, producteur du film, vante KRULL : « D’abord, et avant d’essayer de vous raconter que notre film est meilleur que tous les autres, quelques efforts qu’ils fassent pour nous égaler par le style ou par le sujet, je vous dirai qu’il y a dans KRULL une chose qui le distingue de la production actuelle : nous nous sommes tout particulièrement attachés à la psychologie des personnages. Nous avons apporté le plus grand soin aux effets spéciaux et il va de soi que, associés à la qualité des décors, ce sont eux qui vont faire vendre le film. » Et Ron Silverman de poursuivre : « Les racines de KRULL plongent profondément dans la littérature ; son sujet, la lutte du Bien et du Mal, remonte à la mythologie. Il y est question de la survivance de la Chevalerie – entendez par là : le souci, le soin des autres. On y trouve donc une coloration médiévale, certes, mais réhaussée d’éléments du plus haut exotisme, et dans un contexte différent. Bien sûr, c’est ce que tout le monde vous dit : « Oh ! notre film est complètement différent de tous les autres ! » Et c’est vrai que l’on part d’un concept différent. Au fond, l’histoire de départ de STAR WARS est plutôt simpliste, comme la nôtre, d’ailleurs, mais tant mieux si cela nous permet d’extrapoler et d’exploiter à fond la proposition de départ. »

14030108272915263612024439 dans KrullUN FILM NIAIS
On aimerait pouvoir aimer KRULL, film aux décors souvent magnifiques et à la mise en scène ambitieuse, mais ce drôle de mélange clinquant d’heroic-fantasy-SF ou de SF-heroic-fantasy est un véritable ovni du genre où les acteurs médiocres délivrent sans cesse des répliques niaises et où l’intrigue se résume à une peau de chagrin. On s’ennuie ferme (la scène des marécages est interminable) et l’humour passe mal (s’il s’agit d’humour…). Seule la splendide musique de James Horner, véritable petit chef-d’oeuvre, est à sauver de ce film incroyablement long pour n’avoir malheureusement rien à raconter.

L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« Seule incursion fantastique de Peter Yates, le film rappelle les George Pal d’antan, et c’est tout à son honneur. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

« Soucieux de garder ses distances par rapport au sujet, Peter Yates filme les combats avec une mollesse absolue, transforme ses personnages en « bubble-gum heroes », et gâche les rares bonnes idées du scénario (les chevaux aux sabots de feu…) par une mise en scène insipide. » (Guy Delcourt / L’Année du Cinéma Fantastique 84-85 / éd. Bédérama)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique, Mad Movies, L’Express, Starfix.

 

 


2 commentaires

  1. trapard dit :

    Je suis plutôt d’accord avec les avis donnés sur le film et plus particulièrement, en l’ayant revu il y a 3 ans environ où j’ai eu la très étrange impression d’avoir découvert un tout autre film dans les années 80. Je n’avais pas le même recul évidement, et en le revoyant j’étais presque peiné de m’ennuyer devant ce film qui m’avait plu autrefois.
    Et quand je lis les propos de Ron Silverman que tu as ajouté à l’article Morbius : « je vous dirai qu’il y a dans KRULL une chose qui le distingue de la production actuelle : nous nous sommes tout particulièrement attachés à la psychologie des personnages. »…Je me dis que je n’ai pas du tout vu le même KRULL que Ron Silverman, forcément :D :D

  2. morbius dit :

    Oui, je le trouve assez gonflé de dire ça. ;-)

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : ROBOT-CRAIGNOS (108)

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