L’AFFICHE : CRIME ZONE (1988)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

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CRIME ZONE est un film de science-fiction post-apocalyptique inédit en France, du moins c’est le site scifi-universe.com qui me le précise tout en m’offrant le synopsis que je vous livre tel quel : « La Troisième Guerre mondiale a achevé son œuvre. Les rares survivants se sont regroupés dans la cité « Soleil » et vivent sous la coupe de policiers impitoyables qui traquent le crime et éxécutent les sentences en direct, à la télévision. Bone, gardien du temple de l’hibernation, fait partie des privilégiés. Jusqu’au jour où on le renvoie pour non respect de la dicipline. Il se retrouve ainsi dans la CRIME-ZONE et fait la connaissance d’une prostituée, Helen, dont il tombe amoureux. Or, l’amour est tout aussi interdit que le crime… » 

À vrai dire, je me demande si ce film est bien un inédit car on le trouve quelque part à télécharger en français… Allez savoir. Seul Trapard saura me répondre !

CRIME ZONE, après STAR CRYSTAL présenté précédemment dans cette catégorie, est une fois de plus une production Roger Corman, ce qui signifie série B à budget étriqué, mais pas forcément exempte de qualités. Et puis quand même : il y a David Carradine (oui, oui, je sais, ce n’est tout de même pas synonyme de…). Cependant ne me demandez pas ce que vaut ce film réalisé par un certain Luis Llosa en 1988 : je n’en sais rien, ne l’ayant pas encore vu. J’ai trouvé l’affiche sympa, avec un côté Judge Dredd du pauvre et une ville futuriste échappée de FLASH GORDON.

Ce film vous intrigue, vous voulez voir CRIME ZONE ? Vous le trouverez tout entier visible sur YouTube, ici, mais en V.O.

- Morbius – (CosmoFiction)

 


9 commentaires

  1. Trapard dit :

    Je ne connais pas du tout ce film, et c’est vrai que l’affiche rappelle un peu celle de JUDGE DREDD.
    Par contre, la police d’écriture minimaliste des mots CRIME ZONE rappelle bien celle de la majorité des productions futuristes de Roger Corman des années 90. J’en ai à la pelle achetés en DVD à très bas prix. D’ailleurs, le site scifi-universe.com indique « Film (non sorti en salles françaises) » mais ce genre de productions Corman sont et étaient distribuées directement en vidéo : DTV. Lire Nanarland http://www.nanarland.com/glossaire-definition-30-D-comme-direct-to-video-ou-dtv-ou-v.html
    Je crois qu’il faut désormais définir comme « inédit », un film qui n’a ni été doublé, ni été sous-titré pour un passage en salles, en DVD ou à la télévision en France.
    Néanmoins, il existe des hackers qui créent les sous-titres de films inédits en France et dont ces versions sont très bien partagées (je pense à « Nausicaa » de Miyazaki dont il n’a longtemps existé que des versions avec sous-titrages français pirates du fait que le film n’était pas doublé en français). Mais tout cela se déroulant hors de tout circuit commercial d’une quelconque exploitation, ces versions sont des pirates et les films restent « officiellement » inédits.
    De plus, en parcourant la presse spécialisée comme Mad Movies, on se rend évidemment compte que les exploitants de salles sont devenus frileux et n’achètent pratiquement plus que des blockbusters ou des films « avec des stars de la télé » (autrement dit, le cinéma devient comme un luxe pour les spectateurs habitués à regarder la télévision). Et la majorité des séries B, bonnes ou mauvaises, de fantastique, de SF, de polars etc etc passent directement en « Direct-to-DVD » sans passer par la case « grand écran ».

  2. Trapard dit :

    Ajouter aussi un détail très technique (voire plutôt, administratif) : un film qui n’a été ni doublé, ni sous-titré pour une exploitation en salles, en DVD ou à la télévision en France, en plus d’être « inédit », ses producteurs ne sont tributaires d’aucuns droits via le CNC français. Un film inédit en France est donc « virtuellement » un film qui n’existe pas en France métropolitaine comme dans certaines de ses dépendances (en Nouvelle-Calédonie, nous sommes exclus du CNC et nous n’existons sous aucun régime particulier et politiquement définis quand à l’industrie cinématographique).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_national_du_cinéma_et_de_l'image_animée

  3. Trapard dit :

    Je pense aussi qu’en plus des exploitations en salles, en DVD ou à la télévision, il existe des accords avec le CNC pour des diffusions de films via Internet, notamment dans le circuit du Web-documentaire. Le Streaming doit aussi commencer à être exploité administrativement de cette manière, je suppose.

  4. morbius dit :

    Merci pour toutes ces précisions utiles, Trapard.

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : IMAGINART - ROGER DEAN

  5. Trapard dit :

    De rien, et simplement ajouter que lorsqu’on parle de piratage, on parle souvent de droits d’auteurs (des artistes) et de droits d’exploitations (des distributeurs).
    Mais pour être plus précis, le piratage s’en prend directement à l’État Français, via la CNC qui est un Service Public qui redistribue des fonds publics :

    « Le Centre national du cinéma gère un Compte de soutien (aides automatiques et sélectives au cinéma français) alimenté par
    -la taxe spéciale additionnelle sur le prix des places de cinéma (10,72 % du prix du billet),
    -la taxe sur les services de télévision (TST) acquittée par les éditeurs et distributeurs de services de télévision (5,5 % du chiffre d’affaires des chaînes de télévision, dont un peu plus du tiers est affecté au cinéma, et taxes des fournisseurs d’accès à internet)
    -et la taxe sur l’édition vidéo (2 % du chiffre d’affaires des éditeurs et importateurs, dont 85 % sont affectés au cinéma). »

  6. Trapard dit :

    Je me suis aussi rendu compte tout récemment que certains petits producteurs indépendants américains détournent les lois en proposant au streaming des films impossibles à pirater mais qu’ils éditent par ailleurs en DVD, au cas où des internautes qui les auraient visionné sur le web, voudraient s’en procurer une version.

  7. Jean Beauvoir dit :

    Certains disent que le CNC n’est pas une institution très neutre et qu’il faut traiter les « bons » sujets pour obtenir une aide financière ; aide sans laquelle, même les films disposant de bons atouts commerciaux, ne peuvent pas voir le jour en France.
    Si cela était vrai, ça pourrait expliquer pourquoi le cinéma fantastique est si peu représenté dans les productions hexagonales.

  8. morbius dit :

    Eh bien cela doit être vrai à mon humble avis…

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : IMAGINART - ROGER DEAN

  9. Trapard dit :

    Il me semble bien en effet qu’il existe des « aides financières » du CNC et que chaque film présenté (à l’état de projet) passe devant une commission. Il existe la même chose à la Province Sud de NC mais il faut reconnaître que les court-métrages fantastiques reçoivent mieux les faveurs localement et que les membres des jury sont parfois des fans de films de genre (P. Faessel, C. Augias…).
    Pour ce qui est du CNC, le jury des commissions est tournant et ce sont des gens du métier qui le composent, et comme le le cinéma fantastique est quasi-inexistant en France, cette question ressemble à l’image du chat qui court après sa queue.
    Le jour où il existera plus de fans de cinéma fantastique dans ce métier, ça modifiera forcément toute la donne.

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