Archive pour janvier, 2014

AEROBIC KILLER (1986)

Quand Dave Altou vous parle d’un film qu’il n’a pas vu, c’est que forcément quelque chose a attiré son regard sur l’affiche. Je me demande bien quoi…

AEROBIC KILLER (1986) dans CINÉMA 1401180120431526361190845714011801265615263611908464 dans HORREURAvant de commencer mon article, je dois vous avouer une chose : je n’ai jamais vu ce film !

Alors pourquoi vous en parler ? Eh bien parce que d’une, je fais ce que je veux à partir du moment ou le rédac’ chef ne me coupe pas la chique et que, de deux, en 86 (date de la sortie de ce joyau) j’avais 16 ans et qu’à cet âge, impossible de rester de marbre devant les courbes de la jeune actrice figurant sur l’affiche du film (que je trouve plutôt moche maintenant, comme quoi les goûts changent…).

De plus, j’étais alors, avec mon pote Trapard, dans une phase “psycho-killer” (HALLOWEEN, VENDREDI 13 et consorts), et que forcément cet AEROBIC KILLER avait tout pour titiller l’ado “avide” de gore et de sexe que j’étais (« étions » Trapard ?!). Mais ça, c’était avant, bien sûr…

Donc revenons à notre AEROBIC KILLER. Ce film a été réalisé par David A. Prior, un petit artisan de la série B, voire Z, des années 80 dont on retiendra principalement deux films tournés avec le kung-fu man David Carradine : FUTURE ZONE et FUTURE FORCE (voyez l’originalité des titres !). Au niveau des acteurs, à ma connaissance, aucun n’a remporté d’Oscar…

Le synopsis : “Deux ans plus tôt, Valérie, une jeune femme, a été massacrée dans un salon de beauté. Aujourd’hui, sa jeune jumelle, Rhonda, dirige une salle de gym. Une série de meurtres inexpliqués commence alors à semer la panique dans le club…” Ça c’est du synopsis qui décoiffe.

AEROBIC KILLER fait partie du sous-genre cinématographine du “slasher au gymnase” dont les plus emblématiques représentants sont TOXIC AVENGER et MURDER ROCK (de Maître Lucio Fulci).

Aux dires du site Nanarland, le film ne serait pas dénué d’intérêt : “Au final, AEROBIC KILLER est une production Prior qui sort clairement du lot, même si elle n’atteint pas les septièmes cieux d’ULTIME COMBAT. Il fera passer un bon moment à celui qui cherche à s’évader dans quelques paradis artificiels pour une durée moyenne de 80 minutes, laissant flotter un parfum de nostalgie pour les T-Shirts Waïkiki, les bananes pleines de billes et les bandanas aux coloris criards”. Vous voilà prévenu.

14011801240015263611908462 dans PUBLIFANÀ ma connaissance, il n’existe pas d’édition française du DVD. La version US peut être commandée sur les principaux sites marchands ou visionnée sur YouTube.

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce film car, à l’époque, il n’y avait pas encore de DVD, les VHS coûtaient la peau des fesses (bien dures après une séance d’aérobic!) et que parfois, comme le dit si bien Spock : “Il est parfois préférable de désirer une chose que de la posséder”. Dans le cas de notre AEROBIC KILLER, il est parfois préférable de désirer voir un film plutôt que de le voir…

Arriver à citer Spock dans un article sur AEROBIC KILLER, je pense mériter quelques applaudissements (si, si). Allez, on y va : clap, clap, clap !…

Un extrait V.F. YouTube est .
Le film au complet mais en V.O. .
La critique Nanarland c’est par.

- Dave Altou – (CosmoFiction)

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MUSIQUE : THE GOONIES ‘R’ GOOD ENOUGH

Et puisqu’on est dans LES GOONIES aujourd’hui, allons-y pour le clip de Cyndy Lauper, The Goonies ‘R’ Good Enough, le tube très sympa qui accompagnait le film de Richard Donner. Retour vintage assuré !

- Morbius – (CosmoFiction)

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COSMOCRITIQUE : LES GOONIES (1985)

COSMOCRITIQUE : LES GOONIES (1985) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14011706211215263611905678 dans COSMOCRITIQUELES GOONIES : un film culte, un pur produit des années 1980, plein de punch et d’humour ! Voici ce que j’en pensais alors (et mon avis n’a pas changé d’un centième depuis !) à travers ma petite « critique » publiée en février 1986 dans le fanzine CosmoFiction numéro 14…

14011706252415263611905679 dans FANTASTIQUEIl faut que je l’avoue : longtemps avant d’avoir vu LES GOONIES, je m’étais mis dans la tête que le film ne pourrait certainement pas me plaire, cela pour deux raisons bien précises. La première était qu’une histoire se déroulant uniquement sous terre devait être difficilement captivante et supportable pour le spectateur ! La seconde était qu’un film où l’on ne verrait que des gosses dans les rôles principaux devait être un ratage (presque) total ou du moins, là encore, difficile à supporter ! Je m’étais même juré d’être moins généreux dans mes critiques portant sur les films au label « Steven Spielberg présente ». Bref, j’étais plein de mauvaises intentions !

Maintenant que j’ai vu LES GOONIES, je ne peux pas m’imaginer avoir pensé à de pareilles choses ! LES GOONIES est un spectacle merveilleux, cela à tous les points de vue, où tout est source de rire et de plaisir ! C’est un véritable petit chef-d’œuvre du genre qui m’a totalement envouté et qui vous envoutera certainement aussi, j’en suis sûr, si vous ne l’avez pas encore vu.

14011706271315263611905680 dans FANZINE COSMOFICTIONDès les premières images, le film démarre sur les chapeaux de roues (sans jeu de mots !), et durant toute l’heure un rythme endiablé est maintenu, ponctué par des scènes de suspense et de gags hilarants ! Les enfants jouent à merveille et incarnent leur rôle avec une parfaite conviction, ils sont tous littéralement sublimes ! Dans le film, chacun d’entre eux est catalogué par son surnom : l’un « Bagou » en raison de son baratin qui le caractérise, l’autre « Choco » car glouton comme pas un, etc. Ils sont quatre avec, pour chacun, un caractère bien précis et une particularité propre. Il nous est alors facile, sinon amusant, en tant que spectateur, de nous identifier à l’un d’entre eux comme celui que nous avons été, ou que nous sommes, ou que nous aurions aimé être. C’est, en partie, à ce niveau que repose tout le charme du film. Mais il est certain que l’aventure, le fantastique et le comique ne pouvaient que contribuer à renforcer LES GOONIES. Richard Donner s’est indubitablement amusé et nous présente là l’une de ses meilleures réalisations, un film plein de fraîcheur et d’originalité.

Oui, j’ai craqué à la vision du film ! Oui, j’ai passé un formidable moment de divertissement ! Oui, l’aventure sous terre peut être aussi passionnante que sur terre ! Oui, j’aimerais bien être un Goonie !…

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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COSMOPAGE : COUVERTURE DU NUMÉRO 11 – OCTOBRE 1985

COSMOPAGE : COUVERTURE DU NUMÉRO 11 - OCTOBRE 1985 dans COSMOPAGE 15053102285115263613316103

CosmoFiction ayant été un fanzine avant de devenir un blog, nous vous présenterons régulièrement des pages de ses vieux numéros scannés. Un retour à une époque où les fanzines étaient faits à partir de collages, de marqueurs indélébiles et de machines à écrire !

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On se réjouit ici du retour d’Indiana Jones avec ce TEMPLE MAUDIT ! Notre archéologue favori est partout sur cette couverture de CosmoFiction Fanzine numéro 11 d’octobre 1985 (un dépliant publicitaire habilement découpé par mes soins, à gauche, et une carte postale de l’une des versions de l’affiche du film, à droite, remplissent cette Une). 

On trouve également annoncé un Cosmodossier (consacré aux vaisseaux des films de SF), un article sur la sortie de MAD MAX 3, une nouvelle BD de Bitt et Vaillant (une histoire de vampires sur 4 pages) et des « surprises » (diverses rubriques). Le numéro atteint tout de même 20 pages, ce qui représente à son niveau un vrai petit record ! Je payais les photocopies de ma poche et vendait souvent à perte car sinon CosmoFiction aurait coûté beaucoup trop cher, et je tenais à ce qu’il soit lu, bien entendu, donc… 

- Morbius - (CosmoFiction)

SCI-FI CLUB M’ÉTAIT CONTÉ

Trapard nous a concocté un étonnant « Sci-Fi Club m’était conté » à partir de documents d’archive de diverses époques, notamment des années 80, période mouvementée en Nouvelle-Calédonie, où le Sci-Fi Club est né en compagnie de CosmoFiction Fanzine. Une manière originale de survoler l’histoire de l’association calédonienne de science-fiction et de fantastique, avec des extraits d’émissions de RFO et de films amateurs des réunions du Sci-Fi Club. On y voit même CosmoFiction présenté à la télévision. Souvenirs…

- Morbius – (CosmoFiction)

REPORTAGE : ALBATOR

Alors qu’ALBATOR 3D envahit les salles obscures, revenons sur ALBATOR 2D à l’époque de la série de dessins animés. Voici un nouveau reportage M6, qui date déjà de nombreuses années, où l’on raconte l’histoire de notre héros.

- Morbius – (CosmoFiction)

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COSMOFICHE : TRON (1982)

COSMOFICHE : TRON (1982) dans CINÉMA 14011505040815263611900363

TRON
Année : 1982
Réalisateur : Steven Lisberger
Scénario : Steven Lisberger
Production : Donald Kushner (Walt Disney Productions)
Musique : Wendy Carlos
Effets spéciaux : Steven Lisberger, Richard Taylor, Harrison Ellenshaw, John Scheele
Pays : USA
Durée : 96 min
Interprètes : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes…

14011505061115263611900364 dans COSMOFICHEL’HISTOIRE
Kevin Flynn est un programmeur de génie, mais ses programmes ont été pillés par un de ses collègues, Ed Dillinger, qui en tire le bénéfice et réussit à le faire licencier. Kevin tente alors de pénétrer dans le système informatique à la recherche de preuves à l’aide de son programme CLU. Mais le système est passé sous le contrôle d’un des programmes d’Ed, le Maître contrôle principal ou MCP (Master Control Program en version originale), un ancien programme d’échecs qui a évolué. CLU ayant été neutralisé par le MCP, Kevin (avec l’aide d’anciens collègues, Lora et Alan) s’introduit dans l’entreprise pour tenter d’avoir accès, de l’intérieur, aux informations qui lui rendraient la paternité de ses créations. Le MCP prend alors le contrôle d’un laser et réussit à dématérialiser Kevin pour le transformer en programme. À l’intérieur de l’ordinateur, les programmes ont l’apparence de leur concepteur… (Wikipédia)

1982 : UNE ANNÉE TRÈS SF
TRON sort en 1982, une année faste en événements cinématographiques de science-fiction puisque l’on y trouve également BLADE RUNNER, E.T. et STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN. Annoncé comme une révolution majeure en matière de divertissement et d’effets spéciaux, TRON accède quasi instantanément au rang de film culte pour y demeurer finalement éternellement. Le magazine Première déclare à l’époque dans sa critique : « Profondément, il fait « œuvre de créateur » et participe à l’invention d’un nouvel imaginaire qui, né aussi chez Walt Disney, remplace tout simplement la sorcière sur son balai ou le magicien étourdi d’hier par un ordinateur d’aujourd’hui… TRON par les yeux (format 70 mm), par les oreilles (Dolby six pistes), vous enchantera… de 7 à 77 ans ! »

LA FUSION ENTRE ARTISTES ET INFORMATICIENS
TRON est le produit élaboré d’une fusion entre artistes et informaticiens. Syd Mead (BLADE RUNNER), designer aussi talentueux que Ralph McQuarrie, s’est occupé de la conception de tous les véhicules du film, ainsi que du MCP et du vaisseau de Sark. Moebius, notre Jean Giraud national, s’est chargé de superviser le storyboard et la création des costumes et de certains décors. Phil Lloyd a travaillé quant à lui sur les couleurs et les « luisances ». Pas moins de quatre entreprises américaines de recherche informatique vont œuvrer sur TRON car aucune ne peut, à l’époque, se lancer seule dans un projet de cette envergure. Ce sont ainsi plus de quinze minutes du film qui seront conçues sans intervention humaine et 80% des décors seront peints directement par ordinateur. En outre, et non des moindres, l’ordinateur aura pour rôle d’intégrer les acteurs dans des décors virtuels animés tout en contrôlant couleurs et formes. Ce qui fut un véritable défi dans ce début des années 1980 est devenu ni plus ni moins qu’une simple routine dans le cinéma et les séries TV de SF d’aujourd’hui…

14011505085815263611900365 dans SCIENCE-FICTIONAUCUN DÉTAIL SUPERFLU
Syd Mead déclare à propos de son travail sur TRON : « Le problème qui m’était soumis était très différent de celui que j’avais rencontré dans BLADE RUNNER, par exemple. En effet, tous mes projets devaient avoir cette allure élancée, être débarrassés de tout détail superflu, tant pour les besoins de l’animation par ordinateur que pour ceux du style recherché par Steve. Pour la conception de chacun des engins, j’ai parcouru toute ma documentation et je me suis procuré des photos. Pour le voilier solaire, j’ai exploré le dessin d’un galion espagnol ; pour les chars d’assaut, je me suis servi des derniers modèles de tanks. À partir de ces documents, j’ai commencé à dessiner des chars et je me suis demandé à quoi ils pourraient bien ressembler d’ici une petite cinquantaine d’années. Le grand chic dans les jeux vidéo consistant à interpréter graphiquement des objets familiers, cela collait parfaitement avec ma propre technique. C’est seulement par la suite que j’ai appris que mes dessins avaient été animés par ordinateur. » Harrison Ellenshaw, producteur associé et co-responsable des effets spéciaux du film (et qui a travaillé sur L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE), avoue sans retenue son enthousiasme pour un tel projet : « J’avais très envie de le faire. Je tenais absolument à participer à sa genèse. Pour moi, comme pour tous ceux qui y ont participé, c’était indiscutablement un défi. Personne ne connaissait les réponses d’avance. »

14011505114615263611900366 dans TronLE SENS DU FRAGILE DE MOEBIUS ALLIÉ AU SENS DE L’OPAQUE DE SYD MEAD
Quelles sont donc les raisons qui ont poussé Steven Lisberger, le réalisateur, à choisir Syd Mead et Moebius dans cette formidable entreprise ? Réponse de l’intéressé en ce qui concerne Moebius : « C’est pourtant très simple. Parce que son travail dans la bande-dessinée dépasse le cadre de la bédé. C’est de l’art pur. Il y a dans sa création une constance, une texture, un équilibre, une intégrité qui ont toujours été pour moi une source d’inspiration. Plus un certain mysticisme. Et un « feeling organique », un sens du fragile, du transparent, du translucide. » Maintenant en ce qui concerne Syd Mead : « Syd Mead, en revanche, a le sens de l’opaque, le sens de la masse. Son dessin est fort, puissant. Combiner Moebius et Syd Mead me paraissait devoir être la jonction du Yin et du Yang. Et ça a été le cas : ils ont parfaitement fonctionné ensemble. Le « Voilier solaire » est de Moebius, le « Vaisseau patrouilleur » de Syd Mead, et l’un est à la poursuite de l’autre. »

LE CASTING
Parmi le casting de TRON, on trouve Jeff Bridges (STARMAN) dans le rôle de Kevin Flynn (Clu), Bruce Boxleitner (BABYLON 5) dans celui d’Alan Bradley (Tron) et David Warner (qu’on ne présente plus !) incarne le méchant de service dans la peau d’Ed Dillinger (Sark et voix du Maître Contrôle Principal MCP).

DES SÉQUENCES MÉMORABLES 
TRON sera à l’origine de séquences mémorables comme l’impressionnante poursuite en motos électroniques ou le combat aux frisbees. Quant à la musique de Wendy Carlos, elle utilise à la fois un orchestre philarmonique et de l’électronique, mélange original et plutôt réussi dans l’ensemble.

14011505140015263611900367UN ACCUEIL PEU ENTHOUSIASTE
Flanqué d’un buget de 17 millions de dollars, TRON en rapportera 33 millions. Voilà ce que L’Ecran Fantastique déclarait en 1982 : « En dépit d’un début très encourageant (près de 5 millions de dollars pour les trois premiers jours), Tron ne fut pas accueilli avec enthousiasme par le public américain. [...] Kushner et Lisberger se plaignent en outre du fait que le budget publicitaire consacré à la télévision et aux journaux ne fut que de 3,8 millions de dollars, ce qui n’est vraiment pas beaucoup, selon les critères d’aujourd’hui. On a pu entendre dire pendant un moment que le film donnerait lieu à une séquelle, Tron 2, aux destinées de laquelle étaient censés présider Kushner et Lisberger. Le projet semble maintenant abandonné. » Il aura fallu attendre 28 ans avant de voir la suite de TRON avec TRON : L’HÉRITAGE de Joseph Kosinski (2010). 

L’AVIS DES SPÉCIALISTES
« C’est un film quasiment expérimental dont la partie la plus faible réside dans un scénario et des personnages auxquels le spectateur demeure étranger. Les acteurs eux-mêmes sont réduits à des marionnettes. » (Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff / L’Encyclopédie de la Science-Fiction / éd. Jacques Grancher / 1996)

« L’idée, à vrai dire, était astucieuse. En outre, la réalisation des séquences d’animation informatisée ne ressemblait à rien qu’on eût déjà vu. Hélas, la réussite est un peu trop complète : l’action et ses rebondissements, la psychologie des personnages et les dialogues qu’ils prononcent, tout cela appartient également à l’univers des divertissements d’arcade. » (Lorris Murail / Guide Totem : La Science-Fiction / éd. Larousse / 1999)

« Il est plutôt rare qu’un film expérimental se révèle une (presque) totale réussite artistique : c’est pourtant le cas de TRON. » (Jean-Pierre Andrevon / 100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

- Morbius – (CosmoFiction)

Sources : WikipédiaPremière, 80 Grands Succès de la Science-Fiction, L’Écran Fantastique n°30.

MAG VENDREDI 13 N°13

MAG VENDREDI 13 N°13 dans MAGAZINE 14011405144915263611897120

Je n’ai pas trouvé d’informations concernant ce magazine que j’achetais régulièrement fin des années 80 et début des 90 : Vendredi 13. Je me souviens que la revue se consacrait pleinement au cinéma Fantastique et d’Horreur, d’où son nom, et que la maquette était très aérée, un peu trop même. Richement illustré, avec peu de texte, Vendredi 13 n’en était pas moins un magazine sympa que j’avais plaisir à lire. J’appréciais aussi les posters qui me servaient surtout à décorer les pièces du local du Sci-Fi Club de Nouméa !

La Une de ce numéro 13 de septembre 1989 présente le magnifique bébé de Freddy Krueger (qui apparaît dans FREDDY 5 : L’ENFANT DU CAUCHEMAR), un p’tit rejeton qui ressemble bien à son papa ! Vendredi 13 proposait souvent des couvertures bien crades, un peu comme Mad Movies il y a quelques années, avec des têtes en décomposition ou des monstres sanguinolents.

SOS FANTÔMES 2, ABYSS et PUPPET MASTER se partagent la vedette alors qu’un titre qui ferait fureur aujourd’hui annonce tout simplement « Changez de sexe ! » (oui, mais grâce aux maquillages… déçu ?).

- Morbius – (CosmoFiction)

BLU-RAY LIFEFORCE : BANDE-ANNONCE

Bande-annonce pour le Blu-ray du film LIFEFORCE (1985) de Tobe Hooper dont la restauration a été supervisée par le réalisateur lui-même. Les images sont superbes et le contenu des suppléments semble prometteur.Ce Blu-ray n’est disponible, pour l’instant, qu’en version anglaise. On reviendra sur LIFEFORCE dans CosmoFiction, bien sûr.

- Morbius – (CosmoFiction)

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LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985)

LE CINOCHE DE TRAPARD : MATADOR (1985) dans CINÉMA 14011412244915263611896946Trapard et le cinéma espagnol, Trapard et MATADOR. Un film qui n’a rien à faire dans CosmoFiction ? Si, la preuve par Trapard…

Je me souviens avoir découvert le cinéma d’Almodóvar en louant innocemment la VHS de FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS (1988, Mujeres al borde de un ataque de nervios) dans un vidéoclub de quartier en 1989, et j’avais aussi entendu parler de la comédienne Carmen Maura. J’avais apprécié le côté survolté et hitchcockien du film mais sans plus finalement, mais ça m’avait tout de même incité à louer ATTACHE-MOI ! (1989, ¡Átame!). Et je dois bien reconnaître que la notoriété de Victoria Abril était passée par là, et je savais que c’était une comédienne qui n’avait pas froid aux miches devant une caméra. Puis je l’avais trouvée fascinante, charnelle, impulsive, maternelle et femme de caractère dans son rôle dans LA LUNE DANS LE CANNIVEAU (1983) de Jean-Jacques Beineix. Un film où je lui trouvais nettement plus de présence que Natassja Kinski qui bien qu’étant l’héroïne du film, se cachait comme toujours derrière la poésie de ses personnages. Alors que Victoria Abril se plantait belle et bien là.

ATTACHE-MOI a été comme une vraie claque pour moi, pour son mélange d’érotisme, et son histoire de kidnappeur maladroit et romantique interprété par un Antonio Banderas encore tout jeune. Puis Francisco Rabal y incarnait une sorte de réalisateur de films d’horreur fauchés, ce qui n’était pas non plus pour me déplaire. J’en avais même acheté la VHS que j’avais prêté aux copains du lycée, ainsi qu’à mon professeur d’espagnol. Quelques années plus tard, on me rapporta que ce même professeur, alors retraité et témoin de Jéhovah, se souvenait de moi comme un lycéen qui faisait des trafics de films pornographiques espagnols. C’est dire qu’en tant que Nouméen, je n’avais pas compris en cette année 1989 qu’il existait plusieurs « Espagne », et que ce mouvement cinématographique de « la Movida » n’était pas au goût de tout le monde, là où moi j’y voyais surtout des films frais et très modernes. Je n’ose même pas imaginer le scandale si je lui avais prêté l’excellent LES VIES DE LULÙ (Las Edades de Lulù) de Bigas-Luna (qui avait déjà tourné le film d’horreur ANGOISSE en 1987) et qui est sorti l’année suivante, et que même le vieil exploitant principal de Nouméa lui avait préféré une diffusion en salle très discrète et assez frileuse : dans la salle du Liberty destinée aux projections de films X.

14011412290415263611896949 dans HORREUREn fin d’année, lors d’un voyage en Europe, je prenais le train pour la Catalogne. Et je logeais à Figueras, chez un correspondant (issu d’un échange dans « Le courrier des lecteurs » de Mad Movies) et qui détestait lui aussi Almodóvar, ne voyant que du plagiat (de Wim Wenders, de Nicholas Ray et d’Alfred Hitchcock), là où le cinéaste espagnol assumait pourtant ses références dans ses films. Quoi qu’il en soit, mon correspondant m’aida malgré tout à trouver les VHS de MATADOR et de LA LOI DU DÉSIR (1986, La ley del deseo). Je découvrirai les premiers films « punks » d’Almodóvar en 1992, dans un cinéma de quartier de Montpellier, lors de mes études universitaires.

MATADOR date de 1985 et on est déjà dans un long-métrage très bien construit, et très professionnel. J’entends par là que l’ensemble parait nettement moins négligé que dans ses films précédents qui sont beaucoup plus trashs et provocateurs, Almodóvar imposant généralement son homosexualité à l’écran de manière très violente. Mais MATADOR est un vrai compromis du cinéma d’Almodóvar, avec un excellent scénario. On y retrouve Antonio Banderas, très jeune et très naïf et romantique (dans un rôle proche de celui qu’il tient dans ATTACHE-MOI !) et l’ensemble est très sombre, à la limite du morbide. MATADOR est d’ailleurs une sorte de « Giallo » tardif, mais situé dans un milieu urbain d’Espagne où se côtoient des protagonistes aux passions les plus extrêmes : la religion, la tauromachie, la libido, et un goût extrême pour la mort, d’ailleurs sexualité et morbidité étant toujours très ambivalents dans le film. MATADOR démarre avec cette scène culte où Banderas se masturbe devant un passage de meurtre sanglant issu de SIX FEMMES POUR L’ASSASSIN (1964, Sei donne per l’assassino), le giallo incontournable de Mario Bava. Oppressé par une mère aux influences tentaculaires et membre de l’Opus Dei, tourmenté par le désir d’affirmer sa virilité, Ángel (Antonio Banderas) tente de violer en pleine rue sa voisine Eva, jeune mannequin et petite amie de Diego Montes, le professeur de tauromachie d’Ángel, mais il se ridiculise. Il se dénonce auprès d’un commissaire de police, puis en découvrant des photos de meurtres, il s’accuse de plusieurs crimes et demande l’assistance de l’avocate Maria Cardina. Lors de cette quête de virilité sous une apparence de monstruosité, Ángel va se confronter à Maria Cardina la mante religieuse et Diego Montes le cobra, deux prédateurs qui croiseront inévitablement leurs chemins…

14011412305415263611896950 dans LE CINOCHE DE TRAPARDLes deux comédiens Assumpta Serna et Nacho Martínez sont fascinants dans leurs rôles respectifs de Maria et Diego, éclipsant même, dans MATADOR, la présence du jeune et désormais mondialement célèbre Antonio Banderas. Bien que le film est souvent classé dans le cinéma d’auteur, ou comme un thriller érotique, je le considère comme un vrai film d’horreur. Mais là où n’importe quel Giallo ou Slasher aurait développé une certaine tension dans son suspense, Almodóvar a fait de MATADOR un film viscéralement morbide, à la limite du romantisme le plus sombre. Bien que trop personnels pour être considérés comme des films de genre, on retrouve pourtant dans les films de Pedro Almodóvar tous les ingrédients de ce cinéma d’exploitation. En 2011, on trouvera d’ailleurs des critiques de son film récent, LA PIEL QUE HABITO dans des magazines comme Mad Movies.

- Trapard – (CosmoFiction)

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