Archive pour janvier, 2014

COSMOCRITIQUE : 2010, L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT (1984)

COSMOCRITIQUE : 2010, L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT (1984) dans 2010 : l'Année du Premier Contact 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos textes et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14012407094815263611924994 dans CINÉMAJamais nous n’aurions pu imaginer une suite au chef-d’œuvre de Stanley Kubrick : 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE. Et pourtant, Arthur C. Clarke, déjà à l’origine de la nouvelle qui inspira le film de Kubrick, écrivit quelques années plus tard 2010, la suite officielle. Son roman sera adapté au cinéma par Peter Hyams. Voici les trois critiques parues sur ce film dans le fanzine CosmoFiction. La première, d’Alain, date de mai 1985 (CosmoFiction 6) ; la seconde, de Paul-Étienne C., date de février 1986, elle parut en compagnie de la mienne dans CosmoFiction 14. Le film nous avait fait forte impression, au point même que je le considérais alors personnellement comme un chef-d’œuvre ! J’étais décidément très indulgent à l’époque.

Si 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE apparut, il y a dix-sept ans de cela, comme une révolution dans le cinéma et reste encore aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, 2010 n’en demeure pas moins réussi.

C’est d’ailleurs un film formidable à tous points de vue que nous présente Peter Hyams, à commencer par son scénario. Un scénario qui nous donne une image totalement différente de celles que nous ont proposé des films comme LE JOUR D’APRÈS, LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE ou encore L’AUBE ROUGE, puisqu’il nous présente l’étonnante association de l’URSS et des USA pour non seulement tenter de découvrir ce qui s’est passé à bord du vaisseau américain « Discovery » abandonné, après un incident terrible, en orbite autour de Jupiter, mais également pour poursuivre les recherches qui n’avaient pas pu être menées à bien par l’équipage du « Discovery » : découvrir si la vie existe ou peut exister sur d’autres planètes que la Terre. Il ne fait aucun doute que le réalisateur a voulu ici transmettre par l’image de cette association un message humanitaire et de paix, ce qui me semble d’ailleurs avoir été très bien réussi car je dois dire que personnellement je fus très impressionné par ce côté du film.

Il est surprenant de remarquer, pendant la vision du film, qu’à aucun moment Peter Hyams n’a fait preuve de chauvinisme envers les Américains. Cela s’explique peut-être par le fait qu’il ait fait appel à plusieurs acteurs soviétiques, en plus des acteurs américains, pour incarner l’équipage russe du vaisseau « Leonov ». Cette excellente idée est certainement l’un des nombreux atouts qui font de 2010 un film très réaliste. Mais le plus grand restera, sans aucun doute, les effets spéciaux. Ils réussissent à impressionner le spectateur par des images et des décors dénués de ces nombreux gadgets SF que l’on rencontre souvent aujourd’hui dans tout film de science-fiction.

14012407142515263611924995 dans COSMOCRITIQUES’il existe un côté, par contre, où Peter Hyams n’a pas du tout suivi l’exemple de Stanley Kubrick dans 2001 : ODYSSÉE DE L’ESPACE, c’est au niveau des rapports humains et des sentiments qui sont ici nettement plus visibles. Avec des films comme ORANGE MÉCANIQUE et SHINING, il est évident que Stanley Kubrick n’est pas très sentimental. Peter Hyams a remis les choses en place.

Ceux qui ont apprécié 2001 auront certainement hâte de connaître l’explication ayant trait à la nature du monolithe noir qui hante l’espace, et qui le hante d’ailleurs toujours dans 2010. A vrai dire, cette intrigue ne sera résolue qu’à moitié, le seul astronaute à s’en être approché ayant été pulvérisé dans l’espace. L’on imagine que le monolithe est la structure de base à la création de toute forme de vie puisque partout où celui-ci est présent il y a de la vie ou il va y en avoir. Le responsable américain de l’expédition le surnommera « Ambassadeur d’Intelligence ». On ne peut en fait lui donner une définition exacte. Le mystère qui était, à son sujet, total dans 2001 reste donc ici encore mystère… partiel, si l’on veut.

Et pour ceux qui n’ont pas vu 2001 : ODYSSÉE DE L’ESPACE, me direz-vous, que leur reste-t-il d’attrayant ? Qu’ils se rassurent. Peter Hyams, qui a décidément réussi ce film d’une façon magistrale, a fait en sorte que 2010 soit un film plaisant et tout à fait compréhensible pour tous.

- Alain -

Enfin ! Le voilà sur nos écrans (depuis le temps qu’on l’espérait !). Ne vous attendez surtout pas , en allant voir 2010, à vous retrouver en face d’une pâle reconstitution du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick (2001), ou encore en face d’un super space opera du genre de STAR WARS ; mais 2010 n’est pas non plus un de ces films psychologiques où l’on ne comprend rien du début à la fin, non, 2010 : L’ANNÉE DU PREMIER CONTACT est un chef-d’œuvre, il n’y a pas d’autre mot pour le désigner. Du début jusqu’à la fin du film vous resterez béat devant les effets spéciaux…

14012407155815263611924996 dans FANZINE COSMOFICTION2010, c’est l’Événement de l’année, malgré la sortie prochaine de STAR TREK III (space opera à 100%) qui ne pourra sans doute pas me faire changer d’avis ; 2010, c’est un bijou ! Mais non, je ne déteste pas le space opera, loin de moi cette idée. Mais quand on se retrouve devant un film qui a demandé des années de travail, dont la réalisation a été menée de main de maître, dont l’intrigue est si passionnante…

Dès les premières images du film, je fus cloué à mon fauteuil. Et lorsque je vis Jupiter apparaître sur l’écran, je sentis mes yeux s’écarquiller ! J’assistais à un spectacle unique, d’une rare somptuosité. Il s’agit en effet de la plus étonnante représentation de planètes réalisée à ce jour : SU-PER-BE (c’est le mot !).

Quant aux vaisseaux, vous pourrez découvrir et admirer le magnifique « Leonov » qui, vu de l’extérieur, possède une certaine ressemblance avec ceux de STAR WARS. Le « Discovery » est toujours présent, ainsi que le monolithe noir (ou plutôt « les ») dont on n’apprend rien de plus dans ce second volet que ce que l’on avait appris dans le premier (c’est-à-dire pas grand chose). Quant aux acteurs, 2010 compte une excellente distribution avec le non moins excellent Roy Scheider, révélé par JAWS et confirmé par 2010. Également présente, Helen Mirren (CALIGULA) qui, pour une Américaine incarnant une Russe, mérite toute notre admiration ! Les autres acteurs sont tous aussi convaincants les uns que les autres, leur prestation est plus qu’excellente…

Mais il nous faut également tirer un grand coup de chapeau au réalisateur, Peter Hyams, et au responsable des effets spéciaux : Richard Edlund. Que dire à leur sujet à part que c’est grâce à eux que le film atteint son niveau de crédibilité le plus total, qu’ils se sont saignés les quatre veines pour satisfaire les spectateurs assidus que nous sommes… et ils y sont arrivés, au-delà de nos espérances, en nous offrant un très grand et très beau film. Allez voir 2010 et, pourquoi pas, le revoir !

- Paul-Étienne C. -

14012407171915263611924997 dans SCIENCE-FICTIONDécidément, Jupiter semble être le monde préféré de Peter Hyams ! Après son excellent film OUTLAND, où toute l’action était censée se dérouler sur Io, l’un des satellites de Jupiter, Hyams récidive, toujours dans le même secteur du système solaire avec, cette fois-ci, un morceau de choix : 2010, la suite du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE. Alors que l’œuvre cinématographique originale réalisée par Stanley Kubrick, pleine de poésie mais froide, nous entraînait dans l’espace sur un air de Strauss, nous faisait découvrir des vaisseaux blancs aux allures élancées et nous obligeait à nous creuser les méninges, 2010 version Hyams est une œuvre tout à fait différente du premier film, mais une œuvre digne du plus haut intérêt. En effet, 2010 est un film superbe, admirablement mis en scène par Peter Hyams qui, là encore, nous prouve tous ses talents de réalisateur et sa parfaite maîtrise quant à la direction d’acteurs. Il serait stupide de vouloir à tout prix comparer les deux films : Hyams avait décidé, dès le départ, que 2010 serait tout à fait différent de 2001. C’est ainsi que nous découvrons une suite qui, sur une histoire parfaitement claire, répond à certaines de nos questions laissées en suspens à la fin de 2001, une suite où les vaisseaux sont tarabiscotés mais d’un grand réalisme, où les effets spéciaux n’ont jamais atteint un tel degré de perfection (à part dans les STAR WARS !) : ils sont incroyablement convaincants !

Certains, comme moi, regretteront peut-être les vaisseaux du premier film et leurs intérieurs d’un réalisme sans pareil au contraire de ceux de 2010 aux tableaux de bord aux couleurs de l’arc-en-ciel : on se croirait en pleine fête foraine ! Mais, malgré ce détail, 2010 constitue une digne suite à 2001, un chef-d’œuvre sublime par ses images et ses acteurs au talent irréprochable. C’est aussi et surtout un grand message de paix. La fin du film reste, à ce propos, quelque peu surprenante. Mais il est parfois si bon de pouvoir s’imaginer qu’un jour, peut-être en 2010, les peuples de la Terre finiront par s’entendre et se tourneront alors, ensemble, vers les étoiles en oubliant à jamais leurs conflits… »

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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MAKING OF TERMINATOR

Voici un petit reportage d’époque sur le tournage du film de James Cameron : TERMINATOR (1984). On y voit interviewés Schwarzenegger, James Cameron, Stan Winston (pour les effets spéciaux), Linda Hamilton et Michael Biehn, avec des séquences de tournage et d’essais sur le Terminator. Et même si c’est en V.O., les amateurs apprécieront sûrement !

- Morbius – (CosmoFiction)

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COSMOFICHE : DARK CRYSTAL (1982)

COSMOFICHE : DARK CRYSTAL (1982)  dans CINÉMA 14012305155115263611922793DARK CRYSTAL
Année : 1982
Réalisateur : Jim Henson & Frank Oz
Scénario : Jim Henson & David Odell
Production : Jim Henson, Gary Kurtz & David Lazer (Universal Pictures)
Musique : Trevor Jones
Effets spéciaux : Roy Field & Brian Smithies (effets visuels), Ian Wingrove (effets mécaniques), Ben Burtt (effets sonores)
Pays : USA
Durée : 93 min
Interprètes : Stephen Garlick, Lisa Maxwell, Billie Whitelaw, Barry Dennen, Michael Kilgarriff…

L’HISTOIRE
“Un autre monde, un autre temps, à l’âge des miracles… Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelflings, partent à la recherche d’un éclat de cristal gigantesque, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils devront pour cela affronter les terribles et cruels Skekses qui tiennent ces derniers en esclavage…”

5 ANNÉES DE PRÉPARATION INTENSIVE
DARK CRYSTAL, qui a obtenu le Grand Prix d’Avoriaz en 1983, est le fruit d’une rencontre extraordinaire entre Jim Henson-Frank Oz (créateurs du célèbre MUPPETS SHOW), Gary Kurtz (producteur de STAR WARS IV et STAR WARS V) et Brian Froud (illustrateur spécialisé dans le domaine du Merveilleux). Il leur a fallu cinq années de travail et de recherches intensives sur le mime, la sculpture, la peinture, le maquillage et la manipulation pour accoucher de l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma fantastique, une véritable œuvre d’art d’une richesse et d’une imagination rarement atteintes dans le domaine du septième art.« Personne n’avait jamais fait ce que nous tentions de faire », déclare Jim Henson.« Brian Froud avait inventé de merveilleuses créatures, pleines d’humour  et d’une grande ingéniosité. Pour leur donner vie, nous avons utilisé de nouvelles techniques de manipulations et appris à travailler sur une multitude de matériaux, depuis le caoutchouc jusqu’au plastique susceptible de donner aux yeux des personnages l’éclat que nous souhaitions. »

14012305172615263611922794 dans COSMOFICHEDES COSTUMES DE 50 KILOS
À l’époque point de numérique, uniquement de l’animatronique, c’est-à-dire l’animation de marionnettes par des systèmes électroniques même si de nombreux mimes furent également employés pour se glisser sous la peau de certains personnages. Le film a eu également recourt à des danseurs, des comédiens et un clown ! Il fallait parfois endosser une carapace de Garthim qui pèse 50 kilos ! « Il nous est arrivé de rester trois heures de suite enfermés dans ces carapaces dont nous sortions défigurés, mais avec l’immense satisfaction d’avoir créé quelque chose. Notre désir de perfection nous faisait oublier la technique. Les cables qui commandaient tel ou tel mouvement de détail sont devenus des prothèses, ils faisaient parti de nous, nous les avons oubliés », déclare Jim Henson.

DES MARIONNETTES POUR PLUS DE CRÉDIBILITÉ 
Jim Henson précise avoir choisi Gary Kurtz en tant que producteur car il souhaitait bénéficier de son expérience, en particulier comment ne pas dépasser un budget. Leur rencontre a eu lieu sur le tournage de L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE où Yoda était déjà une création Henson, animé et même doublé par Frank Oz.« Nous avions été très satisfaits de notre travail sur Yoda », avoue Jim Henson.« Mais ça n’avait fait que souligner la complexité de notre projet : tout un film avec des marionnettes… ça ne serait pas simple ! » 

14012305190715263611922796 dans Dark CrystalGary Kurtz précise pourquoi le film a opté pour des marionnettes plutôt que pour des comédiens en chair et en os :« Si nous avons tenu à le faire comme ça, c’est qu’il nous a paru que de la sorte, les créatures seraient plus crédibles que des êtres humains, même artistiquement maquillés. Nous avons fait des essais avec des enfants et des nains en costume, mais nous avons très vite compris que ça émoussait sensiblement le côté fantastique, merveilleux, du film. »

BRIAN FROUD, LE CRÉATEUR 
C’est Brian Froud, talentueux artiste du Merveilleux, qui va s’atteler à la création de tous les personnages du film. Il devra faire face constamment au délicat problème du passage du croquis à la réalisation de la marionnette. « Le plus facile fut de leur donner une allure générale », dit-il. « Cela se compliquait lorsqu’il s’agissait de traduire la grande idée en un animal capable de se mouvoir. » 

Brian Froud est fier de son travail sur DARK CRYSTAL : « Je voulais que ce soit un succès du point de vue artistique, et à mon avis nous y sommes arrivés. Nous avons fait un grand pas en avant, même si l’on ne s’en aperçoit que d’ici quelques années. Il s’y trouve des images d’une telle densité que sa vision requiert une certaine attention, voire de la concentration de la part du public. C’est mon problème lorsque je le regarde ; j’ouvre tout grand les yeux, j’en oublie d’écouter ce qui se passe ! Ce film est tellement original et nouveau pour moi que je suis à chaque fois emballé. »

SERVICES DE TABLE ET TAPISSERIES SKEKSES
Harry Lange (2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE, MOONRAKER…) s’occupera quant à lui des magnifiques décors de DARK CRYSTAL, mais pas seulement des décors de fond, il sera également à l’origine des armes, des cannes, des bijoux, des tapisseries, des tentures anciennes et du service de table des Skeksis ! Harry Lange avoue avoir appris beaucoup sur le tournage de DARK CRYSTAL, un film dont il gardera un excellent souvenir : « C’était un film difficile à faire, mais rien d’insurmontable. Et je suis bien content d’avoir participé à l’élaboration d’un film aussi ambitieux et expérimental, au fond. Personne n’avait jamais rien fait de pareil. Et je doute qu’il se trouve quelqu’un pour essayer un jour prochain. »

14012305210415263611922797 dans FANTASTIQUEUN THÈME DE 4 NOTES
La splendide musique du film est l’oeuvre de Trevor Jones, lequel l’a composée en quelques jours seulement malgré son implication dans le projet durant deux ans et demi : « J’ai écrit un thème principal qui, selon moi, collait exactement avec l’atmosphère fantastique du film et dans les quatre notes toujours répétées duquel on retrouve toutes ces implications. »

UNE EXPÉRIENCE VISUELLE UNIQUE
DARK CRYSTAL est une expérience visuelle unique, une œuvre d’art qui prend vie sous nos yeux émerveillés, un monde imaginaire d’une richesse absolue et d’une beauté fascinante, pour ne pas dire saisissante. Plus de trente ans après sa sortie, le film de Jim Henson et Frank Oz garde tout de son impact. C’est la perfection à tous les niveaux : de l’animatronique aux décors et paysages en passant par les objets et la musique. Rien n’a été oublié. 
DARK CRYSTAL est la preuve formelle que lorsque la volonté de réussir est là, on peut déplacer les montagnes, le pouvoir de création l’emporte sur tous les plans.

La suite annoncée pour 2011, POWER OF THE DARK CRYSTAL, et qui devait être réalisée par Genndy Tartakovsky (LE LABORATOIRE DE DEXTER, SAMOURAÏ JACK, CLONE WARS…) n’a pas abouti. Retard ? Report ? Abandon ?… On devait y suivre les aventures d’une mystérieuse fille de feu, qui avec l’aide d’un paria Gelfling, volait un éclat du cristal légendaire dans le but de faire revivre le soleil mourant se trouvant au centre de la planète… Nul doute que cette suite se fera un jour, avec ou sans Tartakovsky.

14012305224215263611922798L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« L’histoire des deux Gelflings à la recherche d’un éclat de cristal susceptible de redonner quelque souffle à un monde moribond n’est pas à proprement parler passionnante, mais les décors et, surtout, le bestiaire fantastique plein d’imagination se révèlent des plus réjouissants. » (Lorris Murail / Guide Totem : La Science-Fiction / éd. Larousse / 1999)

« Dommage que les deux héros soient si anodins et stéréotypés, et que le débordement de la fantasy ait édulcoré ce qui, à l’époque, passait à juste titre pour une œuvre novatrice. » (Jean-Pierre Andrevon /100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond / 2013)

« Chacune des images du film, dotée d’une richesse visuelle à laquelle un simple regard ne peut suffire, s’affirme comme un véritable morceau de bravoure que l’on savoure avec un intérêt passionné. D’autant plus que l’action est toujours présente au fil des séquences, qui, pour insolites et diversifiées qu’elles soient, se fondent en une parfaite harmonie. Une superbe fable philosophique qui enchantera petits et grands. » (Cathy Karani / L’Écran Fantastique 67)

- Morbius – (CosmoFiction)

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Sources : Wikipédia, L’Écran Fantastique, Première.

COSMOLECTURES : THE DARK KNIGHT RETURNS (1986)

COSMOLECTURES : THE DARK KNIGHT RETURNS (1986) dans BD 14012501593415263611928029

Flynn a revêtu sa cape noire pour vous présenter un monument des comics paru en 1986 : The Dark Knight Returns. Il vous attend, caché dans une ruelle sombre de Gotham City, pour vous livrer ses informations…

14012206305215263611919773 dans COSMOLECTURESMonument du comics US, incontournable de DC, mythe fondateur de Batman. Pas besoin de vous en dire plus pour que vous compreniez que je parle ici du fameux The Dark Knight Returns de Frank Miller !

Cela fait des années que Batman a rendu sa cape. Une retraite forcée qui, visiblement, n’a pas eu un bon effet sur Bruce Wayne, désormais quinquagénaire, alcoolique, et sans envie de vivre. La mort de Jason Todd, ancien Robin, ne l’aide pas vraiment non plus… Mais les rues de Gotham sont de moins en moins sûres, la ville souffre, et les Mutants, une nouvelle bande du crime organisé, sévissent, faisant empirer la situation. Et ce, malgré tous les efforts de l’inspecteur James Gordon. En plus de tout cela, Harvey Dent, alias Double-face, sort d’Arkham Asylum après avoir subi une opération chirurgicale pour récupérer son visage. Censé être redevenu sain d’esprit, Gotham va très vite se rendre compte que ce n’est pas le cas. Tout s’écroule, Dent reprend du service, et Le Batman aussi…

Paru pour la première fois en 1986, The Dark Knight Returns signe le renouveau de la licence Batman, mais aussi un véritable tournant dans le monde du comics. Beaucoup plus noir et beaucoup plus mature, l’œuvre de Miller fait preuve d’une violence encore jamais vue. Le Batman de Kane et Finger n’est plus. Le Justicier est désormais un personnage pour les adultes, ainsi qu’une personnification de toutes les idées de Frank Miller, de sa pensée sur son époque, et surtout, sur l’Amérique dans laquelle il vit. Des idées très radicales qui ressortent clairement dans son histoire. Critique de la politique, critique de la société, tout y passe, et autant vous dire que Miller affirme ses idées d’une manière assez brute. Provocateur dans l’âme, il mêle son talent de narrateur à son talent de dessinateur pour nous offrir une aventure originale, noire et épique, en proposant un nouveau Robin, des combats incroyables, des scènes d’action majestueuses, et des affrontements entre Batman et Superman, ou encore Batman et Joker, époustouflants.

14012206334615263611919775 dans PUBLIFANMiller et son Dark Knight marquent dès les premières pages du comics. Graphiquement, The Dark Knight Returns peut rebuter. Ici, le style de Miller est très nerveux, mais c’est le seul type de trait qui pouvait coller à cette œuvre devenue culte. On est tout de suite happé par le dessin violent et par l’histoire. Bien sûr, il ne faut pas oublier Klaus Janson qui a encré merveilleusement bien les récits de Miller, ainsi que les couleurs de Lynn Varley. Le résultat est superbe, des planches impressionnantes, et des décors somptueusement sombres, et de l’action à en revendre !

Sachez qu’il y a énormément de textes dans cette BD (Miller avait décidément beaucoup de choses à dire !). Pour ceux qui ont du mal avec les longs dialogues, je vous conseille l’excellente adaptation en dessin animé qui date de l’été 2013. Toutefois, il est impératif pour vous de lire le comics original !

- Flynn – (CosmoFiction)

LE DOMAINE DU FANATIQUE – édition n°2

LE DOMAINE DU FANATIQUE - édition n°2 dans BLOG 14012107001815263611916666

Le domaine du fanatique, c’était la rubrique de CosmoFiction qui revenait à chaque numéro de la deuxième génération (1988-1991). C’était une sorte de chronique d’humeur, une tribune libre, dont je m’occupais et où je me lâchais parfois sur un sujet. Mais je pouvais tout aussi bien parler d’émissions TV, de magazines, de l’accueil de CosmoFiction en librairie, de la vie du fanzine, de remerciements, d’un personnage célèbre de la SF ou du Fantastique, etc. Bref, j’étais libre comme le vent, et c’est toujours le cas !

Et comment va CosmoFiction, ze blog ?

Eh bien on le trouve maintenant dans les moteurs de recherche (« Aaaah ! » s’exclame la foule en liesse). Mais il n’est pas encore assez connu pour attirer suffisamment de monde (« Ooooh ! » s’exclame la foule angoissée). C’est normal. On est dans la même situation que Les Échos d’Altaïr à leurs débuts, en décembre 2009, et n’oublions pas que CosmoFiction, le blog, n’existe que depuis le 4 janvier, soit 17 jours, alors laissons du temps au temps ! Tout vient à point à qui sait attendre. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Un tien vaut mieux que… Bon, ça va, j’arrête là.

Pour être connu, il faut d’abord beaucoup publier, et de préférence très régulièrement. C’est ce que nous faisons. Mais il faut aussi que les internautes partagent nos articles, nous citent, bref : qu’ils parlent de nous. C’est ce que vous faites ?… Comment ça, non ? Il est temps pour vous de remédier à cette situation, sous peine de recevoir la visite des chiens de Gozer, et là on va bien rire, croyez-moi !

14012107074915263611916669 dans LE DOMAINE DU FANATIQUE

LEA et Cosmo, toute une histoire

La question que certains se posent peut-être (et si vous ne vous la posez pas, je vais la poser pour vous) : Les Échos d’Altaïr parleront-ils encore de films, de dessins animés, de séries TV ou de bouquins des eighties si déjà CosmoFiction en parle régulièrement ? Oui, absolument ! LEA n’a pas rejetté les années 80 à vie ! La preuve ici, où Erwelyn nous présente une nouvelle de Kim Stanley Robinson datée de 1981. En outre, des partages sont prévus entre les deux blogs (puisque c’est moi qui m’occupe de l’un et de l’autre, hé, hé !) : un article paru dans CosmoFiction pourra un jour se retrouver dans Les Échos d’Altaïr sans problème. Alors, rassuré ?

14012107090915263611916670Reboots et remakes

Vous l’avez forcément remarqué depuis longtemps : Hollywood est depuis quelques années à court d’idées, mais vraiment à court d’idées, et quand je dis à court d’idées c’est vraiment un peu court de ma part pour vous en donner une idée, mais bon. Alors les « majors » utilisent la bonne vieille recette qui consiste à faire du neuf avec du vieux. En effet, comme chacun sait, c’est avec les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes (mais qu’est-ce que j’ai avec toutes ces expressions, moi, aujourd’hui ?… Je vois déjà Trapard qui va me dire que je vieillis). Alors non content de massacrer une première flopée de classiques des eighties (FOG, LES GRIFFES DE LA NUIT, PREDATOR, FRIGHT NIGHT, ROBOCOP… non, non, je n’ai pas encore vu le remake de ROBOCOP, mais jamais, ô grand jamais, il ne pourra atteindre l’excellence du film de Verhoeven !), Hollywood nous annonce les liftings de TERMINATOR, GREMLINS, LE TROU NOIR, DARK CRYSTAL, STARFIGHTER et des tas d’autres ! C’est simple : donnez-moi un titre des eighties ! Allez-y, donnez-moi un titre des eighties et je vous garantis que son remakeboot est d’ores et déjà en projet ! Quoi ?… L’AVENTURE DES EWOKS ?!… Mais on s’en fout de L’AVENTURE DES EWOKS ! Qui est-ce qui irait faire un remakeboot de ce film à la ∂ØΨδξ ! C’est pas ce titre là que je voulais, moi !

Day One

Pour les Calédoniens, je signale que la boutique Day One (si j’ai bien retenu son nom) de Kenu In propose actuellement des tee-shirts geeks à la vente. C’est tellement rare en dehors de Miss Games. On y trouve du Star Wars, du « S » à la MAN OF STEEL et d’autres encore. Ah, et on y vend aussi une magnifique petite figurine de collection de Yoda, the Jedi master himself ! Allez-y y faire un tour (non, non, je n’ai aucun pourcentage sur les ventes, je vous l’assure).

Et puisqu’on fait de la pub gratuite, Compact Megastore vend les DVD de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE, dessin animé dont j’ai parlé hier. La totalité des épisodes de la série est réunie en un seul coffret. Avis aux amateurs !

Voilà, je vous laisse tranquille à présent. See you soon !

- Morbius – (CosmoFiction)

L’AFFICHE : GALAXINA (1980)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

L'AFFICHE : GALAXINA (1980) dans CINÉMA 14012104252615263611916635

GALAXINA (de William Sachs, 1980), grand nanar de SF avec la belle Dorothy Stratten (assassinée par son mari à la suite de ce film…), sortit en France en 1983. L’histoire : « An 3008. L’humanoïde femelle Galaxina est aux commandes de l’Infinity, un vaisseau de police intergalactique. L’équipage est composé du capitaine Butt, du sergent Thor, du lieutenant Buzz et de mécaniciens Maurice et Sam. Le navire transporte aussi un spécimen de Croc-Croc, monstre qui se nourrit de roches. L’Infinity reçoit l’ordre de suivre le pirate Ordrik soupçonné de vouloir s’approprier de l’Etoile Bleu de Quartz, un bloc de minerai qui selon la légende, contiendrait la force des étoiles. » (premiere.fr)

- Morbius – (CosmoFiction)

COSMOPAGE : PORTRAIT DE JOHN CARPENTER – NOVEMBRE 1988

COSMOPAGE : PORTRAIT DE JOHN CARPENTER - NOVEMBRE 1988 dans COSMOPAGE 15053102285115263613316103

CosmoFiction ayant été un fanzine avant de devenir un blog, nous vous présenterons régulièrement des pages de ses vieux numéros scannés. Un retour à une époque où les fanzines étaient faits à partir de collages, de marqueurs indélébiles et de machines à écrire !

14012004141515263611914338 dans FANZINE COSMOFICTION

Dans ce numéro 4 de CosmoFiction Fanzine de novembre 1988, Laurent nous dresse le portrait du légendaire John Carpenter à l’occasion de la sortie de son nouveau film : PRINCE DES TÉNÈBRES (PRINCE OF DARKNESS, 1987). Ce film entraîna d’ailleurs un grand débat au sein de la rédaction du fanzine. En effet, la page 17, qui suit directement celle-ci et que vous ne pouvez pas voir, proposait deux critiques du film. La version POUR de Raphaël B. et la version CONTRE de Paul-Étienne C.

Dans le numéro 3 de CosmoFiction Fanzine, Paul-Étienne avait déjà écrit une lettre ouverte aux « gorophiles » où il expliquait tout son dégoût pour ce genre de film, encore fraîchement marqué par sa vision de PRINCE DES TÉNÈBRES. Frédéric O. devait lui répondre dans ce numéro 4 avec, à son tour, une longue lettre ouverte où notre littéraire de la rédac écrivait entre autres à son adresse : « Condamnerais-tu un Flaubert pour Madame Bovary ? Un Baudelaire pour Les Fleurs du Mal ? Un Lautréamont pour Chants de Maldoror ? Ou un Coluche pour ses sketches illustrant le racisme, pour ses tics orduriers ? Ils le furent de leur vivant par les faux « rangés », mahatmas hypocrites qui, en privé, font pire, feignant d’ignorer en eux ce qu’ils jugent indécent chez autrui, tout ce qui donne sens mais qui par trop leur pèsent. »

- Morbius - (CosmoFiction)

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979)

Quand la Nature se venge, ne traînez pas dans les forêts américaines, sauf en compagnie de Trapard, votre guide !

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979) dans CINÉMA 14012012053415263611914152Après l’angoisse des effets atomiques dans les années 50, les seventies ont été la décennie de la prise de conscience à bien des niveaux, dont celui de la protection de la nature et de l’écologie. Évidemment, les vieux thèmes de la mutation et de l’hybridation, conséquences de la pollution irresponsable, sont ressortis des profondes entrailles cérébrales de nombreux scénaristes. Les insectes de toutes sortes croissaient de nouveau, ou se multipliaient, à l’instar des OISEAUX (1963, The Birds) d’Alfred Hitchcock, pour prouver à l’être humain qu’il n’est pas le seul être vivant sur la planète. Même les océans ont vu resurgir de nombreux requins, orques, ou créatures hybrides, les piranhas envahissant même les rivières de quelques films comme dans le PIRANHAS (1978) de Joe Dante. ORCA (1977) prenait même à contre-pied le message de Spielberg et de ses DENTS DE LA MER (1975, Jaws), Michael Anderson (aidé de la superbe composition d’Ennio Morricone) faisait de son film d’orque tueur, un véritable hymne à la Nature.

PROPHECY, LE MONSTRE (de John Frankenheimer) a donc été écrit et réalisé sur cette philosophie, bien qu’il s’agisse avant tout d’un film d’horreur.

L’intrigue : Deux bûcherons sont attaqués dans la forêt d’Androscoggin dans le Maine et une équipe de secours part à leur recherche. Leur chien tombe d’une falaise, et deux hommes descendent en rappel pour le récupérer mais ils sont sauvagement tués. On parle d’une entité invisible qui rôde dans la forêt. À Washington, Le Dr Robert Verne qui exerce sa profession de médecin dans un quartier pauvre est engagé par l’Agence de Protection Gouvernementale pour enquêter sur d’éventuelles conséquences écologiques d’une usine de pâtes et papier sur la forêt d’Androscoggin. Sur place, les bûcherons sont en conflit avec les Américains « Opies », abréviation de « original people » pour désigner les Amérindiens vivant dans les réserves de la forêt. Accompagné de son épouse enceinte, Maggie, le Dr Verne rencontre Bethel Isely, le directeur de l’usine qui se plaint du retard des équipes de secours de l’usine et qui blâme les Opies qui barricadent la forêt. Pour eux, Katahdin, un esprit vengeur de la forêt a été réveillé par les activités des bûcherons. Mais la vérité est plus terrible encore…

Dans le rôle de Robert Verne, c’est Robert Foxworth, une de ces têtes connues sur lesquelles on ne pose pas toujours un nom, et aperçu comme chef de chantier dans 14012012115815263611914156 dans HORREURDAMIEN 2, LA MALÉDICTION (1978, Damien, The Omen 2), ainsi que dans une poignée de séries TV, comme SEAQUEST (1994), BABYLON 5 (1995), STAR TREK, DEEP SPACE NINE (1995) ou STARGATE SG-1 (2003). Il est aussi connu pour devoir incarner à l’origine le personnage de J.R. Ewings dans DALLAS, mais à son air sympathique les producteurs lui ont finalement préféré le jeu de Larry Hagman.

On retient surtout du casting de PROPHECY, LE MONSTRE, la jeune Talia Shire, la femme de Rocky Balboa dans les films de Sylvester Stallone (Adriennnnnne !) et Armand Assante, le frère de Sylvester Stallone dans LA TAVERNE DE L’ENFER (1978, Paradise Alley). Bon, je sais, on a les références qu’on a. D’ailleurs, j’ajouterai que dans LA TAVERNE DE L’ENFER, le prénom de Sylvester Stallone est “Cosmo”.

Comme il l’avait fait pour LA MALÉDICTION (1976, The Omen), le scénariste David Seltzer (qui au passage, n’a aucun frère du nom d’ “Alka”), a réécrit son scénario pour une publication sous forme de roman. Ceux qui ont connu les années 80, ont forcément lu ou tout du moins aperçu les romans de Seltzer édités dans la collection de Poche de chez “J’ai Lu”.

Et pour ceux qui n’ont pas vu PROPHECY, LE MONSTRE, profitez-en, parce qu’on ne créera pas de « CosmoFiction 2 » dans 30 ans, pour vous redire que c’est un classique de qualité du cinéma d’horreur de la toute fin des années 70.

- Trapard – (CosmoFiction)

IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE

IL ÉTAIT UNE FOIS... L'ESPACE dans DESSIN ANIMÉ 14012012443115263611914175

Cette série de dessins animés qui fait suite à IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME a marqué toute une génération, celle qui fut nourrie de GOLDORAK, ALBATOR, ULYSSE 31, CAPITAINE FLAM et tant d’autres encore !

14012012401615263611914174 dans Il était une fois... l'EspaceIL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE, c’est d’abord un dessin animé de science-fiction français. Créée par Albert Barillé, déjà coupable de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME et de IL ÉTAIT UNE FOIS… LA VIE, la série date de 1981, mais elle fut diffusée à partir d’octobre 1982, produite par les studios Procidis.

26 épisodes de 25 minutes furent réalisés avec la participation de l’artiste Manchu (qui travailla également sur ULYSSE 31) pour les somptueux décors et les engins de science-fiction. Le compositeur Michel Legrand (rien que ça !) s’occupa du merveilleux générique chanté par Jean-Pierre Savelli (une balade dans le système solaire). Enfin, des comédiens tels que Roger Carel (la voix française de C3-PO dans STAR WARS) et Alain Dorval (le doubleur officiel de Stallone) prêtèrent leurs talents aux différents personnages de la série.

IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE reprend les personnages de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME pour les jeter dans un univers de science-fiction, ce qui fut malheureusement mal perçu par de nombreux télespectateurs de l’époque, un « problème » qui ne permit jamais à la série d’atteindre le succès de IL ÉTAIT UNE FOIS… L’HOMME. Wikipédia nous dit : « L’histoire raconte l’affrontement de plusieurs grandes puissances galactiques (la Confédération d’Oméga, dont laTerre est membre, la république militaire de Cassiopée, dirigée par le général Le Teigneux, le Grand Ordinateur, sorte d’ordinateur super-puissant, à la tête d’une armée de robots) avec, en toile de fond, la rencontre d’une civilisation d’êtres super-puissants : Les Humanoïdes. Le fil de l’histoire suit les aventures de Pierrot, fils du colonel Pierre et de la présidente Pierrette, et de son amie Psi, depuis leurs débuts dans la police d’Oméga jusqu’à leur participation dans le conflit majeur à la fin de la série. »

La Belgique, le Canada, l’Espagne, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse participèrent à la série ! Albert Barillé déclare : « Pour IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE,  j’ai dû réunir cinq millions de dollars. Et, bien sûr, FR3 ne pouvait m’assurer un tel budget. Alors, j’ai pris mon bâton de pèlerin, et je suis allé discuter avec les responsables des télévisions canadienne, espagnole et tant d’autres… » Le site radiojunior.com précise à juste titre : « IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE est bien plus qu’une série de science-fiction. C’est aussi une réflexion sur la place de l’Homme par rapport aux machines et sur l’intelligence artificielle. Les derniers épisodes vont même jusqu’à poser la question de l’existence de Dieu, et sur les origines de la création de notre univers. Bref, de vrais sujets de réflexions ! » Qui a dit qu’il s’agissait d’une série uniquement destinée aux enfants ?…

Liste des épisodes de  IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ESPACE :

  1. 14012012515715263611914180 dans SCIENCE-FICTIONLa planète Oméga
  2. Les Sauriens
  3. La planète verte
  4. Du côté d’Andromède
  5. Les Cro-Magnons
  6. La révolte des robots
  7. La planète Mytho
  8. Le long voyage
  9. Cassiopée
  10. La planète déchiquetée
  11. Les naufragés de l’espace
  12. Les géants
  13. Les Incas
  14. Chez les dinosaures
  15. Les anneaux de Saturne
  16. L’imparable menace
  17. Terre !
  18. L’Atlantide
  19. L’étrange retour vers Oméga
  20. La revanche des robots
  21. Les Humanoïdes
  22. Un monde hostile
  23. Cité en vol
  24. Le grand ordinateur
  25. Combat de titans
  26. L’infini de l’espace

- Morbius – (CosmoFiction)

 

JOE DANTE ET « GREMLINS »

JOE DANTE ET Joe Dante parle ici de sa description ironique de la société américaine dans GREMLINS (1984) : « Je ne dirais pas que je me livre à une critique politique sévère de l’Amérique, mais plutôt que je jette un regard amusé sur la manière dont nous commettons tous des erreurs. Tous les personnages du film ont des problèmes : ils ne sont pas prévenants, ils sont distants, ils ont de bonnes intentions, mais commettent des gaffes ; et ils sont punis en retour. GREMLINS est un peu une mini-apocalypse. Tout cela n’a pas été pensé à l’avance. C’est venu naturellement, au moment où il a fallu, pendant le tournage, justifier toutes les actions des personnages. Par exemple, il y a une scène où Zack verse une goutte d’eau sur Gizmo et le fait souffrir atrocement dans le seul but de montrer à son professeur de biologie ce qui se passe ensuite. C’est une preuve de totale insensibilité. »

(L’Année du Cinéma Fantastique 84-85 / Guy Delcourt / éd. Bédérama)

- CosmoFiction -

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