LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979)

Quand la Nature se venge, ne traînez pas dans les forêts américaines, sauf en compagnie de Trapard, votre guide !

LE CINOCHE DE TRAPARD : PROPHECY, LE MONSTRE (1979) dans CINÉMA 14012012053415263611914152Après l’angoisse des effets atomiques dans les années 50, les seventies ont été la décennie de la prise de conscience à bien des niveaux, dont celui de la protection de la nature et de l’écologie. Évidemment, les vieux thèmes de la mutation et de l’hybridation, conséquences de la pollution irresponsable, sont ressortis des profondes entrailles cérébrales de nombreux scénaristes. Les insectes de toutes sortes croissaient de nouveau, ou se multipliaient, à l’instar des OISEAUX (1963, The Birds) d’Alfred Hitchcock, pour prouver à l’être humain qu’il n’est pas le seul être vivant sur la planète. Même les océans ont vu resurgir de nombreux requins, orques, ou créatures hybrides, les piranhas envahissant même les rivières de quelques films comme dans le PIRANHAS (1978) de Joe Dante. ORCA (1977) prenait même à contre-pied le message de Spielberg et de ses DENTS DE LA MER (1975, Jaws), Michael Anderson (aidé de la superbe composition d’Ennio Morricone) faisait de son film d’orque tueur, un véritable hymne à la Nature.

PROPHECY, LE MONSTRE (de John Frankenheimer) a donc été écrit et réalisé sur cette philosophie, bien qu’il s’agisse avant tout d’un film d’horreur.

L’intrigue : Deux bûcherons sont attaqués dans la forêt d’Androscoggin dans le Maine et une équipe de secours part à leur recherche. Leur chien tombe d’une falaise, et deux hommes descendent en rappel pour le récupérer mais ils sont sauvagement tués. On parle d’une entité invisible qui rôde dans la forêt. À Washington, Le Dr Robert Verne qui exerce sa profession de médecin dans un quartier pauvre est engagé par l’Agence de Protection Gouvernementale pour enquêter sur d’éventuelles conséquences écologiques d’une usine de pâtes et papier sur la forêt d’Androscoggin. Sur place, les bûcherons sont en conflit avec les Américains « Opies », abréviation de « original people » pour désigner les Amérindiens vivant dans les réserves de la forêt. Accompagné de son épouse enceinte, Maggie, le Dr Verne rencontre Bethel Isely, le directeur de l’usine qui se plaint du retard des équipes de secours de l’usine et qui blâme les Opies qui barricadent la forêt. Pour eux, Katahdin, un esprit vengeur de la forêt a été réveillé par les activités des bûcherons. Mais la vérité est plus terrible encore…

Dans le rôle de Robert Verne, c’est Robert Foxworth, une de ces têtes connues sur lesquelles on ne pose pas toujours un nom, et aperçu comme chef de chantier dans 14012012115815263611914156 dans HORREURDAMIEN 2, LA MALÉDICTION (1978, Damien, The Omen 2), ainsi que dans une poignée de séries TV, comme SEAQUEST (1994), BABYLON 5 (1995), STAR TREK, DEEP SPACE NINE (1995) ou STARGATE SG-1 (2003). Il est aussi connu pour devoir incarner à l’origine le personnage de J.R. Ewings dans DALLAS, mais à son air sympathique les producteurs lui ont finalement préféré le jeu de Larry Hagman.

On retient surtout du casting de PROPHECY, LE MONSTRE, la jeune Talia Shire, la femme de Rocky Balboa dans les films de Sylvester Stallone (Adriennnnnne !) et Armand Assante, le frère de Sylvester Stallone dans LA TAVERNE DE L’ENFER (1978, Paradise Alley). Bon, je sais, on a les références qu’on a. D’ailleurs, j’ajouterai que dans LA TAVERNE DE L’ENFER, le prénom de Sylvester Stallone est “Cosmo”.

Comme il l’avait fait pour LA MALÉDICTION (1976, The Omen), le scénariste David Seltzer (qui au passage, n’a aucun frère du nom d’ “Alka”), a réécrit son scénario pour une publication sous forme de roman. Ceux qui ont connu les années 80, ont forcément lu ou tout du moins aperçu les romans de Seltzer édités dans la collection de Poche de chez “J’ai Lu”.

Et pour ceux qui n’ont pas vu PROPHECY, LE MONSTRE, profitez-en, parce qu’on ne créera pas de « CosmoFiction 2 » dans 30 ans, pour vous redire que c’est un classique de qualité du cinéma d’horreur de la toute fin des années 70.

- Trapard – (CosmoFiction)

 


6 commentaires

  1. morbius dit :

    Si, si, rendez-vous en 2044 pour son remake !

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : ROBOT-CRAIGNOS (106)

  2. Trapard dit :

    Toujours le mot pour rire ce Morbius, en introduction :D

  3. Trapard dit :

    Je n’ai qu’une zone 1 de Prophecy et j’en avais oublié comme l’affiche française était excellente avec son slogan.

  4. Trapard dit :

    En 2044 : des articles sous forme d’hologrammes ? :D

  5. morbius dit :

    Sans doute !

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : ROBOT-CRAIGNOS (106)

  6. trapard dit :

    En 2010, le réalisateur français Antoine Blossier a tourné LA TRAQUE aka PROIE sur ce même genre d’histoire.
    Pas de gros moyens mais un bon film captivant.

    https://www.youtube.com/watch?v=o1PIA12UjkU

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