COSMOCRITIQUE : TERMINATOR (1984)

COSMOCRITIQUE : TERMINATOR (1984) dans CINÉMA 14011101120715263611887117

La catégorie Cosmocritique accueille les anciennes « critiques » publiées dans les numéros des années 80 de CosmoFiction Fanzine. L’équipe était alors très jeune. Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

14011101192215263611887120 dans COSMOCRITIQUERevenons à l’époque de la sortie de TERMINATOR de James Cameron, en 1984. Alain et moi avions alors des avis divergents sur un film devenu aujourd’hui un classique incontournable. Voici ce que nous en pensions dans les numéros 8 et 12  de CosmoFiction Fanzine respectivement parus en juillet et en décembre 1985…

Si, à première vue, le scénario de TERMINATOR peut paraître original et recherché (transfert temporel d’un des robots qui dominent le monde en 2029 pour tuer la mère du plus redoutable des rebelles à leur tyrannie avant qu’il ne naisse), on s’aperçoit en fait (en particulier à la fin du film) que l’histoire est plus absurde que recherchée et qu’elle ne représente qu’un infernal cercle vicieux. Il est, de plus, bien difficile de comprendre au tout début du film, lors de la présentation de Los Angeles en 2029, que l’on se trouve face au premier prix du Festival d’Avoriaz 85 : le vol des vaisseaux (si on peut les appeler ainsi) est plus proche de SPECTREMAN que de LA GUERRE DES ETOILES !

Mais d’autres plans du film se révèleront, fort heureusement, bien plus flatteurs que ceux que je viens d’énoncer, en particulier les maquillages spéciaux de Stan Winston ou encore les effets mécaniques du Terminator qui constituent certainement à eux seuls les deux atouts du film.

TERMINATOR est un film qui n’est pas sans rappeler une quantité d’autres, et surtout SATURN 3. Son climat a trop tendance à devenir du STARSKY ET HUTCH…

La musique ne demeure quant à elle que peu intéressante. Par contre, il n’y a aucun reproche à faire au jeu d’Arnold Schwarzenegger. Il faut dire que celui-ci n’est pas plus bavard que dans CONAN… et pas plus civilisé non plus d’ailleurs !

Il ne reste de TERMINATOR qu’un film SF de bas niveau, mais, à l’opposé, un excellent film d’action. Il serrait en tout cas invraisemblable de le présenter, malgré son succès à Avoriaz, comme l’un des événements cinématographiques de l’année. »

- Alain -

14011101223015263611887121 dans FANZINE COSMOFICTIONAccrochez-vous bien à votre fauteuil : dès les premières images, le Terminator – la plus redoutable des machines jamais créée par le cinéma fantastique – donne le ton au film de James Cameron : action, violence et sang ! Oui, TERMINATOR est avant tout un film d’action, le cyborg étant ici le seul élément fantastique du film, où le scénario disparaît pour faire place aux scènes choc et aux effets spéciaux. En cela, le film est une réussite totale. Fracassante, la scène du night-club ! Sanglante, la scène du carnage du commissariat ! Haletante, la poursuite en voiture à la fin du film ! Étonnante, la lutte au corps à corps entre un robot et des êtres humains !

De son côté, Arnold Schwarzenegger interprète là un rôle qui lui va à ravir ; il cesse de rouler les mécaniques (pourtant ne devrait-il pas le faire puisqu’il est ici une machine ?!) pour prendre un air grave : il voit rouge en permanence (!).

Quant au robot, au cyborg pour être plus précis, il est stupéfiant ! Son apparence, ses mouvements, sont d’une étonnante crédibilité !

James Cameron signe là un petit chef-d’œuvre du genre, et c’est avec une grande impatience que l’on attend TERMINATOR 2, déjà en projet.

- Hervé/Morbius - (CosmoFiction)

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10 commentaires

  1. laurent dit :

    L’attaque du commissariat est une des plus grandes séquences du cinéma d’action, tout simplement !

  2. Trapard dit :

    Elle a été reprise dans Jeepers Creepers, non ?

  3. Trapard dit :

    En tout cas, je me souviens très bien où je suis allé voir ce film en famille

    http://lecriducagou.org/?p=6153

  4. erwelyn dit :

    Même si en le regardant aujourd’hui, il peut avoir pris un petit coup de vieux, c’était pour moi l’un des meilleurs films SF (après Alien) que j’avais vu à l’époque. Je souviens même avoir déboursé 100 francs (énorme pour l’ado que j’étais) pour me procurer une copie pirate après l’avènement du VHS. Je me rappelle encore combien je m’arrachais les cheveux pour tenter de percer la boucle temporelle, le cercle vicieux qu’Alain dénonce. Je m’étais dessinée une ligne temporelle où je plaçais les évènements et desespérais de pouvoir en sortir. C’est ma première vrai réflexion sur le voyage dans le temps et ses paradoxes !
    Terminator a marquée ma vie de cinéphile et de lectrice SF. Indéniablement.
    J’ai récemment vu Terminator Renaissance dans une diffusion télévisuelle qui enchainait ensuite sur Terminator de 1984 et cela a rendu ce dernier opus incroyablement intéressant car les 2 se suivait parfaitement. L’éternelle boucle se poursuit mais j’ai vraiment bcp aimé cet énième opus, presque plus que le 3.

  5. Trapard dit :

    En effet, j’ai aussi eu cette réflexion, bien que plus basique, avec RETOUR VERS LE FUTUR, et à certain degrés, avec DEAD ZONE.

  6. morbius dit :

    Revu le 2 hier soir, c’était un vrai plaisir.

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : CITATION CÉLÈBRE : DRACULA

  7. Trapard dit :

    Il existe aussi un film de science-fiction des Sixties inédit en France, avec l’acteur Michael Rennie qui possède un scénario assez similaire (avec des nuances évidemment). C’est CYBORG 2087 (1966) de Franklin Adreon.

    Dans le monde futur de l’année 2087, la liberté de pensée est devenue illégale et les pensées des populations mondiales sont contrôlées par le gouvernement. Un petit groupe de « libre penseurs » envoient un cyborg dans le passé en 1966 afin d’empêcher un scientifique de faire la découverte qui mènera au contrôle des masses. Notre voyageur de temps découvre bientôt qu’il n’est pas seul lorsque des agents du gouvernement du futur tentent de l’empêcher de mener à bien sa mission…

    Années 60 obliges, le cyborg ressemble beaucoup plus à un Dalek des longs-métrages avec Peter Cushing qu’à Arnold Schwarzenneger.

  8. Trapard dit :

    D’ailleurs entre parenthèses, je trouve qu’au niveau des voyages dans le temps, les années 60 y sont allés loin. Quelques titres comme ça :
    - »La Machine a explorer le Temps » de George Pal,
    - »Journey to the Seventh Planet » (1962) de Sidney Pink et Ib Melchior, un film de pure SF qui rappelle « Solaris » et « Les Chroniques Martiennes » mais aussi un futur épisode de la première saison de la série « Star Trek »,
    - »La Jetée » de Chris Marker,
    - »The Yesterday Machine » (1963) de Russ Marker (Un scientifique nazi invente une machine à voyager dans le temps et envisage de faire un saut lors de la deuxième guerre mondiale pour en changer le cours…).
    - »La Edad de Piedra » (1964) d’Alfredo Zacarías (http://morbius.unblog.fr/2014/03/14/robot-craignos-70/)
    - »The Time Travelers » (1964) d’Ib Melchior,
    - »Cyborg 2087″ (1966) de Franklin Adreon,
    - »Je t’aime, je t’aime » (1968) d’Alain Resnais…
    Sans oublier les séries TV…
    Et il y en a sûrement encore des tonnes à découvrir.

  9. Trapard dit :

    Erratum :
    J’ai regardé Cyborg 2087 après mon commentaire à 3 h 04 min et il n’y a pas de Dalek. Je m’étais laissé influencé par l’affiche, c’est bien Michael Rennie qui joue le cyborg du film.

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