PUPPET MASTER (1989)

Flynn devient pour nous le « maître des marionnettes », le temps pour lui de nous confier ses impressions sur le film PUPPET MASTER. Méfiez-vous : l’assassin se cache parmi nous !

PUPPET MASTER (1989) dans CINÉMA 1401101244481526361188486925 années se sont écoulées. Et pourtant, le film est excellent. Écrit et réalisé par David Schmoeller, produit par Full Moon et Charles Band, PUPPET MASTER, en V.O. MUPPET MASTER, est l’un des films phares des productions Full Moon.

L’histoire de PUPPET MASTER est assez mystérieuse. C’est un peu une sorte de conte glauque avec un univers dérangé et perturbant. En 1939, André Toulon, fabricant de poupées, se suicide afin que l’on ne puisse avoir accès à son secret pour donner vie aux poupées. Quelques dizaines d’années plus tard, 4 personnes, dotées chacune d’un pouvoir magique, se rendent à l’hôtel dans lequel André Toulon s’est donné la mort. En effet, elles ont été invitées par Neil Gallagher. Une fois sur place, elles apprennent que celui-ci est mort et se mettent en quête du secret d’André. Mais les marionnettes tueuses sont de retour…

Outre ce que l’on voit dans la scène d’ouverture, avec André Toulon, l’on ne sait rien du tout à propos des marionnettes. Elles ont un côté mystique qui fait que l’on est attiré par celles-ci sans savoir pourquoi. Mais le film n’est pas là pour nous dévoiler le secret de ces dernières, ou pas totalement.

L’intrigue est construite un peu à la manière d’un film policier à huis clos. Un certain nombre de personnes se trouvent dans un lieu. L’assassin se trouve parmi elle. Mais l’on ne sait pas de qui il s’agit. Les personnes meurent les unes après les autres, sauf une qui va se charger de résoudre l’enquête. À partir de ça, l’on vient ajouter des éléments fantastiques, horrifiques et surnaturels. Les trois quarts des films « d’horreur » que l’on trouve maintenant sont bâtis sur le même schéma. C’est un sous-genre de l’horreur, qui consiste à prendre une bande de gamins débiles et les faire mourir les uns après les autres. C’est toujours la même chose, c’est mal exploité, et ça n’a aucun intérêt. Ici, c’est un peu plus mature (malgré la bêtise de certains personnages), et la menace est plus impressionnante. S’il y a un film auquel j’ai pensé en regardant PUPPET MASTER, c’est EVIL DEAD, parce que l’on se trouve un peu dans le même type d’histoire.

14011012460815263611884872 dans HORREURLa réalisation de Schmoeller n’est pas mauvaise du tout. Prévu à la base pour le cinéma, la qualité des images, des couleurs, du son, etc, était donc nettement supérieure à ce qui sortait directement en VHS. Et les effets spéciaux telle que l’animation des marionnettes sont vraiment réussis, surtout pour un petit budget. D’ailleurs les marionnettes en elles-mêmes sont assez terrifiantes.

PUPPET MASTER n’est pas extraordinaire, mais l’univers est plaisant et regorge de secrets. C’est un vieux film d’horreur comme on n’en fait plus et mérite un certain succès !

La qualité du DVD n’est pas exceptionnelle, mais ça se tient, ça donne un petit côté VHS au visionnage, c’est pas désagréable. Comme toujours une petite analyse du film, par Francis Barbier cette fois, mais toujours aussi intéressante. Vous avez aussi une galerie d’images et quelques bandes-annonces.

- Flynn – (CosmoFiction)

 


10 commentaires

  1. Trapard dit :

    J’aime beaucoup les PUPPET MASTER, et particulièrement les tous premiers, bien que David Schmoeller ne soit pas vraiment un réalisateur que j’affectionne particulièrement.

    L’année 1939 pour le suicide d’André Toulon n’est peut-être pas si anodine, puisque tu décris l’intrigue ainsi :
    « Un certain nombre de personnes se trouvent dans un lieu. L’assassin se trouve parmi elle. Mais l’on ne sait pas de qui il s’agit. Les personnes meurent les unes après les autres, sauf une qui va se charger de résoudre l’enquête. »
    Puis :
    « Les trois quarts des films « d’horreur » que l’on trouve maintenant sont bâtis sur le même schéma. »

    1939 étant l’année de la parution des DIX PETITS NÈGRES d’Agatha Christie, qui a popularisé cette forme d’intrigue policière et que l’on retrouve dans le cinéma d’horreur (qui est lui-même issu du « film noir », une expression qui désignait autant les films d’horreur que les intrigues policières dans les années 30-40-50).

    Le roman d’Agathie Christie s’inspirant lui-même d’une de ses comptines sadiques de la fin du XIXè (Ten Little Niggers) et que les gosses ont toujours chanté pour se faire peur à une époque où le cinéma était inexistant :

    Dix petits nègres s’en allèrent dîner.
    L’un d’eux étouffa
    et il n’en resta plus que Neuf.

    Neuf petits nègres veillèrent très tard.
    L’un d’eux oublia de se réveiller
    et il n’en resta plus que Huit.

    Huit petits nègres voyagèrent dans le Devon.
    L’un d’eux voulut y demeurer
    et il n’en resta plus que Sept.

    Sept petits nègres coupèrent du bois avec une hachette.
    L’un d’eux se coupa en deux
    et il n’en resta plus que Six.

    Six petits nègres jouèrent avec une ruche.
    Une abeille a piqué l’un d’eux
    et il n’en resta plus que Cinq.

    Cinq petits nègres étudièrent le droit.
    L’un d’eux devint avocat
    il n’en resta plus que Quatre.

    Quatre petits nègres s’en allèrent en mer.
    Un hareng saur avala l’un d’eux
    et il n’en resta plus que Trois.

    Trois petits nègres se promenèrent au zoo.
    Un gros ours en étouffa un
    et il n’en resta plus que Deux.

    Deux petits nègres s’assirent au soleil.
    L’un d’eux fut grillé
    et il n’en resta donc plus qu’Un.

    Un petit nègre se trouva tout seul.
    Il alla se pendre
    et il n’en resta plus Aucun.

  2. laurent dit :

    Il me semble avoir vu les quatre premier et après j’ai un peu décroché. J’en garde un très bon souvenir. De toute façon j’aime beaucoup les productions Charles Band.

  3. morbius dit :

    Je n’en ai vu aucun. Honte à moi.

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : WHOVIAN'S WHO ! - Elwyn Jones

  4. Trapard dit :

    Il existe un coffret avec les trois premiers films.

  5. morbius dit :

    En vente à Nouméa ?

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : WHOVIAN'S WHO ! - Elwyn Jones

  6. Trapard dit :

    Je ne sais pas, je l’ai trouvé lors de mon voyage à Paris.

  7. Trapard dit :

    En tout cas, Flynn semble annoncer une réédition toute récente, mais à l’unité semble-t-il.

    Éditeur DVD : Artus Film
    Date de sortie : 20 août 2013
    Format disponible : DVD

    http://flynnsfff.over-blog.com/2014/01/puppet-master-iii-le-meilleur-de-la-saga.html

  8. Flynn dit :

    Alors oui, Artus film a réédité les DVD. Je ne suis pas sûr, mais je crois qu’il s’agit de la première édition française ( ?)

    Artus ont réédité les trois premiers de la saga. Je vous renvoie à leur site web : http://www.artusfilms.com/ :)

  9. morbius dit :

    Merci Flynn. ;-)

    Dernière publication sur Les échos d'Altaïr : WHOVIAN'S WHO ! - Elwyn Jones

  10. Trapard dit :

    Moi je me suis trompé. Je viens d’aller vérifier et le mini coffret 2 DVD (et non pas 3) que je possède, comprend les épisodes 6 et 7, tous les deux réalisés par David DeCoteau : Puppet Master VI le Retour des Puppet Master (1998) et Puppet Master VII Retro Puppet Master (1999)
    J’ai été obligé de laisser le boîtier à Paris (trop encombrant pour le voyage) mais il me semble bien qu’il s’agisse de celui-ci :
    http://www.sinart.asso.fr/le-retour-des-puppet-master-retro-puppet-master-coffret-2-dvd-15367

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