INSTANTANÉ : FOU À TUER (1986)

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(CosmoFiction – morbius501@gmail.com)



COSMOPAGE : UN AN DÉJÀ – NUMÉRO 9 – Août 1985

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CosmoFiction ayant été un fanzine avant de devenir un blog, nous vous présentons régulièrement des pages de ses vieux numéros scannés. Un retour à une époque où les fanzines étaient faits à partir de collages, de marqueurs indélébiles et de machines à écrire !

Bientôt un an sans la rubrique Cosmopage ! Oui, ça faisait longtemps… « Un an déjà… » comme le dit si bien cette page de CosmoFiction Fanzine d’août 1985 où tout jeunot (je ris en voyant ma photo, quel air sérieux !), je dresse alors le bilan d’une année complète de CosmoFiction Fanzine, non sans une certaine fierté (ça se sent dans l’article), non sans quelques fotes d’aurtografe (ça se lit clairement) et non sans rappeler ma passion dévorante pour les genres de l’Imaginaire, passion qui ne m’a jamais quitté et qui fait que, aujourd’hui encore, très souvent, j’ai l’impression ici et là de me retrouver bien seul à la vivre intensément…

En photos, on peut aussi découvrir notre dévoué « correspondant de France » (ça faisait super bien pour un fanzine, croyez-moi !), Alain Gavriloff, en pleine lecture de CosmoFiction, mais aussi celui que je surnomme notre « écrivain en herbe », David Colas » (un fan absolu de David Bowie !), dont j’ai malheureusement perdu toute trace aujourd’hui. David, si tu nous lis…

Et puis Robby, le robot, déjà présent, qui souligne toute ma passion pour la SF, le space opera et bien sûr ce chef-d’œuvre incontesté du cinéma de science-fiction. Il deviendra ensuite la mascotte du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie. Mais ça, c’est une autre histoire.

Dans ce bilan que je dresse scrupuleusement, j’évoque les lieux d’où sortaient toutes chaudes les photocopies du précieux zine, les classant du pire au meilleur ! J’y donne les raisons d’une absence du fanzine, je parle de son micro-tirage (7 exemplaires… bah, c’était les débuts, hein !) et j’ose pourtant écrire « nombreux sont ceux… », NOMBREUX ? Euh… J’y annonce de futures rubriques (qui ne verront finalement jamais le jour !) et je me félicite de voir qu’en « Nouvelle-Calédonie, la SF, ON Y CROIT ! »

Bref, lisez l’article (coupé en deux), ça vaut le coup !

- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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COSMOSAMEDI – Édition n°3

COSMOSAMEDI - Édition n°3 dans COSMOSAMEDI 17122301363815263615423252

Plongez au cœur de la SF et du Fantastique des Eighties avec le programme de CosmoSamedi ! Vous y trouverez des épisodes complets de séries télévisées, de dessins animés et même parfois des films, le tout déniché sur des chaînes YouTube, Dailymotion et autres. Puisqu’ils sont disponibles, profitons-en et régalons-nous avec un samedi très CosmoFiction !

VENDREDI 13 : Épisode 1 – L’Héritage

18060906001015263615753354 dans COSMOSAMEDILa série VENDREDI 13 (dont la première saison fut diffusée dans LES ACCORDS DU DIABLE de La Cinq), également connue sous les titres L’ENTREPÔT DU DIABLE et LA BOUTIQUE AUX MALÉFICES (Friday the 13th: The Series), rassemble trois saisons qui s’étalent de 1987 à 1990, pour un total de 72 épisodes d’environ 45 minutes chacun. Mais si vous pensez y croiser notre Jason Voorhees adoré, autant aller chercher Spock dans un STAR WARS. Alors, pourquoi appeler cette série VENDREDI 13 ?… Eh bien elle fut créée un vendredi 13, alors qu’un mec affublé d’un masque de hockey menaçait Frank Marcuso Jr, le créateur de la série… Meuh non bien sûr !

« Lewis Vendredi avait signé un pacte avec le diable : en échange de la fortune et de l’immortalité, il s’engageait à vendre des objets maudits dans sa boutique d’antiquités. Mais fatigué d’être la marionnette du diable, il rompt le pacte et meurt. Deux neveux éloignés (Michelle Foster et Ryan Dallion) héritent du magasin et sont contraints de récupérer toutes les marchandises vendues dans l’espoir d’éviter la malédiction diabolique. Ils seront aidés de Jack Marshak, un spécialiste des sciences occultes et ami de Lewis. »

On vous propose l’épisode pilote, « L’Héritage », et en plus en VOSTF. (Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir l’épisode).

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MONSTRES ET MERVEILLES : Épisode 7 – Belle Chagrin

18060906311215263615753357Abandonnons à présent l’Horreur au profit de quelques instants merveilleux avec un épisode de la série de Jim Henson (papa de DARK CRYSTAL et de LABYRINTHE) : MONSTRES ET MERVEILLES (The Storyteller, 1988). Série TV produite par HBO avec des financements américains et britanniques, elle ne compte que neuf petits épisodes de 25 minutes. S’adressant à un public jeune, MONSTRES ET MERVEILLES s’articule autour d’un narrateur (John Hurt lui-même) et de son chien (Milou lui-même… euh… non… c’est Brian Henson…). Il s’agit essentiellement d’histoires baignant dans une ambiance fantastico-médiévale, « souvent inspirées par le folklore des pays européens » nous dit-on. Vous n’en verrez malheureusement ici qu’un court morceau de 12 minutes. (Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir l’épisode).

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LES NOUVEAUX BARBARES (1982), un film d’Enzo G. Castellari

Allez, on vous a réservé le « meilleur » pour la fin : un bon gros nanar italien bien gras et sacrément épicé, de quoi vous foutre une belle indigestion suivie d’une sacrée colique. Vous voyez, on vous soigne sur CosmoFiction, hein ! Et ne vous fiez surtout pas à sa belle affiche !

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« Un gros nanar rital madmaxo-post-apocalyptique bien débile, avec des costumes de farces et attrapes et des mecs qui grimacent dedans. Vous allez adorer ! » nous dit la chaîne Nanars Paradise sur Youtube. De quoi nous mettre l’eau à la bouche ! LES NOUVEAUX BARBARES (I Nuovi Barbari) essaie de raconter l’histoire suivante :

« En 2019, au lendemain de l’holocauste nucléaire provoqué par la Troisième Guerre mondiale, l’humanité n’est plus qu’un immense champ de ruines. Sur le monde règnent désormais les Templars, une milice qui entreprend de purifier la race humaine en multipliant les massacres. Des tueurs sanguinaires. Contre eux se lèvent Scorpion et Nadir, deux guerriers de l’apocalypse ralliés à la cause d’une communauté pacifique condamnée à l’extermination par Owan, le chef des Nouveaux Barbares… »  (horreur.net)

Trapard a dû nous en parler quelque part. Faut que je recherche… (Cliquez sur l’image ci-dessous si vous avez le courage de voir le film en entier).

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- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)



PUB D’ÉPOQUE : STAR WARS JEDI ARENA

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SPECIAL GUEST : SNAKE PLISSKEN

SPECIAL GUEST : SNAKE PLISSKEN dans CINÉMA 18060301270115263615742774

Bandeau sur l’œil gauche, cheveux mi-longs, tatouage de cobra sur l’abdomen et gueule de dur à cuire, Snake Plissken n’en à rien à cirer de l’autorité ou d’un président américain. Tout ce qu’il veut, c’est qu’on lui foute la paix et qu’on le laisse enfin vivre sa vie.

18060301285415263615742777 dans New York 1997Tandis que dès 1988 l’île de Manhattan devient une prison géante abritant les plus dangereux criminels d’une société où le taux de criminalité atteint 400%, Plissken est lieutenant de l’US Army. Décoré à maintes reprises pour ses exploits durant la Troisième Guerre mondiale contre l’URSS, notre homme finit par choisir une autre voie : la vie criminelle… Why ?… Eh bien sans doute à cause d’un sentiment de trahison. Le gouvernement américain l’aurait laissé tomber au cours d’une bataille qui lui a coûté son œil gauche… Snake a la rancune tenace…

Alors Plissken décide de s’associer en 1993 avec deux potes pour vider les Réserves fédérales de Kansa City. Ma foi, un bon moyen de se payer des vacances méritées sur des terres irradiées. Mais tout ne marche pas comme prévu : un pote est arrêté et Plissken parvient tout juste à s’échapper. Il est arrêté à son tour et condamné à perpétuité en 1997 (à l’époque ça rigolait pas contrairement aux fichés S qu’on laisse en liberté en 2018, ouaip…). Mais il sera finalement choisi pour aller récupérer le président des States dont l’avion vient de s’écraser en plein cœur de la prison Manhattan. Attention : il a seulement 24 heures pour y parvenir. Sinon sa tête fait « BOUM ! » car, mieux qu’un bracelet électronique, on a greffé une petite merveille de technologie dans son cou… Notre homme réussira sa mission tout en s’offrant le luxe de se foutre de la gueule du président en lui réservant une jolie surprise finale.

Snake Plissken connaîtra par la suite d’autres aventures qui ne nous intéressent plus car elles sont plus proches du délire que de ce que nous avions connu, et apprécié, à travers NEW YORK 1997 de John Carpenter, en 1980. Et pourtant, c’est le même homme qui en est à l’origine. Honte à lui. 

Snake Plissken, c’est l’inoubliable Kurt Russell qui campe l’un des anti-héros les plus célèbres des films des 80′s. Merci à lui.

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REPORTAGE : THE MAKING OF STEPHEN KING’S CREEPSHOW

S’il s’agit là d’une vidéo VHS de qualité plutôt médiocre, l’ensemble n’en demeure pas moins très intéressant si vous êtes un fan pur et dur du film culte CREEPSHOW (1982) de George A. Romero. En effet, pendant près de deux heures, une caméra amateur a filmé scènes de répétition, acteurs, maquilleurs et spécialistes en effets spéciaux à l’œuvre sur le tournage. Aucun commentaire, aucune interview, aucune musique, juste des images ininterrompues du making of du film avec uniquement le bruit des accessoires et des claps. Un document plutôt rare.

- Morbius – (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

Cliquez sur l’image ci-dessous pour obtenir la vidéo :

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L’AFFICHE : STARFIGHTER (1984)

Pour le plaisir des yeux, le talent d’un artiste, les souvenirs ou tout simplement la découverte d’une œuvre méconnue : L’AFFICHE !

Alors qu’il se murmure dans les couloirs le retour de STARFIGHTER sur les écrans, voici quelques affiches internationales du film culte de Nick Castle.

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Galaxina / La Galaxie de la Terreur / Star Crystal / Crime Zone / Forbidden World / Nightflyers / Space Raiders / Les Mercenaires de l’Espace / Contamination / L’Humanoïde / Deathstalker / Les Aventures de Jack Burton / Le Retour de Godzilla / New York 1997 / Le Bateau de la Mort / L’Épée Sauvage / The Deadly Spawn / Future-Kill / Terreur Extra-terrestre / The Terror Within / Time Walker / Le Démon dans l’Île / Frayeurs /Mind Warp, an Infinity of Terror / Onde de Choc / Robot Killer / Yor, le Chasseur du Futur / La Septième Dimension / The Brain / Les Captives de l’Espace / La Quatrième Dimension / Toxic Zombies /La Tour de l’Angoisse / Mad Max : des affiches / Slugs / Des Goonies et des affiches / Dune / Le Trou Noir / Street Trash / Dreamscape / Le Choc des Titans / Retour vers le Futur / Le Retour des Tomates Tueuses / Enemy / Saturn 3 / The Thing / Creepshow / Aliens, le Retour / City of the Walking Dead / Les Maîtres du Temps / Atomic Cyborg / Plutonium Baby /Laserblast 2 / Wheels of Terror / Dawn of the Mummy / La Guerre des Mondes, le Prochain Siècle / The Stuff / The Dungeonmaster / The Blade Master / Demonoid, Messenger of Death ! / Warlords / L’Histoire Sans Fin / Witchdoctor of the Living Dead / Hurlements

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MONSTER DOG (1984)

Du loup-garou transalpin au menu, c’est un mets plutôt rare nous dit Tom en nous présentant la bête fraîchement abattue par ses soins. À la table des convives, entre autres, Claudio Fragasso et Alice Cooper… Asseyons-nous un instant…

MONSTER DOG (1984) dans CINÉMA 18052105482215263615722259MONSTER DOG

Italie – 1984 – Claudio Fragasso

Avec : Alice Cooper, Victoria Vera, Carlos Santurio, Pepa Sarsa, Pepita James, Emilio Linder, Ricardo Palacios, Luis Maluenda, Barta Barri, Charly Bravo…

Créature emblématique et fascinante ayant inspiré grand nombre de cinéastes, le loup-garou montra le bout de sa truffe humide dans une quantité incalculable de productions venant de pays aussi différents, sur le plan culturel, qu’ils ne le sont sur la façon dont ils vont imager le mythe. Des premières œuvres répertoriées sur le territoire américain, puis en passant sur les terres ayant vu naître la divine Salma Hayek, le lycanthrope va considérablement voyager et devenir une valeur sûre du cinéma horrifique d’exploitation. À un détail près quand même, il semblerait que notre boule de poils favorite ne soit pas un grand fan des spaghettis à la bolo, dommage. Mais ce n’est pas bien grave, car Claudio Fragasso va nous arranger cela…

Figure particulièrement populaire en Espagne, Paul « Waldemar » Naschy l’ayant plutôt bien aidé et de surcroît finement exploité (LA FURIE DES VAMPIRES ou encore le génial DRACULA CONTRE FRANKENSTEIN), au passage particulièrement remarqué dans la Perfide Albion, Terence Fisher nous a vraiment offert une inoubliable NUIT DU LOUP-GAROU, la féroce bestiole velue ne fut guère aperçue aux abords des forêts de la péninsule italienne. Étrange.

Bien occupés, passé la période gothique, à nous gratifier de métrages mettant en vedette cannibales, zombies et autres détraqués notoires adeptes de l’arme blanche, les artisans transalpins semblent quelque peu bouder la mise en images des mythiques personnages peuplant le 7e art en matière 18052105511715263615722260 dans HORREURd’épouvante. Quelques canines exhibées çà et là, une coproduction avec un Paul Morrissey, épaulé par Antonio Margheriti, en roue libre pour un sympathique combo DU SANG POUR DRACULA/CHAIR POUR FRANKENSTEIN, mais concernant le poilu sur lequel nous nous penchons aujourd’hui, pas grand-chose à se mettre sous la griffe. On trouvera la trace en 1961 d’un LYCANTHROPUS, aka LE MONSTRE AUX FILLES de Paolo Heusch, narrant l’enquête menée suite à la découverte du corps d’une jeune femme dévoré par un animal, et doté d’une intrigue davantage axée sur le fantastico-policier que sur l’horreur pure. Puis, en 1976, d’une improbable variante sur le thème avec le cultissime LA LOUVE SANGUINAIRE de l’érotomane Rino Di Silvestro. Dans ce dernier, l’intérêt repose surtout sur les épaules, ou entre les cuisses, de la sculpturale Annick Borel (BLOOD ORGY OF THE SHE DEVILS), héritière d’une malédiction ancestrale la poussant à se transformer lorsque la lune est pleine, ainsi que de la présence de la 18052105542015263615722261 dans TOMpresque toujours dénudée Dagmar Lassander (LA FEMME PERVERTIE). Pour ce qui est de la louve-garoute précitée, quelques morceaux de moquette collés sur les nichons feront de la jolie mamelée une prédatrice parfaite illustrant une péloche assez foutraque, mais ma foi bougrement divertissante. En clair, alors que Daninsky exhibe ses touffes aux quatre coins du territoire ibérique, il n’y a malheureusement toujours pas de véritable bobine d’homme-loup à se mettre sous la dent du côté de la patrie de Lucio Fulci.

1981 va être une année profondément marquée par les exactions de ce démon vorace arpentant les sous-bois, avec les sorties de deux chefs-d’œuvre considérables qui vont définitivement honorer ce sous-genre : HURLEMENTS de Joe Dante, et le tellement bon LE LOUP-GAROU DE LONDRES de John Landis. Gros succès critique et commercial, ces deux bandes vont offrir une voie toute tracée aux productions à venir souhaitant porter à l’écran les méfaits d’un monstre, dont la légende va être plus où moins arrangée et modernisée selon les besoins des différentes intrigues. Et pour le coup, l’ami Fragasso va nous sortir sa plus belle plume, mais pas que…

18052105573015263615722262Vince est un chanteur de rock populaire. Afin de tourner son prochain clip vidéo, il décide de partir avec son équipe quelques jours en campagne au sein de la maison dans laquelle il a grandi. Juste avant leur arrivée sur les lieux, l’artiste et sa troupe vont être mis en garde par des policiers. Il semblerait que des chiens enragés soient la cause de plusieurs meurtres commis dans le secteur. Prenant note de la recommandation, le groupe va rejoindre ladite bâtisse qu’il vont découvrir absente de l’hôte qui devait les recevoir. Commence alors d’étonnantes spéculations concernant les massacres commis à même la région et qui auraient peut-être un lien, avec un lourd secret que Vince ne semble pas prêt de dévoiler…

Presque indissociable à cette période de son compère Bruno Mattei, Clyde Anderson, son pseudo destiné à l’export, va signer pour MONSTER DOG le scénario ainsi que la mise en scène. Scénariste efficace (VIRUS CANNIBALE, LES RATS DE MANHATTAN), réalisateur talentueux (ZOMBIE 4, AU-DELÀ DES TÉNÈBRES, ou encore le très réussi PALERME-MILAN ALLER SIMPLE), Fragasso va faire preuve d’un brio redoutable lorsqu’il va masquer son manque de moyens par le biais d’une réalisation atmosphérique du plus bel effet.

Concernant ce type de film, l’un des attraits principaux réside souvent dans la qualité de la gloumoute qui va être portée à l’écran. Mais au milieu des glorieuses 80′s, la lire se fait de plus en plus rare dans les poches des producteurs italiens, il faut donc ruser intelligemment si l’on veut proposer un rendu présentable aux yeux des spectateurs. En grand habitué des prods relativement fauchées, Claudio Fragasso va habilement transformer ce handicap en points forts en ne révélant que partiellement les contours de l’animal terrorisant les différents protagonistes. Usant, et parfois abusant, d’effets de brouillard plutôt bien sentis, Fragasso ne laissera que deviner l’aspect massif de sa bête, en jouant malicieusement avec les interventions de cette dernière. Presque insaisissable, celle-ci marquera à chaque fois son passage par l’état des cadavres, en mode boucherie, qu’elle va semer derrière elle. Faisant monter la tension à chacune de ses apparitions, le lycanthrope nous sera enfin présenté lors d’une somptueuse séquence de transformation imaginée par le méconnu Carlo De Marchis (effets additionnels sur ALIEN quand même, et concepteur du saurien de L’ALLIGATOR de Sergio Martino) intervenant lors du final.

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Exploitant au maximum les très beaux décors naturels dont il bénéficie, le tournage s’est déroulé à Torrelodones, en Espagne, Fragasso va aussi pouvoir compter sur un casting qui, à défaut de faire date dans l’histoire du cinéma, va se montrer clairement à la hauteur. Outre la séduisante Victoria Vera (LA RAGE DE TUER de René Cardona Jr.), la performance d’Alice Cooper dans le rôle de Vince reste indispensable à la réussite de ce LEVIATÁN, autre titre utilisé pour l’exploitation. Charismatique en diable, le futur clochard possédé chez Carpenter va nous livrer une interprétation de qualité, nous faisant presque regretter que le chanteur du génial album concept Welcome to my nightmare ne fut pas davantage sollicité pour ce type de projet.

18052106061815263615722265Alignant les clins d’œil à plusieurs genres cinématographiques propres au bis, la scène où des mercenaires armés vêtus de long impers se postant devant le refuge de Vince afin d’éliminer ce dernier fait clairement référence au western, voire même celle où ces mêmes rednecks prennent d’assaut les occupants de la demeure rappelle carrément le home invasion, Fragasso va sublimer son MONSTER DOG par le biais d’une magnifique bande originale parfaitement en phase avec l’ambiance de son œuvre. Subtile fusion de son synthétique secoué par d’efficaces rifts de guitare électrique, c’est l’inconnu Grupo Dichotomy qui fut crédité à la musique aidé, selon certaines sources officieuses, par le Hollandais Dick Maas, excellent réal de L’ASCENSEUR ou encore du très bon AMSTERDAMNED.

Même si finalement il ne laissa guère de poils sur les tables de montage italiennes, le loup-garou eut droit à un passage remarqué dans la Botte devant la caméra de Claudio Fragasso. Cet homme polyvalent du ciné transalpin aura eu le mérite de livrer une honnête adaptation sur le mythe, tout en proposant une péloche aussi originale qu’elle n’est aboutie. Un film à réévaluer d’urgence je pense…

- Tom  - (CosmoFiction – morbius501@gmail.com)

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ALBUM PHOTO : LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE (1981)

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PUB D’ÉPOQUE : ADVANCED DUNGEONS & DRAGONS

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